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Pose de la première pierre de l’Usine Samen Industry S.A

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Pose de la première pierre de l’Usine Samen Industry S.A
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Il y a des dates qui s’inscrivent en lettres d’or dans l’histoire économique d’une nation. Le 27 février 2026 pourrait bien être de celles-là. Dans la localité de Baré-Bakem, au cœur du Département du Moungo, Région du Littoral, le Ministre du Commerce, 𝗟𝘂𝗰 𝗠𝗮𝗴𝗹𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗠𝗯𝗮𝗿𝗴𝗮 𝗔𝘁𝗮𝗻𝗴𝗮𝗻𝗮, accompagné de son homologue de l’Agriculture et du Développement Rural, 𝗚𝗮𝗯𝗿𝗶𝗲𝗹 𝗠𝗯𝗮𝗶𝗿𝗼𝗯𝗲, a présidé la pose de la première pierre de l’usine industrielle de broyage et de transformation des fèves de cacao de Samen Industry S.A du Camerounais 𝗣𝗮𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲 𝗦𝗮𝗺𝗲𝗻.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec une capacité installée de transformation dépassant 250 000 tonnes pour une production commercialisée de l’ordre de 300 000 tonnes lors de la campagne écoulée, le Cameroun transforme désormais localement plus de 80% de sa production cacaoyère. « C’est un record mondial », a déclaré sans ambages 𝗟𝘂𝗰 𝗠𝗮𝗴𝗹𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗠𝗯𝗮𝗿𝗴𝗮 𝗔𝘁𝗮𝗻𝗴𝗮𝗻𝗮.

Il y a peu, l’objectif assigné à la filière semblait déjà ambitieux : atteindre le seuil de 40% de transformation locale. Non seulement cet objectif a été atteint, mais largement dépassé. La nouvelle unité de Samen Industry S.A, dotée d’une capacité annuelle de 32 000 tonnes de fèves, vient consolider un édifice industriel patiemment construit depuis des années, en parfaite cohérence avec la Stratégie Nationale de Développement SND30 et la politique d’import-substitution prônée par le le Chef de l’État, 𝗦.𝗘 𝗣𝗮𝘂𝗹 𝗕𝗶𝘆𝗮 et mise en œuvre par le Gouvernement.

Mais au-delà des performances chiffrées, c’est la philosophie même de cette industrialisation qui mérite attention. Le Ministre du Commerce n’a pas manqué de rappeler l’enjeu fondamental qui sous-tend cette dynamique : faire en sorte que la valeur ajoutée créée localement bénéficie à l’ensemble de la chaîne, et en premier lieu à ceux qui en constituent le maillon le plus vulnérable, les producteurs.

« Chacun connaît l’évolution erratique des marchés internationaux avec la grande spéculation contre laquelle le Gouvernement s’emploie à mettre un terme », a souligné le membre du Gouvernement, pointant du doigt l’opacité chronique qui caractérise le négoce international des matières premières.

Face à cette réalité, la transformation locale apparaît comme le rempart le plus sûr, la réponse la plus structurelle à la volatilité des cours mondiaux. Plus encore, le Ministre du Commerce a lancé un appel solennel aux industriels du secteur : ouvrir le capital de leurs entreprises aux coopératives de producteurs, afin que ces derniers puissent percevoir, au-delà du simple prix de la fève, une part des dividendes générés par la vente des produits semi-finis ou finis. Une vision inclusive et moderne de l’industrialisation, qui rompt avec les logiques rentières d’antan.

𝗨𝗻𝗲 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗱𝘂 𝗰𝗮𝗰𝗮𝗼 𝗲𝗻 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻

L’événement de Baré-Bakem n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une démarche de structuration globale de la filière. Avant le mois de juillet 2026, date du démarrage de la prochaine campagne cacaoyère, le Gouvernement entend réunir l’ensemble des acteurs du secteur pour définir une politique nationale du cacao. Un cadre de concertation qui devra permettre de rééquilibrer la répartition des bénéfices tout en préservant les standards de qualité qui font la réputation internationale du « cacao d’origine Cameroun ».

Cette réputation, il convient de le rappeler, vient d’être brillamment confirmée sur la scène mondiale. Le 20 février dernier, le Cameroun a décroché la médaille d’or lors de la 10ᵉ édition des Cacao of Excellence Awards, organisée en marge du prestigieux salon Chocoa Trade Fair d’Amsterdam. Une consécration qui sacre l’excellence d’un terroir et conforte la stratégie de montée en gamme portée par les Très Hautes Prescriptions du Chef de l’État.

La cérémonie de Baré-Bakem s’est déroulée en présence d’un parterre d’autorités administratives et d’acteurs de la filière, parmi lesquels le Secrétaire général des Services du Gouverneur de la Région du Littoral, la vice présidente du Conseil régional du Littoral, le Préfet du Département du Moungo, de 𝗠𝗶𝗰𝗵𝗮𝗲𝗹 𝗡𝗱𝗼𝗽𝗶𝗻𝗴, Directeur Général de l’Office National du Cacao et du Café (ONCC), de 𝗦𝗮𝗺𝘂𝗲𝗹 𝗗𝗼𝗻𝗮𝘁𝗶𝗲𝗻 𝗡𝗲𝗻𝗴𝘂𝗲, Administrateur du Fonds de Développement des filières Cacao et café (FODECC), et 𝗢𝗺𝗲𝗿 𝗠𝗮𝗹𝗲𝗱𝘆, Secrétaire exécutif du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), explique la cellule de communication du ministre du Commerce.

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Nasser al-Khelaïfi visé par une enquête préliminaire à Paris

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Nasser al-Khelaïfi se retrouve au cœur d’une enquête préliminaire à Paris pour une possible prise illégale d’intérêts. Le parquet de Paris a saisi la Brigade […]

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Cameroun – Comores : un quatuor nigérian désigné pour le choc de Garoua

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La rencontre entre le Cameroun et les Comores, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2027, sera dirigée par un quatuor arbitral venu du Nigeria. […]

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)
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Au cours de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’examination in chief et à la cross-examination du 35ᵉ témoin, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, les avocats des parties civiles ont fait ressurgir, ce mardi 15 septembre 2026, l’affaire des terminaux numériques manquants, dans lesquels seraient contenus des éléments liés à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM.

C’est Me Félicité Esther Zeifman qui, après avoir obtenu du 35ᵉ témoin du ministère public la définition de l’enquête environnementale contenue dans sa grille méthodologique, a posé au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo la question de savoir s’il est au courant que Melissa Amougou Belinga avait distrait un iPhone lors du déroulement de l’enquête préliminaire.

L’officier supérieur de la gendarmerie nationale a répondu à cette question par l’affirmative, tout en indiquant que c’est grâce au tracking des terminaux numériques que les enquêteurs se sont rendu compte de l’incorporation du numéro de téléphone de la puce et du numéro IMEI de l’appareil de la concernée.

À la question de l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo de savoir quelles sont les dispositions prises par la commission mixte d’enquête police/gendarmerie nationale pour retrouver ce téléphone distrait par l’épouse de Jean-Pierre Amougou Belinga, D. Bialo fait savoir au tribunal que la commission avait interpellé deux personnes, dont une dame qui s’est présentée comme une femme de ménage du couple de l’homme d’affaires et, avant elle, un monsieur qui avait été interpellé.

Ce dernier s’est présenté comme proche de cette femme de ménage, dont la puce téléphonique avait rayonné dans le téléphone recherché. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, c’est l’audition de cet homme proche de l’agent domestique du couple Amougou Belinga qui a conduit à la découverte de la disparition de cet iPhone.

S’agissant des dispositions prises pour auditionner Melissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage, la commission mixte, en son temps, explique D. Bialo, avait sollicité sa présence via les conseils du patron du groupe L’Anecdote.

Lorsque Me Félicité Esther Zeifman demande au témoin du ministère public si ce téléphone distrait sciemment n’aurait pas pu participer à la manifestation de la vérité, le lieutenant-colonel Bialo répond : « Le téléphone est recherché parce que le lieutenant-colonel Justin Danwe communique, dans une de ces auditions, un numéro de téléphone appartenant et utilisé par M. Amougou Belinga. Les divers trackings ont révélé des rayonnements correspondant aux divers lieux fréquentés par son utilisateur ».

Aussi le lieutenant-colonel Danwe avait-il affirmé avoir transmis une vidéo de la victime à Amougou Belinga via cet iPhone. Mais durant la cross-examination du 35ᵉ témoin faite par l’avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, Me Jacques Mbuny, ce dernier a rappelé au lieutenant-colonel Bialo que relativement au transfert de cette vidéo à l’homme d’affaires, l’expert Georges Bell Bitjocka avait déclaré que cette vidéo avait été extraite d’un téléphone d’un membre du commando, Vincent Godje, qui avait été nommément cité. Cependant, D. Bialo a réagi : « En tant que membre de la commission d’enquête mixte, nous avons écouté ces extraits de vidéo courts ».

Sur le champ, Me Mbuny pose la question à Bialo : « Vous avez extrait les vidéos du téléphone de Danwe ou vous avez ouï dire qu’il y avait des vidéos dans son téléphone ? Et l’officier supérieur de la gendarmerie nationale de répondre, de façon laconique : « C’était un ouï-dire! »

En suivant le prolongement du questionnement de Me Zeifman, l’avocate juge qu’il était nécessaire que ce téléphone soit mis à la disposition de l’enquête pour contribuer à la manifestation de la vérité. Les (ces éléments) avez-vous consignés et adressés au commissaire du gouvernement ?, s’interroge l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo.

Et Bialo de répondre : « Je pense ». « Que faisons-nous en ce moment ? Comment rattraper cet impair ? », s’interroge, in fine, Me Zeifman. C’est sur ces entrefaites qu’une objection a été formulée par Me Tchudjo, un des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui a demandé au tribunal de rejeter cette question qui, explique-t-il, est une question d’opinion. Au bout du compte, le président du tribunal a retenu cette objection et a invité le témoin à apporter des réponses techniques aux questions de fait et de connaissance s’inscrivant en droite ligne du contenu de l’enquête.

À titre informatif, le Service central de recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, dont le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo est le responsable, s’est auto saisi à la suite de l’information liée à la disparition d’Arsène Mbani Zogo et après la découverte de sa dépouille. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale reconnaît, dans le cadre de ses recherches, n’avoir pas fait de constatations.

En revanche, s’agissant des observations, le Service central des recherches judiciaires (Scrj) s’est déployé dans une enquête environnementale (recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité) auprès des citoyens. La vidéo surveillance a été aussi mise à contribution tant elle était gérée, indique D. Bialo, par la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), en appui avec la légion de gendarmerie du Centre.

De plus, ajoute Bialo, le Service central des recherches judiciaires n’a pas posé d’acte d’enquête ; il assistait le commandant de la légion de gendarmerie du Centre et utilisait le matériel pour faire le tracking de tout ce que l’on pouvait avoir comme numéro de téléphone des intervenants.

Serge Aimé BIKOI

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