Actualités locales
voici les erreurs tactiques qui ont empêché Issa Tchiroma d’accéder au pouvoir
Alors que de nombreux Camerounais s’interrogent sur le déroulement de l’élection présidentielle de 2025, Dr Chris Manengs, ancien directeur de campagne du chef de l’opposition, Issa Tchiroma Bakary, qui affirme avoir remporté le scrutin, révèle ce qu’il considère comme des erreurs tactiques ayant empêché Tchiroma d’accéder au pouvoir.
Invité de l’émission phare de MMI News, « The Conversation Desk », le Dr Chris Manengs déclare avoir bâti la campagne de Issa Tchiroma de toutes pièces. Mais, en tant que principal architecte du plan pour Etoudi, il a été écarté par ce qu’il décrit comme un coup d’État orchestré par la fille de Tchiroma.
Dr Manengs reconnait avoir remporté l’élection, mais pas le pouvoir, car ils n’ont pas conquis la structure ni le système qui le contrôle. Il admet toutefois qu’il était impossible de renverser complètement un système au pouvoir depuis 43 ans en une seule élection.
Sa mission s’inscrivait donc dans une perspective à long terme. Il espérait qu’après la victoire de son candidat aux élections, il pourrait œuvrer à la mise en place d’un accord de partage du pouvoir permettant à M. Tchiroma d’accéder au poste de vice-président.
Pour Manengs, il s’agissait du quatrième volet du plan, mais celui-ci n’a pu être mis en œuvre car, selon lui, la fille de Tchiroma aurait tout pris en otage.
Un départ du pays : une grave erreur
D’après Manengs, Issa Tchiroma Bakary n’aurait pas dû quitter le pays, car son départ aurait signifié une perte de pouvoir. Il affirme que la fille de Tchiroma a fait pression sur son père pour qu’il parte, alors même que les Nations Unies, l’Union européenne et d’autres organisations internationales exerçaient des pressions en faveur d’un changement. « Ils appelaient sans cesse pour comprendre la situation », a-t-il déclaré.
Issa Tchiroma se trouve actuellement en Gambie, après avoir fui le Cameroun. Pour Manengs, laisser partir Tchiroma était une manœuvre du régime. « La résidence des Tchiroma était gardée par des personnes non armées. S’ils avaient voulu entrer et l’emmener, ils auraient pu le faire », a-t-il déclaré.
Les élections locales : un moyen de s’emparer du pouvoir
Le Dr Chris Manengs désapprouve également la stratégie d’Issa Tchiroma Bakary de boycotter les prochaines élections législatives et municipales.
Lorsque Manengs a déclaré qu’ils avaient remporté les votes mais pas le pouvoir, il voulait dire qu’ils ne contrôlaient pas les maires, les députés, les élites, les milieux d’affaires et les médias internationaux, entre autres.
C’est pourquoi il soutient que le projet de boycott des prochaines élections municipales et législatives par Tchiroma est une erreur.
Manengs soutient que la fraude ne se commet pas au niveau national mais au niveau local – ce qui signifie que ceux qui contrôlent les échelons locaux, comme les chefs traditionnels, les élites, les députés et les maires, peuvent décider du vainqueur indépendamment des votes exprimés.
Ces erreurs, qu’il attribue à l’équipe de Tchiroma, ne sont possibles que parce que lui, le principal architecte de la campagne de Tchiroma, a été mis à l’écart.
Cependant, Tchiroma a récemment déclaré que participer à l’élection revenait indirectement à soutenir le régime « illégitime » de Yaoundé. En effet, Tchiroma se considère comme le président « légitime » du Cameroun.
Rupture politique
Le Dr Manengs admet qu’il prépare un autre candidat à la prochaine élection. Selon lui, bien qu’il ne travaille plus pour Tchiroma, il le respecte toujours et le considère comme un père.
Il révèle que lors de leur dernière conversation, ils ont commencé à travailler ensemble sur un autre projet. « Mais quelqu’un a encore effacé mon numéro de son téléphone. » Il affirme que quelqu’un sabote sa relation avec l’ancien ministre.
Le plus grand défi de Kamto
Parmi les personnes qu’il accuse figure le professeur Maurice Kamto, finaliste malheureux de l’élection présidentielle de 2018. Selon lui, la neutralité de Kamto lors de l’élection de 2025 représentait une menace plus importante.
Ce silence, explique-t-il, a rendu difficile pour certains proches de Kamto de choisir qui soutenir et d’allouer leurs ressources. Même après l’élection, Maurice Kamto a gardé le silence alors que la violence secouait le pays et que les partisans de Tchiroma étaient traqués.
Manengs affirme que si Maurice Kamto avait soutenu Tchiroma, la situation aurait pu être bien différente. « Lorsque nous sommes allés chez Kamto, nous lui avons proposé quasiment tout en matière de prise de décision et de campagne, mais il était clair que Kamto voulait Bello Bouba Maigari », déclare Manengs.
« Lorsque M. Tchiroma se battait pour sa victoire, si M. Kamto s’était exprimé, cela aurait eu plus d’impact et nous aurions peut-être obtenu un résultat différent. Bien sûr, notre équipe a aussi ses faiblesses. Nous avons omis de faire beaucoup de choses pour accéder au pouvoir. Mais s’il avait simplement décidé de nous rejoindre, l’histoire aurait été bien différente », conclut-il.
Les élections ont eu lieu, mais le gouvernement en place reste paralysé car Manengs a « détruit » le RDPC, chose qu’il affirme être inédite depuis des décennies.
« Nous devons tous nous unir et veiller à ce que notre pays se développe réellement dans la bonne direction. C’est précisément ce pour quoi nous prions et ce que nous recherchons. Croisons les doigts », conclu-t-il.
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Inauguration du nouveau siège du ministère des Finances

Le nouveau siège du ministère des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale a été officiellement inauguré le vendredi 5 juin 2026 par le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Ce projet d’envergure s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’administration publique tchadienne et de l’embellissement de la capitale, N’Djamena.
Le Président de la République du Tchad, le Mahamat Idriss Déby Itno, a présidé ce vendredi 5 juin 2026, la cérémonie officielle d’inauguration du nouveau siège du Ministère des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale.
Financé entièrement sur fonds propres de l’État à hauteur de plus de 74 milliards de francs CFA, cet imposant édifice de dix étages s’étend sur une superficie de 35 123 m². Cette infrastructure moderne vise à offrir aux agents de l’administration publique un environnement de travail répondant aux exigences de performance, d’efficacité et de modernisation des services publics.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Allah-Maye Halina, ainsi que des présidents des grandes institutions de la République, des membres du gouvernement, du corps diplomatique accrédité au Tchad et de nombreuses personnalités civiles et militaires.
À travers cette réalisation, les autorités tchadiennes entendent renforcer les capacités administratives de l’État et améliorer les conditions de travail des fonctionnaires, dans le cadre de la modernisation des institutions publiques du pays. Lancés en juillet 2012, les travaux ont nécessité 50 mois d’activité réelle, marqués par des interruptions liées à des contraintes économiques.
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le Redhac condamne les attaques à caractère sexiste contre Me Felicité Zeifman

« Dans un communiqué de presse rendu public ce samedi, 6 juin 2026, l’organisation internationale de défense des droits humains et sa coalition pays-Cameroun dénoncent, dans la même veine, les intimidations, la campagne de dénigrement et l’utilisation des canaux de communication (radio, télévision, presse à papier ou cybernétique) à des fins de calomnies, d’insulte ou de règlement de comptes à l’endroit de Me Félicité Esther Zeifman, avocate au barreau de Paris et conseil des ayant-droits de Martinez Zogo», rapporte Serge Aimé Bikoi.
Lire ici sa sortie :
Le Redhac et sa coalition pays-Cameroun restent préoccupés par la recrudescence des atteintes aux droits et libertés fondamentaux, notamment les libertés d’expression, de presse, d’opinion, d’association, de réunion et de manifestation pacifique, surtout en cette période post-électorale. Ils s’inquiètent des risques qu’encourent les défenseurs des droits humains, les journalistes et les militants de la démocratie au Cameroun.
En outre, le Redhac et sa coalition pays-Cameroun expriment leur soutien à Me Felicité Esther Zeifman, avocate au barreau de Paris et conseil des ayant-droits de Martinez Zogo, tout en l’encourageant dans sa profession. Ils s’insurgent contre l’acharnement sur les femmes défenseurs des droits humains en Afrique centrale en général et, singulièrement, au Cameroun. Le Redhac et sa coalition pays-Cameroun exigent que cessent les menaces, intimidations, attaques de toutes sortes et les campagnes de dénigrement sur Me F.E. Zeifman.
Aux autorités camerounaises, le Redhac et sa coalition pays-Cameroun demandent que soient assurées la protection et la sécurité physique, psychologue et morale du conseil des ayant-droits de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude Fm en toutes circonstances. Ils exigent que cessent toutes formes de menaces et d’intimidations sur les défenseurs des droits humains, les journalistes, activistes et blogueurs qui ne font que leur travail de promotion, de protection et de défense des droits humains.
S’adressant au Conseil national de la communication (Cnc), l’organe de régulation des médias au Cameroun, le Redhac et sa coalition pays-Cameroun tirent la sonnette d’alarme sur la garantie du respect de l’éthique et de la déontologie des professionnels de médias dans un environnement marqué par la prolifération des discours de haine en ligne et hors-ligne à travers les canaux de communication.
En rappel, le 3 juin dernier, indiquent le Redhac et sa coalition pays-Cameroun, « dans un reportage à gage diffusé sur la chaine de télévision à capitaux privés, Vision 4, le journaliste, Martial Owona, s’est ouvertement attaqué sur la personne de Me Félicité Esther Zeifman. Dans ledit reportage intitulé Me Félicité Esther Zeifman : entre aigreur et rancœur, le journaliste a fait une chronique virulente et insultante contre l’avocate à travers des expressions sexistes, stigmatisantes et dénigrantes telles que : « la veuve noire, phénomène physique vivant naturel, référentiel de musée de laideur, y repend son aigreur à chacune des audiences de l’affaire Zogo… ».
À titre informatif, Me Félicité Esther Zeifman est reconnue pour ses dénonciations et prises de positions en faveur de la justice, la liberté et l’équité comme ce fut le cas en décembre 2025 lorsqu’elle avait qualifié la mort de l’opposant politique, Georges Anicet Ekane, de « crime d’État », accusant ainsi les autorités d’avoir délibérément privé l’opposant de son appareil respiratoire vital. De plus, le reportage à gage et empreint de dénigrements, d’insultes et de calomnies, de la chaine de télévision, Vision 4, contre Me Félicité Esther Zeifman qui est, par ailleurs, l’avocate des ayants-droits du journaliste Martinez Zogo (dont le corps sans vie avait été retrouvé le 22 janvier 2023 dans une banlieue de Yaoundé), intervient au lendemain de la diffusion de l’extrait d’une vidéo de la torture du journaliste Martinez Zogo et des écoutes téléphoniques accablant certaines personnes poursuivies dans cette affaire comme Jean-Pierre Amougou Belinga (propriétaire de la chaine de télévision Vision4 et, par extension, patron du groupe L’Anecdote).
Serge Aimé BIKOI
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Les camerounais croyaient élu un technocrate à la tête de la Fecafoot…hélas

L’écrivain camerounais Jean Ediegnie revient sur le bilan de Samuel Eto’o à la tête de la fédération camerounaise de football (Fecafoot) et souligne qu’on attend les victoires sur le terrain du football.
Lire ici son analyse :
Le peuple camerounais, dans son immense majorité, croyait avoir élu un technocrate à la tête de la Fecafoot au soir du 11 décembre 2021. Et pourtant, avec le recul, une réalité s’impose aujourd’hui.
Après :
– la convention signée avec l’Hôpital Général de Yaoundé ;
– le partenariat avec la Croix-Rouge camerounaise ;
– l’accord avec le Memorial International Clinic ;
– et surtout la récente inauguration du nouveau siège de Warda ;
Force est de reconnaître une chose :
Sur le plan administratif, Samuel Eto’o n’a pas son 2 parmi tous les présidents qui se sont succédés à la tête de Fecafoot depuis sa création en 1959
La preuve :
– beaucoup de victoires dans les bureaux ;
– beaucoup de victoires devant les tribunaux ;
– beaucoup de victoires dans les communiqués.
Mais…
Car il y a toujours un mais.
Maintenant que la messe est dite, pouvons-nous faire
– place aux victoires sur le terrain.
– Place au jeu.
– Place aux résultats.
– Place aux trophées.
Parce que c’est sur la pelouse que Samuel Eto’o nous a fait rêver pendant toute sa longue et brillante carrière.
Et c’est sur la pelouse que les Camerounais attendent désormais de voir les Lions Indomptables retrouver leur grandeur.
Comme le dit un proverbe chinois :
« C’est au pied du mur que l’on juge le maçon. »
Le siège de Warda est debout.
Les partenariats sont signés.
Les institutions sont en place.
Il reste maintenant le plus important : faire gagner le football camerounais.
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