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Marchés des titres de la BEAC : la dette du Cameroun s’établit à plus de 1800 milliards de FCFA au 31 janvier 2026

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Marchés des titres de la BEAC : la dette du Cameroun s’établit à plus de 1800 milliards de FCFA au 31 janvier 2026
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(Investir au Cameroun) – L’encours global des titres publics émis par l’État du Cameroun sur le marché des valeurs du Trésor animé par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) — l’institut d’émission des six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) — atteint 1 831,35 milliards de FCFA au 31 janvier 2026, selon les données publiées par la banque centrale. Ce volume place le Cameroun au rang de 3e émetteur le plus endetté sur ce marché, derrière le Congo et le Gabon.

Sur la période, les financements mobilisés par le Cameroun représentent 19,4 % de l’encours global des titres émis sur ce marché, évalué à 9 451,5 milliards de FCFA. Avec 2 790,5 milliards de FCFA levés, soit 29,5 % de l’encours total, le Congo occupe la deuxième place. Le Gabon arrive en tête, avec 2 887 milliards de FCFA dus aux investisseurs, correspondant à 30,5 % de l’encours global des emprunts.

La ventilation par instruments met en évidence la prépondérance des obligations du Trésor assimilables (OTA). Ces titres, dont les maturités s’étendent de deux ans à plus de dix ans, sont généralement mobilisés pour lever des fonds destinés à financer des projets. Au 31 janvier 2026, l’encours des OTA s’élève à 7 835,2 milliards de FCFA, soit 82,9 % des emprunts réalisés par les États de la Cemac.

Dans le détail, les données compilées par la BEAC font apparaître un intérêt plus marqué des Etats de la Cemac pour les OTA de 2 à 5 ans de maturités. L’encours de ces valeurs représentent plus de 5900 milliards de FCFA sur la période analysée, soit 62,5% de la dette globale du marché.

À l’inverse, les bons du Trésor assimilables (BTA) — titres de court terme dont la maturité n’excède pas un an et utilisés pour répondre à des besoins ponctuels de trésorerie — affichent un encours de 1 616,2 milliards de FCFA à fin janvier 2026. Ce montant correspond à 17,1 % des financements mobilisés par les États de la Cemac sur le marché sous-régional.

Pour la banque centrale, ces chiffres illustrent la place croissante du marché des titres publics dans la stratégie de financement des États de la Cemac. Face à l’augmentation des besoins de financements additionnels pour compléter les recettes propres, les pays recourent davantage à ces émissions, à la fois pour financer des projets et absorber des tensions de trésorerie.

BRM

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Affaire lynchage supposé de Samuel Eto’o au MRC : Mamadou Mota annonce une plainte contre Salomon Beas

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Mamadou Mota, ancien vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé une plainte contre Salomon Beas, ancien militant du parti. Sur sa […]

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar

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335 millions FCFA du Cameroun bloqués au Qatar
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Yaoundé veut récupérer 660 000 dollars US versés dans le cadre d’une opération liée à la maintenance d’un hélicoptère présidentiel. Mais au Qatar, la procédure engagée pour récupérer ces fonds est momentanément stoppée par une exigence judiciaire sur le mandat de l’avocat du Cameroun.

L’affaire oppose désormais l’État camerounais à la procédure de liquidation de Horizon Crescent Wealth LLC (HCW), société établie au Qatar Financial Centre. Au cœur du dossier : 660 000 dollars, soit environ 335 millions de FCFA, dont Yaoundé revendique la restitution.

L’affaire remonte à une transaction conclue en janvier 2018 pour la maintenance et la réparation d’un hélicoptère destiné à la présidence de la République. Les fonds, initialement engagés auprès d’une filiale appelée à achever les prestations, auraient finalement été transférés à la société mère HCW. Quelques semaines plus tard, les comptes de cette dernière ont fait l’objet d’un gel conservatoire dans le cadre d’une enquête réglementaire.

L’argent s’est alors retrouvé immobilisé parmi les avoirs de la société, désormais placée dans une procédure de liquidation. Le Cameroun a saisi la Cour civile et commerciale du Qatar Financial Centre le 21 janvier 2025 pour tenter d’en obtenir la restitution. Mais le 24 février 2025, la juridiction qatarie a exigé une clarification formelle du pouvoir de représentation de l’avocat genevois Jean Orso, mandaté pour agir au nom de l’État camerounais.

Ce n’est donc pas encore le fond du dossier qui est en jeu, mais une pièce essentielle de la bataille judiciaire : le mandat permettant à l’avocat de représenter valablement le Cameroun. La justice qatarie n’a, à ce stade, ni ordonné la restitution des 660 000 dollars ni définitivement rejeté la prétention camerounaise. Yaoundé défend une position particulièrement stratégique : il ne demande pas simplement à figurer parmi les créanciers de HCW, mais soutient que ces 660 000 dollars constituent des fonds lui appartenant directement, qui devraient être retirés de la masse des actifs de la liquidation.

Reste désormais au Cameroun à régulariser la représentation de son conseil et à démontrer, pièces à l’appui, la traçabilité des fonds. En attendant, 335 millions de FCFA revendiqués par l’État camerounais demeurent immobilisés au Qatar, au cœur d’un contentieux international dont l’issue reste incertaine. Tant que ces éléments ne sont pas établis devant la juridiction qatarie, les 335 millions de FCFA restent hors de portée immédiate des caisses publiques.

Au-delà du contentieux commercial, l’affaire pose donc une question de gestion des deniers publics : quelles garanties ont entouré le versement de cette somme en 2018, quel suivi a été effectué après le transfert des fonds et quelles mesures ont été prises pour préserver les intérêts financiers de l’État ? La justice qatarie n’a pas encore tranché la propriété de l’argent. Mais elle impose désormais à Yaoundé de produire les preuves et les habilitations nécessaires pour espérer récupérer ces fonds.

Source : Esbi Media

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Attaque meurtrière de Madegoua : le MRC dénonce le silence du président Paul Biya

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Après l’attaque armée survenue à Madegoua, dans l’arrondissement de Makary, le MRC dénonce la recrudescence des violences dans l’Extrême-Nord et interpelle les autorités sur la […]

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