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Conflit Iran–États-Unis–Israël : quels impacts économiques pour l’Afrique

Par Haiwang Djamo, Analyste de Recherche et Henri Kouam, Directeur Exécutif CEPI
Introduction
Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis est une menace pour la stabilité économique mondiale. Il faut se rendre à l’évidence que les conflits géopolitiques ne restent jamais confinés à une seule région. Ces derniers se transmettent rapidement aux marchés mondiaux de l’énergie, aux chaînes d’approvisionnement et aux prix des produits alimentaires. Et pour l’Afrique, dont de nombreux pays dépendent encore largement des importations d’énergie et de denrées alimentaires, le prolongement de cette guerre pourrait déclencher un choc économique important. C’est pourquoi, conscientes des risques, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et l’Union africaine ont exprimé leur inquiétude face aux conséquences possibles de cette crise pour les économies africaines. En fin de compte, nous avons besoin de stimuler l’entreprenariat et la liberté économique.
Le risque d’un choc pétrolier mondial
Le Golfe Persique concentre une part importante de la production pétrolière. Le détroit d’Ormuz est une voie maritime pour le commerce du pétrole, où une grande partie du pétrole mondial y transite chaque jour. Environ 17 à 18 millions de barils de pétrole y transitent quotidiennement. Si le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis persiste, cela pourrait perturber le passage des navires et provoquer une hausse rapide des prix du pétrole sur le marché mondial.
Une telle situation aurait des effets immédiats sur les économies africaines. La plupart des pays d’Afrique importent du carburant ou des produits pétroliers raffinés (environ 120 millions de tonnes par an). En effet, lorsque le prix du pétrole augmente sur le marché international, les conséquences sont inévitables car le prix du carburant augmente aussi dans les pays africains.
Cette hausse du carburant affecte donc toute l’économie. Les coûts de transport deviennent plus élevés, les prix des produits alimentaires augmentent et les entreprises doivent faire face à des coûts de production très importants. Et au final, ce sont les ménages qui ressentent les effets de cette situation, avec une augmentation du coût de la vie et une baisse du pouvoir d’achat.
Les risques pour la sécurité alimentaire
L’Afrique dépend encore fortement des importations des produits alimentaires. Par exemple, environ 40 % des céréales consommées sur le continent sont importées, tandis que plus de 80 % des engrais utilisés en agriculture proviennent de l’extérieur. La guerre en Ukraine pour ne citer que celle-là, a déjà montré à quel point un conflit international peut provoquer des perturbations importantes sur les marchés agricoles mondiaux. La crise au Moyen-Orient vas entraine une hausse du coût de l’énergie et du transport maritime et les prix des denrées alimentaires pourraient également augmenter – un risque pour les Africains qui importent presque 40% de ce qu’il consomme. De surcroit, dans de nombreux pays africains, une grande partie des revenus des ménages est consacrée à l’alimentation. Une telle hausse pourrait donc aggraver la pauvreté et accroître les tensions sociales.
Les économies africaines restent structurellement vulnérables aux chocs extérieurs
Les pays africains sont très vulnérables aux chocs extérieurs. Beaucoup de pays font déjà face à des niveaux d’endettement élevés. L’inflation est persistante et la croissance économique est fragile. Dans ce contexte, une hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires pourrait compliquer davantage la gestion macroéconomique. Par conséquent, les gouvernements pourraient être obligés d’augmenter les subventions pour maintenir les prix du carburant à un niveau acceptable. Au Cameroun, l’inflation reste élevée, après 7% en 2023, l’inflation a reculé à 4.5% en 2024 avant d’arriver à 3.1%. Notre dette est très soutenable Parra port a d’autres pays Africains mais, si Iran ferme le Strait et continue de bomber les infrastructures des autres pays, le Camerounais vont payer cher. N’oublions pas que le Cameroun comme tant d’autre ne raffine pas le pétrole qui est utiliser dans les voitures et avions.
Les africains ne produisent pas beaucoup
À l’heure actuelle, la raffinerie nigériane de Lagos produit 650 000 barils par jour, tandis que les anciennes raffineries publiques de Port Harcourt et Kaduna sont en cours de réhabilitation. D’autres pays comme l’Égypte et l’Afrique du Sud exploitent des raffineries, mais celles-ci ne suffisent pas à répondre à la demande africaine, avec une production de seulement 120 000 à 160 000 barils par jour.
La plus grande raffinerie d’Afrique du Nord, située en Algérie, n’a qu’une capacité de 350 000 barils par jour. Au total, l’Afrique produit moins de 5 millions de barils par jour de pétrole raffiné pouvant être utilisé dans les vélos et les motos, alors qu’elle en a besoin. L’Afrique importe actuellement environ 120 millions de tonnes de produits pétroliers, pour un montant estimé à 90 milliards de dollars, principalement en provenance du Moyen-Orient, de l’Inde et de l’Europe, sous l’impulsion de l’Afrique du Sud, du Nigeria, de l’Égypte et du Maroc. Étant donné qu’un tiers des pays africains sont menacés par le surendettement, la hausse des prix du pétrole pourrait compromettre une reprise déjà fragile et aggraver l’impact de l’augmentation du niveau d’endettement.
L’urgence de renforcer la résilience économique via la zone de libre-échange continentale africaine (zlecaf)
Chaque crise mondiale rappelle la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa résilience économique. Le conflit au Moyen-Orient le rappelle encore une fois. N’est-ce pas une autre occasion d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf ?
En effet, la dépendance du continent aux importations d’énergie, d’engrais et de produits alimentaires rend les économies africaines particulièrement vulnérables aux crises internationales. La ZLECAf pourrait contribuer à réduire cette vulnérabilité en stimulant le commerce intra-africain et en facilitant la circulation des produits agricoles et industriels entre les pays africains.
Le renforcement des chaînes de valeur régionales dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’agro-industrie et l’énergie pourrait également permettre aux pays africains de mieux absorber les chocs extérieurs. Par exemple, une meilleure coopération régionale dans la production d’engrais, la transformation agricole ou encore les infrastructures logistiques pourrait réduire la dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs.
Recommandations
Le Cameroun doit investir dans SONARA pour raffiner le pétrole en produits utilisable par les camerounais. Si Dangote l’as fait au Nigeria, nous pouvons aussi le faire avec un peu de volonté. Il faut supporter la mise en œuvre de la ZLECA et la libéralisation des marchés pourrait attirer les investisseurs. Nous n’avons pas besoin de plus d’incitations fiscales car 10 ans sans impôts, zero charge sur les titres fonciers reste louable. Il faut populariser ces mesures pour attirer les investisseurs et trouver une véritable solution au problème de la corruption.
Conclusion
Les crises géopolitiques ont toujours des répercussions économiques bien au-delà des régions directement concernées. Pour l’Afrique, l’enjeu ne consiste pas seulement à observer l’évolution du conflit, mais à anticiper ses conséquences économiques. Cette crise et toutes celles qui ont précédées devraient donc servir de leçon car, la résilience économique repose avant tout sur la diversification des sources d’énergie, le renforcement de la production locale et l’approfondissement de l’intégration économique régionale. Dans cette perspective, la mise en œuvre effective de la ZLECAf apparaît comme un levier essentiel pour renforcer la résilience économique du continent.
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Election à la Société civile camerounaise des droits voisins : Deux têtes de listes affichent déjà leurs ambitions

L’élection est prévue le 5 octobre 2026 pendant que la campagne bat déjà son plein dans les réseaux sociaux.
A deux semaines de l’élection à la Société civile camerounaise des droits voisins (SCDV) prévue le 5 octobre 2026, les candidats dévoilent leurs intentions et leurs projets. A date, deux têtes de liste affichent leurs ambitions. Il s’agit de Dr Claude Edgard Akono, connu sous le nom de «Don Compâdre» d’une part et d’Aladji Touré d’autre part, arrangeur, directeur artistique et ancien Président du conseil d’administration (PCA) de cet organisme.
Pour Don Compâdre, la liste est déjà connue. Elle est constituée de 16 membres dont lui-même comme président, 3 vice-présidents, 2 secrétaires généraux et 10 autres membres. Ils ont été présentés au cours d’un point de presse donnée le 22 septembre dernier au Centre culturel camerounais à Yaoundé.
Dans cette liste, on retrouve le réalisateur et metteur en scène Ebénézer Kepombia, la chanteuse et productrice culturelle Sissy Dipoko et David Ayem, artiste connu sous le nom de « Fozo de Prince » comme vice-président. Cameroon Triune indique que la comédienne Blanche Bilongo postule dans cette liste au poste de secrétaire général numéro 2 et les artistes musiciens Nicole Mara, Ayissi Leduc et Jo Papyto y figurent comme membres.
Expérience
Pour la candidature de Aladji Touré, c’est plus de 600 albums arrangés et une collaboration d’environ 1 500 artistes qui seront mis en exergue. Ce musicien bassiste, arrangeur, producteur, chef d’orchestre et directeur artistique n’est pas étranger au poste auquel il aspire.il a assumé ces fonctions à la création de cet organisme en 2017 pour un mandat initial de 5 ans.
Membre fondateur de la SCDV, Aladji Touré est également le premier PCA. Dans sa déclaration de candidature, il s’engage à faire avancer concrètement la mise en œuvre de la copie privée en poursuivant le dialogue avec les pouvoirs publics et les partenaires pour une rémunération juste au bénéfice des titulaires de droit.
Pour mémoire, le processus pour les élections à la Société civile des droits voisins (SCDV) est lancé depuis le 20 août 2026, après 4 années de flou sur son fonctionnement. Un groupe de travail présidé par le magistrat Augustine Cyril Bikok Mbaby, accompagné d’une dizaine de membres a déjà été mis en place le 3 septembre dernier, sur la base des textes organiques fondamentaux issus de l’assemblée constitutive de la SCDV du 15 juillet 2017.
Cette instance est chargée de piloter l’ensemble des opérations électorales. Il s’agit entre autres de : publier la liste électorale au plus tard, 2 semaines avant le scrutin ; élaboré les fiches d’identification ; recevoir et examiner les candidatures ; traiter les contentieux ; organiser et superviser le vote ; proclamer les résultats et installer les nouveaux dirigeants.
Après le nettoyage de fichier, 1498 membres ont été retenus. Sur les 558 souscriptions enregistrées dans les services déconcentrés du ministère des Arts et de la culture (Minac), 387 souscripteurs ont été authentifiés et retenus.
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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel

Il s’agit des fonctionnaires de greffes aux commissions administratives paritaires à l’issue du scrutin du 19 août 2026. Ils ont été élus pour un mandat de 3 ans.
Grade d’administrateur principal des greffes
- Ngandeu Gabriel Sylvain, en service au parquet général près la Cour d’appel de l’Est
- René Akumbo Niyeng, chef de la section Common Law à la Chambre judiciaire de la Cour suprême
- Wandah Tchamba Armel Edith, en service au greffe du tribunal de première instance de Douala-Ndokoti
- Ngoe Itoe; greffier en chef du tribunal de première instance de Batibo.
Grade d’administrateur des greffes
- Buoyinde Amos Nyoh, en service au greffe de la cour d’appel du Sud-Ouest
- Etoundi Binzi Pierre Thibault, en service au greffe du tribunal de première instance de Bafoussam
- Aminatou Djibrila épouse Alfaki Dodo, chef de la section de droit traditionnel au greffe de la cour d’appel de l’Adamaoua
- Oumenguele Esseba, en service au parquet général près le Tribunal criminel spécial.
Grade de greffier principal
- Goldai, en service au greffe du tribunal de première instance de Maroua
- Tanyi Terence Ebini, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Mbengwi
- Dangpel Fidèle, en service au parquet général près la cour d’appel de l’Adamaoua
- Denis Tiaga Mihkom, chef de Bureau des affaires pénales et des affaires en transit au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Bangem.
Grade de greffier
- Essono Amougou Paul Cédric, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
- Nkouangue NNkouangue Cyriaque, chef de la section du registre du commerce et du crédit mobilier au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Bangangté
- Ottou Mekando Jean Claude, en service au parquet près le tribunal de première instance de Tiko
- Meliki Carold Patrick, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Nanga-Eboko.
Grade de greffier-adjoint
- Ndokayo Gbongo Anne Georges, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
- Effoudou Paul Hervés, en service au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Tibati
- Essomba Daniel Patrick, en service au parquet général près la Cour d’appel de Centre
- Ebebe Rodrigue, en service au parquet près le tribunal de Première instance de Yaoundé-Centre administratif.
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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »

Comment le Solar Connect Africa compte-t-il stimuler l’innovation, créer des opportunités d’affaires et rapprocher les acteurs pour développer le marché du solaire et du stockage d’énergie ?
Solar Connect Africa part d’un constat simple : les solutions existent, mais elles doivent être mieux connectées aux besoins des populations et des entreprises. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, le salon réunira plus de 100 exposants, 1 500 visiteurs professionnels et un large public composé de ménages, PME, grandes entreprises, industriels, investisseurs, collectivités territoriales et administrations publiques.
Un dispositif spécifique de mobilisation des visiteurs permettra d’atteindre chaque catégorie de public à travers les médias, les réseaux professionnels, les organisations sectorielles et les relais institutionnels. Merci à la CVUC et à la CCIMA pour leur soutien institutionnel, essentiel à cette mobilisation. Afin de renforcer la dimension matchmaking de l’événement, un programme structuré de rencontres B2C, B2B et B2G transformera la présence d’un public pertinent en opportunités concrètes.
Les exposants pourront présenter des solutions adaptées en matière de solaire, de stockage intelligent, de mobilité électrique et de chauffage écologique. Les porteurs de projets rencontreront des partenaires, des clients et des investisseurs capables de faire avancer leurs initiatives. Les conférences et ateliers renforceront aussi les compétences des techniciens, des entreprises et des décideurs. Notre ambition est claire : transformer chaque rencontre en partenariat, chaque projet en investissement et chaque innovation en solution utile contre la pauvreté énergétique.
Vous identifiez le coût élevé des équipements et l’accès limité au financement parmi les principaux obstacles au développement du marché. Quelles solutions de financement seront concrètement mises sur la table durant cette édition pour les PME, les collectivités et les projets solaires ruraux camerounais ?
Le financement sera au cœur de cette édition : un projet utile ne doit plus rester bloqué faute de ressources. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, Solar Connect Africa mettra en relation les PME, les collectivités et les porteurs de projets ruraux avec les banques, les investisseurs et les partenaires au développement. Les discussions porteront sur des solutions concrètes : prêts verts, garanties, crédit bail, paiement à l’usage et partenariats public-privé.
Les séances plénières permettront d’identifier les conditions nécessaires pour rendre les projets solaires crédibles, bancables et finançables. Comme exemple, le FEICOM interviendra sur les plateaux de discussion afin d’enrichir les échanges sur les mécanismes de financement accessibles aux collectivités territoriales décentralisées et sur les conditions de réalisation de projets solaires bancables. Les collectivités pourront ainsi structurer des projets d’éclairage public, de pompage d’eau, d’électrification des écoles et des centres de santé.
Les PME et les opérateurs ruraux pourront présenter leurs besoins, rencontrer des financeurs et construire des partenariats adaptés à leur capacité de remboursement. Nous invitons les institutions financières qui proposent déjà ces outils ou souhaitent investir dans le solaire à participer activement au salon. Ensemble, nous devons créer une dynamique performante et durable, capable de transformer les besoins énergétiques du terrain en investissements et en réalisations concrètes.
Qu’est-ce que l’agrivoltaïque, quels projets concrets sont prévus au Cameroun et une collaboration avec le ministère de l’Agriculture est-elle envisagée pour développer ces projets dans le secteur agricole ?
L’agrivoltaïque consiste à produire de l’électricité solaire au-dessus ou à proximité des cultures, tout en continuant à exploiter les terres agricoles. Les panneaux peuvent réduire l’évaporation de l’eau et alimenter l’irrigation, le pompage, le stockage et la transformation des récoltes. Au Cameroun, les projets concernés peuvent viser les périmètres maraîchers, les coopératives, les stations de pompage, les fermes d’élevage et les unités rurales de conservation et de transformation.
L’objectif est concret : réduire les coûts d’énergie, améliorer la production et limiter les pertes après récolte. Une collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est envisagée pour identifier les sites adaptés, accompagner les producteurs et développer des projets pilotes. Nous invitons tous les acteurs de l’agriculture et de l’élevage — collectivités, exploitants individuels, coopératives, entreprises et techniciens — à participer au forum en présentant leurs expériences et les difficultés énergétiques rencontrées au quotidien.
Les rencontres B2C, B2B et B2G permettront de mettre directement en relation les producteurs, les fournisseurs de solutions, les investisseurs, les collectivités et les administrations. Cette thématique sera approfondie avec des experts lors d’une séance plénière le 13 novembre 2026. Venez avec vos réussites, vos besoins et vos contraintes : c’est à partir des réalités du terrain que nous construirons des solutions solaires utiles, accessibles et réplicables.
Au-delà de l’installation de panneaux importés, comment comptez-vous développer une véritable filière solaire locale au Cameroun, notamment dans l’assemblage, la maintenance, le stockage et le transfert de compétences, et quels résultats concrets attendez-vous des partenaires de Solar Connect Africa ?
Notre ambition est de transformer le potentiel considérable de la demande solaire au Cameroun en une véritable filière industrielle, professionnelle et durable. Le volume du marché est important : ménages, entreprises, collectivités, industries, agriculture et sites isolés ont besoin de solutions fiables, abordables et adaptées. Pour y parvenir, nous devons développer l’assemblage local, la maintenance, le stockage, la formation et le transfert de compétences, tout en maîtrisant les coûts pour rendre les équipements accessibles. Il est également essentiel de définir et d’appliquer des normes claires sur la qualité des matériels, l’installation, la sécurité, la performance des batteries et le service après-vente.
Une session plénière sera consacrée à l’emploi des femmes et des jeunes, afin d’identifier des actions concrètes et évolutives pour créer des emplois de qualité sur toute la chaîne de valeur, au Cameroun et dans la région. Nous remercions le MINEFOP et le MINRESI pour leur appui institutionnel à cette démarche. Nous saluons aussi le travail intense mené par le MINEE, parrain de Solar Connect Africa, ainsi que par l’ARSEL, pour encadrer le secteur solaire et contribuer à son évolution vers une filière industrielle et professionnelle. Avec plus de 100 exposants et 1 500 visiteurs professionnels, le salon doit permettre de conclure des partenariats, de lancer des projets d’assemblage pourquoi pas ? et de structurer des programmes de formation et de maintenance. Notre objectif est clair : faire du solaire un secteur créateur d’emplois, générateur de valeur locale et capable de répondre durablement aux besoins énergétiques du Cameroun.
Interview réalisée par Fabrice BELOKO
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