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Axe Douala–Yaoundé: 298 millions FCFA pour encadrer les impacts environnementaux et sociaux de la réhabilitation

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Axe Douala–Yaoundé: 298 millions FCFA pour encadrer les impacts environnementaux et sociaux de la réhabilitation
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(Investir au Cameroun) – Le Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) du projet de réhabilitation de la route Douala–Yaoundé (230 km) sur la Nationale 3 est évalué à 298 millions FCFA, selon le rapport provisoire de l’étude d’impact environnemental et social publié fin février 2026 par le ministère des Travaux publics (Mintp).

Ce budget vise à encadrer les risques environnementaux et sociaux liés à la remise à niveau de cet axe stratégique, qui relie la capitale politique à la capitale économique et au port autonome de Douala, principal hub logistique du pays et porte d’entrée des pays de l’hinterland (Tchad, RCA).

Des dégradations avancées et des risques multiples

Les diagnostics techniques et fonctionnels mettent en évidence une dégradation avancée de la chaussée et des ouvrages d’assainissement, ainsi que des insuffisances en matière de sécurité routière : visibilité limitée, gestion incomplète des points noirs et cohabitation difficile entre usagers motorisés et non motorisés.

À ces contraintes s’ajoute une vulnérabilité accrue aux aléas climatiques — pluies intenses, inondations, phénomènes d’érosion — ainsi qu’un niveau élevé de risques d’accidents affectant usagers et populations riveraines.

Selon l’étude, les impacts identifiés sont jugés maîtrisables, à condition d’appliquer de manière rigoureuse et continue les mesures de prévention, d’atténuation et de suivi prévues. La mise en œuvre effective du PGES, conforme aux exigences nationales et aux standards de la Banque mondiale, constitue une condition clé de conformité du projet.

Un financement international attendu

Le financement global de la réhabilitation pourrait mobiliser plusieurs partenaires techniques et financiers, dont la Banque islamique de développement (BID), la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD) et d’autres bailleurs.

Mise en service au milieu des années 1980 avec une vitesse de référence de 80 km/h, la RN3 supporte aujourd’hui un trafic particulièrement intense, composé à près de 40 % de poids lourds. Cette configuration accélère la dégradation de la chaussée et pèse sur la performance logistique nationale.

La réhabilitation annoncée dès 2026 s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer la durabilité, la sécurité et le confort des infrastructures routières, dans un contexte marqué par la montée en puissance du port en eau profonde de Kribi et d’autres investissements structurants dans la sous-région.

Un profil bidirectionnel maintenu, durée de vie fixée à 20 ans

L’option technique retenue à l’issue des études d’avant-projet sommaire prévoit le maintien d’un profil bidirectionnel, assorti d’élargissements ponctuels par section pour améliorer sécurité, visibilité et confort.

Ce choix repose sur une hypothèse structurante : la mise en service progressive de l’autoroute Yaoundé–Douala, appelée à absorber une part significative du trafic de transit.

Dans cette perspective, la durée de vie de la RN3 réhabilitée est fixée à 20 ans, articulée en deux phases. La première période (2018–2025) est marquée par l’absence d’autoroute et une sollicitation accrue de la RN3. La seconde période (2025–2037) intégre la redistribution du trafic induite par l’entrée en service de l’autoroute.

L’approche vise à optimiser l’investissement public tout en garantissant un niveau satisfaisant de service, de sécurité et de durabilité sur l’ensemble du cycle de vie de l’infrastructure.

Frédéric Nonos

Lire aussi:

07-08-2025 – BTP : le Cameroun sollicite 165 milliards de FCFA auprès de la BID pour réhabiliter la route Douala-Yaoundé

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Attaque meurtrière de Madegoua : le MRC dénonce le silence du président Paul Biya

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Après l’attaque armée survenue à Madegoua, dans l’arrondissement de Makary, le MRC dénonce la recrudescence des violences dans l’Extrême-Nord et interpelle les autorités sur la […]

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chronique d’un contentieux financier hérité du passé…

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chronique d’un contentieux financier hérité du passé…
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Alors que des voix s’élèvent pour imputer au top management de la Société nationale de raffinage (Sonara) la responsabilité de la sanction financière estimée à 42,8 milliards Fcfa qu’elle devra verser à Sahara Energy, une analyse chronologique rigoureuse de ce différend donne à voir les chiffres qui racontent une histoire plus nuancée que les slogans : environ 80 milliards Fcfa revendiqués, 42,8 milliards Fcfa reconnus, 37,2 milliards d’écart et surtout, une somme de 42,8 milliards qui reste à distinguer de tout paiement effectivement réalisé. Enquête !

De la fumée dans les pipes ! La nouvelle est dans l’ère du temps depuis quatre jours, et n’a pas fini de faire les gorges chaudes derrière les lambris dorés du Palais d’Etoudi et surtout dans les bureaux insonorisés de la Sonara dont les installations ont carbonisé depuis le 31 mai 2019. À l’heure où le gouvernement entend désormais s’activer à la reconstruction et la modernisation en profondeur, dans le cadre d’un projet évalué à 700 milliards de Fcfa, un coup dur et un uppercut financier viennent doucher cette dynamique : la Sonara a perdu son dernier recours judiciaire au Royaume-Uni. Conséquence, elle devra verser 42,8 milliards de Fcfa à la société nigériane Sahara Energy pour des cargaisons de pétrole non payées en totalité. À l’origine du contentieux entre le Cameroun et la société nigériane, on trouve des cargaisons de pétrole brut achetées à Sahara Energy entre 2013 et 2016. Un pétrole livré, consommé mais que la Sonara n’a pas entièrement payé.

La tête d’Harouna Bako mise à prix

On parle notamment des frais annexes, prévus dans le contrat signé par la Sonara, ce qu’on appelle les intérêts de financement et les pertes de change, dont le montant s’est envolé, parce qu’à l’époque l’entreprise nationale chargée de mettre à disposition sur le marché le butane, l’essence super, le jet, le pétrole lampant, le gasoil, le distillat et le fuel oil, a trop tardé à régler sa facture. De quoi susciter l’ire de certains experts financiers qui pointent sans coup férir un doigt accusateur sur le top management conduit par le Directeur général Harouna Bako et dont la tête est désormais mise à prix. Entre procès d’incompétence et mauvaise qualité de la trésorerie en passant par des incohérences dans la procédure et l’attentisme de la Sonara dans le règlement de ce différend, le DG en a pour son grade.

Toutefois, s’il est admis que cette condamnation constitue une onde de choc pour les finances publiques du Cameroun en ces temps de ramadan financier, il est tout aussi plausible de remarquer que derrière les quelque 42,8 milliards de Fcfa désormais reconnus au bénéfice de Sahara Energy, se trouve un contentieux commercial vieux de plus de dix ans, né des livraisons de pétrole brut effectuées entre 2013 et 2016. C’est-à-dire bien avant l’arrivée de l’équipe dirigeante actuelle. Surtout, « le résultat judiciaire est loin de correspondre à l’ensemble des prétentions financières formulées au cours de cette longue bataille », explique une source interne à la Sonara, réfutant toute accusation contre le top management qui a épuisé tous ses recours judiciaires face à la créance reconnue envers Sahara Energy.

Le différentiel qu’on refuse de dévoiler

À l’origine, les revendications financières de Sahara Energy se situaient autour de 80 milliards de Fcfa. Au terme des différentes étapes du dossier, ajoute-t-elle, « la somme reconnue au titre des créances finalement retenues est d’environ 76,97 millions de dollars, soit près de 42,8 milliards de Fcfa. L’écart est donc d’environ 37,2 milliards de Fcfa. Pour le management actuel de la Sonara, conduit par Harouna Bako, ce différentiel constitue un élément majeur à prendre en compte dans l’appréciation du traitement du dossier. Il ne s’agit pas d’une affaire créée par l’actuelle direction : Bako Harouna en a hérité et doit désormais gérer les conséquences d’un contentieux dont les origines remontent à 2013-2016 ».

La désillusion est d’autant plus importante pour Sahara Energy que toutes ses prétentions, apprend-on, n’ont pas été consacrées par la justice britannique. « La Cour d’appel a reconnu certaines créances, notamment les intérêts supplémentaires et les pertes de change, mais a rejeté la partie relative aux pénalités et frais bancaires. Sahara Energy a elle-même tenté de faire examiner cette question par la Cour suprême britannique, sans obtenir l’autorisation de poursuivre cette voie. Le dossier britannique ne peut donc pas être présenté comme une victoire financière intégrale de Sahara Energy : une partie substantielle de ses prétentions n’a pas été retenue », développe un expert financier proche du dossier.

Aux origines d’une créance

De son côté, la Sonara n’a certes pas obtenu l’annulation totale de la créance reconnue. Après la décision de la Cour d’appel du 6 février 2026, puis le refus, le 29 juin 2026, de la Cour suprême britannique d’autoriser un nouvel appel, la voie judiciaire britannique est désormais fermée sur ces questions. Mais là encore, parler de défaite totale de la Sonara serait réducteur. Sahara Energy n’obtient pas les quelque 80 milliards de Fcfa qu’elle revendiquait ; la Sonara, elle, reste confrontée à une créance d’environ 42,8 milliards de Fcfa. Les deux camps sont donc loin d’un scénario de victoire absolue.

C’est du moins l’argument que brandissent les experts pétroliers plaidant pour la Sonara. Eux qui invitent l’opinion publique très remontée contre le gap financier que l’affaire va coûter au Trésor, à éviter de verser dans une confusion fondamentale. En effet, soulignent-ils, « les 42,8 milliards de Fcfa ne signifient pas que cette somme a déjà été payée par la Sonara. Il s’agit du montant de la créance reconnue dans le cadre du contentieux. La question de son règlement effectif constitue une étape distincte. Le chiffre de 42,8 milliards ne doit donc pas être présenté comme un décaissement déjà réalisé ».

Bataille judiciaire perdue contre prétentions adverses rejetées

Sans doute un cinglant argument à la levée de boucliers contre l’équipe dirigeante de la Sonara dont le seul crime est d’avoir hérité d’un legs empoisonné, un passif à problèmes, si ce n’est un château de cartes. À la vérité, cette affaire révèle surtout le poids financier des contentieux hérités du passé. Charles Metouck et Jean Paul Njonou, anciens DG de la Sonara, ne sauraient le démentir. — Une demande d’environ 80 milliards de Fcfa, née d’opérations remontant à plus d’une décennie, aboutit aujourd’hui à une créance reconnue d’environ 42,8 milliards, tandis qu’une partie des prétentions supplémentaires de Sahara Energy a été écartée. 37,2 milliards de Fcfa séparent ainsi la revendication initiale du montant finalement reconnu —, se défend une source à la Sonara.

Après recoupements, Le Messager a appris que pour l’équipe actuelle de la Sonara, et particulièrement pour un manager au profil juridique de l’acabit d’Harouna Bako, « l’enjeu n’est pas de transformer ce dossier en récit triomphaliste, mais de démontrer comment un contentieux ancien peut être repris, défendu et contenu dans son impact financier ». Sahara Energy obtient une décision favorable sur une partie importante de ses demandes, mais n’obtient pas tout ce qu’elle réclamait. La Sonara perd une bataille judiciaire sur les créances reconnues, mais voit également une partie des prétentions adverses rejetée. À suivre !

Frank ESSOMBA / Le Messager

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Canon de Yaoundé : la direction fait le point et lève le voile sur les dossiers sensibles

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À l’approche de la nouvelle saison, le Canon Sportif de Yaoundé veut clarifier sa situation. Le directeur général du club, Aloys Etoundi, a tenu un […]

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