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Le Cameroun s’engage à conclure un nouveau programme économique et financier avec le FMI

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Le Cameroun s’engage à conclure un nouveau programme économique et financier avec le FMI
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(Investir au Cameroun) – Le 17 mars 2026 à Paris, au cours de la réunion des ministres de l’Économie et des Finances, des gouverneurs des banques centrales et des responsables des institutions de la Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – et de la France, le Cameroun et ses pairs de la sous-région ont pris l’engagement de conclure de nouveaux programmes avec le Fonds monétaire international (FMI). L’information est contenue dans le communiqué officiel ayant sanctionné cette rencontre, publié le 23 mars 2026 sur le site internet de la BEAC, la banque centrale des six pays de la Cemac.

« (…) Les États de la Cemac se sont engagés à œuvrer collectivement et individuellement pour la bonne exécution des programmes nationaux appuyés par le FMI et la conclusion de nouveaux programmes, afin d’assurer la soutenabilité des finances publiques et de consolider les réserves de change de la Cemac. Dans cette perspective, la France a réaffirmé son soutien à la stabilité macroéconomique et financière de la Cemac et de ses États membres. A ce titre, elle continuera à les accompagner dans leurs relations avec les partenaires techniques et financiers, y compris le FMI pour la conclusion et le bon déroulement des programmes en cours et à venir», souligne le communiqué.

En d’autres termes, au cours de la réunion de Paris, le Congo et le Cameroun, dont les derniers programmes avec le FMI sont arrivés à terme respectivement en mars et juillet 2025, ainsi que le Gabon, qui a clôturé son dernier programme avec le Fonds en juillet 2024, ont chacun pris l’engagement de conclure de nouveaux programmes avec cette institution de Bretton Woods. Le Tchad, la RCA et la Guinée équatoriale, encore sous programme avec le FMI, se sont quant à eux engagés à poursuivre leur collaboration avec ce partenaire au développement.

Les appuis budgétaires : un enjeu majeur

L’engagement pris par le Cameroun le 17 mars dans la capitale française reflète le plaidoyer du ministre des Finances en conseil de cabinet, le 30 octobre 2025. Au cours de cette rencontre mensuelle entre le Premier ministre et les ministres, Louis Paul Motazé avait clairement soutenu la nécessité pour le gouvernement camerounais de reconduire le partenariat avec le FMI. Objectif : maintenir les appuis budgétaires fournis par le FMI et d’autres partenaires au développement, et qui sont conditionnés par l’exécution satisfaisante d’un programme économique.

En effet, avait rappelé le ministre Motazé à l’occasion de ce conseil de cabinet, entre 2017 et 2025, le Cameroun a reçu environ 2600 milliards de FCFA d’appuis budgétaires dans le cadre de deux programmes successifs avec cette institution de Bretton Woods.« Nous ne les aurions plus en cas de non-conclusion d’un nouveau programme avec le FMI. Cela signifie qu’il faudrait trouver d’autres ressources. C’est pourquoi nous estimons nécessaire d’ouvrir une réflexion sur un nouvel accord », avait déclaré le membre du gouvernement.

En dépit du plaidoyer du ministre des Finances, le Premier ministre avait décidé de soumettre la décision finale à l’arbitrage de la présidence de la République. C’est visiblement cet arbitrage présidentiel sollicité par le gouvernement il y a environ cinq mois, qui a inspiré l’engagement pris le 17 mars 2026 à Paris par les autorités camerounaises.

Un préalable incontournable : valider la revue des politiques communes

Mais en dépit du chorus que les gouvernants semblent désormais faire autour de la nécessité de conclure un nouveau programme entre le Cameroun et le FMI, la décision finale reste soumise à une conditionnalité à satisfaire cette fois-ci à l’échelle sous-régionale : «la conclusion de la revue, menée par le FMI, des politiques communes de la Cemac, qui conditionne actuellement la poursuite et la mise en place des programmes nationaux appuyés par le FMI dans la sous-région», apprend-on officiellement.

La validation de cette revue par le Conseil d’administration du FMI était initialement prévue pour décembre 2025. Cependant, apprend-on des documents officiels de la BEAC consultés par Investir au Cameroun, celle-ci «a été reportée à une date ultérieure, en raison du non alignement des politiques budgétaires à la stratégie régionale, et de l’incomplétude des accords sur les assurances régionales en appui aux réformes ».

Ce retard, apprend-on de sources autorisées, a d’ailleurs entraîné le report de la validation des revues et des décaissements associés aux programmes entre le FMI et le Tchad, d’une part, et le FMI et la RCA, d’autre part. Le même retard hante désormais la conclusion de nouveaux programmes économiques et financiers entre le FMI et trois autres pays de la Cemac : le Cameroun, le Congo et le Gabon.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

03-11-2025 - Cameroun-FMI : Motazé plaide pour un nouveau programme, le gouvernement sollicite l’arbitrage de Paul Biya

26-07-2025 - Appuis budgétaires : le Cameroun obtient 570 milliards de FCFA du FMI en 5 ans, malgré des résultats mitigés

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le chef de la majorité démocrate au Sénat réclame la fin de la guerre avec Iran

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le chef de la majorité démocrate au Sénat réclame la fin de la guerre avec Iran
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Le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, a annoncé mercredi que « nous allons mettre fin à la guerre » avec l’Iran, et que cette décision bénéficiera du soutien de certains sénateurs républicains.

« Nous allons mettre fin à la guerre. Certains républicains se sont déjà joints à nous pour y parvenir, et les Pères fondateurs avaient prévu le pouvoir budgétaire comme l’un des moyens de dissuader un président de faire la guerre sans le consentement du peuple américain », a déclaré M. Schumer lors d’une conférence de presse au siège du Comité de campagne sénatoriale démocrate à Washington, D.C.

Les propos de M. Schumer ont été tenus quelques heures après le scrutin des élections de mi-mandat, alors que les démocrates devraient, selon les projections des résultats, reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès.

Le président Donald Trump a reconnu mardi soir auprès du quotidien américain Wall Street Journal (WSJ) que la guerre avec l’Iran était sans doute en partie responsable des défaites électorales subies par les candidats républicains lors des élections de mi-mandat. M. Trump a toutefois affirmé qu’il ne regrettait pas d’avoir lancé cette guerre plus tôt dans l’année.

« L’Iran en faisait partie », a dit M. Trump lors d’un entretien téléphonique avec le WSJ, lorsque ce dernier lui a demandé si la guerre avait contribué aux mauvais résultats des républicains aux élections.

En juin, quatre sénateurs républicains avaient voté aux côtés des démocrates en faveur d’une résolution sur les pouvoirs de guerre enjoignant à M. Trump de retirer les troupes américaines des hostilités contre l’Iran, qui avaient été engagées sans l’aval formel du Congrès.

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Socfinaf : le Cameroun génère 33,5 % du chiffre d’affaires du groupe au premier semestre 2026

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Socfinaf : le Cameroun génère 33,5 % du chiffre d’affaires du groupe au premier semestre 2026
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(Investir au Cameroun) – Les activités camerounaises de Socfinaf ont généré un chiffre d’affaires de 116,12 millions d’euros, soit environ 76,17 milliards de FCFA, au premier semestre 2026. Ce montant représente 33,5 % des revenus consolidés du groupe agro-industriel luxembourgeois, contre 31,3 % sur la même période en 2025. Selon les comptes semestriels examinés par son conseil d’administration le 22 septembre 2026, le Cameroun demeure ainsi son premier pays d’implantation en termes de chiffre d’affaires, devant la Côte d’Ivoire et le Nigeria.

Cette progression du poids relatif du Cameroun intervient pourtant dans un contexte de recul des ventes locales. Le chiffre d’affaires du segment camerounais est passé de 120,26 millions d’euros au premier semestre 2025 à 116,12 millions un an plus tard, soit une baisse de 3,4 %. Cette contraction reste inférieure à celle de l’ensemble du groupe, dont les revenus ont diminué de 9,9 %, à 346,73 millions d’euros. L’écart explique l’augmentation de 2,2 points de la contribution camerounaise au chiffre d’affaires consolidé.

Dans le détail, Socapalm affiche un chiffre d’affaires de 97,47 millions d’euros, soit environ 63,93 milliards de FCFA, quasiment stable par rapport au premier semestre 2025. Safacam enregistre pour sa part 24,02 millions d’euros, soit environ 15,76 milliards de FCFA, en baisse de 10,6 % sur un an. Ces données, présentées individuellement dans les comptes sociaux de Socfinaf, totalisent 121,49 millions d’euros. Elles diffèrent du chiffre d’affaires de 116,12 millions retenu pour le Cameroun dans les comptes consolidés, après application du périmètre comptable correspondant.

La première place du Cameroun dans les ventes du groupe ressort également de la comparaison avec les autres implantations africaines. La Côte d’Ivoire, où Socfinaf exploite les filiales SOGB et SCC, affiche un chiffre d’affaires consolidé de 80,95 millions d’euros sur la période. Le Nigeria suit avec 77,99 millions d’euros, réalisés par Okomu. Le Libéria, la Sierra Leone et le Ghana enregistrent respectivement 26,16 millions, 21,51 millions et 18,47 millions d’euros.

Le poids du Cameroun se retrouve également dans les résultats d’exploitation. Le résultat opérationnel des activités camerounaises atteint 33,21 millions d’euros, soit environ 21,79 milliards de FCFA, contre 40,50 millions d’euros un an auparavant. Malgré cette baisse de 18 %, le Cameroun représente 36,3 % du résultat opérationnel consolidé de Socfinaf, contre 29,9 % au premier semestre 2025. Il occupe le deuxième rang des implantations du groupe sur cet indicateur, derrière le Nigeria.

À l’échelle consolidée, le résultat opérationnel de Socfinaf a reculé de 32,3 %, à 91,6 millions d’euros, tandis que le bénéfice net attribuable aux actionnaires de la société mère est passé de 49,9 à 43,4 millions d’euros. Le groupe explique principalement la contraction de son chiffre d’affaires par la baisse des prix de vente, dont l’incidence négative est évaluée à 36 millions d’euros, dont 19,8 millions pour l’huile de palme et 16,1 millions pour le caoutchouc. Les comptes publiés ne permettent toutefois pas d’isoler précisément l’effet de ces variations de prix sur les seules activités camerounaises.

Amina Malloum

Lire aussi :

23-10-2026 – Socapalm / Safacam : Socfinaf réduit de 22 % ses investissements et déprécie ses actifs biologiques au Cameroun

15-10-2026 – Safacam : le bénéfice net pourrait tomber de 3,2 à 1,3 milliard FCFA en 2026, malgré des ventes en hausse

16-07-2025 – Bvmac : Safacam verse 442,1 millions FCFA de dividendes à ses actionnaires pour l’exercice 2024

11-06-2026 – Litige foncier Apouh-Socapalm : l’affaire renvoyée au 2 juillet, les riverains réclament la rétrocession de près de 200 ha

28-04-2026 – BVMAC : Safacam annonce 2,73 milliards FCFA de dividende, soit 2 200 FCFA par action pour 2025

17-08-2016 – Socapalm et Safacam enregistrent une «légère hausse» de la production d’huile de palme et de caoutchouc au 1er trimestre 2016

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CAF Awards 2026 : Christian Kofane parmi les meilleurs jeunes talents africains de l’année

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Le football camerounais pourrait une nouvelle fois être à l’honneur sur la scène continentale. Christian Kofane figure parmi les nominés dans la catégorie du meilleur […]

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