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Dieudonné Essomba sur la suspension de Philippe Boney par le CNC: “Moi, j’assume mes propos”

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Dieudonné Essomba sur la suspension de Philippe Boney par le CNC: “Moi, j’assume mes propos”
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Le présentateur de l’émission “Club d’Elites“ sur Vision 4 a été suspendu par le Conseil national de la Communication (CNC) pour une durée d’1 mois en raison notamment de propos tenus sur le plateau par Dieudonné Essomba.

Ce dimanche, le présentateur, entre temps promus directeur des médias, s’est retrouvé sur le plateau avec le consultant Dieudonné Essomba qui se désole de le voir écoper d’une suspension pour des propos qui ne sont pas les siens.

« C’est dommage qu’on vous impute des responsabilités qui ne sont pas les vôtres. Mais, dans le cas d’espèce, vous êtes peut-être responsable de la conduite des débats. En revanche, vous n’êtes pas responsable de ce qui sort de ma bouche. Et si ce qui sort de ma bouche ne convient pas… Je crois que, s’il y a quelque chose qu’on vous reconnaît, c’est que vous n’aimez pas que le débat sorte d’un certain cadre normatif. Mais si moi, j’estime qu’il y a telle situation et que je l’exprime, je ne vois pas très bien en quoi on vous pénaliserait, vous qui n’êtes là que pour conduire le débat et non pour nous imposer des mots. Vous qui n’êtes pas là pour nous imposer des pensées », a indiqué Dieudonné Essomba.

Sur le même plateau, Philippe Boney indique avoir dit aux services du Conseil national de la Communication (CNC) assurer les propos tenus par Dieudonné Esomba.

« Ce que j’ai dit au CNC pendant mon audience — parce que j’y étais —, j’ai dit aux responsables que j’assumais vos propos [Dieudonné Essomba], parce que moi aussi, je pensais que le pouvoir est Ekang au Cameroun. Du moins, les Ekang se gargarisent d’avoir le pouvoir. C’est peut-être cela qui scelle la décision », a expliqué Philippe Boney.

Tout en reconnaissant le droit au régulateur de jouer son rôle, le consultant Dieudonné Essomba estime que le journaliste ne devrait pas payer pour des propos tenus par d’autres.

« Je crois que, tout en reconnaissant que c’est le droit de réguler, on ne peut pas vous transformer en une sorte de bouc émissaire des opinions que les uns et les autres peuvent émettre. Je crois que vous n’avez commis aucune faute journalistique. Si quelqu’un vient — je prends mon micro maintenant — et se met à faire la promotion du tribalisme, vous allez m’arrêter. Mais on ne peut pas vous imputer mes propos. Moi, je sais faire la différence entre conduire l’émission, ce qui est de votre responsabilité, et les propos tenus. Moi, j’assume mes propos ».

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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Affaire lynchage supposé de Samuel Eto’o au MRC : Mamadou Mota annonce une plainte contre Salomon Beas

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Mamadou Mota, ancien vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé une plainte contre Salomon Beas, ancien militant du parti. Sur sa […]

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar
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Yaoundé veut récupérer 660 000 dollars US versés dans le cadre d’une opération liée à la maintenance d’un hélicoptère présidentiel. Mais au Qatar, la procédure engagée pour récupérer ces fonds est momentanément stoppée par une exigence judiciaire sur le mandat de l’avocat du Cameroun.

L’affaire oppose désormais l’État camerounais à la procédure de liquidation de Horizon Crescent Wealth LLC (HCW), société établie au Qatar Financial Centre. Au cœur du dossier : 660 000 dollars, soit environ 335 millions de FCFA, dont Yaoundé revendique la restitution.

L’affaire remonte à une transaction conclue en janvier 2018 pour la maintenance et la réparation d’un hélicoptère destiné à la présidence de la République. Les fonds, initialement engagés auprès d’une filiale appelée à achever les prestations, auraient finalement été transférés à la société mère HCW. Quelques semaines plus tard, les comptes de cette dernière ont fait l’objet d’un gel conservatoire dans le cadre d’une enquête réglementaire.

L’argent s’est alors retrouvé immobilisé parmi les avoirs de la société, désormais placée dans une procédure de liquidation. Le Cameroun a saisi la Cour civile et commerciale du Qatar Financial Centre le 21 janvier 2025 pour tenter d’en obtenir la restitution. Mais le 24 février 2025, la juridiction qatarie a exigé une clarification formelle du pouvoir de représentation de l’avocat genevois Jean Orso, mandaté pour agir au nom de l’État camerounais.

Ce n’est donc pas encore le fond du dossier qui est en jeu, mais une pièce essentielle de la bataille judiciaire : le mandat permettant à l’avocat de représenter valablement le Cameroun. La justice qatarie n’a, à ce stade, ni ordonné la restitution des 660 000 dollars ni définitivement rejeté la prétention camerounaise. Yaoundé défend une position particulièrement stratégique : il ne demande pas simplement à figurer parmi les créanciers de HCW, mais soutient que ces 660 000 dollars constituent des fonds lui appartenant directement, qui devraient être retirés de la masse des actifs de la liquidation.

Reste désormais au Cameroun à régulariser la représentation de son conseil et à démontrer, pièces à l’appui, la traçabilité des fonds. En attendant, 335 millions de FCFA revendiqués par l’État camerounais demeurent immobilisés au Qatar, au cœur d’un contentieux international dont l’issue reste incertaine. Tant que ces éléments ne sont pas établis devant la juridiction qatarie, les 335 millions de FCFA restent hors de portée immédiate des caisses publiques.

Au-delà du contentieux commercial, l’affaire pose donc une question de gestion des deniers publics : quelles garanties ont entouré le versement de cette somme en 2018, quel suivi a été effectué après le transfert des fonds et quelles mesures ont été prises pour préserver les intérêts financiers de l’État ? La justice qatarie n’a pas encore tranché la propriété de l’argent. Mais elle impose désormais à Yaoundé de produire les preuves et les habilitations nécessaires pour espérer récupérer ces fonds.

Source : Esbi Media

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