Actualités locales
« la serviette est-elle un manque de fair-play? »

Le journaliste sportif Anthony Pla, trouve hallucinant la sortie du président de la Commission des arbitres de la Caf, qui s’est exprimé sur le sujet des serviettes au centre de la polémique.
En brandissant des lois de jeu notamment 3 et 4, le journaliste sportif Anthony Pla, trouve déconcertante, la sortie du président de la Commission des arbitres de la Caf, qui s’est exprimé sur le sujet des serviettes qui a marqué les esprits à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025.
« Cette déclaration de Olivier Safari Kabene, président du Comité des arbitres de la CAF, est franchement dingue. Mais allons-y, combien de matches de suspension pour la serviette ? Vu qu’elle semble coupable… Il a dit « La serviette n’est pas l’équipement d’un joueur ou d’un gardien. Lorsqu’un gardien s’accompagne d’une serviette, moi je pense que ça doit être de manière très sportive, avec plus de Fair Play. Dès lors que celle-ci commence à influencer le jeu, moi je pense que cette serviette doit être loin de l’espace de jeu. » La serviette est-elle un manque de Fair Play ? Qu’en est-il des bouteilles d’eau ? Est-ce que tous ces éléments font interférence ? Est-ce que cela fait partie des équipements interdits ? (voir Loi du Jeu 4) », écrit notre confrère.
Anthony Pla questionne l’absence de sanctions prises contre des joueurs marocains qui se sont mal comportés à la finale de la CAN jouée contre le Sénégal.
«Quand on a de mauvais comportements sur le banc, l’arbitre sort bien des cartons aux assistants, joueurs, coaches, non ? Certains joueurs marocains donc Saibari n’ont pas de mauvais comportements peut-être ? Pourquoi on n’a vu aucun carton ? On peut parler des Lois du Jeu justement, mais aucun Sénégalais ne fut averti en revenant sur le terrain alors que la Loi du Jeu est claire. Quand Yehvann Diouf a été tiré sur le terrain par les stadiers, le jeu n’a pas été stoppé non plus alors que la Loi du Jeu 3 est claire. Qu’un responsable du Comité des arbitres de la CAF viennent nous sortir cela en disant que les serviettes sont des interférences tout en oubliant l’interférence des stadiers et des joueurs remplaçants, c’est hallucinant. Le tout avec une facilité déconcertante. On n’a honte de rien.
Sur les équipements, la Loi du Jeu 4 dit bien que l’arbitre doit inspecter les joueurs et si l’équipement n’est pas règlementaire, l’arbitre doit intervenir. Si les serviettes, pourtant placées hors des démarcations du terrain, sont une interférence et influencent le jeu ou les joueurs (elles ont surtout influencé les stadiers hein), l’arbitre doit intervenir. Ici on dirait que le Comité des arbitres de la CAF veut plutôt sanctionner les gardiens… C’est avec ces gens qu’on pense pouvoir résoudre les problèmes dans le Football Africain. On marche sur la tête », écrit notre confrère.
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Actualités locales
Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.
En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.
Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.
Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.
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Actualités locales
Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030

(Investir au Cameroun) – La Déclaration de Yaoundé sur l’e-gouvernance et l’intelligence artificielle en Afrique, adoptée le 17 octobre 2026 à l’issue du salon E-Gov’A, propose aux États africains de tendre vers 100 % d’hébergement sur leur territoire des données publiques classifiées critiques ou souveraines à l’horizon 2030. Cette orientation pourrait ouvrir de nouveaux débouchés aux exploitants de datacenters et aux fournisseurs de services cloud, à condition d’être reprise dans les politiques nationales.
Le texte recommande aux administrations de privilégier l’hébergement national de leurs données. Lorsque les capacités locales sont insuffisantes et que la nature des informations le permet, il préconise le recours à des infrastructures installées dans un autre pays africain plutôt qu’à des prestataires hébergeant les données hors du continent. Cette préférence est résumée par le principe « Local First, African First ».
Pour les entreprises du secteur, une telle orientation pourrait se traduire par une augmentation de la demande de stockage, de sauvegarde, de traitement et de sécurisation des données administratives. La Déclaration encourage à cet effet les investissements publics et privés dans les centres de données, les capacités de calcul et les services cloud, ainsi que le développement d’infrastructures régionales mutualisées.
Au Cameroun, des capacités d’hébergement existent déjà
Le Cameroun dispose de plusieurs infrastructures susceptibles de répondre à une partie de ces besoins. L’opérateur public Camtel exploite notamment un datacenter à Zamengoé, près de Yaoundé, qui propose des services d’hébergement local. À Douala, l’entreprise ST Digital dispose également d’un centre de données destiné aux entreprises et aux administrations. Cette dernière infrastructure avait fait l’objet d’une visite de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en juillet 2025.
La Déclaration pourrait donc intéresser des opérateurs déjà présents sur le marché camerounais. Elle ne permet toutefois pas de déterminer si leurs capacités actuelles suffiraient à satisfaire un objectif d’hébergement national généralisé pour les données publiques critiques.
Pour mesurer les investissements nécessaires, il faudrait d’abord connaître le volume des données administratives concernées, leur localisation actuelle, leur sensibilité et les capacités techniques disponibles. Les éléments rendus publics par les organisateurs du salon ne fournissent pas ces informations. Ils ne comportent pas non plus d’enveloppe financière spécifique au Cameroun, ni de calendrier national de construction de nouveaux datacenters.
L’objectif de 2030 reste, à ce stade, une orientation proposée aux États. Son adoption au cours d’un salon professionnel ne crée pas, à elle seule, d’obligations nouvelles pour les administrations africaines. Chaque pays devrait définir les catégories de données soumises à des exigences de localisation et les conditions dans lesquelles des fournisseurs publics ou privés pourraient les héberger.
Au Cameroun, cette réflexion devra également tenir compte de la loi du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel. Celle-ci encadre le traitement des informations personnelles, notamment leurs transferts internationaux. La localisation des données publiques critiques soulève cependant une question plus large, puisqu’elle peut concerner des informations administratives qui ne sont pas nécessairement des données personnelles.
Pour les opérateurs de datacenters, l’ouverture éventuelle de nouveaux marchés dépendra ainsi des décisions de l’État en matière de classification des données, des budgets consacrés à leur hébergement et des exigences imposées aux prestataires. La déclaration ne constitue ni une attribution de marché ni une garantie de revenus supplémentaires pour les entreprises du secteur.
Un observatoire annoncé pour suivre les engagements
La Déclaration de Yaoundé prévoit également la création d’un Observatoire de l’e-gouvernement et de l’intelligence artificielle en Afrique. Son secrétariat permanent doit être assuré conjointement par Smart Click Africa et Digital Business Africa, les deux organisateurs d’E-Gov’A.
Cette structure aura notamment pour mission de développer un baromètre africain de l’e-gouvernance et de l’intelligence artificielle, de publier un rapport annuel et de dresser une cartographie des services publics numériques et des infrastructures associées. Les gouvernements, administrations et organisations adhérant à la Déclaration seront encouragés à retenir jusqu’à trois engagements mesurables avant la prochaine édition du salon.
Ce dispositif devrait permettre de suivre les initiatives nationales, mais les organisateurs n’ont pas encore présenté, dans leur communication publiée le 21 octobre, de portefeuille d’investissements ou de marchés publics permettant de chiffrer les retombées de l’objectif de 2030 pour les exploitants de datacenters.
Ludovic Amara
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