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Filière textile : détails sur l’accord entre la Cicam et le groupe indien Oceanic, fournisseur des pagnes du 8 mars 2026

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Filière textile : détails sur l’accord entre la Cicam et le groupe indien Oceanic, fournisseur des pagnes du 8 mars 2026
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(Investir au Cameroun) – En 2026, les pagnes du 8 mars vendus sur les marchés camerounais n’ont pas été fabriqués localement. Selon plusieurs sources au fait du dossier, la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam), dont l’outil industriel est à l’arrêt, a de nouveau confié la production au groupe indien Oceanic. Depuis quatre ans, l’entreprise publique recourt à ce partenaire étranger pour sécuriser l’approvisionnement lors de ses pics saisonniers, principalement autour du 8 mars et du 1er mai.

Un peu plus de 2 millions de mètres linéaires ont été produits puis livrés sur le marché camerounais, un volume proche de celui de 2025. La projection initiale portait sur 3 millions de mètres, pour une demande annuelle estimée à environ 4 millions. Oceanic aurait finalement revu les quantités à la baisse, invoquant les incertitudes du contexte économique et politique du Cameroun, explique une source autorisée. La fabrication aurait démarré dès novembre afin d’anticiper les délais de transport et de dédouanement.

La direction de la Cicam assure avoir globalement couvert la demande, les stocks s’étant écoulés en moins de deux semaines. À ce stade, aucune donnée publique ne permet toutefois de confirmer de manière indépendante le niveau exact de couverture du marché.

Un montage qui pèse sur les devises

Le schéma contractuel illustre la mutation du modèle économique de la Cicam. L’entreprise conserve la conception des maquettes, la propriété de la marque et l’organisation de la distribution sur le marché national. Oceanic intervient comme financier et fournisseur : il finance la production, fabrique le tissu dans ses usines, puis livre les pagnes prêts à la commercialisation.

Une fois les ventes réalisées, la Cicam rembourse le fournisseur et dégage une marge, selon des sources proches du dossier. Les modalités précises — prix de revient, niveau de marge, partage des risques, garanties éventuelles — n’ont pas été rendues publiques et n’ont pas pu être établies de manière indépendante à ce stade. Ni Oceanic ni la Cicam n’ont communiqué officiellement sur les termes du contrat.

Pour la société publique, l’enjeu immédiat n’est plus de produire localement, mais de préserver sa présence sur un marché saisonnier qui concentre une part significative de ses recettes annuelles. Sans ce montage, estiment plusieurs acteurs du secteur, la Cicam aurait eu des difficultés à approvisionner le marché lors des périodes clés. Les revenus issus de ces ventes servent à assurer un « service minimum » : règlement de l’électricité, charges incompressibles et, ponctuellement, une partie de la masse salariale. « Les ventes ont permis l’année dernière de payer deux mois de salaire », confie une source interne.

Cette solution a cependant un coût macroéconomique. Elle suppose des importations massives de tissu et donc des sorties de devises, à rebours des efforts engagés au sein de la Cemac pour contenir le déficit extérieur et réduire la dépendance aux achats hors zone.

Crise structurelle et “respiration” comptable

La crise de la CICAM est ancienne. Depuis plus d’une décennie, l’entreprise cumule perte de compétitivité, outils vieillissants, arrêts répétés de production et tensions de trésorerie. Selon nos informations, ses capitaux propres auraient chuté à un niveau qui, au regard du droit OHADA, exposait l’entreprise à un risque de dissolution.

Pour éviter ce scénario, le ministère des Finances aurait demandé une réévaluation des actifs (biens bâtis et non bâtis). Cette opération a permis de faire passer les fonds propres de -19 milliards à +24 milliards de FCFA. Cette amélioration reste essentiellement comptable : d’après plusieurs sources proches du dossier, la Cicam porterait encore une dette de plus de 35 milliards de FCFA, pesant sur la trésorerie et limitant toute capacité d’investissement.

Relance… scénarios chiffrés et négociations incertaines

Une étude diagnostique commandée par le ministère de l’Industrie au Bureau de mise à niveau (BMN) et réalisée par le cabinet Mazars évalue le coût de restructuration entre 30,7 et 48,2 milliards de FCFA. En cas de restructuration intégrale par l’État, le besoin net de financement atteindrait 40,6 milliards de FCFA. En cas de privatisation partielle, l’enveloppe serait ramenée à 21,7 milliards. Dans tous les cas, une injection significative de capitaux apparaît indispensable.

Sur le plan capitalistique, Yaoundé négocierait depuis fin 2024 avec Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP) pour une entrée au capital. Le groupe viserait environ 85 %, tandis que l’État souhaiterait conserver au moins 30 %, selon plusieurs sources. Les discussions n’auraient pas, à ce stade, débouché sur une avancée décisive.

Parallèlement, un consortium réunissant Panafritex (filiale textile d’Arise), la Sodecoton, la CNPS et Marlo Properties Fincorp prépare la création de Camtext SA, une plateforme industrielle intégrée de 180 milliards de FCFA dans la zone de Dibamba. Le complexe ambitionne de transformer localement 12 000 tonnes de coton de la Sodecoton. L’initiative s’inscrit dans l’objectif national de porter la transformation locale du coton à 50 % d’ici 2030, alors que la production nationale ne couvrirait qu’environ 5 % de la demande intérieure.

Dans ce paysage en recomposition, le partenariat avec Oceanic permet à la Cicam de rester visible sur le marché, mais au prix d’un effacement productif. Si Camtext aboutit, il pourrait structurer une nouvelle filière textile locale et occuper l’espace industriel que l’entreprise publique n’est plus en mesure d’assumer.

À court terme, la CICAM continue donc d’exister commercialement sans fabriquer. Une situation qui interroge la cohérence de la stratégie de substitution aux importations dans la filière coton-textile et la capacité à restaurer une base industrielle durable.

Amina Malloum

Lire aussi:

22-09-2025 – Cicam, Arise et l’État négocient sur le marché captif de 30 milliards FCFA des tenues policières, hospitalières, scolaires

03-09-2025 – Cicam : désaccord entre le Minfi et la SNI sur une possible reconfiguration de Capital avant l’arrivée d’Arise IIP

31-07-2025 – Cicam : un investissement en vue de 70,2 milliards de FCFA pour relancer la transformation du coton au Cameroun

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Maimounatou Bourzaka appelle à la compassion après le lapsus de l’acteur

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Maimounatou Bourzaka appelle à la compassion après le lapsus de l’acteur
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La polémique suscitée par le lapsus de l’acteur Essola lors de la cérémonie des Canal 2’Or 2026 continue de faire réagir sur les réseaux sociaux. Dans une publication, la journaliste Maimounatou Bourzaka prend la défense de l’artiste et appelle à davantage de retenue et de compassion face à ce qu’elle considère comme une erreur humaine.

La cérémonie des Canal 2’Or, organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, devait être un moment de célébration du talent et de la créativité camerounaise. Mais une séquence impliquant l’acteur Essola a rapidement attiré l’attention des internautes et alimenté les commentaires.

Alors qu’il prenait la parole pour adresser ses remerciements à la Première dame, Chantal Biya, l’acteur aurait prononcé le nom de feue Irène Biya à la place de celui de l’épouse du chef de l’État. Une confusion qui a provoqué des réactions sur les réseaux sociaux.

Face aux commentaires suscités par cet épisode, Maimounatou Bourzaka estime que l’incident ne devrait pas occulter le parcours de l’acteur ni sa contribution à la culture camerounaise.

Lire la sortie de Maimounatou Bourzaka :

AFFAIRE ESSOLA AUX CANAL 2’OR : UN PEU D’HUMANITÉ, S’IL VOUS PLAÎT !

Hier soir, le Palais des Congrès de Yaoundé était le théâtre d’une belle célébration du talent et de la créativité camerounaise. Une fois encore, les Canal 2’Or ont honoré celles et ceux qui font rayonner notre culture.

Mais au milieu de cette fête, un moment particulier a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux.

Un de nos doyens, un acteur emblématique que nous aimons et respectons pour son immense contribution au patrimoine culturel camerounais, a voulu adresser ses remerciements à la Première Dame. Seulement, sous le coup de l’émotion, il a prononcé le nom de feue Irène Biya au lieu de celui de Madame Chantal Biya.

Un lapsus. Une confusion malheureuse. Une erreur humaine.

Mais avant de commenter, de juger ou de condamner, prenons un instant pour nous rappeler de qui nous parlons : un patriarche, un homme d’un certain âge, dont l’état de santé est fragile et qui traverse des moments particulièrement éprouvants.

Faut-il donc réduire toute une carrière, tout un parcours et une immense contribution à notre culture à un simple instant de confusion ?

Faut-il transformer une soirée dédiée à la célébration de nos talents en un procès public sur les réseaux sociaux ?

Un peu de retenue, un peu de compassion et surtout, un peu d’humanité !

Nos aînés méritent notre respect, particulièrement dans leurs moments de fragilité. Nous pouvons relever une erreur sans humilier celui qui l’a commise.

L’erreur est humaine. Et la grandeur d’une société se révèle aussi dans sa capacité à faire preuve d’indulgence envers ceux qui ont tant donné.

Alors, de grâce, mettons fin à cette polémique stérile. Laissons à cette belle soirée ce qu’elle mérite de retenir : la célébration de nos artistes, de leur talent et de leur contribution au rayonnement du Cameroun.

Beaucoup de courage à notre papa. Que Dieu lui accorde force, santé et un prompt rétablissement !

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Électricité : les kits solaires de META Energy affichent un surcoût estimé de 18 % face à Socadel

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Électricité : les kits solaires de META Energy affichent un surcoût estimé de 18 % face à Socadel
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(Investir au Cameroun) – La société camerounaise META Energy propose une formule d’électricité solaire dont le coût est estimé à 133 FCFA le kilowattheure (kWh), soit environ 18 % de plus que le tarif résidentiel comparable de la Société camerounaise d’électricité (Socadel), anciennement Eneo. Ce calcul repose sur les conditions commerciales présentées par l’entreprise le 27 octobre 2026 à Yaoundé, lors du lancement de ses activités en partenariat avec la société canadienne Eclipse Énergies Renouvelables. Il suppose que l’installation produise et que le client consomme quotidiennement toute la quantité d’électricité annoncée pendant dix ans.

Filiale du groupe META Invest, META Energy commercialise des installations solaires équipées de batteries, avec un paiement échelonné sur dix ans. Sa formule résidentielle la plus puissante nécessite un versement initial de 499 900 FCFA, suivi de mensualités de 49 900 FCFA. Le client doit ainsi débourser 6,49 millions de FCFA sur toute la durée du contrat, avant de devenir propriétaire de l’installation.

Selon les caractéristiques présentées par l’entreprise, ce système peut fournir 13,4 kWh d’électricité par jour, dont 9,2 kWh pendant la nuit. En supposant que cette quantité soit effectivement disponible et intégralement consommée chaque jour pendant dix ans, le coût théorique de l’électricité atteint 132,67 FCFA par kWh. Ce montant comprend les paiements prévus pour les équipements, leur installation, leur financement et leur entretien.

À titre de comparaison, le tarif réglementé appliqué aux ménages consommant entre 401 et 800 kWh par mois est de 94 FCFA hors taxes par kWh, soit environ 112 FCFA TTC. Ce tarif, précédemment publié sous Eneo, sert ici de référence pour Socadel, la société publique qui lui a succédé à la faveur du décret présidentiel du 4 mai 2026. Cette transformation est intervenue après le rachat par l’État camerounais des 51 % du capital précédemment détenus par le fonds britannique Actis.

L’écart entre le coût théorique de l’offre solaire et le tarif réglementé ressort ainsi à environ 18 %. Cette comparaison reste toutefois indicative. Le coût calculé pour META Energy dépend du niveau de production réellement atteint et de la quantité d’électricité effectivement consommée. L’entreprise n’a pas précisé si les prix annoncés incluent la TVA, ni communiqué de mesures indépendantes permettant de confirmer les performances de ses installations.

META Energy propose également une formule résidentielle moins coûteuse à l’installation, moyennant un versement initial de 249 900 FCFA et des mensualités de 24 900 FCFA. Ce système est présenté comme capable de fournir 4,9 kWh par jour, dont 2,7 kWh pendant la nuit, pour alimenter notamment un réfrigérateur, un téléviseur, des ventilateurs et des équipements de connexion à Internet.

Sur dix ans, le montant total à payer atteint 3,24 millions de FCFA. Rapporté à la quantité quotidienne annoncée, ce montant correspond à un coût théorique de 181 FCFA par kWh, contre 79 FCFA hors taxes pour la tranche résidentielle comprise entre 111 et 400 kWh mensuels. La fiscalité applicable à cette tranche dépend toutefois du niveau de consommation.

La formule la plus puissante coûte donc davantage en valeur absolue, mais revient moins cher par unité d’électricité annoncée. Ces calculs ne permettent cependant pas de déterminer les économies ou les dépenses supplémentaires qu’un ménage réaliserait effectivement. Le résultat dépendra de sa consommation, de la production réelle du système et des autres dépenses énergétiques que celui-ci permettrait éventuellement d’éviter.

Les coupures d’électricité ouvrent un marché aux installations solaires

META Energy entend proposer une alternative aux ménages et aux entreprises qui utilisent des solutions de secours pour faire face aux interruptions de la fourniture électrique. L’intérêt économique de ses installations dépendra donc également des dépenses actuellement consacrées aux groupes électrogènes, au carburant et à leur entretien.

Selon l’enquêteEnterprise Surveys 2024de la Banque mondiale, 93,3 % des entreprises interrogées au Cameroun ont déclaré subir des coupures d’électricité. Le nombre moyen d’interruptions atteint 10,4 par mois, contre 6,9 en Afrique subsaharienne. Ces résultats proviennent d’une enquête menée auprès de 615 entreprises formelles et ne couvrent pas l’ensemble des activités économiques du pays.

Pour les commerces, restaurants, hôtels ou entreprises de services, les interruptions d’électricité peuvent entraîner des dépenses supplémentaires et perturber les activités qui nécessitent une alimentation continue. Dans ces conditions, le tarif facturé par Socadel ne suffit pas à mesurer le coût total de l’approvisionnement électrique. Il faut également tenir compte des équipements de secours, du carburant, de la maintenance et des éventuelles pertes d’activité.

META Energy propose une troisième formule destinée aux commerces, aux industries et aux grandes propriétés. Contrairement aux deux offres résidentielles, elle ne dispose pas d’un prix standard publié : le montant doit être déterminé après une évaluation des besoins du client. Le surcoût estimé à 18 % pour la formule résidentielle la plus puissante ne peut donc pas être transposé à cette clientèle professionnelle, soumise à d’autres tarifs électriques et à des besoins différents.

Pour ces entreprises, la comparaison pertinente porte sur le coût cumulé de l’électricité achetée à Socadel et des moyens de secours déjà utilisés, face au prix des installations solaires proposées par META Energy. Les informations disponibles ne permettent pas encore d’établir lequel des deux modèles serait le moins coûteux.

META Energy vise 2 500 installations en 2027

META Energy prévoit de réaliser 400 installations avant la fin de l’année 2026 et d’atteindre 2 500 installations en 2027. L’entreprise annonce également la création de plus de 50 emplois directs et envisage une extension de ses activités au Gabon en 2027, puis au Tchad et en République centrafricaine.

Le modèle commercial retenu suppose cependant que l’entreprise mobilise des ressources pour financer les équipements et leur installation avant de percevoir l’intégralité des paiements. Dans les deux formules résidentielles, plus de 92 % des sommes dues par les clients doivent être encaissées progressivement sur dix ans. Les modalités précises de financement de ce déploiement n’ont pas été rendues publiques dans les informations disponibles.

D’autres éléments restent à documenter pour évaluer la compétitivité des offres. Les volumes quotidiens d’électricité annoncés par META Energy ne sont pas accompagnés de résultats de production vérifiés de manière indépendante. Les informations publiées ne précisent pas non plus la durée d’autonomie garantie des batteries pendant des coupures prolongées ou après plusieurs jours de faible ensoleillement.

Ces paramètres détermineront la quantité d’électricité réellement disponible et, par conséquent, le coût effectif supporté par les clients pendant les dix années du contrat.

Mercy Fosoh

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Zambo Anguissa et Naples tombent face à la Juventus

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Soirée difficile pour Naples et son international camerounais André-Frank Zambo Anguissa. En déplacement sur la pelouse de la Juventus, dimanche, à l’occasion d’une nouvelle journée […]

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