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Shanda Tonme rend hommage au Général Camille Nkoa Atenga

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Shanda Tonme rend hommage au Général Camille Nkoa Atenga
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HOMMAGE

Au Général Camille Nkoa Atenga

Un intellectuel en treillis militaire construit

dans la didactique polémologique et un des derniers symboles

d’une époque représentative des intelligences précieuses

de la construction de la nation camerounaise

Il est des hommes et des femmes qui marquent leur temps et leur métier. Ces personnes formulent explicitement ou implicitement, les termes de référence publiques de nos considérations sociales, de nos jugements ainsi que de l’ensemble de nos appréhensions de toute nature. Leur marque exprime très souvent des ruptures avec les monotonies consacrées et les vécues versatiles. Ce ne sont pourtant point des génies ni des êtres extraordinaires, ce sont simplement des esprits libres, alertes, loyaux et dynamiques où qu’ils se trouvent, quoi qu’ils deviennent et quels que soient les mérites que les autres jugements humains leur réservent. Le Général qui s’en est allé en ce 10 mars 2025 en était un.

Je m’étais posé mille questions sur cet officier supérieur très prolixe et objectivement très soucieux de livrer sa pensée publiquement sur des questions à priori sensibles, et surtout de le faire avec une franchise et une capacité d’analyse que l’on n’attend pas à priori d’un militaire, jusqu’à ce jour de bonheur d’une rencontre emblématique.

Le décor c’est le salon du général Nganso Sunji Jean, par une matinée affectueuse un dimanche.

Monsieur Shanda, vous connaissez le Général Nkoa Atenga ?

Pas vraiment mon Général, je l’ai lu et j’ai beaucoup apprécié sa main d’écriture. Je ne l’ai jamais rencontré de face ni même côtoyé.

Alors, il va arriver dans un instant et je vais vous le présenter. Je suis sûr que vous allez être content de converser avec lui

C’est quelqu’un qui s’exprime beaucoup, un peu bavard comme vous, et moi je l’appelle même professeur.

Il se passa juste une dizaine de minutes, et j’avais devant moi, le Général Nkoa Atenga en personne, un homme ouvert.

Monsieur Shanda, saluez le Général, me dit le Général Nganso.

Et ce fut la première et la dernière fois, mais un moment inoubliable. Finalement nous passâmes le temps à échanger intellectuellement sur plein de sujets de l’actualité diplomatique mondiale, aboutissant à faire même une impolitesse au maître des lieux qui avec une sagesse que tout le monde lui connaissait, nous laissa rejouer pratiquement des scènes de confrontations entre les grandes puissances.

Le Général Nkoa Atenga était un passionné des réflexions sur les doctrines militaires, les stratégies d’emploi et les grands moments des confrontations diplomatiques contemporaines. En réalité, c’était un enseignant, un professeur au réel comme le surnomma le Général Nganso.

Il me confia que ce qui lui tenait beaucoup à cœur, c’était le rêve d’une armée faite d’officiers capables de former et de reformer en permanence des unités d’élites invincibles en théorie et en pratique. Son plus grand regret se situait dans l’absence d’une didactique plus proactive, mieux répartie entre les stages nationaux et internationaux, et soutenues par une logistique plus appropriée. L’armée n’était pas une fin en soi pour lui, c’était d’abord l’instrument d’une éducation citoyenne forte, axée sur la loyauté et la fidélité envers les institutions républicaines.

Le parcours de ce soldat accompli, magnifie mieux que toutes les considérations et démonstrations, l’excellence d’une époque portée par des hommes et des femmes de valeur, qui ont fondé, arrangé, harmonisé et stabilisé les instruments polyvalents, du creuset du nationalisme camerounais contemporain. Peu importe le jugement idéologique ou la nature du régime politique. L’essentiel se trouve dans la foi en une nation et en la préservation, de la cohésion d’un peuple avec une histoire complexifiée par des diversités délicates. Le Général Sémengué apparaît dans le chapeau, comme la dernière clé de compréhension, validant et consacrant, tout ce que furent dans ce décor, les Nganso, Asso’o Emane, Oumarou Jam, Mambou, Samobo, sans oublier Mpay. La postérité saura en dire mieux et plus, avec des couleurs.

Je salue sa mémoire avec patriotisme, avec une suprême solennité.

ADIEU MON GENERAL./.

Yaoundé, le 11 mars 2026

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi

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Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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