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la charge de Louis Marie Kakdeu

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Selon l’économiste, si l’Afrique se développait réellement, il n’y aurai plus de place pour les ONG internationales et locales, les agences de coopération, les fondations philanthropiques, les programmes d’aide, etc.

C’est un pavé que jette Louis Marie Kakdeu dans la marre, au sujet du développement de l’Afrique et le regard du monde posé sur elle. Dans un courte réflexion, l’économiste fait savoir qu’une Afrique prospère ne fait pas vendre ; une Afrique misérable mobilise la compassion et ouvre les portefeuilles.

Il fait le constat selon lequel les populations deviennent des « bénéficiaires professionnels » qui apprennent à jouer le jeu de la victimisation pour attirer les financements.

« L’industrie de la pauvreté en Afrique

Un écosystème économique et institutionnel entier s’est construit autour de la pauvreté africaine, créant paradoxalement des intérêts à son maintien. Des milliers d’ONG internationales et locales, des agences de coopération, des fondations philanthropiques, des programmes d’aide justifient leur existence par la persistance de la pauvreté. Si l’Afrique se développait réellement, tout cet appareil perdrait sa raison d’être.

Ces acteurs ne conspirent pas consciemment pour maintenir l’Afrique dans la pauvreté, mais leurs intérêts structurels vont dans ce sens. Ils ont besoin de photos d’enfants faméliques pour leurs campagnes de levée de fonds, de statistiques alarmantes pour justifier leurs budgets, de situations de crise pour légitimer leurs interventions. Une Afrique prospère ne fait pas vendre ; une Afrique misérable mobilise la compassion et ouvre les portefeuilles.

Cette industrie de la pauvreté emploie des dizaines de milliers de personnes, brasse des milliards de dollars, mais produit des résultats dérisoires en termes de développement durable. Les projets se succèdent sans cohérence, créant une dépendance toujours plus grande à l’aide extérieure. Les populations deviennent des « bénéficiaires professionnels » qui apprennent à jouer le jeu de la victimisation pour attirer les financements.

(Extrait de Kakdeu, LM. Cette Afrique qui s’éloigne du progrès. Ouvrage à paraître) »

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Officiel : Ajara Nchout Njoya signe à Lekie FF, club de Guinness Super League !

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Ajara Nchout Njoya est la nouvelle recrue de Lekie FF. L’attaquante de 33 ans s’est engagée avec le club de la Guinness Super League. Nouveau […]

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Biwong-Bané : Bertrand Magloire Mendouga élu maire !

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Après près de huit mois de vacance à la tête de l’exécutif communal, Biwong-Bané, dans la région du Sud du Cameroun, a un nouveau maire. […]

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l’Europe peut-elle encore donner des leçons à l’Afrique ?

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l’Europe peut-elle encore donner des leçons à l’Afrique ?
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Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a confirmé jeudi son intention de briguer un nouveau mandat à la tête du football européen, revenant ainsi sur sa décision antérieure de ne pas se représenter après 2027. Cette annonce, faite à Berlin devant les représentants des 55 associations nationales membres de l’UEFA, relance le débat sur la gouvernance du football européen.

Selon l’UEFA, les 55 fédérations nationales avaient demandé à Ceferin de reconsidérer sa décision de ne pas solliciter un nouveau mandat. Le dirigeant slovène a accepté cette demande et sera candidat lors du 51e Congrès ordinaire de l’UEFA, prévu le 22 avril 2027 à Astana, au Kazakhstan.

« Nous avons affronté des défis extraordinaires ces dernières années et nous les avons affrontés comme une seule équipe », a déclaré Ceferin, cité par l’UEFA, expliquant que du travail restait à accomplir pour « garder le football européen uni » et préparer l’organisation pour la prochaine génération.

La décision intervient alors que le dirigeant avait été élu pour la première fois en septembre 2016, avant d’être réélu pour un nouveau mandat de quatre ans en avril 2023.

La possibilité pour Ceferin de se représenter après 2027 a donc alimenté les critiques de ceux qui considèrent que les règles ont évolué de manière à permettre la poursuite de son parcours à la tête de l’instance européenne.

Dans une tribune consacrée à cette candidature, le journaliste sportif camerounais Antonio Ateba va plus loin. Il estime que le retour de Ceferin constitue une contradiction avec les principes de gouvernance que l’Europe défend traditionnellement dans le football international.

Lire la tribune de Antonio Ateba :

« LE QUATRIÈME MANDAT OU L’IMPOSTURE EUROPEENNE

Aleksander Ceferin va donc se présenter pour un quatrième mandat à la tête de l’UEFA. Sans opposant. Sans débat. Sans alternative. L’annonce a été faite ce 8 octobre à Berlin, devant 55 fédérations acquises d’avance. L’élection est déjà prévue le 22 avril 2027 à Astana, au Kazakhstan, mais elle n’est qu’une formalité. On connait le vainqueur avant le vote.

On nous avait dit que Ceferin était fatigué. Qu’il voulait du sang neuf. Qu’il partirait en 2027 pour retrouver sa famille. C’était en février 2024, juste après avoir fait voter une modification des statuts sur mesure. La limite de douze ans, qu’il avait lui-même instaurée au nom de la bonne gouvernance après le scandale Platini, ne devait plus compter son premier mandat repris en 2016. Une astuce juridique digne des pires républiques bananières. Il avait juré qu’il ne l’utiliserait pas. Deux ans et demi plus tard, il l’utilise. Voilà l’homme.

Il n’y a aucune différence entre l’UEFA et la FIFA, entre Ceferin et Infantino. Aucune. Le même culte de la personnalité. Le grand leader qui remercie ses associations pour leur confiance, qui parle d’unité quand il impose le silence. Le même système de courtisans. 54 fédérations sur 55 qui soutiennent aveuglément, qui applaudissent. Qui oserait s’opposer quand les millions de la Champions League sont à la clé. C’est le même clientélisme que l’on dénonce ailleurs, mais avec un costume cravate slovène.

Et la même grande politisation. La même dérive. On nous parle de valeurs européennes, de modèle démocratique. Mais Ceferin et le Qatar, c’est une belle histoire d’amour. C’est lui qui a ouvert grand les portes aux investissements qataris dans les clubs européens, qui a protégé le Paris Saint-Germain quand il fallait le sanctionner, qui dîne avec Doha et qui place la finale de ses compétitions là où l’argent du Golfe le demande. Infantino a l’Arabie Saoudite, Ceferin a le Qatar. Deux faces de la même pièce. Le football européen n’est plus européen. Il est sous perfusion du Golfe.

Alors que l’Europe fasse ce qu’elle veut de son football. Qu’elle s’offre un président à vie, qu’elle bidouille ses statuts, qu’elle élise sans vote. C’est son problème. C’est sa démocratie de façade.

Mais qu’elle arrête de donner des leçons à l’Afrique.

Quand la CAF élit Patrice Motsepe sans opposant, quand elle modifie ses textes, quand elle se rapproche de l’Arabie Saoudite pour financer ses compétitions, l’Europe crie au scandale, à la dictature, au sous-développement démocratique. Les mêmes médias qui applaudissent Ceferin aujourd’hui écrivent des éditoriaux sur le manque de gouvernance en Afrique.

L’hypocrisie est totale. L’Afrique fait exactement ce que l’Europe fait, mais elle le fait avec moins d’hypocrisie. Elle assume ses alliances.

Elle assume qu’elle a besoin d’argent pour construire ses stades, pour payer ses joueurs, pour exister dans un football mondial verrouillé par l’Europe. Elle ne prétend pas être le phare moral du monde pendant qu’elle vend son âme à Doha.

L’Afrique n’a pas besoin de leçons de Nyon. Elle a besoin de respect. Si l’UEFA peut s’offrir un quatrième mandat pour Ceferin sans opposant au nom de la stabilité, la CAF peut s’offrir la stabilité qu’elle veut sans avoir à demander la permission à Berlin ou à Paris. Si l’Europe peut embrasser le Qatar pour ses clubs, l’Afrique peut embrasser qui elle veut pour ses compétitions.

Ceferin n’est pas mieux que les dirigeants qu’il méprise en privé. Il est juste plus habillé. Son quatrième mandat est le miroir parfait de ce que l’Europe est devenue: une institution qui parle de démocratie mais qui fonctionne comme une monarchie élective, avec son roi, sa cour et ses vassaux du Golfe.

Antonio Ateba journaliste sportif »

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