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« à force d’accuser les arbitres, nous fabriquons le chaos… »

«Depuis le lancement du championnat de première division au Cameroun, un cap dangereux est franchi. L’arbitre n’est plus un acteur du jeu susceptible d’erreur ; il est devenu dans certains discours médiatiques le coupable désigné avant même le coup d’envoi. Corrompu, manipulateur, faussaire de résultats les mots sont lâchés avec une facilité déconcertante», expliquent nos confrères de Radio Sport Info.
«Qu’il existe des insuffisances dans l’arbitrage ? Il est difficile de dire qu’il n’en est rien. Qu’il faille plus de rigueur, de formation, de transparence ? Sans aucun doute. Mais accuser sans preuve, suggérer systématiquement la corruption, insinuer que chaque décision défavorable est préméditée, c’est franchir une ligne rouge. L’épisode du Trophée des champions d’hier, marqué par le retrait des joueurs de la Colombe après un penalty accordé n’est pas un simple fait de match», poursuit la radio du président de la Fecafoot.
«C’est le symptôme d’un climat intoxiqué. Lorsque l’idée que «tout est joué d’avance” s’installe dans les esprits, la compétition perd son sens. À force de marteler que les arbitres “tuent les matchs”, on finit par fabriquer une réalité explosive. On prépare les esprits à l’affrontement. Que chacun prenne la mesure de ses mots. Une presse responsable éclaire elle n’enflamme pas. À force de jeter les arbitres en pâture à l’opinion, nous les exposons à bien plus qu’à la critique, nous les exposons au danger», ajoute RSI.
«Si nous continuons sur cette pente, le drame ne sera plus une hypothèse théorique, Il deviendra une possibilité concrète. Il est temps d’arrêter l’escalade. Voilà pourquoi la Colombe doit être lourdement suspendue, pour diffuser un message fort, et atténuer ce climat délétère autour des arbitres», conclut RSI.
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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.
La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.
Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.
Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.
La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.
Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.
Source : Esbi Media
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