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Fiscalité locale : Environ 498 milliards FCFA à mobiliser en 2026 au profit des CTD

A côté de la dotation générale de la décentralisation, la fiscalité locale est l’une des principales sources de revenus pour les Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Et pour l’exercice 2026, si l’on en croit les prévisions faites par le ministère des Finances, dans son document annexe relatif à la décentralisation de la loi de finances 2026, c’est précisément un montant d’environ 497,81 milliards de FCFA qui devrait être mobilisé au profit des CTD au cours de cet exercice budgétaire.
Dans les détails, les prévisions de recettes fiscales à mobiliser par la Direction générale des impôts (DGI) au profit des communes pour l’exercice 2026 sont évaluées à 391,8 milliards de FCFA, soit une augmentation de 53,7 milliards de FCFA (+15,9%), par rapport aux estimations de 2025 qui étaient de 38,1 milliards de FCFA en 2025. Quant au niveau régional, pour la première année de mise en œuvre effective du panier fiscal prévue par la nouvelle loi portant fiscalité locale en faveur des régions, les prévisions de recettes se situent à 117,8 milliards de FCFA.
Le Minfi prévoit ici une montée en puissance progressive de l’Impôt général synthétique qui devrait connaitre une évolution de l’ordre de 40%. Les Centimes additionnels communaux (CAC) devraient également connaitre une progression de 15% du fait notamment de la pleine application de la disposition de la nouvelle loi sur la fiscalité locale instaurant des CAC sur les droits d’accises ad valorem et les droits d’accises spécifiques.
Pour ce qui est des prévisions de ressources fiscales à mobiliser par la Direction générale des douanes (DGD) pour le compte des CTD en 2026, la mobilisation de ces recettes fiscales se fera uniquement au profit des communes, la DGD n’ayant pas de compétence en matière d’administration des impôts, taxes et redevances des régions. Pour l’exercice 2026, les prévisions s’élèvent à 94,0 milliards de FCFA, en progression de 7,5 milliards de FCFA (+8,7%) par rapport aux estimations à fin 2025 de 86,5 milliards de FCFA. Cette progression, précise-t-on, découle de l’institution des CAC sur les droits d’accises dont la plus-value en 2026 est projetée à 3,3 milliards de FCFA.
1 476,7 milliards de FCFA mobilisés entre 2020 et 2024
La tendance de mobilisation des recettes fiscales est donc haussière. Les recettes fiscales mobilisées par la DGI et DGD qui se situent à un montant global de 1 476,7 milliards de FCFA sur la période 2020 et 2024, ont connu une évolution de 80% sur la période de référence, passant ainsi de 206,5 milliards de FCFA en 2020 à 372,7 milliards de FCFA en 2024.
Les recettes fiscales collectées par la DGI sont passées de 164,4 milliards de FCFA en 2020 à 290,9 milliards de FCFA en 2024, soit une évolution de FCFA 126,5 milliards (+76,9%). Les recettes fiscales collectées par la DGD au profit des CTD, quant à elles, notamment les CAC et le droit d’accises spécial destiné à l’enlèvement et au traitement des ordures, sont passées de 42,1 milliards de FCFA en 2020 à 81,8 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 39,7 milliards de FCFA (+94,2%).
S’agissant de la répartition des recettes fiscales, sur la période 2020-2024, c’est un montant global de ressources fiscales de l’ordre de 579,3 milliards qui a été réparti à l’ensemble des communes au titre de la péréquation. Les ressources de péréquation ont en effet connu une évolution positive sur la période référence, passant de 92,4 milliards de FCFA en 2020, à 142,4 milliards de FCFA en 2024. Les CAC demeurent la principale ressource de péréquation avec un poids estimé de 67,8%, en suite viennent le droit d’accises spécial et le droit de timbre automobile, représentant respectivement 21,5 % et 5,7%.
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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation

L’intérêt de cet ouvrage tient d’abord à son approche historique. Les auteurs remontent aux politiques agricoles de la période postcoloniale pour montrer comment l’État a progressivement fait de l’agriculture un instrument de développement, de stabilisation sociale et de création de revenus. L’introduction rappelle que le secteur mobilise environ 70 % de la maind’œuvre active et qu’il a longtemps constitué un socle essentiel de l’économie nationale. Les cultures d’exportation — cacao, café, banane, huile de palme, coton — ont notamment participé à l’insertion du Cameroun dans les échanges internationaux.
Cette trajectoire n’est toutefois pas linéaire. À travers quatre chapitres répartis en deux grandes parties, l’ouvrage met en évidence les politiques publiques successives, leurs résultats et leurs limites. Les auteurs évoquent notamment les plans quinquennaux, les investissements publics, les Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI), le Programme de Développement Rural Participatif Décentralisé (PDRP) ou encore le Programme National de Développement Participatif (PNDP).
Cette rétrospective permet de mesurer la permanence d’un même enjeu : transformer les politiques agricoles en gains durables de productivité et de revenus ruraux. L’un des apports majeurs du livre réside dans l’identification des contraintes qui continuent de peser sur la compétitivité agricole. Les auteurs pointent l’insuffisance du financement, la faiblesse des infrastructures rurales, les difficultés d’accès aux marchés et aux facteurs de production, les problèmes de stockage et de transport, ainsi que les limites de la transformation locale. Ils soulignent également le déficit d’accès aux technologies de l’information et aux services permettant aux producteurs de mieux valoriser leur offre.
Le propos prend une dimension particulièrement économique lorsqu’il relie agriculture, industrialisation et souveraineté alimentaire. La production agricole ne constitue pas seulement une source d’emplois et de revenus : elle peut également réduire les importations, alimenter l’industrie agroalimentaire et élargir la base productive nationale. L’ouvrage rappelle ainsi que le développement agricole doit être pensé en articulation avec la transformation, le financement, les infrastructures et l’accès aux marchés.
La dernière partie ouvre précisément cette réflexion sur l’avenir. Les auteurs préconisent notamment davantage d’investissements, le développement des infrastructures de transformation, l’amélioration des transports et du désenclavement rural, ainsi qu’une implication accrue des collectivités territoriales. Ils insistent également sur la nécessité de sécuriser le foncier et de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement.
À travers cette lecture du Cameroun agricole, le livre pose finalement une question de politique économique : comment convertir le potentiel agricole du pays en croissance productive, en emplois et en réduction durable de la dépendance extérieure ? Son intérêt réside moins dans la célébration du potentiel agricole que dans l’examen des conditions économiques et institutionnelles nécessaires à sa transformation en véritable moteur de développement.
Fabrice BELOKO
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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival

Les conditions de cette inscription dans le répertoire national ont récemment été présentées par le ministère en charge des Arts et de la culture.
Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre en charge des Arts et de la culture (Minac) a récemment reçu une délégation composée de quelques autorités traditionnelles venant de la communauté Mvog Manga, basée dans les régions du Centre et du Littoral. Ces membres de l’association Anyang Mvog Manga sont allés solliciter auprès du Minac, la reconnaissance nationale de leur festival qui se prépare.
Lors de l’audience, SM Serge Amougou qui était à la tête de la délégation a indiqué que «prendre en compte notre festival, c’est considérer la culture, c’est avoir une vision très poussée de ce que nous voulons faire pour pérenniser la culture ancestrale en pratiquant les rites, us et coutumes des Ekang en général, des Beti et des Mvog Manga en particulier. Nous voulons tenir à ce qu’il n’y ait pas la disparition des pratiques ancestrales. Notre identité culturelle doit être remarquée et remarquable ».
Cette reconnaissance nationale requiert plusieurs préalables. Marie Thierry Edjoa Akoa, directeur du patrimoine culturel au Minac a expliqué qu’il est nécessaire de disposer d’un ancrage historique culturel. La deuxième condition c’est la gouvernance communautaire. Il faut donc avoir une périodicité fixe connue, un comité d’organisation traditionnel légitime reconnu, une chefferie et la participation effective de toute la communauté.
Comme troisième critère, le festival doit être un concentré de patrimoine vivant avec des rites, danses, chants et savoir-faire originel d’art oratoire, la pharmacopée, la lutte traditionnelle, les contes en langue maternelle.
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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement

Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs, avec pour objectif de corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.
Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee) a publié le 23 septembre 2026, une lettre-circulaire fixant les prescriptions relatives à l’approvisionnement du marché national en gaz et pétrole liquéfié (GPL). Cette note ministérielle fait suite à de nombreux dysfonctionnements qui perturbe les approvisionnements depuis plusieurs semaines.
Pour mettre un terme à ces dysfonctionnements et garantir un approvisionnement régulier du marché national en GPL et assurer la disponibilité du produit dans les points de vente, le membre du gouvernement prescrits 5 mesures.
D’abord, le strict respect par les importateurs du calendrier prévisionnel des livraisons, tel qu’arrêté par le Comité mensuel de suivi du marché du GPL. Ensuite, le membre du gouvernement prescrit le paiement effectif des factures relatives aux importations du GPL dans le strict respect des délais contractuels.
La répartition des cargaisons de GPL par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), conformément aux parts de marché de chaque marketer et dans le respect des contrats commerciaux qui ont une prééminence sur les partes de marché. Le Minee recommande la priorisation de la réception des importations destinées aux pays voisins et enfin, Gaston Eloundou Essomba recommande l’obligation pour les sociétés agrées à l’exercice de distribution du GPL de disposer au préalable d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement dudit produit à destination des points consommateurs.
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