Actualités locales
Voici pourquoi la Première Dame préside de droit la fête du 8 mars

Le ministre Jean De Dieu Momo affirme que l’une des sources du droit c’est la coutume. De ce fait et traditionnellement, il revient à la première Dame de présider le défilé et les cérémonies de commémoration de la journée internationale de la femme.
Interpellé par l’ancien militant du MRC Armand Noutack II sur la sortie de l’honorable Adamou Koupit, le ministre Jean De Dieu Momo a fait une publication, pour démontrer que la Première Dame Chantal Biya, a bel et bien le droit de présider le défilé du 8 mars, journée de célébration internationale de la femme. Ladite publication fait suite à la sortie du député Adamou Koupit qui s’est offusquer de ce qu’en lieu et place de la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, c’est l’épouse du président de la République qui présidait ledit défilé.
«Situons le contexte : les femmes ont lutté avec bravoure pour obtenir la journée internationale de la femme en 1975. Auparavant elles n’avaient aucun droit, même pas celui de vote et pour faire un simple voyage l’autorisation du mari était exigé. La chanson Lady de Fela Ransome Kuti rend parfaitement compte de l’état de la situation désastreuse de la femme africaine en particulier en 1970. Disons-le clairement, cette lutte qu’elles ont mené c’était, il faut le dire, contre les hommes.
Aujourd’hui il y’a une survivance de la résistance des hommes du Cro-Magnon, préhistorique donc, rustre, comme l’honorable Koupit qui considèrent encore que la femme doit rester à la cuisine! En Afrique les épouses de nos présidents sont désignées par l’expression PREMIÈRE DAME. Quoi de plus normal que la fête de la femme soit présidée par la première d’entre elles? Les conservateurs comme l’honorable Koupit qui vivent encore dans un passé dépassé continuent de penser la femme comme inférieure de l’homme ( KOUPIT je mens pour gagner quoi? On se connaît!).
En s’attaquant à la première Dame du Cameroun c’est une façon subtile de remettre en cause des années de lutte pour l’émancipation et la libération de la femme. Ce n’est pas la première Dame Chantal Biya qu’il vise mais c’est un symbole de l’émancipation de la femme qu’il veut détruire. Beaucoup comme lui ont indexé le pagne du 8 mars comme étant une sorte de détournement de cette fête. Ce sont les mêmes y compris paradoxalement certaines femmes qui n’ont pas pris part à cette lutte pour la conquête des droits dont elles jouissent aujourd’hui ou qui sont simplement ignorantes», écrit le membre du gouvernement.
Le ministre Jean De Dieu Momo indique qu’en regardant le droit et l’une de ses sources qui est la coutume, il revient bel et bien à la Première Dame Chantal Biya de présider les festivités du 08 mars au Cameroun.
«En droit, l’une des sources du droit c’est la coutume et ici traditionnellement c’est la première Dame qui préside le défilé et les cérémonies de commémoration de l’année internationale de la femme. Et dans le cadre du droit comparé on peut valablement soutenir que LA RÈGLE DU PRÉCÉDENT a définitivement établi le fait incontestable désormais que c’est la première Dame, d’ici et d’ailleurs, qui préside la cérémonie de la fête dédiée à la femme. L’herbe étant toujours présumée plus fraîche chez le voisin, à tort, on peut comprendre que la survivance des hommes du Cro-Magnon incapable d’innovation ou d’appropriation cherchent à copier-coller en Afrique ce qui se passe en Europe ou au Japon. Il faut leur répondre que l’Afrique berceau de l’humanité n’a de leçons à recevoir de personne ! Abîmté !», écrit le membre du gouvernement.
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Actualités locales
« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.
Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.
« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.
Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.
Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :
« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille
Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.
Une distraction regrettable
L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.
Le clash comme programme
Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».
Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.
Qui profite du bruit ?
La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.
C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.
Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.
À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.
Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF
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Actualités locales
Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi
Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]
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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.
La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.
La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.
Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.
La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.
Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.
La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.
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