Actualités locales
«le Premier ministre, a souvent mis son nez dans des dossiers complexes et a été désavoué »

Le politologue Aristide Mono se désole de la gestion autour du dossier de la SGS.
Comme de nombreux invités des débats télévisés de ce dimanche 1er février 2026, le politologue Aristide Mono a réagi au dossier relatif au contrat de la SGS au Port Autonome de Douala (PAD). Dans tout ce qui se passe entre demande de suspension du contrat de la SGS et ordre de maintien, pour lui, la responsabilité est du côté du président.
« Le préjudice de l’absence du chef de l’État, c’est qu’il est à l’origine de toute cette cacophonie. Est-ce que, dans un pays normal, on devrait se retrouver entre décisions et contre-décisions, avec un spectacle offert par les membres du gouvernement ? Ce n’est pas la première fois que le Premier ministre intervient. Il a toujours eu ce rôle d’arbitre, comme dans un combat entre Sangoku et Vegeta. Ce Premier ministre, qui a souvent mis son nez dans des dossiers complexes, a finalement été désavoué. On se rappelle de son intervention dans l’affaire FECAFOOT. Aujourd’hui, nous sommes dans un conflit qui engendre des pertes financières énormes : environ un milliard et demi de francs CFA par jour », a-t-il déclaré.
Le politologue Aristide Mono en plus de l’affaire SGS s’est exprimé sur le remaniement ministériel tant attendu. Il semble ne pas croire à un changement possible.
« Si Paul Biya était encore dans une dynamique compétitive, on pourrait attendre certaines surprises. Mais tel que ça se présente, l’indicateur qui doit nous situer sur son appareil gouvernant, c’est juste la formation d’un nouveau gouvernement. Le gouvernement de Dion Nguté a eu un mandat plus étendu que celui du président. Il ne faut pas chercher loin pour comprendre que nous sommes dans une situation de non-retour. Nous souhaitons simplement qu’il ne nous propose pas un chaos rapide », a-t-il déclaré.
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13 mesures pour calmer la colère et maintenir les camions sur les routes

Le gouvernement et les syndicats de transports routiers de marchandises se sont réunis jusqu’à tard cette nuit, veille du début d’une grève projetée dans le secteur. Les résolutions prises ont apaisé les tensions en faveur de la poursuite des activités sur les routes.
Les professionnels du secteur des transports routiers décident de lever le mot d’ordre prévoyant le début de la grève dans le secteur des transports routiers de marchandises ce 24 août 2026. Les membres de la plateforme vaquent à leurs activités. Le gouvernement a désamorcé la grève cette nuit au terme d’une réunion de longue durée.
Présidée par le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, la réunion a connu la présence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, du ministre du Commerce et des responsables syndicaux, des représentants du ministère des Finances, de celui des Forêts et de la Faune, de la gendarmerie nationale, de la police nationale, du Conseil national des chargeurs du Cameroun ainsi que du Bureau de gestion du fret terrestre.
Résolutions à l’issue du dialogue
Le dialogue gouvernement, syndicats, et autres intervenants a abouti à l’adoption de 13 résolutions pour répondre aux revendications syndicales.
Les parties ont convenu de suspendre jusqu’à nouvel ordre la délivrance de la licence S6 et suggèrent la mise en place dans les Services du Premier ministre d’un comité interministériel chargé de la relecture du décret n° 2022/8801/PM du 10 octobre 2022 sur le transport routier des marchandises pour compte propre. Ils ont convenu de transmettre aux services du Premier ministre les préoccupations relatives à l’applicabilité du décret nᵒ 2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC et suggèrent la mise en place d’un comité interministériel chargé de l’examen de ces préoccupations.
Par ailleurs, elles ont arrêté que les contrôles routiers des marchandises en transit se feront exclusivement dans les quatre checkpoints conventionnels du corridor Douala-N’Djamena et les trois checkpoints conventionnels du corridor Douala-Bangui. Il est désormais interdit de percevoir des amendes forfaitaires par les équipes de prévention routière du ministère des Transports.
Les parties décident de la transmission de la relance du décret d’extension de la convention collective nationale du secteur des transports routiers dans les services de la Primaire dans un délai de 24 heures. Et la mise en place d’un cadre de concertation entre la Société nationale des dépôts pétroliers (SCDP), le Port autonome de Douala, le Port autonome de Kribi et les organisations syndicales des chauffeurs.
Dans le même sens, le ministre du Commerce instruit la SCDP d’appliquer l’arrêté du 13 février 2024 fixant les procédures de chargement et de déchargement des camions-citernes dans les dépôts pétroliers dans un délai de 24 heures. Le même ministre a pris des dispositions pour l’arrêt de la pesée des camions-citernes dans les stations de pesage.
Les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre doivent prendre en compte les préoccupations relatives aux tracasseries routières dont sont victimes les transporteurs dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
D’autres résolutions concernent l’application de la suspension des pesées d’essieux mobiles sur l’axe Édéa-Kribi ; les contrôles de gabarit qui doivent se faire exclusivement dans les stations de pesage où toutes les administrations sont représentées ; la relecture de la note du CNCC sur les prélèvements des frais à l’importation et à l’exportation des marchandises dans la région de l’Est.
Le ministre des Transports prend une note de clarification des modalités de contrôle des plateaux et des ridelles. Une liste des points critiques sur le mauvais état des routes sera transmise sous 24 heures aux pouvoirs publics pour la réhabilitation dans les plus brefs délais.
La réunion qui a commencé dimanche à 13 h s’est terminée au-delà de minuit ce lundi. S’exprimant sur les ondes de la Crtv ce matin, El Hadj Oumarou, coordonnateur général du Bureau de gestion du fret terrestre, a déclaré que « c’est l’une des rares fois que nous tenons une réunion qui nous prend assez de temps ».
Il rassure que tous les conducteurs sont informés de l’apaisement. Saluant les mesures prises et notamment la réduction des checkpoints sur les corridors, il se réjouit de la réussite du dialogue et de l’engagement des uns et des autres visant à améliorer les conditions de travail et à renforcer la sécurité sur les routes.
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« Nous devons soutenir Infantino »

Alors que Gianni Infantino traverse l’une des périodes les plus délicates de sa présidence à la FIFA, Samuel Eto’o choisit de lui apporter un soutien sans ambiguïté. Le président de la FECAFOOT estime que le dirigeant italo-suisse a profondément transformé le football mondial et particulièrement contribué au développement du football africain.
« Le président Gianni Infantino a changé le football », affirme l’ancien capitaine des Lions indomptables. Selon lui, l’élargissement de la Coupe du Monde a permis à plusieurs nations qui avaient peu de chances d’y participer auparavant de rêver désormais d’une qualification. Eto’o insiste également sur l’impact du président de la FIFA sur les fédérations africaines, dont le développement aurait été accéléré grâce à son soutien.
« Il a aidé notre continent. Il a aidé nos fédérations à se développer beaucoup plus rapidement, et nous devons le reconnaître », poursuit-il, avant d’appeler les responsables du football africain à assumer publiquement leur soutien à Infantino.
Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement tendu. Infantino est fragilisé par la controverse autour de son projet FIFA Forward Enterprise et fait face à une opposition croissante de plusieurs grandes confédérations. Malgré ces critiques, le Comité exécutif de la CAF a réaffirmé à l’unanimité son soutien au président de la FIFA le 6 août dernier.
Pour Samuel Eto’o, le bilan d’Infantino doit donc être pris en compte au-delà des polémiques actuelles. « Nous devons accepter et reconnaître ce qu’il a fait, et nous devrions le soutenir pour tout ce qu’il a accompli jusqu’à présent », plaide le président de la FECAFOOT.
Un soutien qui prend une résonance particulière alors que le camp d’Infantino fait face à une contestation grandissante et que plusieurs fédérations africaines seraient désormais tentées de rejoindre l’opposition.
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le Cameroun passe de 7 à 19 unités de production en six ans

Depuis 2020, le nombre d’unités de production locales est passé de 7 à 19, pour 239 références homologuées. Une dynamique encourageante, même si ces produits ne couvrent encore qu’environ 15 % de la Liste nationale des médicaments essentiels et moins de 5 % des besoins de consommation.
Sur très haute instruction du président de la République, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a pris part ce 24 août 2026, à Addis-Abeba, en Éthiopie, à la première session du Dialogue Ministériel de Haut Niveau, organisée en marge de la 76ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique.
Consacrée au renforcement des systèmes de réglementation et de la fabrication au niveau régional, cette session a permis aux ministres et parties prenantes de bâtir une compréhension commune des enjeux liés à la production locale des produits médicaux et au renforcement de la régulation pharmaceutique. Deux leviers jugés essentiels pour consolider la sécurité sanitaire, renforcer la résilience des systèmes de santé et accélérer la marche vers la Couverture Santé Universelle.
Portant la voix du Cameroun, le Dr Manaouda Malachie a exposé les progrès réalisés par le pays dans le développement de son industrie pharmaceutique. Depuis 2020, le nombre d’unités de production locales est passé de 7 à 19, pour 239 références homologuées. Une dynamique encourageante, même si ces produits ne couvrent encore qu’environ 15 % de la Liste nationale des médicaments essentiels et moins de 5 % des besoins de consommation.
Le ministre a aussi pointé les obstacles qui freinent l’essor du secteur : accès au financement, difficultés énergétiques, approvisionnement en matières premières, concurrence des produits importés et retards de paiement des commandes publiques.
Face à ces défis, le gouvernement camerounais a déjà engagé plusieurs mesures : exonération des droits et taxes sur certains intrants et équipements, ainsi que mécanismes de préférence pour la production nationale, sous réserve du respect des exigences de qualité, de sécurité, d’efficacité et de compétitivité.
Le renforcement de la commande publique s’impose également comme un levier majeur pour soutenir durablement les producteurs locaux. Dans cette optique, le Cameroun finalise sa stratégie nationale de développement de l’industrie pharmaceutique et explore de nouvelles formes de partenariats public-privé.
Sur le plan réglementaire, le pays veut franchir un nouveau cap, avec le renforcement des capacités de son Autorité nationale de régulation et l’étude de faisabilité pour la création d’une Agence camerounaise du médicament.
Au-delà des frontières nationales, le ministre a insisté sur la coordination et la collaboration régionales, indispensables pour bâtir une industrie pharmaceutique africaine capable de répondre aux besoins des populations et de contribuer à la souveraineté sanitaire du continent.
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