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Selon un journaliste israélien, les États-Unis et Israël ont déjà perdu cette guerre

Dans une tribune publiée sur la plateforme Substack et partagée sur les réseaux sociaux, Alon Mizrahi, qui se présente comme un journaliste et militant pacifiste israélien, dresse un constat extrêmement pessimiste de l’évolution du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël. D’après lui, les frappes en cours marquent un tournant historique et une défaite stratégique majeure pour l’armée américaine, relève Duprix Mani.
Mizrahi affirme que l’Iran a réussi l’impensable en s’attaquant aux bases américaines du Moyen-Orient avec une «minutie, une ampleur et une détermination» qui ont pris le monde par surprise. Il dresse une liste apocalyptique des dégâts : les bases américaines à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et en Arabie saoudite, décrites comme des infrastructures ayant coûté des milliers de milliards de dollars sur plusieurs décennies, auraient été « réduites en cendres ».
Il compare cette situation à une nouvelle « Pearl Harbor », affirmant qu’aucun ennemi n’avait infligé une telle dévastation à l’armée américaine dans une guerre conventionnelle. Selon lui, des radars valant des centaines de millions de dollars ont été détruits en un instant.
Un contrôle total de l’espace aérien par l’Iran ?
Le journaliste pointe du doigt ce qu’il considère comme un aveu de faiblesse : l’absence totale d’images de l’aviation américaine ou israélienne survolant l’Iran. Il oppose cette « omerta » médiatique à la couverture de la première guerre d’Irak, où les images de bombardements étaient omniprésentes. Pour lui, c’est la preuve que les États-Unis n’ont pas la maîtrise du ciel iranien.
Mizrahi se montre particulièrement moqueur envers les options stratégiques évoquées par l’administration Trump. Il cite l’idée d’envoyer des escortes militaires pour protéger les pétroliers dans le golfe Persique, une proposition qu’il juge insensée face aux « milliers de missiles iraniens » contrôlant le détroit d’Ormuz. Il balaie également d’un revers de main l’idée d’armer des milices kurdes pour envahir l’Iran, soulignant l’immensité du territoire iranien qui, selon lui, « engloutirait » n’importe quelle force d’invasion conventionnelle.
La certitude d’une défaite américaine
La conclusion de l’analyse d’Alon Mizrahi est sans appel : «Les États-Unis et Israël ont déjà perdu cette guerre ». Il estime que les infrastructures militaires iraniennes, profondément enterrées, sont hors de portée des frappes américaines. Selon lui, quelle que soit l’issue du conflit, les États-Unis ne remettront jamais les pieds au Moyen-Orient.
Il est important de noter que ces informations et analyses proviennent d’une source non vérifiée et non identifiée formellement. Elles contrastent fortement avec les déclarations officielles des gouvernements américain et israélien, et n’ont pas été confirmées par des médias internationaux établis, conclut Duprix Mani.
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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.
Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.
« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.
Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.
Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :
« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille
Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.
Une distraction regrettable
L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.
Le clash comme programme
Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».
Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.
Qui profite du bruit ?
La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.
C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.
Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.
À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.
Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF
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