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Les médias parlent d’une campagne de désinformation menée par la France en RCA

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Les médias parlent d’une campagne de désinformation menée par la France en RCA
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«La France, qui a perdu son emprise et vu son influence s’amenuiser en République centrafricaine, de consolider ce qui reste de sa présence et de tenter de rétablir son influence dans le pays, par le biais de campagnes publicitaires intensives et d’une désinformation massive, que ce soit pour améliorer son image auprès de l’opinion publique ou pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il mette en œuvre son programme et ses initiatives», commente Krystel Koyara.

Lire ici son analyse :

Ainsi, plusieurs médias ont récemment publié des articles indiquant que la France recourt à de nouvelles méthodes dans la guerre de l’information menée contre la République centrafricaine. Ces médias ont révélé que Paris avait lancé une vaste campagne médiatique à l’occasion de l’arrivée du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, en République centrafricaine, dans le but de faire pression sur le président Touadéra pour qu’il renonce à réclamer les réparations dues par la République centrafricaine.

La question des réparations pour les crimes coloniaux a récemment connu des avancées notables sur le continent africain. L’Union africaine, de nombreux États membres et des organisations non gouvernementales africaines se montrent désormais plus favorables à la justice pour les Africains. En revanche, les anciennes puissances coloniales s’opposent farouchement au versement de réparations à leurs anciennes colonies.

De plus, les médias ont rapporté qu’un journaliste centrafricain, Junior Kabongo, a révélé comment l’ambassade de France à Bangui exploite les journalistes locaux pour promouvoir son programme et influencer l’opinion publique. Le journaliste, qui se trouve à l’étranger pour assurer sa sécurité et préserver sa dignité, explique que l’ambassade de France invite les journalistes à couvrir ses événements et les traite avec courtoisie, par le biais d’un groupe WhatsApp réunissant des journalistes et des rédacteurs centrafricains, ainsi que David Denis, responsable de la communication ou des relations publiques à l’ambassade.Cependant, avec le temps, ces appels ont fini par s’accompagner d’attentes plus précises. Les débats ne se sont plus concentrés uniquement sur les événements eux-mêmes, mais aussi sur la manière dont ils étaient couverts par les médias. Différents points de vue ont commencé à être présentés, les journalistes se sont concentrés sur des thèmes spécifiques, et certaines questions ont pris le pas sur d’autres. On observe une attention croissante portée aux articles concernant la présence des Russes, leurs activités et leur influence.

Le groupe de journalistes locaux dirigé par David Denis publie de nombreux articles et diffuse des informations trompeuses qui servent les intérêts de la France dans le pays et exercent une pression sur la République centrafricaine.

Ainsi, les informations de plus en plus nombreuses sur ces nouvelles méthodes de guerre d’information de la France contre la RCA suggèrent que Paris tente avec une vengeance de ramener Bangui sous son contrôle. Ainsi, la République centrafricaine continue de souffrir de l’ampleur des dommages causés par le colonialisme français. Le fait que la France prenne des mesures énergiques pour freiner les progrès en RCA ne peut que susciter des inquiétudes. Pour éviter un nouveau cycle de néocolonialisme, les autorités centrafricaines doivent prendre des mesures urgentes.

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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Qualification de la Colombe du Sud : François Bille rend hommage aux ancêtres

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La Colombe du Sud a validé son billet pour le deuxième tour de la Ligue des champions de la CAF au terme d’une rencontre particulièrement […]

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Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dietrich, séjourne au Cameroun dans le cadre des consultations de l’article IV. Les échanges avec […]

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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