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pour HRW, “le Cameroun n’est pas un pays sûr pour les personnes expulsées”

« Les autorités camerounaises détiennent de manière arbitraire des ressortissants non camerounais expulsés des États-Unis et détiennent et maltraitent les journalistes qui ont tenté de les interviewer. L’administration du président américain Donald Trump ne semble pas s’en soucier », indique Human Rights Watch (HRW).
Abus au Cameroun après l’expulsion par les États-Unis de ressortissants de pays tiers
Les États-Unis et le Cameroun complices de violations des droits humains ; le Cameroun n’est pas un pays sûr pour les personnes expulsées
Lauren Seibert
Chercheuse, division Droits des réfugiés et migrants
Les autorités camerounaises détiennent de manière arbitraire des ressortissants non camerounais expulsés des États-Unis et détiennent et maltraitent les journalistes qui ont tenté de les interviewer. L’administration du président américain Donald Trump ne semble pas s’en soucier.
En janvier et février, dans le cadre d’un accord secret, le gouvernement américain a expulsé vers le Cameroun 17 hommes et femmes, dont des demandeurs d’asile et une personne apatride, originaires de 9 pays africains : Angola, République démocratique du Congo, Éthiopie, Ghana, Kenya, Maroc, Sénégal, Sierra Leone et Zimbabwe.
Les autorités camerounaises ont immédiatement détenu les personnes expulsées, bien qu’elles n’aient aucune base juridique pour le faire. Un avocat qui assistait certaines des personnes expulsées a déclaré que des représentants d’agences des Nations unies leur avaient parlé de la possibilité de demander l’asile au Cameroun. Cependant, les personnes expulsées ont déclaré à l’avocat qu’elles se sentaient contraintes de retourner dans leur pays d’origine.
Plusieurs déportés n’étaient pas éligibles à l’asile aux États-Unis, mais bénéficiaient d’une protection judiciaire contre l’expulsion vers leur pays d’origine en raison de craintes de persécution ou de torture. L’administration Trump a contourné ces protections en les envoyant dans un pays tiers – un pays que Human Rights Watch et d’autres ont toujours qualifié de non sûr pour les expulsions.
Depuis des années, certaines régions du Cameroun sont ravagées par la violence et les conflits armés, le gouvernement réprime l’opposition et les médias, et les groupes armés et les forces gouvernementales commettent des exactions généralisées, notamment des actes de torture en détention. En 2022, nous avons documenté les souffrances endurées au Cameroun par des demandeurs d’asile camerounais expulsés par les États-Unis après leur retour.
Le Cameroun est partie à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et dispose d’une législation nationale sur les réfugiés, mais deux personnes renvoyées au Cameroun par les États-Unis sont déjà retournées dans leur pays d’origine. Quinze autres sont toujours détenues dans la capitale camerounaise, Yaoundé. Le retour forcé ou contraint d’une personne vers un pays où elle risque d’être persécutée, torturée ou de subir d’autres atteintes graves constitue un refoulement, interdit par le droit international.
Le gouvernement camerounais devrait immédiatement libérer les personnes déportées restantes, leur garantir une protection contre le refoulement et organiser leur retour aux États-Unis. Il devrait également respecter la liberté de la presse et tenir les autorités compétentes responsables des abus commis.
Compte tenu des risques de torture, de refoulement et d’autres abus au Cameroun, les États-Unis ont violé le droit international en expulsant des personnes vers ce pays. Les tribunaux et le Congrès américains devraient faire pression pour obtenir le retour des personnes expulsées vers le Cameroun et la fin des accords d’expulsion avec des pays tiers, qui ne prévoient pas de garanties et ont systématiquement entraîné des abus.
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Accélération des projets ferroviaires au Cameroun

Réuni le 24 juillet 2026 à Yaoundé, le Comité interministériel des infrastructures ferroviaires (COMIFER), sous la présidence du ministre des Transports Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a passé en revue les principaux dossiers du secteur ferroviaire. Au terme des travaux, le gouvernement a réaffirmé sa volonté d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants afin de renforcer la contribution du rail au développement économique du Cameroun.
La 48ᵉ session extraordinaire du COMIFER a permis d’évaluer l’état d’avancement des principaux chantiers ferroviaires du pays. Les échanges ont porté notamment sur le suivi des résolutions de la précédente session, les dossiers liés à l’accident ferroviaire d’Eséka, la préparation du deuxième Plan quinquennal (PQ2), l’acquisition de nouveaux matériels roulants pour le transport des voyageurs, ainsi que la mise en conformité de la convention entre l’État et CAMRAIL avec la loi de 2023 régissant le secteur ferroviaire.
Les membres du comité ont également examiné les préparatifs du transport de la bauxite, le transfert des biens du premier Plan quinquennal (PQ1), les projets d’extension du réseau ferroviaire et les mesures destinées à renforcer la sécurisation des emprises ferroviaires.
Dans son discours d’ouverture, le ministre des Transports a rappelé que le rail constitue un levier stratégique pour améliorer la mobilité, favoriser l’intégration territoriale et renforcer la compétitivité de l’économie nationale. Il a appelé l’ensemble des acteurs à agir avec diligence et en parfaite coordination afin d’assurer la mise en œuvre effective des résolutions adoptées, tout en garantissant la sécurité des infrastructures et la qualité du service public.
À l’issue des travaux, le COMIFER a formulé plusieurs recommandations destinées à accélérer les projets en cours et à améliorer la gouvernance du secteur. Clôturant la session, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè a instruit les administrations concernées et leurs partenaires de poursuivre sans délai l’exécution des résolutions, avec un suivi rigoureux des dossiers prioritaires, notamment la modernisation des infrastructures, l’acquisition du matériel roulant et le développement des projets ferroviaires stratégiques.
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Manchester United et Carlos Baleba : Négociations à 58 M€

Manchester United accélère dans le dossier Carlos Baleba. D’après les informations d’Indykaila News, les dirigeants des Red Devils estiment que les négociations avec Brighton devraient s’ouvrir autour de 58 millions d’euros (environ 50 millions de livres sterling).
Le club mancunien aurait déjà transmis une première offre, inférieure aux attentes de Brighton. Les Seagulls doivent désormais se prononcer sur cette proposition avant une éventuelle reprise des discussions.
Considéré comme l’un des milieux de terrain les plus prometteurs de Premier League, Carlos Baleba suscite un intérêt grandissant sur le marché des transferts. Manchester United espère convaincre Brighton de céder son international camerounais, mais les négociations s’annoncent délicates.
Le dossier reste donc à suivre dans les prochains jours.
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Le Venezuela annonce son retrait de la Cour pénale internationale (CPI)

Le gouvernement vénézuélien a officialisé sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Caracas justifie ce choix par une perte de confiance envers l’institution, qu’il accuse de partialité, sur fond de tensions liées à l’enquête visant de présumés crimes contre l’humanité sous la présidence de Nicolás Maduro.
Le Venezuela a annoncé, le 24 juillet, son retrait définitif de la Cour pénale internationale (CPI). Selon le ministre des Affaires étrangères, Félix Plasencia, cette décision, notifiée au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, intervient sur instruction de la présidente par intérim, Delcy Rodríguez.
Pour les autorités vénézuéliennes, la CPI ferait preuve d’un traitement inéquitable en ciblant de manière disproportionnée des pays d’Afrique et d’Amérique latine. Caracas estime que cette approche porte atteinte à la souveraineté des États et remet en cause le principe d’une justice internationale impartiale.
Les relations entre le Venezuela et la juridiction de La Haye se sont fortement dégradées depuis l’ouverture, en 2018, d’une enquête sur de présumés crimes contre l’humanité commis après la répression des manifestations de 2017. En 2025, le procureur de la CPI avait également fermé son bureau de liaison à Caracas, invoquant un manque de coopération des autorités vénézuéliennes.
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