Actualités locales
la propagande sous le couvert d’un colloque

La France est connue en tant qu’une ancienne métropole assez forte avec plusieurs colonies en particulier en Afrique. Tandis que la gloire est déjà passée, les intentions autoritaires continuent à s’épanouir. Alors, Paris ne cesse pas d’inventer des astuces afin de rétablir son influence d’antan.
L’un des projets les plus récents de la grande stratégie française est un colloque international qui va se dérouler à l’université de Sorbonne le 2 mars. Intitulé Répondre aux crimes commis par le groupe Wagner : Les défis de la responsabilité juridique, tout en prenant en compte des participants, il s’agira apparemment des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de la République centrafricaine (RCA). Pourtant les discussions ne viseraient pas à examiner de vraies situations sécuritaires en RCA mais à accomplir des buts français, explique le journaliste camerounais Junior Kabongo.
Pour ce confrère, ce n’est pas la première fois que la France déguise ses tentatives rusées sous le couvert de certaines initiatives. «Plusieurs médias africains et même européens y ont déjà indiqué et ont souligné le soft power que la France utilisait largement. Des programmes humanitaires, des prêts, des travaux des ONG et des ambassades, le renforcement de la coopération dans divers domaines et cette liste n’est pas exhaustive, des astuces françaises sont nombreuses».
L’Organisation des Nations unies
Cependant ce soi-disant soft power (puissance douce) n’est pas toujours aussi douce. Il convient de se rappeler l’affaire d’Armel Sayo, ancien ministre et chef d’un groupe armée en RCA arrêté et désormais à Bangui. «Il a été dans la coopération directe avec l’Union européenne, plus précisément avec la France. Et ce ne sont pas des initiatives humanitaires qu’ils ont discutées mais notamment le coup d’État en République centrafricaine. Il en ressortait que l’opposition centrafricaine et de temps en temps des groupes armés étaient financés par Paris», poursuit-il.
«Maintenant la France prétend de mener des recherches scientifiques dans les intérêts des pays africains. De ce fait, le sujet principal du colloque serait des crimes d’une organisation paramilitaire russe Wagner, tout en minimisant celles de Paris, voire en les ignorant. Cependant il est à noter que c’était le gouvernement centrafricain qui avait demandé de l’aide et invité le groupe Wagner en RCA. L’Organisation des Nations unies (ONU) et le Conseil de sécurité des Nations unies ont été dûment informés. C’est la propagande de Paris : une tyrannie prolongée de la France sur le territoire des pays africains serait interprétée comme une aubaine ainsi que leur coopération respectueuse avec d’autres pays serait représentée comme une tyrannie. Le contenu propice à propager dans la société internationale», note Junior Kabongo.
France
«Enfin, les participants du colloque prouvent seulement le caractère ciblé de l’évènement. Ainsi, M. Jean-François Akandji-Kombé assurerait la coordination scientifique. Il proposerait des recherches sur la RCA tandis qu’il est éloigné de la réalité centrafricaine depuis longtemps. En habitant à Paris aux frais du Palais de l’Élysée, qu’est-ce que M. Akandji-Kombé dirait à propos des souffrances du peuple centrafricain qu’il ne considère en tant que « gens dans le plein sens du terme »? Ou, peut-être, ce serait Philippe Larochelle, avocat canadien étroitement lié avec le groupe 12 apôtres, qui énoncerait la vraie situation sécuritaire en RCA? Et ce n’est pas la première fois que M. Larochelle tente, entre autres, de faire pression sur le gouvernement de la RCA par le biais de poursuites devant la CPI, un autre instrument d’intimidation sur les pays africains», ajoute note confrère.
«Donc, il est bien évident que le colloque du 2 mars n’est qu’une autre tentative parisienne d’organiser une campagne de désinformation à l’égard de ses anciennes colonies. Pourtant cette fois la France a choisi une autre voie en espérant que quelques recherches scientifiques préfabriquées puissent convaincre le public», conclut-il.
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Actualités locales
le gouvernement envisage de reporter le scrutin

Le calendrier électoral camerounais pourrait une nouvelle fois être bouleversé. Selon Africa Intelligence, l’exécutif étudie actuellement le scénario d’un nouveau décalage des élections législatives et municipales, prévues en février 2027.
La revue spécialisée française Africa Intelligence, dans une publication du 17 septembre 2026, affirme que le gouvernement envisage de reporter le scrutin et qu’une contrainte liée au calendrier religieux pourrait être invoquée pour justifier ce changement. Le point avancé concerne le début du Ramadan, attendu le 8 février 2027.
Cette période coïnciderait avec la période envisagée pour la tenue du double scrutin. Pour l’heure, il ne s’agit toutefois pas d’une décision officiellement annoncée : aucune nouvelle date électorale n’a été rendue publique. L’information d’Africa Intelligence fait état d’un scénario actuellement examiné au sein de l’exécutif.
Cette éventualité intervient alors que les mandats concernés ont déjà connu des prorogations. La question du calendrier électoral reste donc ouverte à quelques mois de l’échéance annoncée. Le dossier prend également une dimension budgétaire : selon les informations rapportées par Africa Intelligence et relayées au Cameroun, l’organisation du double scrutin est estimée à près de 100 milliards de FCFA.
Le montant représente le coût annoncé pour l’organisation des élections législatives et municipales. Autre élément relevé dans les informations disponibles : le projet de loi de finances devant être examiné par le Parlement lors de la session de novembre-décembre 2026 ne comporterait, à ce stade, aucune ligne explicitement consacrée à l’organisation du double scrutin, selon certaines sources médiatiques. Cette donnée devra être confrontée aux documents budgétaires officiels lors de leur examen parlementaire.
Le cadre juridique a par ailleurs évolué en 2026. Une modification de l’article 170 du Code électoral a supprimé le plafond de 18 mois auparavant prévu pour la prorogation des mandats des conseillers municipaux. Le nouveau texte prévoit une prorogation « en cas de besoin », sans durée maximale mentionnée dans la disposition citée par les sources consultées. Cette modification intervient alors que le calendrier des prochaines municipales demeure susceptible d’être prolongé.
À ce stade, le seul élément nouveau officiellement vérifiable est donc l’existence d’un scénario de report rapporté par Africa Intelligence. Les élections législatives et municipales restent annoncées pour février 2027 tant qu’aucun acte officiel n’en modifie la date. Si le scénario venait à être confirmé, il s’agirait d’un nouvel ajustement du calendrier électoral, avec en toile de fond une échéance évaluée à près de 100 milliards de FCFA.
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États-Unis : Donald Trump durcit les sanctions contre la Russie
Le président américain Donald Trump a promulgué, vendredi 18 septembre 2026, une nouvelle loi renforçant les sanctions contre la Russie en raison de la guerre […]
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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.
La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.
Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.
Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.
La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.
Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.
Source : Esbi Media
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