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Grand Prix de l’Écriture Journalistique 2026 : Joël Godje Mana vainqueur à visage humain

La première édition du concours EuroAfricAward a rendu son verdict ce mardi 10 mars 2026.Au terme d’une compétition acharnée qui a mobilisé des milliers de plumes à travers le continent, c’est le journaliste camerounais Joël Godje Mana qui s’impose comme le grand vainqueur. Portrait d’un « éclaireur des causes silencieuses » dont le projet dédié aux enfants vulnérables a fait l’unanimité.
L’image a fait le tour des réseaux sociaux . Un regard déterminé derrière des lunettes fines, un sourire humble et, en arrière-plan, la silhouette de l’Afrique. Joël Godje Mana vient de graver son nom dans l’histoire du journalisme africain en remportant le prestigieux Grand Prix de l’Écriture Journalistique 2026. Avec plus de 13 500 votes à son actif, il se hisse sur la première marche du podium de l’Afrique Francophone.
De 10 000 candidats à 300
Il faut rappeler que le concours très discret, à évoluer dans un atmosphère très restreint et sélectif pour éviter la corruption.
Le chemin vers ce sacre n’a pas été de tout repos. Il faut rappeler qu’au lancement de cette première édition, ils étaient pas moins de 10 000 candidats sur la ligne de départ. Après une sélection rigoureuse basée sur l’excellence éditoriale et la pertinence des sujets, seuls 300 journalistes sont restés en lice, tous ayant atteint le seuil critique des 300 points requis. C’est au sein de ce cercle restreint que le vote du public et l’évaluation du jury ont finalement plébiscité le projet de Joël Godje Mana, le propulsant au rang de numéro 1.
Le choix du cœur : le journalisme « humanitaire »
Si le projet de Joël Godje Mana a frappé les esprits, c’est avant tout par sa dimension profondément humaine. Dans une ère médiatique où le narcissisme l’emporte parfois sur le fond, le lauréat a choisi une voie singulière . Celle des oubliés. Son projet d’avant-garde se concentre sur la protection et le soutien des enfants vulnérables, notamment ceux privés de leur joie par les affres de la guerre.
Originaire de l’Extrême-Nord du Cameroun, mais profondément lié au Littoral, Joël incarne cette nouvelle génération de journalistes qui refusent d’être de simples spectateurs du malheur. Déjà aperçu dans des zones de conflit au Soudan, au Yémen ou en RDC, il ne s’y rend pas uniquement pour le scoop, mais pour agir en faveur de l’enfance, une mission confirmée par ses engagements auprès de diverses ONG.
Une tête bien faite au service de la paix
Ce succès est le fruit d’un parcours académique et professionnel impressionnant. Titulaire d’un Master en communication digitale de l’Université Française et formé à l’ISTIC-ESSTIC de Yaoundé, Joël a forgé ses armes dans de nombreuses rédactions (Défis Actuels, Afrique54.net, LTM TV, BFMTV, H3TV, 7vieTV, Africa24, DiaspoTV ,2TNRTV etc.). Il a souvent rappelé l’influence de ses mentors, tels que François MBambou, Hervé Tiwa , Baudouin Nyobé ou Jean Mari Molo Olinga, Alain Ghislain Kanga, Junior Haussein qui ont su cultiver en lui cette soif de dénoncer les injustices.
Lors d’une intervention remarquée en 2024 au Sénégal sur la RTS, il confiait avec mystère et humilité : « Je me sacrifie pour l’avenir de nos enfants ». Une promesse qu’il tient aujourd’hui par l’excellence de son travail.
Un tremplin pour l’avenir
Le prix, qui lui sera officiellement remis d’ici mai 2026, est à la hauteur de son ambition. Outre un chèque conséquent, Joël Godje Mana bénéficiera d’un sponsoring majeur pour la réalisation d’un grand format documentaire. Ce soutien lui permettra de mettre en lumière, avec encore plus de force, les causes qui lui tiennent à cœur.
Désigné espoir pour le « journalisme de paix » en Afrique, celui qui figurait déjà parmi les 100 journalistes les plus influents du Cameroun en 2022 s’impose désormais comme un modèle pour la jeunesse africaine. En attendant de le voir porter l’initiative Africa Forum Media Peace en Afrique du Sud l’année prochaine, Joël Godje Mana continue de prouver que la plume peut être le plus beau des boucliers pour les plus démunis.
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Les innovations des Cemac’s Capital Market Awards 2026

Prévue du 23 et 24 avril 2026 à Douala, cette cérémonie de récompense des acteurs du marché financier sous régional élargit le champ cette année aux émetteurs et entreprises qui payent leurs dividendes. Ceci en plus d’un colloque international sur le financement de la croissance par les mécanismes boursiers
Les contours de la quatrième édition des Cemac’s Capital Markets Awards (CCMA) sont désormais connus. Ils ont été dévoilés par les organisateurs au cours d’une conférence de presse tenue le 06 avril dernier au siège de la Bourse des Valeurs Immobilières de l’Afrique Centrale (Bvmac). L’évènement se déroulera autour du thème, « Financement de la croissance économique des pays de la zone CEMAC par le marché financier ». Un thème qui mettra sur la table la nécessité d’une transition d’une économie d’endettement bancaire vers une économie de marchés financiers.
Cette édition prévue 23 et 24 avril 2026 à Douala sera comme de tradition marquée par une soirée de distinction des acteurs de l’écosystème financier régional. Mais, ce qui change cette année, c’est surtout le profil des entités à récompenser. « Les Cemac’s Capital Market Awards ne vont plus se limiter aux sociétés de bourse ou aux sociétés de gestion d’actifs. Nous élargissons désormais aux émetteurs et aux entreprises qui distribuent des dividendes », a déclaré le Directeur général de la Bvmac Louis Banga-Ntolo. Les CCMA entendent ainsi valoriser la chaîne de valeur du marché financier, en mettant en vitrine les entreprises qui rémunèrent leurs actionnaires. Ce qui devrait à terme contribuer à renforcer la confiance des investisseurs. Car, les chiffres restent insatisfaisants. Sur plus de 60 millions d’habitants dans la Cemac, on dénombre à peine 10 000 investisseurs. L’élargissement des critères de distinction vise également à instaurer une saine concurrence entre les entreprises cotées. C’est dans cette même lancée qu’est prévue la célébration des 20 ans de la Société des Eaux Minérales du Cameroun, pionnière du marché.
Un autre temps fort de l’évènement sera le colloque international prévu le 23 avril. Animé par les experts, il portera sur les problématiques techniques liées à la mobilisation de l’épargne locale telles que l’optimisation des leviers fiscaux pour attirer les investisseurs institutionnels et sécuriser les placements des épargnants particuliers. L’enjeu selon le Directeur Général de la Bvmac est la structuration d’un environnement capable de transformer les dépôts à vue en ressources longues, pour financer les infrastructures et l’industrialisation.
La transformation digitale sera également au cœur des échanges, en particulier la dématérialisation des titres et la digitalisation de la souscription aux valeurs du Trésor et aux obligations privées. L’axe central sera d’étudier comment capter la liquidité détenue par les millions d’utilisateurs de services de paiement mobile. Une avancée présentée aujourd’hui comme le vecteur principal de l’inclusion financière et de la démocratisation de l’accès au capital pour les PME et les startups de la sous-région.
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Douala: la voie des berges du Wouri prend forme

Les travaux qui visent à faciliter l’accès de certains quartiers des arrondissements de Douala 5 et Douala 3 au centre-ville progressent conformément au calendrier prévu et seront achevés en 2027. Constat fait par le maire de la ville qui a effectué une visite de chantier le 9 avril dernier pour s’en assurer.
En cours depuis le 10 juin 2025, les travaux du projet d’aménagement de la voie sur les berges du fleuve Wouri avancent à un rythme satisfaisant selon le maire de la ville. Roger Mbassa Ndiné a effectué une descente sur le site des travaux le 9 avril dernier pour apprécier le niveau d’avancement des travaux. Les réalisations physiques à ce jour selon les équipes de la municipalité comprennent notamment la démolition des anciens caniveaux sur l’ensemble de la voie de raccordement ; les fouilles et la pose de caniveaux en béton préfabriqué sur certains tronçons. On note également l’approvisionnements en matériaux et éléments préfabriqués en cours tels que la pouzzolane ou des caniveaux préfabriqués en béton.
Globalement, le projet consiste à la construction d’une voie de 10 km entre le rond-point Déïdo et le Rond-point Maetur à Bonamoussadi. Il comprend un quai principal de 2 x 2 voies avec terre-plein central sur une longueur de 3900 m, deux boulevards urbains de 2 x 2 voies avec terre-plein central pour raccorder la voie au rond-point Maetur sur 1700 m d’une part, et du prolongement sur 400 m de l’axe lourd Bepanda. Des voies de déviations vers les zones de carrières identifiées et des passages à niveau pour la traversée du quartier vers le fleuve, un mur de soutènement et des remblais pour des zones marécageuses, une piste piétonne et une voie de desserte pour les quartiers traversés sont aussi prévus. Ceci, en plus des aménagements divers tels que des espaces marchands, belvédères, débarcadères, etc.
Le marché pour la construction a été confié à China First Highway Engineering Company (Cfhec), le groupe chinois qui s’occupe également de l’Autoroute Yaoundé-Douala. Le contrôle technique et la surveillance sont assurées par créaconsult sarl. Le groupe chinois finance les travaux, dont le coût est estimé à 41,4 milliards de FCFA toutes taxes comprises, sous forme de prêt à la CUD, à raison de 4 milliards de FCFA par an. Par contre, la mairie de la ville devait payer une avance de démarrage au taux de 10% de la dette. La période de garantie usuelle de 12 mois et la garantie décennale sur les ouvrages d’art ne sont pas inclus.
Vers une voirie intelligente
Ce projet vise d’une part à faciliter l’accès des habitants des arrondissements de Douala 5 et Douala 3 au centre-ville de Douala, réduisant notamment les embouteillages. Les simulations font état d’une réduction de moins de 30% de temps de trajet moyen sur l’axe nord-sud une fois le projet réalisé. On envisage aussi une baisse de 50% des inondations dans les zones adjacentes du fait de l’aménagement des zones tampons anti-inondations et de la modernisation du réseau hydraulique par une capacité de drainage de plus de 300%. Il est prévu la création de 5 nouveaux pôles économiques riverains et 8.000 emplois directs et indirects à générer.

Les opérations de génie civil ont débuté en novembre 2025 sur le tronçon prioritaire Rond-Point MAETUR Denver, section à faible densité résidentielle, permettant une progression rapide et un impact limité sur les concessions riveraines. Au vu de l’évolution actuelle des travaux, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) rassure que les délais de 24 mois seront respectés. Surtout que les fonds dédiés à l’indemnisation des personnes affectées par le projet « sont disponibles », soutient le super maire, garantissant une libération des emprises dans les meilleurs délais. L’intégralité des travaux est donc attendu au courant de l’année 2027.
Verbatim
Roger MBASSA NDINE, maire de la ville de Douala
« Dans deux ans, les habitants de Douala 5e, Douala 3e, Douala 1er, auront une nouvelle route »

« Je suis un peu satisfait parce que le travail est en progrès. Comme l’a dit la compagnie, ils vont délivrer cette partie l’an prochain. C’est un bon progrès. Bien sûr, le premier délai est à fin mars. Mais on peut accepter d’y aller jusqu’à la fin du mois d’avril ou mai. Ensuite, on peut commencer la deuxième phase. J’espère que cette phase sera terminée l’année prochaine. Je ne peux pas dire exactement quel est le pourcentage. Mais j’ai compris qu’ici, dans cette première phase, s’ils sont prêts à finir le travail dans un mois, cela signifie qu’on a déjà un pourcentage élevé. Peut-être 80 %. On a une deuxième phase qui prendra plus de temps. Vous avez vu que le projet dont nous avons parlé depuis est en train de prendre corps. Ce n’est pas un slogan de campagne. C’est une réalité. Et cette réalité, sur le transport que vous venez de voir, c’est à 1,5 km à peu près. Il sera livré dans un mois et demi ou plus tard, dans deux mois. Maintenant, il faudra faire la seconde phase qui, elle aussi, devrait nous permettre de mettre livré en 2027. Ce qui fait que le délai initial qu’on avait prescrit, deux ans, sera tenu. Ce projet est financé entièrement sur les fonds propres de la CUD. Nous avons fait une ingénierie financière qui nous permet de soutenir et de supporter les paiements. Nous sommes heureux de voir que nous avançons et dans deux ans, les habitants de Douala 5e, Douala 3e, Douala 1er, auront une nouvelle route qui permettra de raccourcir le trajet d’ici Bonanjo peut être de 30 minutes. Sinon plus. Cela relève, cela renforce notre volonté d’améliorer la mobilité dans la ville de Douala. Maintenant, il y a des gens qui ont construit sur l’emprise de la route. Heureusement que cette emprise avait été définie. Comme d’habitude, il y a des gens qui pensent que c’est trop large, c’est à peu près 50 mètres, et que jamais l’Etat ne viendra revendiquer son terrain. Mais l’Etat vient toujours revendiquer ce qui lui appartient. Ils partiront sans indemnisation, parce qu’il n’y a aucune raison qu’ils construisent sur la route. Les autres dont les terrains seront expropriés pour cause d’utilité publique feront l’objet d’une indemnisation. Tout le projet au stade actuel est financé. Donc, ce qui reste maintenant, c’est que l’entreprise, sous la mission de contrôle, puisse faire le travail dans les délais prescrits. Elle a commencé un peu lentement, mais vous voyez bien qu’elle accélère, et nous pensons qu’elle tiendra les délais. »
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Mbam et Inoubou : 05 personnes se noient dans le fleuve Mbam

Dans une vidéo devenue virale, des hommes et femmes se lamentent. Ils se tordent de douleur, pleurant et criant de toutes leurs forces. On peut entendre entre autres : « On va doter Flore», « Je vous ai bien dit de ne pas monter, vous êtes toujours monté»,… Des pirogues sont exposées sur le bord d’un fleuve. Ici, on s’affaire à tirer de l’eau un homme, là-bas, un piroguier manœuvre son appareil, deux autres remontent vers la rive. Le récit fait par le lanceur d’alertes Nzui Manto, fait état d’un drame. Des Camerounais qui se sont noyés dans le fleuve Mbam : « Parti en tant que chef de famille d’une délégation de 19 personnes pour le Mbam et Inougou, pour doter la femme d’un de mes fils, tout s’est très bien passé samedi soir et la femme nous a été remise. Puisque c’est une zone enclavée desservie par une barque, nous y avons obligatoirement passé la nuit. Les voitures ayant transporté le nécessaire de la dot devant attendre les services de la Barque pour traverser du côté de Bafia. Nous sommes arrivés le matin au point d’embarquement à 10 heures et la barque qui avait de petits soucis techniques se trouvait de l’autre côté. On nous a demandé d’attendre 30 minutes pour que les services reprennent. C’est à ce moment qu’à mon insu, 12 membres de ma famille ont embarqué dans une pirogue à moteur pour, disent-ils, faire du tourisme sur cette branche de la Sanaga », rapporte le lanceur d’alertes, sans citer nommément l’auteur du récit qu’il rend public. « Juste 10 minutes après, j’ai entendu les cris des chalutiers restés à quai: ils ont chaviré ! Ils ont chaviré! Les secours se sont mis en branle et seuls 7 des 12 personnes embarquées sur la pirogue ont été sauvées », poursuit le récit.
La vidéo postée par le lanceur d’alertes Nzui Manto
Le journaliste Jean de Dieu Bidias, originaire du coin, confirme ce récit, en le complétant : « cinq compatriotes dont quatre membres d’une même famille partis célébrer une dot à Ngoro, ont été engloutis samedi par les eaux furieuses du fleuve Mbam, au lieudit Guerima à Bafia, à 120 kilomètres de Yaoundéz ».
Avant de commenter : « une tragédie insoutenable, brutale… mais surtout tragiquement prévisible. Car oui, elle aurait pu être évitée si l’État avait pris la mesure de ses responsabilités en construisant, depuis 1960, un pont sur cette traversée vitale pour l’économie de la région du Centre », accuse-t-il. Et de fait, la traversée du fleuve Mbam est un parcours du combattant. Elle se fait soit en bac, dispositif « moyenâgeux » de communication fluviale, soit en pirogue. La pirogue à moteur étant un luxe. Toujours est-il que le bac est le moyen le plus usité par les voyageurs entre les départements du Mbam et Inoubou et du Mbam et Kim ; et les populations riveraines. Mais selon des sources concordantes, ce bac est une vieille embarcation régulièrement en panne, que la délégation départementale du ministère des Travaux publics essaie de maintenir en vie avec peine.
C’est beaucoup plus sur les réseaux sociaux et la presse privée que cette information circule. Les médias public n’en font pas cas. Le sous-préfet de Ngoro, Brice Charly Meke Olinga, a restreint les activités sur le fleuve, notamment les surcharges. Question de diminuer les risques de drames.
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