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La Bourse nationale des déchets : nouvel outil pour stimuler le recyclage

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La Bourse nationale des déchets : nouvel outil pour stimuler le recyclage
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« La toute nouvelle Bourse nationale des déchets est suffisamment équipée, tant sur le plan de la gouvernance que sur le plan humain et beaucoup plus aussi sur le plan politique parce qu’on voit que nos politiques nationales se mettent en branle » a déclaré Sylvie Rebecca Essomba, Directeur général de la Bourse nationale des déchets, le 12 février 2025 à Yaoundé à l’occasion du lancement officielle des activité la Bourse nationale des déchets.

Pour elle, l’heure est l’action. « Nous pensons que les conditions sont réunies pour que la bourse puisse se mouvoir et atteindre les objectifs que le Cameroun s’est fixés en matière de développement durable » poursuit-elle. Il sera désormais question d’animer le marché boursier des déchets où l’offre et la demande sur les déchets vont se rencontrer. « Nous voulons mettre ensemble tous ces manipulateurs de déchets autour d’un outil unique et innovant qui fait que les déchets seront vus par les uns et les besoins des autres remplis. Ces déchets seront ainsi réinjectés dans le circuit industriel et là c’est déjà un apport pour l’import-substitution parce qu’il y aura une réduction des coûts finalement », a précisé Sylvie Rebecca Essomba. Ce jeudi-là, en plus du lancement de ses activités et sa plateforme électronique, l’identité visuelle et logo de la Bourse nationale des déchets a été présentés.

UN VOLUME QUI A DOUBLÉ EN NEUF ANS

Mais derrière la symbolique institutionnelle, l’urgence est chiffrée. En 2016, le Cameroun produisait trois millions de tonnes de déchets. En 2025, le volume atteint six millions de tonnes. En neuf ans, la production a doublé. Or le modèle actuel montre ses limites. À peine un quart de ces déchets est pris en charge par Hysacam. La moitié est gérée sans méthodologie conforme à la réglementation en vigueur.

Le dernier quart finit abandonné dans la nature. Pour le ministère de l’Environnement, cette situation n’est plus soutenable. « Nous avons vécu pendant des années dans ce tourment de déchets avec tout ce que ça cause et que nous puissions maintenant en arriver à mettre en place ce qui fait en sorte que les déchets des uns deviennent la matière première des autres », a déclaré Hélé Pierre, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, qui présidait la cérémonie.

Les externalités sont lourdes. Pollution des milieux récepteurs, dégradation des paysages urbains, prolifération de maladies, émissions de gaz à effet de serre qui compromettent les engagements du pays auprès de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. La question des déchets devient ainsi un sujet économique autant qu’environnemental.

LES COLLECTIVITÉS MISENT SUR LA VALORISATION

La Bourse nationale des déchets est présentée comme un mécanisme correctif. Sa plateforme électronique doit mettre en relation offreurs et demandeurs. Les déchets des uns deviennent intrants pour les autres. La logique affichée est celle d’un marché structuré, avec une animation des échanges et une meilleure traçabilité des flux.

Dans les collectivités, l’initiative est perçue comme une opportunité budgétaire. « Ce sont ces territoires qui ont davantage intérêt à voir les déchets disparaître de leurs territoires et nous apprécions cette très forte action du gouvernement à travers le ministère de l’Environnement. Cette action va véritablement donner une valeur ajoutée aux ordures parce qu’on ne peut plus parler de déchets. Il s’agit davantage d’un capital et nous allons nous insérer dans cette brèche. Nous nous réjouissons que nos villes vont changer d’image et surtout se faire un peu d’argent », affirme Daniel Edjo’o, maire d’Ebolowa.

UNE FILIÈRE INDUSTRIELLE EN ATTENTE DE STRUCTURATION

Du côté des industriels du recyclage, l’attente est également forte. « Cette bourse vient à point nommé. Red-Plast, en tant qu’entreprise de recyclage des déchets entend tirer profit de cette bourse de déchets. Nous avons une application qui permet de collecter les déchets en ligne. Donc ça va permettre d’interconnecter tous les acteurs de la chaîne de transformation des déchets pour une meilleure organisation. Nous allons jouer notre partition et nous connecter aux entreprises qui auront besoin de nos produits. Cette bourse est une aubaine. Nous espérons améliorer nos ventes et pouvoir bien huiler le réseau de transformation de déchets au Cameroun », explique Henri Yene, superviseur de Red-Plast à Yaoundé.

Les associations de consommateurs y voient aussi un enjeu de santé publique. « Nous saluons à juste titre l’avènement de cet outil parce que le consommateur a droit à un environnement sain et le lancement de la Bourse nationale des déchets vient contribuer à l’atteinte de ce droit-là. Nous voyons au quotidien à quoi ressemblent nos villes. Le consommateur est exposé à plusieurs maladies qui impactent sa santé. Aujourd’hui, il est question pour nous d’espérer un meilleur environnement, que l’air que nous respirons soit moins pollué et que nous puissions véritablement être en santé. L’employabilité des jeunes sera également boostée à travers cet instrument. Reste que la mise en œuvre suive véritablement », prévient Prince Mpondo, président d’une association de défense des droits des consommateurs.

La Bourse nationale des déchets ambitionne ainsi de transformer un goulot d’étranglement urbain en filière économique structurée. Reste à savoir si la plateforme saura absorber les six millions de tonnes annuelles et réduire la part des flux hors normes. La crédibilité du dispositif se mesurera à sa capacité à réduire l’abandon sauvage et à intégrer le recyclage dans le circuit industriel national, tout en alignant la gestion des déchets sur les engagements climatiques du pays.

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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival

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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival
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Les conditions de cette inscription dans le répertoire national ont récemment été présentées par le ministère en charge des Arts et de la culture.

Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre en charge des Arts et de la culture (Minac) a récemment reçu une délégation composée de quelques autorités traditionnelles venant de la communauté Mvog Manga, basée dans les régions du Centre et du Littoral. Ces membres de l’association Anyang Mvog Manga sont allés solliciter auprès du Minac, la reconnaissance nationale de leur festival qui se prépare.

Lors de l’audience, SM Serge Amougou qui était à la tête de la délégation a indiqué que «prendre en compte notre festival, c’est considérer la culture, c’est avoir une vision très poussée de ce que nous voulons faire pour pérenniser la culture ancestrale en pratiquant les rites, us et coutumes des Ekang en général, des Beti et des Mvog Manga en particulier. Nous voulons tenir à ce qu’il n’y ait pas la disparition des pratiques ancestrales. Notre identité culturelle doit être remarquée et remarquable ».

Cette reconnaissance nationale requiert plusieurs préalables. Marie Thierry Edjoa Akoa, directeur du patrimoine culturel au Minac a expliqué qu’il est nécessaire de disposer d’un ancrage historique culturel. La deuxième condition c’est la gouvernance communautaire. Il faut donc avoir une périodicité fixe connue, un comité d’organisation traditionnel légitime reconnu, une chefferie et la participation effective de toute la communauté.

Comme troisième critère, le festival doit être un concentré de patrimoine vivant avec des rites, danses, chants et savoir-faire originel d’art oratoire, la pharmacopée, la lutte traditionnelle, les contes en langue maternelle.

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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement

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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement
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Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs, avec pour objectif de corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.

Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee) a publié le 23 septembre 2026, une lettre-circulaire fixant les prescriptions relatives à l’approvisionnement du marché national en gaz et pétrole liquéfié (GPL). Cette note ministérielle fait suite à de nombreux dysfonctionnements qui perturbe les approvisionnements depuis plusieurs semaines.

Pour mettre un terme à ces dysfonctionnements et garantir un approvisionnement régulier du marché national en GPL et assurer la disponibilité du produit dans les points de vente, le membre du gouvernement prescrits 5 mesures.

D’abord, le strict respect par les importateurs du calendrier prévisionnel des livraisons, tel qu’arrêté par le Comité mensuel de suivi du marché du GPL. Ensuite, le membre du gouvernement prescrit le paiement effectif des factures relatives aux importations du GPL dans le strict respect des délais contractuels.

La répartition des cargaisons de GPL par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), conformément aux parts de marché de chaque marketer et dans le respect des contrats commerciaux qui ont une prééminence sur les partes de marché. Le Minee recommande la priorisation de la réception des importations destinées aux pays voisins et enfin, Gaston Eloundou Essomba recommande l’obligation pour les sociétés agrées à l’exercice de distribution du GPL de disposer au préalable d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement dudit produit à destination des points consommateurs.

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Election à la Société civile camerounaise des droits voisins : Deux têtes de listes affichent déjà leurs ambitions

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Election à la Société civile camerounaise des droits voisins : Deux têtes de listes affichent déjà leurs ambitions
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L’élection est prévue le 5 octobre 2026 pendant que la campagne bat déjà son plein dans les réseaux sociaux.

A deux semaines de l’élection à la Société civile camerounaise des droits voisins (SCDV) prévue le 5 octobre 2026, les candidats dévoilent leurs intentions et leurs projets. A date, deux têtes de liste affichent leurs ambitions. Il s’agit de Dr Claude Edgard Akono, connu sous le nom de «Don Compâdre» d’une part et d’Aladji Touré d’autre part, arrangeur, directeur artistique et ancien Président du conseil d’administration (PCA) de cet organisme.

Pour Don Compâdre, la liste est déjà connue. Elle est constituée de 16 membres dont lui-même comme président, 3 vice-présidents, 2 secrétaires généraux et 10 autres membres. Ils ont été présentés au cours d’un point de presse donnée le 22 septembre dernier au Centre culturel camerounais à Yaoundé.

Dans cette liste, on retrouve le réalisateur et metteur en scène Ebénézer Kepombia, la chanteuse et productrice culturelle Sissy Dipoko et David Ayem, artiste connu sous le nom de « Fozo de Prince » comme vice-président. Cameroon Triune indique que la comédienne Blanche Bilongo postule dans cette liste au poste de secrétaire général numéro 2 et les artistes musiciens Nicole Mara, Ayissi Leduc et Jo Papyto y figurent comme membres.

Expérience

Pour la candidature de Aladji Touré, c’est plus de 600 albums arrangés et une collaboration d’environ 1 500 artistes qui seront mis en exergue. Ce musicien bassiste, arrangeur, producteur, chef d’orchestre et directeur artistique n’est pas étranger au poste auquel il aspire.il a assumé ces fonctions à la création de cet organisme en 2017 pour un mandat initial de 5 ans.

Membre fondateur de la SCDV, Aladji Touré est également le premier PCA. Dans sa déclaration de candidature, il s’engage à faire avancer concrètement la mise en œuvre de la copie privée en poursuivant le dialogue avec les pouvoirs publics et les partenaires pour une rémunération juste au bénéfice des titulaires de droit.

Pour mémoire, le processus pour les élections à la Société civile des droits voisins (SCDV) est lancé depuis le 20 août 2026, après 4 années de flou sur son fonctionnement. Un groupe de travail présidé par le magistrat Augustine Cyril Bikok Mbaby, accompagné d’une dizaine de membres a déjà été mis en place le 3 septembre dernier, sur la base des textes organiques fondamentaux issus de l’assemblée constitutive de la SCDV du 15 juillet 2017.

Cette instance est chargée de piloter l’ensemble des opérations électorales. Il s’agit entre autres de : publier la liste électorale au plus tard, 2 semaines avant le scrutin ; élaboré les fiches d’identification ; recevoir et examiner les candidatures ; traiter les contentieux ; organiser et superviser le vote ; proclamer les résultats et installer les nouveaux dirigeants.

Après le nettoyage de fichier, 1498 membres ont été retenus. Sur les 558 souscriptions enregistrées dans les services déconcentrés du ministère des Arts et de la culture (Minac), 387 souscripteurs ont été authentifiés et retenus.

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