Actualités locales
le SDF accuse le RDPC de collusion avec les séparatistes pour bourrer les urnes
Le Social Democratic Front (SDF) a officiellement accusé les élites du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDP), parti au pouvoir, de collusion avec les séparatistes ambazoniens pour bourrer les urnes dans les régions anglophones lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Dans une résolution adoptée lors de sa réunion du Comité exécutif national le 7 février, le SDF a reconnu l’existence de « fraudes massives » dans le pays.
Ces fraudes ont notamment eu lieu dans les deux régions anglophones, où les conflits armés ont empêché la plupart des électeurs de se rendre aux urnes. Pourtant, les résultats officiels ont donné une victoire écrasante au président Paul Biya.
Ces résultats, largement considérés comme truqués par les Camerounais, ont proclamé Paul Biya, le plus vieux président du monde, vainqueur avec 53 % des voix, au lieu d’Issa Tchiroma Bakary, pourtant considéré comme le véritable vainqueur.
Le candidat du SDF, Joshua Osih, n’a recueilli que 0,90 % des suffrages et s’est classé sixième sur douze candidats, selon les résultats officiels proclamés par le Conseil constitutionnel le 27 octobre.
Le SDF, l’un des principaux partis d’opposition du Cameroun, a semblé imputer sa défaite humiliante à des fraudes électorales et à la crise anglophone, la plupart de ses sympathisants étant basés dans les régions anglophones.
Il a condamné « les élites du RDPC des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui ont collaboré avec des groupes armés séparatistes et des bandits armés pour bourrer les urnes dans ces régions ».
Le SDF a également reproché au gouvernement de ne pas avoir créé un environnement propice à la participation électorale dans les régions anglophones.
Il a appelé le pouvoir judiciaire à traduire en justice les personnes impliquées dans les fraudes électorales.
Des fraudes électorales ont été largement signalées lors du scrutin du 12 octobre. MMI a révélé plusieurs cas de bourrage d’urnes et d’intimidation de représentants de l’opposition dans les régions anglophones, où Biya a remporté des victoires éclatantes malgré une très faible participation.
Le gouvernement et les observateurs de l’Union africaine ont toutefois affirmé que l’élection s’était déroulée librement et en toute transparence, sans incident.
Bien qu’ayant condamné la fraude, le SDF n’a pas indiqué s’il acceptait ou rejetait les résultats officiels proclamés par le Conseil constitutionnel.
Le parti avait dépêché des milliers d’observateurs électoraux dans la plupart des 31 271 bureaux de vote du pays et à l’étranger afin de surveiller l’élection et de communiquer les résultats en temps voulu.
Mais aucune mention n’a été faite du sort de ces agents électoraux ni des résultats qu’ils ont rapportés. Le parti s’est contenté d’indiquer qu’il ratifiait le rapport électoral présenté par son directeur de campagne national, sans en révéler le contenu.
Les observateurs s’attendaient à ce que les FDS compilent tous les résultats obtenus auprès des instituts de sondage afin de vérifier l’exactitude des résultats officiels et de corroborer ou réfuter les affirmations d’Issa Tchiroma Bakary quant à sa victoire.
Face à l’absence de ces résultats, beaucoup furent déçus et certains accusèrent le président des FDS, Joshua Osih, d’avoir perçu un pot-de-vin d’un milliard de francs CFA de la part du gouvernement.
Les FDS ont fermement réfuté ces allégations et ont chargé leurs conseillers juridiques de « poursuivre l’affaire jusqu’à ce que justice soit faite », après avoir intenté des poursuites judiciaires à Yaoundé et à l’étranger contre des personnes accusées de diffamation.
Pour l’avenir, les FDS ont affirmé leur détermination à « restaurer l’image du parti, rétablir la vérité et tourner la page sur les griefs passés afin d’avancer dans un esprit de solidarité et de détermination ».
Le parti se prépare désormais aux élections législatives et municipales de 2026 et ambitionne de reconquérir les conseils municipaux et les sièges parlementaires perdus au profit du RDPC dans les régions anglophones.
Le SDF a appelé ses membres souhaitant se présenter aux élections législatives et/ou municipales de 2026 à manifester leur intérêt auprès des instances du parti dans les plus brefs délais.
Le parti ne se joindra certainement pas à Issa Tchiroma Bakary pour boycotter les élections locales, qui pourraient avoir lieu en mai.
Tchiroma a déclaré que son parti, le FSNC, qui contrôle certains conseils et sièges parlementaires dans les régions du nord, boycotterait ces élections car y participer reviendrait à légitimer le gouvernement dirigé par le RDPC, lequel, selon lui, a perdu les élections de 2025.
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Actualités locales
Mamadou Mota menace les candidats à la présidence et parle de « haute trahison militante »

L’ancien vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Mota, a durci le ton ce dimanche 13 septembre 2026.
Dans une publication sur son compte Facebook officiel, il adresse un avertissement direct aux candidats à la présidence nationale du parti, à l’approche de la convention extraordinaire annoncée pour le mois d’octobre.
Sans citer explicitement les contours d’une éventuelle future direction du MRC, Mamadou Mota affirme qu’aucun projet de rapprochement avec Willy Mengue et les personnes qui lui sont associées ne saurait être accepté. Pour lui, cette question doit être considérée comme une condition essentielle dans le choix des prochains dirigeants du parti.
Le responsable politique estime que toute démarche visant à renouer avec ces acteurs serait incompatible avec la ligne d’opposition défendue par le MRC. Il considère notamment que les relations, même indirectes, avec le ministère de l’Administration territoriale (MINAT) représentent une rupture avec les engagements militants de la formation politique.
Dans son message, Mamadou Mota va jusqu’à qualifier de « haute trahison militante » toute collaboration avec ceux qu’il présente comme des adversaires des aspirations du parti. Il prévient ainsi les prétendants à la présidence nationale : un candidat qui envisagerait une telle réconciliation perdrait, selon lui, toute légitimité pour prétendre défendre les intérêts du MRC.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions internes, marqué par des désaccords sur l’orientation politique du parti et la gestion de certaines de ses relations avec les autorités.
La publication de Mamadou Mota pose donc une exigence claire pour la prochaine direction : maintenir une ligne de confrontation avec les acteurs considérés comme proches du pouvoir ou privilégier une éventuelle démarche d’apaisement.
Pour l’heure, les autres candidats à la présidence nationale du MRC n’ont pas encore réagi publiquement à cette déclaration.
Source : Africa Renaissance tv
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Actualités locales
Mounouna Foutsou et Gabriel Mbaïrobé en illégalité : Vincent Sosthène Fouda écrit à Paul Biya
L’homme politique et universitaire informe que depuis la dernière élection présidentielle dans notre pays, ces deux membres du gouvernement occupent en toute « illégalité » des fonctions […]
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Actualités locales
pourquoi ses détracteurs sont-ils soudainement silencieux ?

Le retrait de Maurice Kamto de la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) continue d’alimenter les débats sur l’avenir de l’opposition camerounaise. Dans une tribune, le journaliste et analyste politique Charles Armel Mbatchou estime que ce départ doit désormais pousser les autres formations politiques à s’interroger sur leur propre capacité à préparer l’alternance.
Maurice Kamto a annoncé le 8 septembre sa démission de la présidence du MRC, avec effet immédiat, tout en indiquant rester membre du parti. Pour Charles Armel Mbatchou, cette décision constitue une occasion de mesurer la place occupée par l’ancien président du MRC dans le débat politique national.
« Si Maurice Kamto était réellement le problème de l’opposition camerounaise », s’interroge-t-il, « où sont désormais ceux qui faisaient de son action leur principal sujet de critique ? »
Lire la tribune de Charles Armel Mbatchou :
MAURICE KAMTO PART, ET SOUDAIN… LE BRUIT POLITIQUE S’ÉTEINT : OÙ SONT PASSÉS LES « VRAIS OPPOSANTS » DU CAMEROUN ?
Il faut parfois couper le courant pour comprendre quels appareils fonctionnaient réellement… et lesquels ne faisaient que produire des étincelles.
Pendant des années, Maurice Kamto a été présenté par une partie de l’opinion comme « le malheur de l’opposition camerounaise », celui qui diviserait, affaiblirait ou empêcherait l’alternance. Il a été attaqué, caricaturé, insulté. Ses choix politiques ont été disséqués jusque dans les bars, les studios, Facebook, TikTok et les plateaux du dimanche.
Mais le 8 septembre 2026, le Pr Maurice Kamto a annoncé sa démission de la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), avec effet immédiat, tout en restant membre du parti.
Et depuis ? Silence.
Si Maurice Kamto était réellement le problème de l’opposition camerounaise, pourquoi son retrait provoque-t-il cette impression de panne dans l’écosystème politique et numérique qui le combattait quotidiennement ?
Où sont les débats ?
Où sont les grandes démonstrations ?
Où sont ceux qui expliquaient matin midi soir et chaque dimanche que Kamto était l’obstacle principal à l’alternance ?
Où sont ceux qui faisaient de son nom leur carburant politique quotidien ?
Le moteur tourne-t-il encore sans lui ?
COMMENT COMPRENDRE QUE L’ALTERNANCE EST RÉCLAMÉE AU POUVOIR, MAIS RAREMENT PRATIQUÉE À L’INTÉRIEUR DES PARTIS
On réclame l’alternance à l’État.
Très bien.
Mais où est l’alternance dans les partis eux-mêmes ?
Le RDPC a un président national : Paul Biya.
Il est à la tête du RDPC depuis sa création, le 24 mars 1985, après la transformation de l’UNC en RDPC. Les sources officielles du parti et de la présidence le confirment.
Paul Biya est par ailleurs président de la République depuis 1982.
Cela signifie que le même homme cumule depuis des décennies la direction du parti au pouvoir et la fonction présidentielle.
Ce n’est pas une opinion.
C’est un fait institutionnel.
ET L’OPPOSITION ?
Prenons quelques exemples.
Bello Bouba Maïgari dirige l’UNDP depuis les débuts du parti au début des années 1990. Son propre site biographique indique qu’il est devenu président de l’UNDP lors du congrès de Garoua des 4-5 janvier 1992.
Issa Tchiroma Bakary dirige le FSNC depuis la création de cette formation en 2007. Le site officiel du parti le présente toujours comme son président national.
Il faut donc poser une question simple, presque élémentaire : Comment peut-on exiger une alternance nationale tout en considérant l’alternance interne comme une menace ?
CEUX QUI INSULTAIENT KAMTO DOIVENT MAINTENANT RÉPONDRE À UNE QUESTION
Pendant des années, certains ont expliqué que Kamto était le problème.
Très bien.
Maurice Kamto n’est plus président du MRC.
Alors maintenant, faisons fonctionner la machine.
Sans lui.
Sans son nom.
Sans ses déclarations.
Sans ses sorties.
Sans son visage.
Sans cette opposition permanente autour de sa personne.
Qu’avez-vous à proposer ?
Quel est votre programme ?
Quel est votre candidat ?
Quelle est votre stratégie ?
Quelle génération allez-vous faire émerger ?
Quel président de parti acceptera de préparer publiquement sa propre succession ?
Quel dirigeant acceptera de dire : « Après moi, un autre. »
Voilà le vrai examen.
LA TOILE AUSSI DOIT SE REGARDER DANS LE MIROIR
Il y a quelque chose de profondément révélateur dans l’agitation des réseaux sociaux.
Kamto alimentait énormément la conversation politique.
Ses prises de position provoquaient des réactions.
Ses adversaires lui répondaient.
Ses partisans le défendaient.
Ses détracteurs l’attaquaient.
Les influenceurs commentaient.
Les analystes analysaient.
Les internautes s’invectivaient.
Bref : le courant passait.
Aujourd’hui, ceux qui avaient fait de Kamto leur sujet permanent doivent démontrer qu’ils possèdent une alimentation autonome.
Sinon, le diagnostic est brutal : ils n’étaient pas des producteurs d’idées ; ils étaient des consommateurs de Kamto.
ALORS, OÙ SONT LES VRAIS OPPOSANTS ?
C’est ma question.
Je les cherche.
Je cherche ceux qui expliquaient hier que Kamto était le problème.
Je cherche ceux qui prétendaient posséder la solution.
Je cherche ceux qui promettaient l’alternance.
Je cherche les jeunes qu’ils sont prêts à laisser prendre les commandes.
Je cherche les dirigeants capables de dire :
« Mon temps est terminé. Place à la relève. »
Je cherche les partis capables de prouver que leur démocratie ne s’arrête pas à la porte de leur siège national.
Et surtout, je cherche ceux qui, désormais que Maurice Kamto s’est retiré de la présidence du MRC, vont enfin parler de leurs propres projets plutôt que de lui.
Parce qu’une chose est désormais certaine : si la disparition d’un homme du centre du débat suffit à éteindre le débat, alors le problème n’était peut-être pas seulement Kamto.
Peut-être que le problème, c’était le circuit.
Et maintenant que le courant est coupé, il faut inspecter toute l’installation.
Où sont donc les vrais opposants du Cameroun ?
Où sont-ils ?
Je les cherche en attendant que les maîtres à penser envoient des messages WhatsAp groupés qu’on viendra lire sans assumer sur les panels TikTok et plateau du dimanche…
Charles Armel MBATCHOU
Journaliste engagé – Analyste politique et chroniqueur – Historien d’art
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