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Shanda Tonme dénonce deux grandes injustices qui minent l’émancipation de la femme camerounaise

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Shanda Tonme dénonce deux grandes injustices qui minent l’émancipation de la femme camerounaise
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Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR) plaide pour une société plus juste envers les femmes.

Journée internationale des droits des femmes

Et si on parlait au moins de deux grandes injustices

1 – La prise en charge de la femme en travail

2 – La garde des enfants devant le juge

Le 8 mars 2026, et déjà, une semaine de bruits et de mouvements divers, presque des congés pour la gente féminine, pour celles qui des bureaux aux lieux du pouvoir et des grandes décisions, se sont soit données les moyens, soit se sont vues octroyées les moyens, à travers des gratifications de toute nature.

En somme, nous baignons dans une autre forme de célébrations, pays de fêtards, de bouffeurs et de jouisseurs, mais dorénavant pays des très grandes fractures aussi. Femme est femme, mais femmes sont différentes et pourtant toute maman et toute nous donnant la vie de la même façon.

Ne parlons pas des pagnes, devenus une autre cause de discrimination, le pagne de la division, de la fracture, du commerce dans le noir, de l’usure et des frappes. Il y a quelques années, de nombreuses femmes rurales pauvres, démunies et misérérées, qui pour certaines ont à peine de quoi chauffer la marmite, pouvaient encore être de la partie, avoir un morceau d’étoffe. Aujourd’hui, à presque 20.000 Fcfa le césame, c’est interdit, d’autant plus que sacrilège des sacrilèges, notre CICAM national, est hors course.

Laissons tout cela de côté, car c’est visible à l’œil nu. Ce qui me préoccupe au plus haut niveau, ce sont, de toutes les autres injustices et discriminations, deux aspects précis, que je vous invite à regarder, à relever, à tacler pour interroger la société et interroger notre conscience.

LA PRISE EN CHARGE DE LA FEMME EN TRAVAIL.

Je revois certaines images, et je relis certains articles de presse. Un coup c’est à Bafoussam, puis à Douala, puis à Edea, puis à Ngaoundéré, puis à Ebolowa. Des images terribles accompagnées des récits poignants, que des larmes avec. Les femmes, les femmes, les mamans, jeunes et adultes, qui meurent en donnant la vie. Certaines meurent dans les couloirs des maternités, et d’autres sur la table d’accouchement. Voyons, dans la plupart des cas, il s’agit de négligences, de méchancetés, d’incompétences, de corruptions.

Maman Koumatéké, tu es où ? Pourquoi tout ça ? WHY. Les structures et les plateaux techniques sont un problèmes, ajoutées aux ressources humaines désinvoltes, insuffisantes, mal organisées ou insuffisantes. Ce sont des meurtres qui restent impunies. L’ordre des médecins ne dit rien, et le ministère de la santé ne dit rien. Chaque famille pleure son mort, et la méchanceté, les injustices continuent. Terrible. Maman, je pense à toi, pourquoi ils t’ont fait ça, s’exclament les orphelines, les orphelins, les veufs.

LA GARDE DES ENFANTS DEVANT LE JUGE

Voici une autre grosse injustice, aggravée par le fait que souvent, ce sont encore des magistrats femmes qui se liguent avec des hommes véreux, corrupteurs, méprisants, irresponsables et violents, pour confier la garde des enfants à des voyous. Le phénomène est récurrent, vexant et choquant. On en arrive à enlever à une mère qui dispose de moyens, qui est sérieuse, affectueuse et responsable, pour les donner à des bandits qui ne dorment même pas à la maison, et qui roulent avec une multitude de concubines. Pauvres femmes, pauvres mères.

On croyait que l’arrivée des femmes en nombre dans la magistrature allait inverser la tendance, mais non, les choses se sont au contraire empirées. Tu vas voir, je vais te montrer que je suis puissant et que tu ne vaux rien. C’est le mec qui parle, menace, insulte et humilie, parce qu’il a corrompu le (la) juge, pour avoir des enfants dont il ne s’occupera pas. Souvent il dit toutes bêtises en plein tribunal, impunément.

Parlons au moins de ces deux points, pour cette édition du 8 mars 2026, et nous aurons un peu fait avancer les droits des femmes, des mamans, des mères, des porteuses de l’humanité, de celles qui vont mourir sur les tables d’accouchement et dans les couloirs des maternités. D’autres sortent de là, pour crever deux ou trois jours plus tard la maison. Okoooh, Cameroun, pitié !

Yaoundé, le 06 mars 2026

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi

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Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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