Actualités locales
voici le classement des 5 premiers majors

La Cérémonie de Triomphe de la 40ème Promotion de l’École Militaire Interarmées (EMIA), baptisée « Paix, Intégration et Développement », a eu lieu le vendredi 13 mars 2026 à partir de 10 heures à la cour d’honneur de la Brigade du Quartier Général à Yaoundé.
Le ministre délégué à la Présidence en charge de la Défense, Joseph Béti Assomo a représenté officiellement le chef de l’État à la cérémonie.
Pour l’occasion, le ministre en charge de la Défense a félicité les officiers nouvellement diplômés, pour leur résilience et leur détermination.
Joseph Béti Assomo les a exhortés à défendre l’intégrité, respect de la dignité humaine, discipline et assurer la loyauté dans leurs fonctions. Par ailleurs, il a rappelé pour le respect des valeurs républicaines, protection et consolidation de la paix, de la sécurité, et promotion de la souveraineté nationale et du développement.
A l’issue de leur formation à l’École Militaire Interarmées (EMIA), cinq élèves officiers se sont distingués comme majors de la 40ᵉ promotion baptisée « Paix, Intégration et Développement ». Ils incarnent l’excellence, la discipline et l’avenir des Forces de Défense camerounaises.
Voici les profils de nos brillants officiers des Forces de Défense et de Sécurité
– 1er Major : FOKO KAMENI Brunel
Né le 23 octobre 2002 à Yaoundé, âgé de 24 ans
Originaire de Bafang (Haut-Nkam dans la région de l’Ouest)
Baccalauréat C, Licence et Master I à l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé
– 2e Major : NAMA OLONGO Kevin Fabrice
Né le 18 avril 1997 à Yaoundé âgé de 29 ans
Originaire de Lobo (Lekié dans la région du Centre)
Licence en Droit et Science politique, Master II en Ingénierie juridique des entreprises et arbitrage commercial.
– 3e Major : FOZONG ETIMBI MVONDO Dimitri
Né le 20 janvier 1998 à Ebolowa âgé de 28 ans
Originaire d’Efoulan (Mvila dans la région du Sud)
Diplôme d’ingénieur de conception en exploitation des ressources minérales.
– 4e Major : SOUNKE KAMTO Alfred Derrick
Né le 29 mars 2000 à Yaoundé, âgé de 26 ans
Originaire de Baham (Hauts-Plateaux dans la région de l’Ouest)
BTS, Licence en Topographie et Géomatique.
– 5e Major : ONANA NGONO Daryl Joël
Né le 17 octobre 2002 à Yaoundé
Originaire de Sa’a (Lekié dans la région du Centre)
Licence en Droit privé.
– Première fille de la promotion : MBARGA NDI MOLLIE Marguerite Crescence
Née le 2 mars 1999 à Yaoundé, âgée de 27 ans
Originaire de Biwong-Bané (Mvila dans la région du Sud)
Licence en Sciences politiques.
Tous des jeunes Camerounais engagés sous le drapeau pour défendre le même idéal, préserver l’intégrité territoriale du Cameroun, son unité et son indivisibilité, voilà le leitmotiv de la promotion : Paix, Intégration et Développement.
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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.
Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.
« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.
Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.
Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :
« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille
Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.
Une distraction regrettable
L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.
Le clash comme programme
Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».
Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.
Qui profite du bruit ?
La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.
C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.
Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.
À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.
Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF
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