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Douanes : un nouveau système électronique pour taxer les téléphones portables

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Douanes : un nouveau système électronique pour taxer les téléphones portables
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Le directeur général des douanes, Fongod Edwin Nuvaga, a présidé le 13 mars 2026 à Yaoundé une séance d’échanges entre responsables de l’administration douanière et importateurs. La rencontre était consacrée à la présentation du nouveau mécanisme électronique de collecte des droits et taxes à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux mobiles, dont la mise en œuvre est imminente.

Dès l’entame du rendez-vous, le diagnostic posé par l’administration fait état des recettes douanières liées à ces importations qui ont connu une chute spectaculaire. Selon les chiffres présentés, ces recettes sont passées de 12 milliards de FCFA à environ 100 millions de FCFA sur une période relativement courte. Une situation jugée paradoxale au regard de la croissance du marché des smartphones au Cameroun.

UNE RÉFORME PRÉVUE DEPUIS 2019

Pour corriger cette situation, l’administration douanière s’appuie sur l’article 7 de la loi de finances 2019. Ce texte prévoit la mise en place d’un mécanisme électronique de collecte des droits et taxes à l’importation des téléphones et terminaux mobiles. Une première tentative de mise en œuvre en 2020 n’avait pas abouti. Le dispositif avait rencontré plusieurs résistances. Les autorités assurent aujourd’hui que ces difficultés ont été prises en compte dans la nouvelle architecture du système.

Le changement majeur concerne l’identité du redevable légal. Désormais, l’importateur devient le contribuable direct et non plus l’utilisateur final. Les modalités de paiement évoluent également. Les droits et taxes seront réglés par des solutions de paiement numérique sécurisées comme Mobile Money ou Orange Money. Le paiement par crédit de communication disparaît. Le rôle des opérateurs de téléphonie mobile change lui aussi. Ils ne seront plus chargés de collecter et reverser les droits de douane. Leur intervention se limitera désormais aux opérations de blocage ou de déblocage des appareils.

ASSAINIR UN MARCHÉ EN PLEINE EXPANSION

Pour l’administration, la réforme répond à plusieurs objectifs. Elle doit améliorer la transparence des transactions et renforcer le civisme fiscal des opérateurs économiques. Les douanes y voient également un outil de modernisation administrative et de sécurisation des recettes publiques. Le dispositif vise aussi à assainir le marché. Les autorités évoquent la lutte contre la fraude, la contrebande et les circuits informels d’importation. Le système doit également contribuer à réduire les risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme. Les huit catégories de téléphones identifiées dans le dispositif pourraient d’ailleurs être enrichies par de nouvelles propositions issues du dialogue avec les opérateurs.

Les services de douanes a présenté le dispositif technique prévu pour la prise en charge des situations pendantes. Les partenaires disposent d’un délai de deux mois pour régulariser leurs opérations. Les importateurs devront transmettre aux services des douanes les fichiers IMEI des appareils en stock ainsi que les documents prouvant leur dédouanement régulier. La réforme entrera officiellement en vigueur le 16 mars 2026. Les appareils ayant déjà été connectés au moins une fois aux réseaux MTN, Camtel ou Orange avant cette date bénéficieront d’une amnistie fiscale.

En revanche, les téléphones non encore connectés mais présents dans les stocks devront être régularisés auprès des services douaniers.

UNE RÉFORME PORTÉE AU SOMMET DE L’ADMINISTRATION

Pour l’administration, la digitalisation du recouvrement apparaît désormais comme un levier central pour sécuriser les recettes de l’État dans un secteur où la consommation continue de progresser rapidement. Le lancement prévu le 16 mars marque ainsi une étape importante dans la modernisation du système douanier camerounais.

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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel

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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel
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Il s’agit des fonctionnaires de greffes aux commissions administratives paritaires à l’issue du scrutin du 19 août 2026. Ils ont été élus pour un mandat de 3 ans.

Grade d’administrateur principal des greffes

  • Ngandeu Gabriel Sylvain, en service au parquet général près la Cour d’appel de l’Est
  • René Akumbo Niyeng, chef de la section Common Law à la Chambre judiciaire de la Cour suprême
  • Wandah Tchamba Armel Edith, en service au greffe du tribunal de première instance de Douala-Ndokoti
  • Ngoe Itoe; greffier en chef du tribunal de première instance de Batibo.

Grade d’administrateur des greffes

  • Buoyinde Amos Nyoh, en service au greffe de la cour d’appel du Sud-Ouest
  • Etoundi Binzi Pierre Thibault, en service au greffe du tribunal de première instance de Bafoussam
  • Aminatou Djibrila épouse Alfaki Dodo, chef de la section de droit traditionnel au greffe de la cour d’appel de l’Adamaoua
  • Oumenguele Esseba, en service au parquet général près le Tribunal criminel spécial.

Grade de greffier principal

  • Goldai, en service au greffe du tribunal de première instance de Maroua
  • Tanyi Terence Ebini, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Mbengwi
  • Dangpel Fidèle, en service au parquet général près la cour d’appel de l’Adamaoua
  • Denis Tiaga Mihkom, chef de Bureau des affaires pénales et des affaires en transit au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Bangem.

Grade de greffier

  • Essono Amougou Paul Cédric, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
  • Nkouangue NNkouangue Cyriaque, chef de la section du registre du commerce et du crédit mobilier au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Bangangté
  • Ottou Mekando Jean Claude, en service au parquet près le tribunal de première instance de Tiko
  • Meliki Carold Patrick, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Nanga-Eboko.

Grade de greffier-adjoint

  • Ndokayo Gbongo Anne Georges, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
  • Effoudou Paul Hervés, en service au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Tibati
  • Essomba Daniel Patrick, en service au parquet général près la Cour d’appel de Centre
  • Ebebe Rodrigue, en service au parquet près le tribunal de Première instance de Yaoundé-Centre administratif.

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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »

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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »
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Comment le Solar Connect Africa compte-t-il stimuler l’innovation, créer des opportunités d’affaires et rapprocher les acteurs pour développer le marché du solaire et du stockage d’énergie ?

Solar Connect Africa part d’un constat simple : les solutions existent, mais elles doivent être mieux connectées aux besoins des populations et des entreprises. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, le salon réunira plus de 100 exposants, 1 500 visiteurs professionnels et un large public composé de ménages, PME, grandes entreprises, industriels, investisseurs, collectivités territoriales et administrations publiques.

Un dispositif spécifique de mobilisation des visiteurs permettra d’atteindre chaque catégorie de public à travers les médias, les réseaux professionnels, les organisations sectorielles et les relais institutionnels. Merci à la CVUC et à la CCIMA pour leur soutien institutionnel, essentiel à cette mobilisation. Afin de renforcer la dimension matchmaking de l’événement, un programme structuré de rencontres B2C, B2B et B2G transformera la présence d’un public pertinent en opportunités concrètes.

Les exposants pourront présenter des solutions adaptées en matière de solaire, de stockage intelligent, de mobilité électrique et de chauffage écologique. Les porteurs de projets rencontreront des partenaires, des clients et des investisseurs capables de faire avancer leurs initiatives. Les conférences et ateliers renforceront aussi les compétences des techniciens, des entreprises et des décideurs. Notre ambition est claire : transformer chaque rencontre en partenariat, chaque projet en investissement et chaque innovation en solution utile contre la pauvreté énergétique.

Vous identifiez le coût élevé des équipements et l’accès limité au financement parmi les principaux obstacles au développement du marché. Quelles solutions de financement seront concrètement mises sur la table durant cette édition pour les PME, les collectivités et les projets solaires ruraux camerounais ?

Le financement sera au cœur de cette édition : un projet utile ne doit plus rester bloqué faute de ressources. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, Solar Connect Africa mettra en relation les PME, les collectivités et les porteurs de projets ruraux avec les banques, les investisseurs et les partenaires au développement. Les discussions porteront sur des solutions concrètes : prêts verts, garanties, crédit bail, paiement à l’usage et partenariats public-privé.

Les séances plénières permettront d’identifier les conditions nécessaires pour rendre les projets solaires crédibles, bancables et finançables. Comme exemple, le FEICOM interviendra sur les plateaux de discussion afin d’enrichir les échanges sur les mécanismes de financement accessibles aux collectivités territoriales décentralisées et sur les conditions de réalisation de projets solaires bancables. Les collectivités pourront ainsi structurer des projets d’éclairage public, de pompage d’eau, d’électrification des écoles et des centres de santé.

Les PME et les opérateurs ruraux pourront présenter leurs besoins, rencontrer des financeurs et construire des partenariats adaptés à leur capacité de remboursement. Nous invitons les institutions financières qui proposent déjà ces outils ou souhaitent investir dans le solaire à participer activement au salon. Ensemble, nous devons créer une dynamique performante et durable, capable de transformer les besoins énergétiques du terrain en investissements et en réalisations concrètes.

Qu’est-ce que l’agrivoltaïque, quels projets concrets sont prévus au Cameroun et une collaboration avec le ministère de l’Agriculture est-elle envisagée pour développer ces projets dans le secteur agricole ?

L’agrivoltaïque consiste à produire de l’électricité solaire au-dessus ou à proximité des cultures, tout en continuant à exploiter les terres agricoles. Les panneaux peuvent réduire l’évaporation de l’eau et alimenter l’irrigation, le pompage, le stockage et la transformation des récoltes. Au Cameroun, les projets concernés peuvent viser les périmètres maraîchers, les coopératives, les stations de pompage, les fermes d’élevage et les unités rurales de conservation et de transformation.

L’objectif est concret : réduire les coûts d’énergie, améliorer la production et limiter les pertes après récolte. Une collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est envisagée pour identifier les sites adaptés, accompagner les producteurs et développer des projets pilotes. Nous invitons tous les acteurs de l’agriculture et de l’élevage — collectivités, exploitants individuels, coopératives, entreprises et techniciens — à participer au forum en présentant leurs expériences et les difficultés énergétiques rencontrées au quotidien.

Les rencontres B2C, B2B et B2G permettront de mettre directement en relation les producteurs, les fournisseurs de solutions, les investisseurs, les collectivités et les administrations. Cette thématique sera approfondie avec des experts lors d’une séance plénière le 13 novembre 2026. Venez avec vos réussites, vos besoins et vos contraintes : c’est à partir des réalités du terrain que nous construirons des solutions solaires utiles, accessibles et réplicables.

Au-delà de l’installation de panneaux importés, comment comptez-vous développer une véritable filière solaire locale au Cameroun, notamment dans l’assemblage, la maintenance, le stockage et le transfert de compétences, et quels résultats concrets attendez-vous des partenaires de Solar Connect Africa ?

Notre ambition est de transformer le potentiel considérable de la demande solaire au Cameroun en une véritable filière industrielle, professionnelle et durable. Le volume du marché est important : ménages, entreprises, collectivités, industries, agriculture et sites isolés ont besoin de solutions fiables, abordables et adaptées. Pour y parvenir, nous devons développer l’assemblage local, la maintenance, le stockage, la formation et le transfert de compétences, tout en maîtrisant les coûts pour rendre les équipements accessibles. Il est également essentiel de définir et d’appliquer des normes claires sur la qualité des matériels, l’installation, la sécurité, la performance des batteries et le service après-vente.

Une session plénière sera consacrée à l’emploi des femmes et des jeunes, afin d’identifier des actions concrètes et évolutives pour créer des emplois de qualité sur toute la chaîne de valeur, au Cameroun et dans la région. Nous remercions le MINEFOP et le MINRESI pour leur appui institutionnel à cette démarche. Nous saluons aussi le travail intense mené par le MINEE, parrain de Solar Connect Africa, ainsi que par l’ARSEL, pour encadrer le secteur solaire et contribuer à son évolution vers une filière industrielle et professionnelle. Avec plus de 100 exposants et 1 500 visiteurs professionnels, le salon doit permettre de conclure des partenariats, de lancer des projets d’assemblage pourquoi pas ? et de structurer des programmes de formation et de maintenance. Notre objectif est clair : faire du solaire un secteur créateur d’emplois, générateur de valeur locale et capable de répondre durablement aux besoins énergétiques du Cameroun.

Interview réalisée par Fabrice BELOKO

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Moulvoudaye: deux sœurs tuées par la foudre

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Moulvoudaye: deux sœurs tuées par la foudre
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Soumaïda et Ngonaï, deux sœurs jumelles , ont perdu la vie dans le village Goumlaye, arrondissement de Moulvoudaye, département du Mayo-Kani, ce 22 septembre 2026. Les deux adolescentes de 18 ans ont été fauchées par une foudre qui les a coincées au champ, les obligeant à s’abriter sous un arbre, faute de mieux.
Selon des sources concordantes sur les réseaux sociaux, l’orage n’a pas donné le temps à ces filles allées travailler au champ, de s’échapper. Les habitations étant éloignées du champ, Soumaïda et Ngonaï, ignorant le danger que représente l’abri sous un arbre en peine averse, se sont livrées au premier coin pouvant leur permettre d’échapper à la pluie. Mal leur en a pris. La différence de potentiel de la décharge électrique que reçoit l’arbre de la foudre, entre les membres d’un humain, debout auprès de l’arbre, est de nature à anéantir toute vie. Ces deux élèves du lycée technique de Moulvoudaye ne le savaient pas. Elles ne retourneront plus jamais à l’école

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