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Boutiques Duty free : Lagardère obtient un accord triennal avec les Douanes dans les aéroports camerounais

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Boutiques Duty free : Lagardère obtient un accord triennal avec les Douanes dans les aéroports camerounais
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(Investir au Cameroun) – La Direction générale des douanes (DGD) du Cameroun a conclu un accord de partenariat de trois ans avec Lagardère Travel Retail Cameroun afin d’encadrer et de faciliter l’exploitation des boutiques hors taxes (duty free) et des entrepôts sous douane dans les aéroports du pays.

Signé le vendredi 6 mars 2026, cet accord, renouvelable, fixe pour trois ans le cadre opérationnel applicable aux activités de Lagardère Travel Retail Cameroun dans les plateformes aéroportuaires camerounaises.

Obligations de Lagardère Travel Retail Cameroun

Selon les termes du protocole, Lagardère assurera le dédouanement des marchandises destinées à ses boutiques hors taxes et à ses entrepôts situés à Douala et à Yaoundé-Nsimalen. L’entreprise devra également tenir un registre numérique de l’ensemble des mouvements de stocks, accessible aux autorités douanières sur demande.

Lagardère s’engage en outre à respecter la réglementation douanière et fiscale camerounaise, notamment le Programme de sécurisation des recettes douanières et la réglementation des changes. L’entreprise devra aussi autoriser des contrôles inopinés des douaniers sur les marchandises importées bénéficiant d’une suspension de droits et taxes, ainsi que sur les produits exposés dans les boutiques aéroportuaires, y compris celles situées dans les zones publiques.

Le protocole prévoit également la mise en place d’une soumission cautionnée générale couvrant les opérations effectuées dans les boutiques hors taxes et les entrepôts sous douane. Une garantie bancaire renouvelable ou une garantie mutuelle devra par ailleurs être fournie dans le système douanier CAMCIS afin de couvrir les déclarations d’entrepôt.

L’entreprise assumera une responsabilité conjointe en cas de dépassement des franchises hors taxes par les acheteurs et devra signaler tout dommage aux marchandises aux autorités douanières, conformément à la réglementation en vigueur. L’accord comprend aussi des dispositions encourageant la promotion des produits fabriqués localement dans les boutiques duty free opérant dans les aéroports du Cameroun.

Engagements des Douanes camerounaises

De leur côté, les douanes se sont engagées à faciliter les procédures et à soutenir les opérations de Lagardère. Les autorités autoriseront l’utilisation d’un système de comptabilité des stocks agrégé couvrant les stocks détenus dans les entrepôts sous douane de Douala et de Yaoundé-Nsimalen, les marchandises disponibles dans les boutiques hors taxes, ainsi que le magasin Relay situé dans la zone publique d’enregistrement.

L’administration autorisera également le transfert de marchandises entre les points d’entrée — ports, aéroports et gares ferroviaires —, les entrepôts sous douane et les boutiques aéroportuaires, sous la responsabilité de Lagardère Travel Retail Cameroun.

Les boutiques situées dans les zones d’arrivée des aéroports de Douala et de Yaoundé-Nsimalen pourront opérer soit en duty free, soit en points de vente TTC, selon le statut du voyageur. Les douanes permettront aussi les ventes hors taxes dans les zones d’arrivée et de départ et autoriseront Lagardère à mettre en place une garantie générale dans le système CAMCIS couvrant les activités des boutiques duty free.

L’accord autorise en outre l’utilisation de certains produits destinés à la vente comme testeurs, notamment des parfums lorsque les fournisseurs ne fournissent pas d’échantillons, à condition que ces produits soient déclarés en vente TTC dans les limites réglementaires. Les autorités douanières conservent enfin le pouvoir de prendre des mesures conservatoires en cas d’infraction confirmée, y compris la fermeture temporaire de la boutique concernée, dans l’attente des résultats des enquêtes.

Cadre et objectifs du protocole

Selon les autorités, le protocole s’applique à l’ensemble des activités menées par Lagardère Travel Retail Cameroun dans les boutiques sous douane des aéroports du pays. Il est conforme au Code des douanes de la CEMAC, à la réglementation du commerce extérieur et des opérations hors taxes, aux accords de concession avec les gestionnaires d’aéroports, ainsi qu’à l’Instruction ministérielle du 27 octobre 2025 fixant les modalités d’ouverture et d’exploitation des boutiques sous douane en aéroport.

Les douanes indiquent que l’accord vise également à faciliter les échanges, réduire les coûts et les délais de transit, sécuriser les recettes douanières et fiscales, améliorer la conformité et renforcer l’échange d’informations entre les deux institutions. L’objectif est de soutenir l’activité commerciale dans les zones aéroportuaires et de renforcer l’attractivité et la compétitivité des plateformes aéroportuaires internationales du Cameroun pour les voyageurs et les opérateurs économiques.

Mercy Fosoh

Lire aussi:

14-04-2025 – Boutiques duty-free : Lagardère investit plus de 3 milliards FCFA dans les aéroports de Douala et Yaoundé

12-09-2024 – Aéroports du Cameroun : le Français Lagardère décroche un contrat de 10 ans pour la gestion des Duty Free à Douala et Yaoundé

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Elections législatives et municipales 2027 : Djeukam Tchameni s’adresse aux partisans du boycott !

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Djeukam Tchameni, cadre de l’Union pour le Changement au Cameroun a mis en garde contre le boycott des élections municipales et législatives de 2027. Depuis […]

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le SNJC dénonce l’impunité des assassinats de journalistes et réclame justice

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le SNJC dénonce l’impunité des assassinats de journalistes et réclame justice
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Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) s’indigne contre l’assassinat des journalistes et professionnels des médias au Cameroun ces dernières années en appelant différents intervenants à faire cesser l’impunité qui continue de régner.

L’exercice de la profession de journaliste et d’autres professions connexes expose les professionnels à divers dangers au Cameroun. Outre des menaces passagères, des menaces persistantes, des atteintes à l’intégrité physique ou morale et bien d’autres maux dont ils sont victimes, des professionnels vont jusqu’à perdre leur vie. Dans le monde, 15 journalistes ont été tués en 2026 dans le cadre de l’exercice de leur profession.

Au Cameroun ces dernières années, les décès de Bibi Ngota, de Jules Koum Koum, de Samuel Wazizi, d’Ernestine Quandie, d’Anye Nde Nsoh, de Becky Jeme Iyabo et de Martinez Zogo continuent d’interroger. Les circonstances de ces décès ne sont pas toutes clairement élucidées, les responsabilités ne sont pas non plus établies. Le Syndicat condamne toutes les atteintes à la vie, à l’intégrité physique et morale, à la liberté et à la dignité des journalistes. « Aucun désaccord éditorial, aucune critique, aucune enquête journalistique ne saurait justifier la violence ou la répression ».

Au-delà de cette condamnation, le SNJC se penche avec regret sur la problématique du règne de l’impunité. Les questions soulevées sont multiples : « Qui a commandité le meurtre ? Qui a planifié le crime ? Qui en est véritablement responsable ? », s’interroge le SNJC en montrant que les responsables sont des maillons d’une chaîne. Le syndicat s’indigne ainsi contre une réalité difficile à accepter : l’impunité des crimes commis contre les journalistes et les professionnels des médias. On doit pourtant y mettre fin.

Pour l’organisation, « l’impunité est une responsabilité universelle. Y mettre fin signifie tenir les personnes qui ordonnent l’assassinat de journalistes responsables de leurs crimes et les traduire en justice ». Face à un crime contre ces professionnels, la vérité, la justice indépendante, impartiale et diligente ainsi que la réparation appropriée constituent des droits pour les familles, pour l’opinion. Alors que le pays n’a pas encore atteint ce niveau de protection des journalistes et de sanction de ceux qui les menacent et les tuent, le syndicat interpelle divers acteurs.

D’abord les autorités judiciaires pour la conduite accélérée des procédures, la transparence et l’impartialité. Ensuite les pouvoirs publics pour garantir la sécurité des journalistes et la création d’un environnement favorable à l’exercice libre et indépendant du journalisme. Les forces de défense et de sécurité, afin de respecter les droits des journalistes, s’abstenir de toute intimidation, violence ou entrave à leur travail. Les responsables politiques et administratifs pour qu’ils renoncent aux discours de haine, aux menaces et aux campagnes de stigmatisation contre les professionnels des médias.

Enfin les institutions nationales et internationales de défense des droits humains pour qu’elles suivent les affaires de crimes commis contre les journalistes au Cameroun et contribuent à la lutte contre l’impunité.

À l’occasion de la 13ᵉ journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes le 2 novembre 2026, le SNJC recommande aux journalistes de renforcer leur solidarité. De documenter les menaces et les agressions dont ils sont victimes et d’utiliser tous les mécanismes disponibles pour signaler les atteintes à leur sécurité.

L’édition 2026 de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes est : « Les menaces évoluent, l’impunité demeure ».

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

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Gasoil : le coût d’importation atteint 984 FCFA/litre, le soutien de l’État approche 440 FCFA en novembre

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Gasoil : le coût d’importation atteint 984 FCFA/litre, le soutien de l’État approche 440 FCFA en novembre
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(Investir au Cameroun) – Le coût d’importation du gasoil au Cameroun atteint 984,46 FCFA le litre en novembre 2026, contre 974,93 FCFA en octobre, selon la nouvelle structure des prix de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH). Cette hausse de 9,53 FCFA porte la ligne « soutien/remboursement État » à 439,83 FCFA par litre, contre 430,30 FCFA un mois auparavant. Le prix réglementé à la pompe reste fixé à 828 FCFA à Douala. Le seul coût d’importation dépasse ainsi de 156,46 FCFA le montant payé par le consommateur.

L’augmentation du soutien est plus prononcée pour le pétrole lampant. La compensation unitaire inscrite dans la structure tarifaire atteint 722,34 FCFA le litre en novembre, contre 660,09 FCFA en octobre, soit une progression de 62,25 FCFA (+9,4 %). Le coût d’importation de ce produit ressort à 912,93 FCFA, pour un prix de détail maintenu à 350 FCFA. À l’inverse, le super enregistre une légère baisse de son coût d’importation, de 702,60 à 701,82 FCFA le litre. Son soutien unitaire recule également, de 205,76 à 204,98 FCFA, tandis que son prix à la pompe demeure fixé à 840 FCFA.

Pour le gasoil, le renchérissement ralentit nettement après plusieurs mois de hausse. Entre septembre et octobre, son coût d’importation avait augmenté de 114,83 FCFA, soit 13,4 %, contre seulement 0,98 % entre octobre et novembre. Mais depuis juillet, où il s’établissait à 653,85 FCFA, il a progressé de 330,61 FCFA (+50,6 %). Sur la même période, le soutien inscrit dans la structure tarifaire est passé de 109,22 à 439,83 FCFA par litre, soit une augmentation identique de 330,61 FCFA.

Cette évolution intervient alors que le gouvernement fait face à une augmentation de la charge liée au maintien des prix administrés. Dans un entretien publié le 14 octobre parInvestir au Cameroun, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, avait évalué à 57 milliards de FCFA le soutien aux carburants pour le seul mois de septembre 2026, sans préciser le statut comptable de cette somme. Le Fonds monétaire international (FMI) avait également averti, le 1er octobre, que les importantes subventions aux carburants contribueraient à une nouvelle dégradation du solde budgétaire camerounais en 2026.

Les montants unitaires de novembre ne permettent toutefois pas de déterminer la dépense effectivement supportée par les finances publiques. La ligne « soutien/remboursement État » correspond à un ajustement dans la formule tarifaire. Le calcul de la charge budgétaire dépend notamment des volumes concernés, des compensations reconnues et des paiements réellement exécutés.

La structure applicable du 1er au 30 novembre 2026 au dépôt de Douala-Bonabéri détaille le mécanisme. Pour le gasoil, le prix du produit importé s’établit à 848,53 FCFA le litre. Après intégration des droits de douane, de la TVA, des autres prélèvements et des frais liés au service d’importation, son coût atteint 984,46 FCFA. La structure ajoute notamment la marge de l’importateur avant de faire intervenir le soutien de 439,83 FCFA, qui contribue à ramener le prix d’entrée au dépôt de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) à 565,37 FCFA TTC.

Le prix final de 828 FCFA intègre ensuite les prélèvements et les charges de distribution. Parmi ces postes figurent notamment 65 FCFA par litre de taxe spéciale sur les produits pétroliers, 54,50 FCFA au titre de la péréquation transport, 47,88 FCFA de soutien à la raffinerie et 22,50 FCFA destinés à la modernisation des infrastructures. Ces composantes restent inscrites dans la structure malgré la hausse du coût d’importation.

Baudouin Enama

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