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Le Forum médias Chine-RDC promeut les bénéfices mutuels et la coopération gagnant-gagnant

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Le Forum médias Chine-RDC promeut les bénéfices mutuels et la coopération gagnant-gagnant
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KINSHASA, 18 mars (Xinhua) — Le Forum médias Chine-République démocratique du Congo (RDC) s’est tenu mercredi à Kinshasa, la capitale de la RDC.

Placé sous le thème « Modernisation à la chinoise et voie de développement de la RDC : exploration conjointe de nouvelles trajectoires gagnant-gagnant », le forum a réuni environ 250 personnalités politiques, représentants des médias et chefs d’entreprise des deux pays.

Dans une allocution vidéo prononcée lors de la cérémonie d’ouverture, Fu Hua, président de l’Agence de presse Xinhua, a souligné que cette année marquait le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les pays africains, ainsi que l’Année des échanges entre les peuples Chine-Afrique.

Il a indiqué que Xinhua saisirait l’occasion pour collaborer avec ses homologues congolais afin d’approfondir la vision d’avenir définie par les dirigeants des deux pays.

Xinhua s’emploiera à raconter des histoires marquantes de la coopération bilatérale, à étudier des questions prospectives et stratégiques relatives au développement Chine-Afrique et à organiser des activités d’échange telles que le Forum des médias et des think tanks du Sud global, a-t-il ajouté.

Ces efforts permettront de renforcer la représentation et de mieux faire entendre la voix des deux pays au sein du système de gouvernance multilatérale et insuffleront un nouvel élan à la coopération sino-africaine, a-t-il affirmé.

Le vice-Premier ministre et ministre de l’Economie de RDC, Daniel Mukoko Samba, a quant à lui déclaré que les relations établies de longue date entre la Chine et la RDC n’avaient cessé de se développer sur des bases de coopération et d’amitié.

La coopération Afrique-Chine apporte un soutien essentiel au développement du continent africain, a-t-il ajouté.

M. Mukoko a souligné le rôle fondamental des médias à cet égard, dans la mesure où ils contribuent à approfondir la coopération Chine-RDC et à renforcer la compréhension mutuelle entre les deux peuples.

Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement de RDC, a déclaré que ce forum marquait une nouvelle étape dans l’évolution de la coopération médiatique entre la RDC et la Chine.

M. Muyaya a appelé les deux parties à approfondir leur coopération institutionnelle, à explorer l’application de nouvelles technologies comme la transformation numérique et l’intelligence artificielle à la diffusion de l’information, à conjuguer leurs efforts pour lutter contre la désinformation et à renforcer durablement les relations bilatérales.

Bienvenu Bakumanya, directeur général de l’Agence de presse congolaise (ACP), a déclaré que ce forum marquait l’entrée de la coopération médiatique bilatérale dans une nouvelle phase d’action concrète.

Il a exhorté les médias des deux pays à assumer leur rôle « d’architectes de la communication » afin de mettre pleinement en lumière les retombées concrètes de la coopération bilatérale dans les domaines social, économique et technologique.

L’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, a affirmé que les relations Chine-RDC se trouvaient actuellement à un tournant de leur histoire, et que la modernisation à la chinoise offrirait davantage d’opportunités de développement et de revitalisation à la RDC.

Soulignant que ce forum marquait en outre le début des célébrations de l’Année des échanges humains Chine-Afrique en RDC, M. Zhao a espéré que les médias des deux pays « feraient plus largement connaître les résultats fructueux de leur coopération pragmatique, raconteraient de manière plus vivante l’histoire de l’amitié civile entre les deux pays, renforceraient la compréhension mutuelle et contribueraient à dynamiser le développement des relations Chine-RDC ».

Organisé conjointement par l’Agence de presse Xinhua et l’ACP, le forum comprenait également une exposition photographique sur les accomplissements de la coopération bilatérale. Fin

(Xinhua/Yang Guang)
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Le Forum médias Chine-RDC promeut les bénéfices mutuels et la coopération gagnant-gagnant
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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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