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Dangote Cement prépare un nouvel investissement au Cameroun

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Dangote Cement prépare un nouvel investissement au Cameroun
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Le géant nigérian du ciment Dangote Cement a conclu un accord industriel de plus d’un milliard de dollars (565,8 milliards FCFA) avec l’entreprise chinoise Sinoma International Engineering Co., spécialisée dans la construction d’installations cimentières. L’information a été rendue publique à Lagos par les services de communication du groupe, qui précisent que le partenariat porte sur une douzaine de projets industriels répartis dans plusieurs pays africains.

Le programme comprend la construction de nouvelles cimenteries intégrées, l’extension de sites existants ainsi que la modernisation de certaines installations. Parmi les marchés concernés figure le Cameroun, même si les détails du projet envisagé dans le pays n’ont pas encore été rendus publics.

Selon les informations communiquées par l’entreprise, Sinoma interviendra comme partenaire technique et industriel sur l’ensemble des chantiers. Les développements annoncés incluent notamment une nouvelle ligne de production dans le nord du Nigeria accompagnée d’une unité de broyage satellite, une extension en Éthiopie ainsi que plusieurs projets en Zambie, au Zimbabwe, en Tanzanie, en Sierra Leone et au Cameroun.

Dans le cas camerounais, plusieurs éléments laissent penser que l’investissement évoqué pourrait correspondre à la construction d’une deuxième usine de Dangote Cement dans le pays. Ce projet a été confirmé en septembre 2025 par Bertrand Mbouck, directeur général de la filiale camerounaise, lors d’une interview accordée à la chaîne Africa 24. Le dirigeant indiquait alors que les autorités avaient donné leur accord et que la phase de mise en œuvre était engagée.

L’idée d’une seconde cimenterie remonte en réalité à 2015, lorsque le fondateur du groupe, Aliko Dangote, avait annoncé son intention de doubler la capacité de production locale. Le calendrier initial prévoyait une réalisation en moins de deux ans, mais le projet est resté en suspens pendant plusieurs années avant de réapparaître dans les communications récentes de la filiale camerounaise.

Au Cameroun, Dangote Cement exploite actuellement une unité de broyage de clinker installée à Douala, dotée d’une capacité annuelle de 1,5 million de tonnes. Les résultats publiés par le groupe montrent toutefois un recul des volumes vendus sur ce marché. Au cours des neuf premiers mois de 2025, les ventes ont atteint 927 300 tonnes contre un peu plus d’un million de tonnes sur la même période en 2024, soit une baisse de 9,3 %. L’entreprise attribue ce repli aux incertitudes liées au contexte électoral qui ont pesé sur l’activité économique.

Malgré cette contraction, la direction était restée confiante quant aux perspectives du marché camerounais. Le groupe misait sur la relance progressive des chantiers d’infrastructures engagés par les pouvoirs publics, notamment l’autoroute Douala-Yaoundé ainsi que plusieurs projets routiers, de ponts et d’aménagement urbain susceptibles de soutenir la demande en matériaux de construction.

À l’échelle du groupe, Dangote Cement prévoit d’augmenter sa capacité de production pour atteindre 80 millions de tonnes par an à l’horizon 2030. Dans un message adressé aux investisseurs, le fondateur Aliko Dangote indique que ces nouveaux projets doivent soutenir l’augmentation des volumes produits, renforcer la présence du groupe sur son marché domestique et développer les exportations vers d’autres économies africaines.

Cette dynamique intervient dans un contexte financier particulièrement favorable pour l’entreprise. Les comptes publiés pour l’exercice 2025 font état d’un chiffre d’affaires de 4 307 milliards de nairas, en progression de 20 % sur un an. Le bénéfice net dépasse pour la première fois la barre des 1 000 milliards de nairas après une hausse de 102 %.

Les filiales africaines hors Nigeria occupent une place croissante dans cette performance. Regroupées dans le segment Pan-Africa, elles ont généré environ 1 456 milliards de nairas de revenus en 2025, soit près de 34 % du chiffre d’affaires total du groupe. Parmi ces marchés figurent notamment la Tanzanie, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Sénégal et le Cameroun.

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Kousseri : Manifestations violentes de jeunes

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Kousseri : Manifestations violentes de jeunes
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La ville de Kousseri dans la région de l’Extrême-Nord a connu une journée du 27 juillet 2026 agitée. Selon des images circulant sur les réseaux sociaux et authentifiées par des sources locales, des hordes de jeunes gens en furie se sont déchaînés dans les rues du quartier Wali, brûlant des pneus et criant leur rage d’en decoudre avec les forces de l’ordre et notamment des policiers. Leur marche s’est heurtée à un mur sécuritaire érigé par la police, la gendarmerie et des militaires prêts au combat, autour de la préfecture du Logone et Chari et des bâtiments administratifs voisins.

D’après Mahamat, un résident de Kousseri, »ils voulaient en découdre avec les policiers impliqués dans la mort de leurs amis la semaine dernière ». Parlant d’une opération de lutte contre la consommation de stupéfiants effectuée le 22 juillet dernier par une mission des Équipes spéciales d’intervention rapide (Esir) dans ce quartier réputé abriter des personnes à la moralité douteuse. La descente faite à la suite d’un renseignement, avait abouti à la mort de deux jeunes, dans un contexte de refus d’obtempérer des personnes interpellées dans un domicile.

C’est donc la mort par balles de ces deux jeunes voulaient venger. »Certains d’entre eux disaient connaître les policiers impliqués dans ce drame», rapporte Idrissa, habitant de Kousseri, en soulignant que »ils ne croient pas à l’enquête annoncée par le préfet ». Notre source précise que, »ils ont incendié la maison d’une dame présentée comme celle ayant déposé une plainte pour dénoncer les jeunes qui fument et causent des dégâts dans le quartier. Ils disent que c’est après sa plainte que les policiers sont descendus les arrêter’‘. Au passage, une moto garée dans un carrefour, s’est ajoutée aux dégâts collatéraux en finissant dans le feu.

Face à la difficulté, le préfet Mathias Fombele est resté terré dans son bureau, pour apprécier la situation. C’est le sultan de Kousseri qui est personnellement descendu sur le terrain ramener la paix. »Le sultan est passé de carrefour en carrefour parler aux manifestants, puis il les a emmenés au sultanat. Il leur a dit qu’il y a une enquête qui est ouverte, que même si cela prend du temps, une chose est certaine, les policiers impliqués dans vette affaire vont répondre de leurs actes. Que Yaoundé est au courant de ce qui se passe et qu’ils auront une réponse d’ici peu’‘, rapporte Idrissa qui a assisté à la rencontre.

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SIARC 2026 : le pari de l’innovation pour faire entrer l’artisanat camerounais dans une nouvelle économie

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SIARC 2026 : le pari de l’innovation pour faire entrer l’artisanat camerounais dans une nouvelle économie
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Au Musée national de Yaoundé, les étals racontent une histoire commune. Un tissu tressé à la main côtoie un objet en cuir travaillé selon des techniques séculaires. Pendant dix jours, des milliers d’artisans venus du Cameroun et d’ailleurs occupent l’espace. Le Salon international de l’artisanat du Cameroun a ouvert ses portes le 27 juillet, porté par une ambition qui dépasse la simple exposition de savoir-faire.

Le représentant personnel du chef de l’État a donné le ton dès la cérémonie d’ouverture. Selon le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le SIARC contribue à revaloriser les métiers de l’artisanat, à susciter des vocations et à transmettre les savoir-faire aux nouvelles générations. Il ajoute que l’événement sensibilise le public aux mutations que connaît le secteur, notamment en matière d’innovation.

Un secteur plus vaste qu’il n’y paraît

Le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, veut corriger une image trop étroite de l’artisanat camerounais. « Nous avons recensé un peu plus de 240 métiers artisanaux au Cameroun », affirme-t-il. Le secteur couvre les métiers d’art, de production et de services. Il cite les coiffeurs, les plombiers, les menuisiers, les vanniers et les potiers. Ensemble, ces activités mobilisent près de 60 % de la population active.

Pour les pouvoirs publics, l’enjeu consiste désormais à accompagner ces acteurs pour qu’ils vivent durablement de leur métier. « Il faut permettre que ceux qui en vivent au quotidien puissent libérer leur potentiel de créativité, valoriser leurs produits et surtout faciliter l’accès aussi bien au marché national qu’aux marchés étrangers », explique Achille Bassilekin III.

Innover sans perdre son identité

Le thème retenu cette année, « Entre tradition et modernité. Comment stimuler l’innovation artisanale ? », résume cette tension. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute la reprend à son compte dans son discours d’ouverture. Il interroge directement les artisans et les experts présents. L’innovation implique-t-elle nécessairement une rupture avec les traditions et les savoir-faire ancestraux ? Ou devrait-elle plutôt puiser dans le patrimoine pour concevoir des produits nouveaux et améliorer les procédés de fabrication ?

Sa réponse ne laisse pas de doute. « Loin d’être inconciliables, tradition et modernité peuvent constituer le socle d’un artisanat renouvelé, compétitif et durable », affirme-t-il. La tradition apporte l’identité, la mémoire et l’inspiration. La modernité apporte de nouveaux outils, de nouveaux modes de production et de nouveaux circuits de commercialisation.

Le ministre Bassilekin traduit cette philosophie en feuille de route concrète. Le SIARC prévoit des conférences et des ateliers consacrés à l’innovation, au marketing, au design, à la propriété intellectuelle, à la normalisation et à la certification. « Des produits artisanaux normés constituent de vraies opportunités d’accès au marché », insiste-t-il. Cette stratégie répond aux exigences de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui ouvre un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs aux entreprises camerounaises.

Une politique d’État assumée

Dans son discours, Joseph Dion Ngute inscrit cette ambition dans un cadre plus large. Le gouvernement camerounais, sous l’impulsion du président Paul Biya, entend faire de l’artisanat un levier majeur de la transformation structurelle de l’économie, de la création de richesses et d’emplois, et de la promotion d’une croissance inclusive. La Stratégie nationale de développement identifie plusieurs filières à fort potentiel, dont le bois, le textile-coton, la confection, le cuir et la transformation agroalimentaire.

Le Premier ministre détaille les priorités qui en découlent. Mieux structurer le secteur. Renforcer les capacités des artisans. Améliorer la qualité et la compétitivité des produits. Consolider le cadre juridique et institutionnel. Favoriser la transition des unités artisanales vers le secteur formel, condition de leur accès au financement et aux chaînes de valeur.

Cette politique s’appuie sur des relais concrets. Des villages artisanaux internationaux, régionaux et spéciaux ont été créés. Des salons et des foires se tiennent régulièrement aux niveaux communal, départemental, régional et national. Le SIARC en constitue, selon le Premier ministre, l’expression la plus emblématique.

La jeunesse et les femmes en première ligne

L’édition 2026 intervient quelques semaines après la publication de l’Annuaire statistique 2025 du ministère. Le document montre que 42 % des petites et moyennes entreprises sont créées par des jeunes. L’entrepreneuriat féminin poursuit également sa progression. Pour les organisateurs, ces chiffres confirment un basculement. Les artisans ne sont plus seulement les gardiens d’un héritage culturel. Ils deviennent des créateurs d’emplois et des producteurs de richesse.

Joseph Dion Ngute reprend cette lecture dans sa conclusion. Il dit compter sur la sagacité des experts et des professionnels présents pour dégager des propositions concrètes. L’objectif affiché est que l’artisanat contribue à l’autonomisation des jeunes et des femmes, à la création d’emplois décents et à une croissance inclusive.

La Côte d’Ivoire, invitée d’honneur, plaide pour l’intégration régionale

Le Cameroun n’est pas seul à porter cette ambition. En accueillant l’Algérie et la Côte d’Ivoire comme pays invités d’honneur, il ouvre le débat à l’échelle continentale. Le ministre ivoirien en charge de l’industrie et de l’artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, situe l’enjeu dans une perspective économique précise. Il rappelle que l’artisanat constitue le deuxième secteur pourvoyeur d’emplois en Afrique après l’agriculture, avec une croissance estimée à plus de 5 %.

Le ministre détaille la trajectoire ivoirienne. La valeur ajoutée du secteur est passée de 3 855 milliards FCFA en 2015 à 8 633 milliards FCFA en 2022. Elle représente aujourd’hui 19,5 % du produit intérieur brut ivoirien et 30 % de l’emploi total du pays. Sous l’impulsion du président Alassane Ouattara, l’artisanat a été inscrit au premier axe du Plan national de développement 2026-2030, celui de la promotion du secteur privé et de la réduction de l’informalité. Des réformes du cadre légal et réglementaire sont prévues, ainsi qu’un renforcement de la Chambre des métiers de Côte d’Ivoire.

Pour Ibrahim Kalil Konaté, le SIARC dépasse largement le cadre commercial. « Ce salon, qui réunit sur cette terre camerounaise des artisans venus de tout le continent, est bien plus qu’une vitrine commerciale. Il est un acte de coopération Sud-Sud », déclare-t-il. Il y voit une pierre posée à l’édifice d’une Afrique commerçante, qui valorise ses propres talents et investit dans sa propre jeunesse. Le ministre annonce que son pays vient à Yaoundé pour nouer des partenariats durables et échanger ses expériences en matière de formation et de promotion des produits artisanaux.

Un carrefour continental

Le Premier ministre camerounais salue à son tour la présence du Maroc, de la Côte d’Ivoire et de l’Algérie, qu’il présente comme un témoignage de l’amitié et de la coopération entre les pays africains. Il se félicite également de la présence du secrétaire général de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain, de retour de la 12e Conférence des ministres de cette organisation, tenue à Bamako. Les réformes issues de ces assises devraient renforcer, selon lui, la structuration et le rayonnement de l’artisanat africain.

Dix jours durant, le SIARC se présente ainsi comme un carrefour où le savoir-faire artisanal rencontre les exigences de la compétitivité et les perspectives du marché africain. Entre les étals du Musée national, artisans camerounais, ivoiriens, algériens et maliens comparent leurs gestes et leurs matières. Chacun d’eux, à sa mesure, teste déjà la promesse portée par les discours officiels.

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Entrepreneuriat : Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen, le bâtisseur de la première école des ascenseurs

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Entrepreneuriat : Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen, le bâtisseur de la première école des ascenseurs
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Le parcours de Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen ne suit pas une trajectoire classique. Né à Makénéné, il commence par le football. En France, il évolue comme joueur semi-professionnel sous les couleurs du FC Grimaud puis du Sporting Club Toulon. En parallèle, il prépare son avenir loin des terrains.

Il choisit l’électrotechnique. Cette formation lui ouvre les portes des métiers de l’énergie et des installations électriques. Il poursuit ensuite une spécialisation dans les technologies des ascenseurs à Tours. Il y apprend la mise en service, la programmation, le réglage et la maintenance des équipements de mobilité verticale. Son expérience professionnelle débute comme électricien aux Prairies de la Mer. Il rejoint ensuite TK Elevator en qualité de technicien metteur en service. Il participe aux essais, aux réglages et à la programmation d’ascenseurs destinés aux immeubles résidentiels, commerciaux et industriels. Cette expérience lui permet de maîtriser les normes de sécurité et les exigences techniques du secteur.

Fort de cette expérience, il décide de rentrer au Cameroun. Il fonde BTE Engineering Group Cameroun, une entreprise spécialisée dans l’ingénierie électrique, les solutions énergétiques et les ascenseurs. Aujourd’hui, l’entreprise dispose d’un capital social de 83 millions de FCFA, emploie plus de vingt collaborateurs et intervient dans l’installation, la maintenance, le dépannage et la modernisation des ascenseurs ainsi que dans les installations électriques et les solutions solaires. Selon les données communiquées par l’entreprise, son chiffre d’affaires s’est établi à 39 millions de FCFA entre 2024 et 2025.

Mais l’entrepreneur estime que le véritable défi dépasse les résultats financiers. « Le projet de création de l’académie BTE Engineering répond à une vision de long terme. Développer une expertise locale dans un secteur technique encore peu structuré en Afrique centrale », explique-t-il.

Une école pour répondre à une pénurie de techniciens

À Nyom, dans la périphérie de Yaoundé, Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen prépare la création de ce qu’il présente comme la première école spécialisée dans les métiers des ascenseurs au Cameroun et en Afrique centrale. L’investissement est évalué à 428 millions de FCFA. Il financera les bâtiments, les équipements pédagogiques, les ateliers pratiques et les programmes de formation.

Pour le promoteur, le besoin est devenu évident. Le développement des immeubles de grande hauteur, des hôtels, des centres commerciaux et des infrastructures publiques augmente la demande en ascenseurs. En revanche, les techniciens qualifiés restent rares. « Le secteur fait face à un manque important de techniciens spécialisés capables d’assurer l’installation, la maintenance et le dépannage des équipements de mobilité verticale. Notre projet vient répondre à cette problématique en créant une formation adaptée aux réalités du marché et aux exigences internationales », affirme-t-il.

L’académie ambitionne de former 150 techniciens durant ses premières années d’activité. Les enseignements seront centrés sur la pratique afin de rendre les diplômés rapidement opérationnels. Les débouchés visés concernent les entreprises spécialisées dans les ascenseurs, la maintenance industrielle, le BTP, les promoteurs immobiliers, les hôtels, les administrations publiques et toutes les structures ayant besoin de compétences techniques.« Notre objectif est de former des professionnels qui répondent directement aux besoins du marché », résume le fondateur. Il annonce également la mise en place de partenariats avec des industriels afin de faciliter l’insertion professionnelle des futurs diplômés. « À terme, nous voulons créer un véritable écosystème reliant la formation, l’entreprise et l’emploi. »

Une ambition qui dépasse le Cameroun

Le projet ne se limite pas au marché national. Son initiateur affiche déjà une vision régionale. « Notre première ambition est de construire un centre de référence au Cameroun capable de répondre aux besoins nationaux en matière de formation aux métiers de l’ascenseur et de l’ingénierie technique. À moyen terme, nous avons effectivement une vision sous-régionale, car les besoins en compétences spécialisées existent également dans plusieurs pays d’Afrique centrale. » Pour concrétiser cette ambition, BTE Engineering Group souhaite associer les pouvoirs publics, les organismes de formation, les bailleurs de fonds et les partenaires industriels. « La réussite d’un tel projet nécessite une collaboration entre le secteur privé, les institutions et les acteurs industriels », insiste-t-il.

Au-delà de la création d’une école, Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen défend une vision de développement industriel fondée sur la formation. Il veut faire de BTE Engineering Academy un centre reconnu dans les métiers des ascenseurs, de l’électrotechnique et de la maintenance industrielle. « Les perspectives sont importantes, car la mobilité verticale accompagne directement la modernisation des villes. Nous voulons contribuer à créer des emplois qualifiés, renforcer les compétences locales et participer à l’émergence d’une expertise technique africaine capable de répondre aux défis des infrastructures de demain. » Sa vision tient en une phrase: « Former aujourd’hui les techniciens qui construiront et maintiendront les infrastructures de demain. »

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