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les femmes musulmanes aux bons soins de L’honorable Jean Jacques Zam

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Le député de la Mvila, l’honorable Jean-Jacques Zam, a procédé le 17 mars 2026 à la remise d’un important don en denrées alimentaires aux femmes musulmanes d’Ebolowa. Une bouffée d’oxygène qui arrive à point nommé.

En 2026, ni la conjoncture économique nationale et internationale, ni la modicité des moyens financiers ni la météo capricieuse n’ont eu raison de l’élan de générosité du député Jean-Jacques Zam envers les femmes musulmanes d’Ebolowa. Elles ont désormais l’assurance que la dernière ligne droite de la période du jeûne du ramadan se fera sans difficultés majeures pour leurs familles.

C’est la dix-neuvième fois consécutive que L’honorable Jean-Jacques Zam manifeste sa solidarité envers la communauté musulmane d’Ebolowa à travers l’octroi d’un important don en denrées alimentaires et produits de première nécessité en cette période de rupture du jeûne du ramadan.

Pour Padimatou Méry Yaya, la présidente de l’association des femmes musulmanes d’Ebolowa : «Au nom des femmes musulmanes d’Ebolowa, je voudrais remercier sincèrement l’honorable Jean-Jacques Zam pour ce geste parce que les femmes musulmanes du quartier Haoussa attendaient ce moment avec impatience. Vous voyez pourquoi toutes ces femmes sont très contentes : c’est comme un soulagement, une délivrance pour elles car les stocks dans nos cuisines étaient presque épuisés et là nos marmites seront garnies le jour de la fête« .

Une tradition désormais bien établie

Le rendez-vous du partage, de la solidarité, de la communion et du vivre-ensemble a donc été respecté en 2026. La cérémonie empreinte de ferveur religieuse et de convivialité a été la matérialisation dans les actes concrets de l’attachement constant et de la proximité qui caractérisent le député Jean-Jacques Zam avec les populations de la base sans distinction ni de religion ni de chapelles politiques, ni d’origine tribale. Un engagement à être toujours aux côtés des populations dans les bons et les mauvais moments.

D’après Messi Menye André Buruchaga, le président du comité de base RDPC des Amangs II quartier haoussa. « Je suis très content parce que mes militants se sentent assistés et bien entourés. Le RDPC nous démontre là qu’il est un grand parti politique qui considère ses militants. Nous remercions grandement le député Jean-Jacques Zam pour ce geste de cœur et l’encourageons à aller de l’avant ».

Les femmes musulmanes en rangs serrés

La prise de parole de circonstance de la députée suppléante honorable Fanny Lisbeth Mbonomo a été pratiquement une session de renforcement des capacités des femmes musulmanes d’Ebolowa.

Un exposé sous forme d’un plaidoyer pour une prise de conscience effective des femmes musulmanes d’Ebolowa qui doivent être des actrices majeures du développement du Cameroun, de l’épanouissement de leurs familles et de leur autonomisation.

Aussi doivent-elles se former et s’informer au quotidien afin de bâtir des familles qui sont le socle de la société. Elles doivent pour cela rester vigilantes et ne pas prêter le flanc aux vendeurs d’illusions.

Selon l’honorable Fanny Lisbeth Mbonomo, députée suppléante, représentante du député Jean-Jacques Zam, «Je suis porteuse de deux messages pour les femmes musulmanes d’Ebolowa. D’abord qu’elles restent mobilisées et prêtes à répondre à toutes les sollicitations qui pourraient être faites à leur endroit par le parti RDPC.

Le deuxième message, c’est qu’elles doivent comprendre qu’elles sont importantes, que leurs voix comptent. Elles ne doivent pas se considérer comme marginalisées et doivent s’impliquer dans toutes les activités qui sont menées par le RDPC en leur faveur« .

L’agenda politique du député Jean-Jacques Zam, déroulé le 5 mars 2026 lors de son café politique tenu en guise de rentrée politique, annonçait plusieurs activités devant impacter le quotidien des populations du département de la Mvila en général.

Dans ce registre figure en bonne place l’organisation au mois de mai prochain de la cérémonie de récompense du meilleur producteur agropastoral du département de la Mvila, le prix Paul Ngulu Evina. Une saine émulation pour stimuler la politique de l’import-substitution prônée par le Président de la République Son Excellence Paul Biya.

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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