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le scénario d’un report à août 2026 se précise

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le scénario d’un report à août 2026 se précise
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Alors que des voix s’élèvent d’ores et déjà pour réclamer le report des élections municipales et législatives 2026, l’analyste Sob Amyn Fouejeu évoque les raisons qui pourraient soutenir ces appels.

« Cette stratégie permettrait au Palais de l’Unité de finaliser son nouveau maillage administratif tout en s’assurant que les caisses de l’État sont prêtes pour ce qui s’annonce comme le rendez-vous politique majeur après la présidentielle », justifie Sob Amyn Fouejeu dans une tribune.

« Vers un report des élections locales en août 2026 :

Alors que le mandat des conseillers municipaux expire officiellement le 31 mai 2026, l’hypothèse d’une ultime prorogation de trois mois se précise. Entre les manœuvres pour un nouveau découpage administratif, les tensions de trésorerie et les précédents historiques, le Palais de l’Unité semble prêt à épuiser le délai légal de 18 mois.

Par Sob Amyn Fouejeu

Le calendrier électoral camerounais s’apprête-t-il à revivre le scénario de la décennie écoulée ?

Pour les analystes, la situation actuelle présente des similitudes frappantes avec la mandature de 2013. À l’époque, le mandat des conseillers municipaux avait été prolongé à deux reprises (juillet 2018, puis juillet 2019), totalisant 16 mois de rallonge pour aboutir au scrutin de février 2020.

Aujourd’hui, avec une première prorogation de 15 mois déjà actée par le décret du 24 juillet 2024, le President Paul Biya dispose encore, selon l’article 170 du Code Électoral, d’une marge de 90 jours pour atteindre le plafond de 18 mois.

Le chantier des nouvelles unités administratives : un préalable majeur

Au-delà de la simple gestion du calendrier, ce « glissement » technique semble dicté par une volonté de réorganisation territoriale. Le Ministre de l’Administration Territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, a déjà lancé des consultations préalables auprès des Gouverneurs pour la création de nouvelles unités administratives (départements et arrondissements).

Ce redécoupage est loin d’être anecdotique. Pour le MINAT, il s’agit de rapprocher l’administration des administrés, mais l’impact sur le scrutin est direct : chaque nouvelle unité modifie la carte électorale.

Les moyens sont déjà mobilisés : le budget 2026 prévoit des lignes spécifiques pour l’installation de ces futures circonscriptions (préfectures, résidences de fonction).

L’objectif est clair : faire coïncider les élections avec une nouvelle configuration territoriale pour stabiliser les zones stratégiques.

La trésorerie publique : le nerf de la guerre

C’est toutefois l’aspect financier qui pourrait sceller le report au mois d’août. Au Cameroun, la pratique budgétaire montre que les fonds ne sont réellement disponibles qu’à partir d’avril, après la mise en place des procédures d’exécution.

Avec une dette publique pesante et des ressources sollicitées de toutes parts, financer un double scrutin (législatives et municipales) couplé avant le deuxième trimestre 2026 est une gageure logistique.

L’optimisation par le couplage, alors que le mandat des députés court jusqu’au 30 mars 2026, permettrait à l’État d’amortir les coûts.
Une élection en août 2026 offrirait ainsi une bouffée d’oxygène à la Direction Générale du Budget, garantissant que les fonds alloués à ELECAM soient débloqués sans fragiliser les autres secteurs régaliens.

Calendrier spéculatif : août 2026 en ligne de mire

Si le Chef de l’État use de sa prérogative de porter la prorogation au maximum légal (31 août 2026), le calendrier probable s’esquisse ainsi :
Signature du décret de prorogation ultime : Au plus tard le 31 mai 2026.

Convocation du corps électoral : Courant mai 2026, respectant le délai légal de 90 jours.

Scrutin couplé : Entre le 9 et le 16 août 2026.

Cette stratégie permettrait au Palais de l’Unité de finaliser son nouveau maillage administratif tout en s’assurant que les caisses de l’État sont prêtes pour ce qui s’annonce comme le rendez-vous politique majeur après la présidentielle ».

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Cacao : la production commercialisée chute de 19,9 % à 247 914 tonnes en 2025-2026

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Cacao : la production commercialisée chute de 19,9 % à 247 914 tonnes en 2025-2026
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun a enregistré une production commercialisée de 247 914 tonnes de fèves de cacao au cours de la campagne 2025-2026, selon les données de l’Office national du cacao et du café (ONCC) consultées parInvestir au Cameroun. Ce volume recule de 61 604 tonnes, soit 19,9 %, par rapport aux 309 518 tonnes comptabilisées lors de la campagne précédente.

La baisse intervient après une saison 2024-2025 exceptionnelle, au cours de laquelle le pays avait atteint son plus haut niveau historique de production commercialisée. L’ONCC avait alors également relevé des prix bord champ compris entre 3 210 et 5 400 FCFA le kilogramme.

La notion de production commercialisée désigne les volumes enregistrés dans les circuits officiels de commercialisation. Elle ne correspond donc pas nécessairement à l’intégralité des fèves récoltées dans les plantations, en raison notamment des stocks, des décalages de vente ou d’éventuels flux échappant aux circuits suivis par le régulateur.

Le plus faible volume en cinq campagnes

La campagne 2025-2026 s’est légalement déroulée du 1er août 2025 au 15 juillet 2026. Avec 247 914 tonnes commercialisées, elle affiche le plus faible résultat des cinq dernières saisons.

Avant le record de 2024-2025, le Cameroun avait commercialisé 295 163 tonnes de fèves en 2021-2022. L’ONCC avait ensuite annoncé environ 263 600 tonnes pour la campagne 2022-2023, puis près de 266 700 tonnes en 2023-2024.

Le recul de 2025-2026 efface ainsi la totalité de la progression enregistrée au cours de la campagne précédente. Le volume actuel est inférieur d’environ 47 000 tonnes à celui de 2021-2022 et de près de 19 000 tonnes au niveau observé en 2023-2024.

Les données consultées ne précisent pas les causes de cette contraction. Il n’est donc pas possible, à ce stade, de déterminer quelle part résulte d’une baisse réelle des récoltes, d’un report des ventes, d’une variation des stocks ou de mouvements de fèves non enregistrés par les circuits officiels.

Des contraintes climatiques et agronomiques persistantes

La filière camerounaise reste néanmoins confrontée à plusieurs contraintes structurelles. Les acteurs citent régulièrement l’irrégularité des précipitations, l’allongement des périodes de sécheresse, la pression parasitaire, la baisse de la fertilité des sols et le vieillissement des plantations.

Ces phénomènes peuvent affecter la floraison des cacaoyers, le développement des cabosses et la disponibilité du matériel végétal nécessaire à la création ou à la régénération des plantations. Leur contribution précise au recul de la campagne 2025-2026 reste toutefois à établir.

La Société de développement du cacao indique notamment perdre en moyenne entre 40 % et 60 % des jeunes plants dans certaines de ses pépinières en raison de la sécheresse et du manque d’eau. L’entreprise a engagé l’installation de dispositifs d’arrosage afin de réduire cette mortalité et d’accroître l’offre de plants de qualité.

Dans son centre d’Ebolowa, la Sodecao avait déjà estimé à près de 40 % les pertes de matériel végétal provoquées par l’insuffisance des systèmes d’approvisionnement en eau pendant les saisons sèches.

Ces pertes limitent les capacités de renouvellement des vergers, dans un contexte où la filière cherche à augmenter les rendements sans accélérer l’extension des plantations vers les zones forestières.

Le Centre conserve 44,54 % des achats

Malgré la baisse nationale, la région du Centre reste le principal espace de commercialisation du cacao. Elle a concentré 44,54 % des achats enregistrés au cours de la campagne, contre 45,8 % en 2024-2025.

Appliquée au volume national, cette part correspond à environ 110 421 tonnes de fèves. Le recul de son poids relatif montre cependant que les achats ont progressé plus rapidement, ou diminué moins fortement, dans certains autres bassins.

Le Sud-Ouest arrive en deuxième position avec 19,87 % des achats, soit environ 49 261 tonnes. Il est suivi du Littoral, qui représente 18,50 % du total, correspondant à près de 45 864 tonnes.

Les régions du Sud et de l’Est concentrent respectivement 6,54 % et 6,17 % des achats. L’Ouest en représente 4,14 %, devant le Nord-Ouest et l’Adamaoua, dont les parts restent marginales à 0,19 % et 0,06 %.

Cette répartition retrace les lieux d’enregistrement des achats et non nécessairement l’origine géographique exacte des fèves. Des volumes produits dans une région peuvent en effet être acheminés et commercialisés dans une autre.

La campagne 2025-2026 marque ainsi une rupture après le record de l’année précédente. Mais l’interprétation de cette chute nécessitera des données complémentaires sur les rendements, les stocks, les exportations, la transformation locale et les ventes transfrontalières. À défaut, le recul de 19,9 % mesure d’abord une baisse des volumes passés par les circuits officiels, sans permettre d’en attribuer définitivement la cause.

Brice R. Mbodiam

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