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La continuité et la stabilité, ce que la Chine voudrait poursuivre avec le monde (REPORTAGE)
Les sessions annuelles de l’organe législatif national et de l’organe consultatif politique suprême de la Chine sont en cours à Beijing, la Chine cherchant à envoyer des signaux forts et nouveaux de continuité et de stabilité, afin de poursuivre un développement commun avec le monde.
Lors d’une récente visite en Chine, le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que la Chine, deuxième économie mondiale, était un « partenaire fiable et prévisible ». Lors du Forum économique mondial (FEM) à Davos, il a suggéré que les dirigeants des pays de l’Union européenne cherchent à attirer des investissements en provenance de Chine et le monde a pu constater les nombreuses visites récentes de dirigeants européens en Chine.
La stabilité, la continuité et la prévisibilité de la Chine sont mondialement reconnues, et ce sont les « deux sessions », que sont les réunions annuelles de l’Assemblée populaire nationale (APN) et du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), qui reflètent le mieux ces caractéristiques de la Chine.
D’importantes mesures politiques seront discutées au cours des « deux sessions » afin d’élargir l’ouverture de haut niveau, de stimuler la demande intérieure et de construire un marché intérieur solide en Chine, de faire progresser l’innovation et l’autonomie sur le plan scientifique et technologique, et d’approfondir les réformes, entre autres priorités.
« Dans un environnement international marqué par l’incertitude, la continuité des orientations économiques chinoises peut contribuer à renforcer la prévisibilité du système mondial. La valeur de cette stabilité réside dans sa capacité à soutenir la croissance, à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à favoriser la coopération », a applaudi Fabrice Agbré, manager polyvalent et expert en gestion des opérations et logistique en Côte d’Ivoire.
« La Chine, en tant que grande puissance économique, joue un rôle important dans la promotion d’une économie mondiale ouverte. Elle continue d’encourager l’ouverture commerciale et la coopération multilatérale, ce qui contribue à renforcer la continuité et la stabilité des relations internationales », a dit Habibou Dia, directeur de la communication du ministère sénégalais de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, partageant les points de vue de M. Agbré.
« Dans les relations avec l’Afrique, cette continuité se manifeste notamment à travers des cadres de coopération structurés, comme le Forum sur la coopération sino-africaine, qui permettent d’inscrire la coopération dans la durée et de renforcer le dialogue entre les partenaires. Sur le plan concret, les projets d’infrastructures, les échanges commerciaux et les mécanismes de coopération contribuent à améliorer la prévisibilité des relations et à renforcer la confiance mutuelle », a poursuivi le responsable sénégalais.
Le plan quinquennal a toujours été un élément clé des « deux sessions ». Les plans quinquennaux stratégiques et globaux sont une caractéristique de la gouvernance chinoise.
Pour Lyazid Benhami, vice-président de l’Association des amitiés franco-chinoises de Paris, les réalisations enregistrées durant le 13e et le 14e Plans quinquennaux constituent « des avancées historiques majeures dans le processus de modernisation de la République populaire de Chine ».
« Dans un contexte de tensions géopolitiques et d’incertitudes économiques, les plans quinquennaux jouent un rôle clé de coordination stratégique et de visibilité à moyen terme », a déclaré M. Benhami, soulignant que ces plans permettaient d’assurer la cohérence des politiques publiques, d’orienter les investissements vers des priorités nationales claires et de maintenir une stabilité macroéconomique relative, tout en conservant une flexibilité face aux chocs externes.
OPPORTUNITES PARTAGEES GRACE A L’OUVERTURE ET AU PARTENARIAT
En tant que deuxième puissance économique et membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, la politique étrangère de la Chine suscite l’intérêt du monde entier et les « deux sessions » en cours en constituent une fenêtre.
Pour Hermann Simon, économiste allemand, la Chine reste le meilleur choix pour les entreprises allemandes, car les efforts déployés par ce pays pour atteindre l’autonomie technologique, moderniser son industrie et assurer une croissance de qualité créent des opportunités à long terme.
« La Chine dispose d’une solide infrastructure de fournisseurs, d’un marché gigantesque et de consommateurs très innovants », a indiqué M. Simon, soulignant que les entreprises allemandes affichaient de bons résultats en Chine, où elles exploitaient à ce jour plus de 2.000 usines.
En 2025, la Chine comptait plus de 6.000 entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle. Le secteur devrait dépasser 1.200 milliards de yuans (148,08 milliards d’euros) de chiffre d’affaires et donner naissance à de nouvelles professions et à de nouveaux emplois.
« Dans l’intelligence artificielle, les véhicules à énergies nouvelles et le photovoltaïque, la Chine est devenue un acteur de premier plan », a dit Lyazid Benhami, ajoutant que « ces avancées pouvaient offrir d’importantes opportunités de coopération internationale ».
La Chine considère que le développement est la clé qui permettra de résoudre une grande partie des graves problèmes auxquels le monde est confronté. Au fil des années, elle s’est toujours engagée à travailler main dans la main avec le reste du monde pour promouvoir une croissance commune.
Depuis décembre dernier, les avions transportant des dirigeants étrangers se succèdent à Beijing. Le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre canadien Mark Carney, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz et de nombreux autres se sont rendus en Chine.
Au cours de la 4e visite de M. Macron en Chine, les deux parties ont publié des déclarations communes sur le renforcement de la gouvernance mondiale, la réponse conjointe aux défis climatiques et environnementaux internationaux, la promotion continue de la coopération en faveur de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, les échanges et la coopération en matière d’agriculture et d’alimentation, entre autres.
Cette visite marque une étape majeure dans la consolidation des relations sino-françaises et le développement de la confiance dans une coopération approfondie sur les questions internationales, les deux parties réaffirmant leur engagement en faveur d’un ordre mondial multipolaire et du multilatéralisme.
Selon Fabrice Agbré, le 15e Plan quinquennal de la Chine ouvrira « des perspectives importantes dans les domaines de l’innovation, de la transition verte et de l’ouverture économique ». « Pour en partager pleinement les dividendes, les pays devront renforcer le dialogue stratégique, rechercher la complémentarité industrielle et s’appuyer sur des cadres multilatéraux solides. Dans un contexte mondial incertain, la clé réside dans une coopération fondée sur la transparence, la durabilité et le bénéfice mutuel », a-t-il ajouté.
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Xi stresses Party self-governance to ensure CPC remains strong leadership core

BEIJING, Oct. 30 (Xinhua) — Xi Jinping, general secretary of the Communist Party of China (CPC) Central Committee, stressed the need to persevere with full and rigorous Party self-governance to ensure that the CPC remains the strong leadership core in advancing socialism with Chinese characteristics.
Xi made the remarks at a symposium on Aug. 21 to solicit opinions from non-Party personages on drafting the resolution of the CPC Central Committee on certain major issues concerning persevering with full and rigorous Party self-governance.
The resolution was adopted at the fifth plenary session of the 20th Central Committee of the CPC, which concluded on Thursday in Beijing.
Addressing the symposium, Xi said that to govern the country well, the Party must first govern itself well, and to make the country strong, the Party must first strengthen itself.
Wang Huning, Cai Qi and Li Xi, who are members of the Standing Committee of the Political Bureau of the CPC Central Committee, attended the symposium.
The chairpersons of the central committees of the eight non-CPC parties, the chairperson of the All-China Federation of Industry and Commerce (ACFIC) and a representative of personages without party affiliation shared their views and suggestions, and expressed full support for the draft resolution.
The CPC has unswervingly promoted full and rigorous Party self-governance since its 18th National Congress in 2012, and thus grown stronger through revolutionary tempering, Xi said.
At the same time, he added, profound changes in global, national and Party conditions have brought new circumstances and issues to the endeavor to advance full and rigorous Party self-governance.
It is essential to build firm confidence, maintain resolve and earnestly govern the Party well and build it stronger, he said.
To persevere with full and rigorous Party self-governance, it is important to make tenacious efforts to resolve prominent problems within the Party, Xi said.
Efforts must be made to uphold and strengthen the CPC Central Committee’s centralized, unified leadership, unwaveringly apply strict principles, improve the system of exercising full and rigorous Party self-governance, and take strengthening the Party politically as the overarching principle to advance Party building on all fronts, he said.
At the symposium, Xi highlighted the need to uphold, develop and improve China’s new type of political party system.
He also expressed the hope that other political parties, the ACFIC and personages without party affiliation would stay committed to the original aspiration of multiparty cooperation, steadfastly uphold the leadership of the CPC, actively make proposals on state affairs, and give full play to their function of democratic oversight. ■
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Pétrole : la valeur du brut vendu pour l’État recule de 62,4 milliards de FCFA au premier semestre 2026

(Investir au Cameroun) – La valeur du pétrole brut commercialisé pour le compte de l’État camerounais a reculé de 62,4 milliards de FCFA au premier semestre 2026. Elle est passée de 300,3 milliards de FCFA sur les six premiers mois de 2025 à 237,9 milliards un an plus tard, soit une baisse de 20,8 %, selon les calculs effectués à partir des tableaux de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), publiés le 6 octobre 2026. Ce recul intervient alors que les prix internationaux du pétrole ont fortement augmenté au cours du deuxième trimestre.
La diminution tient d’abord aux quantités commercialisées. Entre janvier et juin 2026, la SNH a vendu 4,635 millions de barils de brut pour le compte de l’État, contre 7,059 millions sur la même période en 2025. La différence atteint 2,424 millions de barils, soit une contraction de 34,3 %.
L’essentiel du recul a été enregistré au premier trimestre. Sur cette période, la valeur des ventes de brut pour l’État est tombée de 186,5 milliards de FCFA en 2025 à 64,2 milliards en 2026, soit une chute de 65,6 %. Les volumes commercialisés ont diminué de 58,7 %, passant de 4,027 millions à 1,662 million de barils.
La situation s’est inversée au deuxième trimestre. La valeur des ventes est passée de 113,8 milliards de FCFA en 2025 à 173,6 milliards en 2026, en hausse de 52,6 %. Les volumes sont pourtant restés légèrement inférieurs à ceux de l’année précédente, à 2,974 millions de barils contre 3,032 millions. Cette progression en valeur intervient avec le redressement du prix officiel moyen des cargaisons commercialisées pour le compte de l’État, passé de 65,04 à 104,15 dollars le baril, soit une augmentation de 60,1 %.
La conversion des ventes en monnaie locale a également pesé sur leur valeur. Exprimées en dollars, les ventes de brut pour le compte de l’État ont diminué de 14,1 % au premier semestre, à 425,6 millions de dollars, contre 495,6 millions un an auparavant. Leur recul atteint en revanche 20,8 % en FCFA. Les tableaux de la SNH font apparaître une baisse de la valeur du dollar par rapport au franc CFA : le taux moyen retenu est passé de 624,87 à 554,19 FCFA au premier trimestre et de 577,20 à 560,66 FCFA au deuxième.
Sur le plan de la production, le Cameroun a extrait 9,009 millions de barils de pétrole brut au premier semestre 2026, contre 9,792 millions sur la même période de 2025, soit un recul de 8 %. Cette évolution est moins prononcée que la baisse de 34,3 % des volumes commercialisés pour le compte de l’État. Les deux indicateurs ne portent toutefois pas sur le même périmètre : la production totale comprend les parts revenant à la SNH et à ses associés, tandis que les ventes examinées concernent uniquement la part publique. Les tableaux ne permettent pas d’expliquer entièrement cet écart.
Ces résultats interviennent dans un environnement pétrolier sensiblement différent de celui envisagé lors de l’élaboration du budget 2026. Dans son rapport sur les marchés des matières premières publié le 28 octobre, la Banque mondiale a relevé de 86 à 91 dollars sa prévision de prix moyen du Brent pour l’année. Ce niveau dépasse de 25,1 dollars, soit 38,1 %, le prix de 65,9 dollars retenu dans le Budget citoyen camerounais pour les hypothèses pétrolières de 2026.
Cette différence ne correspond pas à un supplément de recettes publiques. Les deux références de prix ne sont pas strictement identiques. Les revenus tirés des hydrocarbures dépendent également des volumes produits et commercialisés, des prix obtenus pour les bruts camerounais, des taux de change et des conditions fiscales applicables aux opérateurs.
Le budget camerounais prévoit 523,7 milliards de FCFA de recettes pétrolières et gazières en 2026, soit 9,2 % des recettes du budget général. Cette enveloppe couvre un périmètre plus large que les seules ventes de brut réalisées par la SNH pour le compte de l’État et ne peut être directement rapprochée de leur valeur semestrielle.
Après déduction des dépenses associatives, des engagements gaziers et des autres engagements retracés dans ses tableaux, la SNH affiche un solde transférable à l’État de 182,1 milliards de FCFA au premier semestre 2026, contre 231,3 milliards un an auparavant. La diminution atteint 49,2 milliards de FCFA, soit 21,3 %. Ces montants correspondent aux soldes calculés par la société pétrolière publique et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir les sommes effectivement versées au Trésor pendant les six premiers mois de l’année.
Baudouin Enama
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le Cameroun et la Guinée équatoriale s’accordent avant les négociations avec Chevron
Réunies à Yaoundé le 4 novembre 2026, les délégations camerounaise et équato-guinéenne ont harmonisé leurs positions sur le projet d’Accord d’Opérations de l’Unité (AOU). Cette étape cruciale solidifie le front commun des deux États d’Afrique centrale en vue des discussions imminentes avec le géant pétrolier américain Chevron, partenaire stratégique du développement de ces gisements transfrontaliers.
Le siège de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) au Cameroun a servi de cadre à une importante session bilatérale. L’objectif principal des travaux était l’examen minutieux du projet d’Accord d’Opérations de l’Unité (AOU) pour les champs gaziers Yoyo-Yolanda.
Les discussions ont été menées par des figures clés du secteur énergétique des deux pays. La délégation camerounaise était conduite par Nathalie Moudiki, Conseiller N2 à la SNH, tandis que la Guinée équatoriale était représentée par Oscar Berniko, Directeur général des entités d’État et des actifs pétroliers au Ministère des Hydrocarbures.
Un pas de plus vers les discussions avec Chevron
L’issue de cette rencontre est hautement stratégique : elle permet au Cameroun et à la Guinée équatoriale de consolider une position commune et unie. Ce consensus bilatéral constitue un préalable indispensable avant d’entamer les négociations directes avec le partenaire privé américain Chevron.
L’entente affichée par les deux délégations marque une avancée concrète vers la mise en valeur effective des gisements, sécurisant ainsi les intérêts partagés des deux nations face à l’opérateur international.
Un modèle d’intégration et de développement régional
Au-delà des aspects purement techniques, le projet Yoyo-Yolanda s’impose comme un exemple de coopération Sud-Sud en Afrique centrale. Il s’inscrit dans la continuité directe de l’Accord bilatéral signé le 17 mars 2023 à Yaoundé par les chefs d’État Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, suivi de l’Accord d’Unitisation paraphé le 3 février 2026 à Malabo.
Pour les deux pays voisins, la finalisation de ce projet représente un levier économique majeur. L’exploitation durable de ces ressources gazières communes est destinée à soutenir l’industrialisation locale, stimuler la croissance économique régionale et répondre directement aux besoins énergétiques des populations.
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