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« Paul Biya, vous ne devez plus nous trahir »

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« Paul Biya, vous ne devez plus nous trahir »
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Dans une lettre, celui qui se présente comme l’Expert en discernement invite le president de la République a un changement de cap : «On vous a voté, non pas pour continuer de pérorer doctement sur la démocratie et ses vertus imaginaires, en l’air, mais pour que les Camerounaises et les Camerounais, eux aussi, goûtent aussi, enfin, à l’émancipation intellectuelle et à la prospérité économique, sans distinction de classes, de tribus, de confessions religieuses ou de sectes», soutient-il.

Lire ici sa lettre :

Paul Biya, vous ne devez plus nous trahir !

Monsieur mon Président,

À mon âge, je n’entre pas dans la sorcellerie.

À cinquante ans sonnés, on ne sort pas la nuit…

Dans mon village, ce que vous faites là s’assimile à de la sorcellerie et on serait en droit de vous suspecter de faire des pratiques nocturnes susceptibles de tuer les Camerounais. Voici pourquoi. Vous êtes arrivé au pouvoir à 49 ans, après avoir passé déjà plus de vingt ans dans les hautes fonctions de la République.

Maintenant vous comptez 44 ans de magistrature suprême. Cette grâce, si c’en est une, est attachée à un devoir moral imprescriptible, celui de sacrifier ce qui reste de votre confort et de votre énergie vitale au Peuple camerounais. C’est l’unique héritage qui pourrait vous survivre, au-delà du bavardage énervant de vos obligés et de vos thuriféraires vaniteux qui nous narguent au quotidien.

Au lieu de cela, vous restez définitivement prisonnier des astres. La précédente élection présidentielle d’octobre 2025 fut un retentissant banquet de truands, où des dealers et des bandits, au moyen d’une hystérie collective et d’un magnétisme méphistophélique saupoudré de quelques effluves déstabilisateurs de l’ogre néocolonial, paradaient dans les rues pour quémander le suffrage des populations.

Nous pensions avoir fait le choix le moins pernicieux.

Sachez qu’on ne vous a pas élu pour qu’on assiste au spectacle démentiel auquel continuent de se livrer vos collaborateurs ;

On ne vous a pas élu pour qu’on attende ad vitam aeternam ; On ne vous a pas élu pour que nous continuions de voir notre pays sombrer dans le pillage, la dépravation des mœurs, les pénuries, les assassinats, les délestages, le banditisme d’État, l’anomie et les ténèbres ;

On ne vous pas élu pour consacrer un État stationnaire qui continuent d’avaler ses enfants et les énergies civiles les plus saines pour mieux renflouer l’inertie qui en est le carburant. On ne vous a pas élu pour que la jeunesse camerounaise continue de désespérer.

J’ai voté Biya pour économiser les vies, afin que l’élection présidentielle de 2025 ne soit pas un autre prétexte pour emprisonner et tuer inutilement les enfants d’autrui afin de renforcer votre pouvoir qui, dans tous les cas, selon vos desiderata, on l’a compris finalement, ne s’achèvera qu’à votre mort.

On vous a voté, sans contrepartie, mais à condition que le disque rayé de la manipulation des consciences et du pillage économique, que votre régime joue depuis 1982, soit changé.

On vous a voté, non pas pour continuer de pérorer doctement sur la démocratie et ses vertus imaginaires, en l’air, mais pour que les Camerounaises et les Camerounais, eux aussi, goûtent aussi, enfin, à l’émancipation intellectuelle et à la prospérité économique, sans distinction de classes, de tribus, de confessions religieuses ou de sectes.

Où en sommes-nous maintenant ? On dirait que c’est pour vous punir de tant de laxisme et de je-m’en-foustisme que la fatalité nous a conduits à vous élire. Car, autrement, comment comprendre que vous osiez accorder de si dérisoires quotas d’étudiants en doctorat dans nos universités ?

Ce sont les mêmes guéguerres interministérielles, la même guerre des clans qui se poursuit ;

C’est le même pillage et la même navigation à vue qui se perpètrent ;

Ce sont les mêmes cargaisons d’enfants gâtés des pontes du régime qui continuent d’inonder la police, l’ENAM, la CSPH, la CAMTEL, la SONARA, la SNH, le PAD, etc. C’est la même rengaine de résilience qui nous est servie chaque 11 février !

Monsieur mon Président, Le monde est devenu une Grande Cour du voir, mais nous, au Cameroun, nous sommes demeurés un immense tunnel enténébré ; Quand allons-nous sortir du superflu et de l’absurde où votre pouvoir nos a plongé ?

Quand allez-vous valoriser les parcours académiques et professionnels édifiants et restaurer l’éthique et le mérité bafoués depuis 43 ans par vos arrogants, méprisants et méprisables collaborateurs ? Quand est-ce que la compétence va supplanter la cooptation ésotérique ? Quand allez-vous mettre un terme au gangstérisme d’État, aux crimes économiques t à l’évasion fiscale ?

C’est toujours nous, Camerounais, qui gagnons la palme d’or de soldats déserteurs qui continuent de mourir et de remplir les cimetières en Russie.

Monsieur,

Combien de générations de jeunes pauvres Camerounais faudrait-il sacrifier pour contenter les insatiables forces occultes de cette sorcellerie politique que vous appelez le « Renouveau » ?

Nous avions besoin d’un Bâtisseur et non d’un enchanteur rivé aux croyances anciennes.

Si vous n’étiez pas prêt en octobre dernier, il ne fallait pas y aller. Si vous n’étiez pas sûr, il ne fallait pas nous rassurer et nous embarquer dans l’affaire.

​Toutes vos tergiversations, toutes les circonvolutions de votre langage, votre royale patience accentuée depuis la belle fête de prestation de serment ne nous avancent pas.

Monsieur mon Président,

Nous ne voulons plus attendre. Nous ne voulons même plus voir. Nous avons assez attendu ; nous avons assez vu : laissez les jeunes faire, de grâce, et que ce ne soient pas vos jeunes endiablés, enrôlés dans les sectes pernicieuses et le mysticisme anti-patriotique.

Agissez ou … passez la main !

Fridolin NKÉ

Expert en Discernement

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)
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Au cours de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’examination in chief et à la cross-examination du 35ᵉ témoin, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, les avocats des parties civiles ont fait ressurgir, ce mardi 15 septembre 2026, l’affaire des terminaux numériques manquants, dans lesquels seraient contenus des éléments liés à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM.

C’est Me Félicité Esther Zeifman qui, après avoir obtenu du 35ᵉ témoin du ministère public la définition de l’enquête environnementale contenue dans sa grille méthodologique, a posé au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo la question de savoir s’il est au courant que Melissa Amougou Belinga avait distrait un iPhone lors du déroulement de l’enquête préliminaire.

L’officier supérieur de la gendarmerie nationale a répondu à cette question par l’affirmative, tout en indiquant que c’est grâce au tracking des terminaux numériques que les enquêteurs se sont rendu compte de l’incorporation du numéro de téléphone de la puce et du numéro IMEI de l’appareil de la concernée.

À la question de l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo de savoir quelles sont les dispositions prises par la commission mixte d’enquête police/gendarmerie nationale pour retrouver ce téléphone distrait par l’épouse de Jean-Pierre Amougou Belinga, D. Bialo fait savoir au tribunal que la commission avait interpellé deux personnes, dont une dame qui s’est présentée comme une femme de ménage du couple de l’homme d’affaires et, avant elle, un monsieur qui avait été interpellé.

Ce dernier s’est présenté comme proche de cette femme de ménage, dont la puce téléphonique avait rayonné dans le téléphone recherché. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, c’est l’audition de cet homme proche de l’agent domestique du couple Amougou Belinga qui a conduit à la découverte de la disparition de cet iPhone.

S’agissant des dispositions prises pour auditionner Melissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage, la commission mixte, en son temps, explique D. Bialo, avait sollicité sa présence via les conseils du patron du groupe L’Anecdote.

Lorsque Me Félicité Esther Zeifman demande au témoin du ministère public si ce téléphone distrait sciemment n’aurait pas pu participer à la manifestation de la vérité, le lieutenant-colonel Bialo répond : « Le téléphone est recherché parce que le lieutenant-colonel Justin Danwe communique, dans une de ces auditions, un numéro de téléphone appartenant et utilisé par M. Amougou Belinga. Les divers trackings ont révélé des rayonnements correspondant aux divers lieux fréquentés par son utilisateur ».

Aussi le lieutenant-colonel Danwe avait-il affirmé avoir transmis une vidéo de la victime à Amougou Belinga via cet iPhone. Mais durant la cross-examination du 35ᵉ témoin faite par l’avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, Me Jacques Mbuny, ce dernier a rappelé au lieutenant-colonel Bialo que relativement au transfert de cette vidéo à l’homme d’affaires, l’expert Georges Bell Bitjocka avait déclaré que cette vidéo avait été extraite d’un téléphone d’un membre du commando, Vincent Godje, qui avait été nommément cité. Cependant, D. Bialo a réagi : « En tant que membre de la commission d’enquête mixte, nous avons écouté ces extraits de vidéo courts ».

Sur le champ, Me Mbuny pose la question à Bialo : « Vous avez extrait les vidéos du téléphone de Danwe ou vous avez ouï dire qu’il y avait des vidéos dans son téléphone ? Et l’officier supérieur de la gendarmerie nationale de répondre, de façon laconique : « C’était un ouï-dire! »

En suivant le prolongement du questionnement de Me Zeifman, l’avocate juge qu’il était nécessaire que ce téléphone soit mis à la disposition de l’enquête pour contribuer à la manifestation de la vérité. Les (ces éléments) avez-vous consignés et adressés au commissaire du gouvernement ?, s’interroge l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo.

Et Bialo de répondre : « Je pense ». « Que faisons-nous en ce moment ? Comment rattraper cet impair ? », s’interroge, in fine, Me Zeifman. C’est sur ces entrefaites qu’une objection a été formulée par Me Tchudjo, un des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui a demandé au tribunal de rejeter cette question qui, explique-t-il, est une question d’opinion. Au bout du compte, le président du tribunal a retenu cette objection et a invité le témoin à apporter des réponses techniques aux questions de fait et de connaissance s’inscrivant en droite ligne du contenu de l’enquête.

À titre informatif, le Service central de recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, dont le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo est le responsable, s’est auto saisi à la suite de l’information liée à la disparition d’Arsène Mbani Zogo et après la découverte de sa dépouille. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale reconnaît, dans le cadre de ses recherches, n’avoir pas fait de constatations.

En revanche, s’agissant des observations, le Service central des recherches judiciaires (Scrj) s’est déployé dans une enquête environnementale (recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité) auprès des citoyens. La vidéo surveillance a été aussi mise à contribution tant elle était gérée, indique D. Bialo, par la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), en appui avec la légion de gendarmerie du Centre.

De plus, ajoute Bialo, le Service central des recherches judiciaires n’a pas posé d’acte d’enquête ; il assistait le commandant de la légion de gendarmerie du Centre et utilisait le matériel pour faire le tracking de tout ce que l’on pouvait avoir comme numéro de téléphone des intervenants.

Serge Aimé BIKOI

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