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au Cameroun, les droits des femmes restent un combat inachevé

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au Cameroun, les droits des femmes restent un combat inachevé
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Au Cameroun, la Journée du 8 mars 2026 n’était pas une simple commémoration : elle a rappelé que droit sans justice reste lettre morte, et que l’action — législative, judiciaire et sociale — est la seule voie pour transformer les promesses en protections effectives.

Selon l’acteur de la société civile Houajié Nkouonkam, au Cameroun, comme ailleurs, la route est longue ; mais l’exigence est claire : droits, justice, action doivent cesser d’être des mots pour devenir des réalités.

« Le 8 mars 2026 a confirmé une évidence douloureuse : les mots « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles » ne sont pas un slogan vide — ils traduisent une urgence juridique et sociale concrète, au plan mondial comme au Cameroun.

Le thème officiel retenu par ONU Femmes pour la Journée internationale des droits des femmes 2026 met l’accent sur trois impératifs : garantir l’égalité juridique, assurer l’accès effectif à la justice, et transformer les engagements en actions mesurables. L’agence onusienne rappelle qu’à l’échelle mondiale les femmes ne disposent en moyenne que de 64 % des droits légaux dont bénéficient les hommes — un chiffre qui sert de fil rouge aux mobilisations du 8 mars.

Au Cameroun, le constat est contrasté : des progrès notables en matière d’éducation et de représentation politique coexistent avec des verrous structurels qui limitent l’exercice effectif des droits des femmes. Les analyses nationales et les ONG signalent que les droits fonciers, la protection sociale des travailleuses informelles et l’accès à la justice restent des points faibles majeurs. La forte présence des femmes dans l’agriculture et l’économie informelle expose une large part d’entre elles à l’absence de couverture sociale et à la vulnérabilité économique.

Sur le plan législatif, le Cameroun conserve des dispositions et des pratiques coutumières qui entravent l’application pleine et entière des droits garantis par le droit écrit. Les tribunaux et les mécanismes de recours sont souvent lents, coûteux et peu accessibles pour les femmes des zones rurales, ce qui transforme des droits formels en droits inaccessibles. Des acteurs de la société civile appellent à des réformes ciblées : harmonisation du droit coutumier avec le droit national, facilitation de l’accès aux titres fonciers pour les femmes, et renforcement des services juridiques gratuits ou subventionnés.

Que faire, dès maintenant ? Trois priorités opérationnelles s’imposent :

1. Réformer les textes pour supprimer les discriminations explicites et protéger les droits fonciers des femmes ;

2. Rendre la justice accessible par des cliniques juridiques, des tribunaux mobiles et la formation des magistrats aux questions de genre ;

3. Sécuriser les revenus des femmes en informalisant l’accès à la protection sociale et en soutenant l’accès au crédit et à la propriété. Ces mesures demandent des financements publics, des partenariats avec la société civile et une volonté politique soutenue.

La Journée du 8 mars 2026 n’était pas une simple commémoration : elle a rappelé que droit sans justice reste lettre morte, et que l’action — législative, judiciaire et sociale — est la seule voie pour transformer les promesses en protections effectives. Au Cameroun, comme ailleurs, la route est longue ; mais l’exigence est claire : droits, justice, action doivent cesser d’être des mots pour devenir des réalités.

Houajié Nkouonkam — Douala, lundi 9 mars 2026″.

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Soja et aviculture : Agribio annonce un accord avec le turc NuNu Export pour un complexe de 4 000 hectares à Yoko

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Soja et aviculture : Agribio annonce un accord avec le turc NuNu Export pour un complexe de 4 000 hectares à Yoko
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(Investir au Cameroun) – Agribio Cameroun Sarl annonce avoir conclu un partenariat technique avec l’entreprise turque NuNu Export pour développer un complexe agro-industriel à Yoko, dans le département du Mbam-et-Kim, région du Centre. Le projet prévoit l’exploitation mécanisée de 4 000 hectares de soja et l’installation d’une huilerie-raffinerie d’une capacité annoncée de 60 tonnes par jour.

Le complexe comprendrait également une ferme avicole implantée sur 1 000 hectares, dotée de 48 bâtiments d’élevage destinés à la production de poulets et d’œufs. Une centrale solaire hybride de 2,5 mégawatts-crête est prévue pour contribuer à son alimentation électrique. Les promoteurs tablent sur la création de plus de 550 emplois permanents à terme.

L’objectif est d’associer la culture du soja à sa transformation industrielle et à l’élevage avicole. L’huilerie devrait produire de l’huile végétale et des tourteaux utilisables dans l’alimentation animale, notamment pour approvisionner les élevages du complexe. Agribio présente ce modèle intégré comme une contribution à la politique camerounaise d’import-substitution.

À ce stade, les modalités financières du projet ne sont pas précisées. Aucun montant d’investissement, financement mobilisé ou calendrier de construction et de mise en service n’a été communiqué dans les informations disponibles. Le statut foncier des superficies annoncées reste également à établir. Les capacités de production et les créations d’emplois demeurent donc des objectifs, sans indication sur leur échéance de réalisation.

Le protocole d’accord aurait été signé au Hilton Istanbul Bosphorus, en marge des rencontres d’affaires Türkiye-Cameroun organisées à Istanbul les 31 octobre et 1er novembre 2026. Agribio était représentée par son directeur général, Mohamadou Atikou Kalda, en présence de Christophe Eken, président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA), et d’Ekoko Mukete, président du Cameroon–Türkiye Business Council.

Fondée en 2014 à Istanbul par Ayhan Karakaya, selon les informations publiées sur son site internet, NuNu Export exerce notamment dans le commerce des produits agricoles, les intrants, la transformation du coton, le textile et la nutrition animale. L’entreprise revendique des activités dans plus de 25 pays. Au Cameroun, la CCIMA répertorie Mohamadou Atikou Kalda comme directeur général d’Agri Bio Cameroun, domiciliée à Maroua, et membre de sa section commerce.

L’annonce intervient alors que les organisations patronales des deux pays cherchent à développer leurs relations commerciales. Le 1er novembre 2026, en marge du sommet des dirigeants d’affaires B57+ de l’Organisation de la coopération islamique, l’Union des chambres et des bourses de Türkiye (TOBB) et la CCIMA ont signé un protocole d’accord portant création d’un Forum des chambres de commerce et d’industrie Türkiye-Cameroun. Cet accord institutionnel vise à favoriser les investissements conjoints et les coopérations de long terme entre entreprises des deux pays.

Ludovic Amara

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