Actualités locales
Françoise Puene accusée de vouloir marchandiser l’accès à la profession d’avocat

Alors que la sénatrice se proposait de délivrer la fameuse lettre de parrainage qui constitue la clé magique pour l’entrée au Barreau, elle ne pouvait pas imaginer qu’elle mettait les pieds dans un sanctuaire sacré où nul n’entre s’il n’est avocat.
Dans une chronique, Jean Paul Ntsengue explique que le Bâtonnier de l’Ordre a eu raison de faire une mise au point pour éviter toute dérive.
CE QUE JE PENSE… LE COUTEAU DANS LA PLAIE FAIT TOUJOURS TRÈS MAL !
Madame Françoise Puene aka Mamie Nyanga, Sénateur et femme d’affaires bien connue, vient d’appuyer sur deranger » comme disent les gens de la génération Mbolé. Son nom va probablement faire la Une des médias à cause de ce communiqué qu’elle vient de publier dans l’optique d’aider les postulants à la profession d’avocat à obtenir la fameuse lettre de parrainage qui constitue la clé magique pour l’entrée dans cette profession élitiste.
PROFANATION D’UN SANCTUAIRE SACRÉ ?
Ce communiqué a immédiatement soulevé la désapprobation unanime des avocats inscrits au Barreau du Cameroun et ailleurs. Je soutiens cette levée de boucliers car, la profession d’avocat reste pour moi malgré tout, un métier noble qui ne devrait pas faire l’objet de commerce ou de chantage au regard de son rôle essentiel dans la défense des droits humains, dans le triomphe de la Justice au bénéfice de la veuve et de l’orphelin, ainsi que dans la promotion du développement, étant donné son rôle dans la garantie de la sécurité des transactions économiques, commerciales et financières. Le Bâtonnier de l’Ordre a donc eu raison de faire une mise au point pour éviter toute dérive.
Cependant, le Sénateur Puene (avec qui je n’ai aucun lien), dans le rôle d’appui aux personnes vulnérables qui meuble fréquemment son actualité, a cru naïvement pouvoir aider à résoudre un problème réel qui existe et perdure dans notre société comme un frein à l’épanouissement de nombreuses familles démunies : le parrainage. Elle ne pouvait pas imaginer qu’elle mettait les pieds dans un sanctuaire sacré où nul n’entre s’il n’est avocat.
UN PROBLÈME RÉEL QU’IL VA FALLOIR RÉSOUDRE…Y COMPRIS PAR LA CRÉATION D’UNE ÉCOLE DE FORMATION DES AVOCATS.
En effet, il s’agit d’un obstacle largement infranchissable qui a entraîné l’émigration de plus de 400 jeunes juristes camerounais déterminés à devenir avocats, mais obligés d’aller s’inscrire à l’Ecole de Formation des Avocats du RWANDA.
Mon cas constitue un témoignage poignant. Brillant juriste frais émoulu de l’Université de Yaoundé, j’ai passé 4 ans, de 1988 à 1992, à essayer d’obtenir une lettre de parrainage pour composer mon dossier d’admission officielle en stage, à une époque où il n’y avait pas le concours institué en 1990. J’ai donc dû renoncer à cette profession où l’on me trouvait très brillant, faute de parrainage. Ceux qui continuent de m’appeler « Maitre » aujourd’hui, sont ceux qui se souviennent que je fus un brillant praticien. Celui qui va nier que ce problème ne s’est pas aggravé depuis mon expérience malheureuse d’il y a plus de 35 ans, est tout simplement UN MENTEUR.
Courage Mamie Nyanga…les gens n’aiment pas les gens !
Jean Paul Ntsengue
Expert Juriste
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Alain Dexter conteste le système de vote après l’absence de trophée pour Blanche Bailly

L’absence de trophée pour la chanteuse Blanche Bailly lors de la cérémonie des Canal 2’Or, organisée le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, relance le débat sur la place du vote du public dans les récompenses artistiques au Cameroun.
Dans une tribune, l’acteur culturel Alain Dexter dénonce un système qui, selon lui, favoriserait davantage les moyens financiers et la mobilisation des fans que la qualité artistique.
Pour Alain Dexter, le résultat concernant Blanche Bailly illustre les limites d’un dispositif qui ne garantirait pas, à ses yeux, une reconnaissance équitable du mérite artistique. Il estime que la chanteuse disposait d’atouts importants dans sa catégorie, notamment en matière d’écriture, de direction artistique et de présence internationale.
Ces appréciations relèvent toutefois de son analyse personnelle. La tribune ne fournit pas de données comparatives sur les candidats en lice ni d’éléments permettant de vérifier les modalités précises du vote lors de cette édition.
Lire la dénonciation d’Alain Dexter :
CANAL D’OR : QUAND LE TALENT SE FAIT VOLER PAR LES VOTES DES INTERNAUTES
« Le vote du public a tué la méritocratie artistique au Cameroun. »
Le 31 octobre 2026 aux Canal d’Or, Blanche Bailly est repartie sans trophée. Sans rien. Alors qu’elle était, de loin, objectivement, la meilleure de sa catégorie. Meilleure plume, meilleure direction artistique, meilleure présence internationale. Nous le savons tous dans le milieu artistique.
Cette scène n’est plus une exception, c’est devenu la norme au Cameroun. Dans les concours de beauté, aux awards de musique et autres cérémonies de récompense, le scénario est le même : ce n’est plus le talent qui gagne, c’est le porte-monnaie.
UN PROCESSUS DÉSORMAIS POURRI À LA BASE
On nous a vendu le « vote des internautes » comme de la démocratie culturelle. En réalité, c’est la pire des arnaques :
Premièrement parce que c’est subjectif et incompétent. Depuis quand un follower de 15 ans, aussi passionné soit-il, a-t-il les compétences pour juger de la pertinence d’une œuvre, de la technique vocale, d’un scénario, d’une mise en scène ? On demande à des gens qui ne savent pas faire la différence entre autotune et performance live de décider qui est le « meilleur artiste ».
Deuxièmement, c’est truqué par la quantité. Un seul fan peut voter 100, 200, 500 fois. Il suffit d’avoir plusieurs puces MTN, Orange à sa disposition. Le concours ne mesure plus la popularité réelle d’un artiste, il mesure l’obsession de 20 fans prêts à passer la nuit à cliquer.
Et le pire de tout ça ,c’est surtout que les votes sont payants, et donc une vraie niche financière pour les organisateurs. Aujourd’hui, un vote coûte 100, 200, 500 francs. Pour gagner, il faut débourser donc des millions. Qui finance ? Les candidats eux-mêmes et leur entourage. On a transformé des cérémonies artistiques en vente aux enchères.
L’artiste qui n’a pas d’argent mais qui a du talent est donc « mort d’avance ». L’artiste qui a un parrain, un sponsor, un petit copain homme d’affaires qui paie 2 millions de votes, gagne. Même avec une chanson médiocre.
Combien de chanteurs immenses, de Miss d’une intelligence et d’une beauté remarquables, de comédiens formés pendant 10 ans, avons-nous vu se faire battre par des profils vides mais bien financés ?
Ce qui est arrivé à Blanche hier, c’est ce qui arrive à tous nos vrais talents. On les humilie publiquement parce qu’ils ont refusé de payer pour leur propre trophée.
À mon avis, il est temps de rendre le pouvoir aux jurys.
Dans tous les grands prix sérieux au monde – aux Grammy Awards, aux Victoires de la musique, à Cannes, aux César –, le public ne vote pas. Ou alors son vote compte pour 10 %. Le pouvoir est à 90 % entre les mains d’un jury de professionnels : producteurs, ingénieurs du son, journalistes culturels, réalisateurs, anciens lauréats. Des gens dont c’est le métier de juger une œuvre.
C’est à eux de décider. Pas à des followers.
Hier, on a volé le CANAL D’OR de Blanche Bailly !!!
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l’AFD fait le point sur « Cœur de Ville » et le projet BRT

Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a accordé, ce lundi 2 novembre 2026, une audience à une délégation de l’Agence française de développement (AFD), conduite par son directeur pays, Jérôme Notebaert.
En mission au Cameroun, les échanges ont porté sur l’avancement du projet « Yaoundé Cœur de Ville » et la préparation du Bus Rapid Transit (BRT) de Yaoundé, deux chantiers majeurs de la mobilité urbaine dans la capitale.
La rencontre s’inscrit dans la continuité de la coopération entre le Cameroun et la France dans le secteur urbain. Elle a permis de faire le point sur les financements, les contraintes opérationnelles et les prochaines étapes des projets portés par le ministère, la Communauté urbaine de Yaoundé et leurs partenaires techniques et financiers.
Le projet « Yaoundé Cœur de Ville » est cofinancé par l’AFD et l’État camerounais à hauteur d’environ 48,5 milliards de FCFA, dont 43 milliards de FCFA apportés par l’AFD à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2D) et 5,5 milliards de FCFA de contrepartie nationale.
Lancé officiellement le 11 juin 2025, le projet vise à désengorger des points névralgiques de Yaoundé et à améliorer les conditions de déplacement des usagers. Il comprend notamment la reconfiguration des carrefours Mvan et Elig-Effa, la reconstruction des gares routières de Mvan et de Messa, le réaménagement des carrefours Awae Escalier et Sous-Manguiers, ainsi que la reconstruction de terminus pour minibus et taxis à l’arrière de la trésorerie générale et du lieu-dit montée Jaco déjà opérationnelle.
Les travaux, confiés à Razel Bec Cameroun pour une durée de 30 mois, ont déjà bénéficié de décaissements successifs de l’AFD. En avril 2026, une deuxième tranche de 12 milliards de FCFA avait été débloquée, portant le total mis à disposition à 21,1 milliards de FCFA.
L’audience a également porté sur le projet de Bus Rapid Transit, appelé à structurer les déplacements dans la capitale. Le corridor envisagé doit relier Olembé, au nord, à Ahala, au sud, sur environ 22 kilomètres, avec 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés capables de transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour.
Le projet est porté avec l’appui de l’AFD, de la coopération allemande à travers la GIZ et de l’Union européenne. Il se trouve actuellement dans une phase d’études et de concertations, préalable au lancement effectif des travaux.
À l’issue de l’audience, l’accent a été mis sur la nécessité de maintenir la dynamique des chantiers, de sécuriser les emprises et de respecter les échéances contractuelles. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de mutualiser les ressources et d’approfondir le partenariat camerouno-français pour réussir ces projets ambitieux.
Pour Yaoundé, ces interventions représentent un levier important face à des flux quotidiens de déplacements estimés à près de cinq millions, dans une ville qui manque encore d’un réseau de transport public réellement structuré.
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