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près de 200 magistrats à la retraite toujours en fonction, 400 jeunes bloqués

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près de 200 magistrats à la retraite toujours en fonction, 400 jeunes bloqués
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Au Cameroun, le fonctionnement de la justice traverse une impasse institutionnelle majeure. En effet, depuis le 10 août 2020 (6 ans), le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) ne s’est plus réuni, paralysant la gestion normale des carrières judiciaires : nominations, promotions, mutations et départs à la retraite, explique Shance Lion.

Pour ce dernier, l’une des conséquences les plus visibles de cette paralysie est le maintien en activité de près de 200 magistrats ayant atteint l’âge légal de la retraite. Ces derniers continuent : «d’exercer leurs fonctions, de signer des actes judiciaires, de rendre des décisions au nom du peuple camerounais alors qu’ils n’en n’ont plus compétences ou qualité. Cette situation ne résulte pas d’un choix personnel, mais d’un vide administratif, l’absence de session du CSM empêchant la prise des décrets de mise à la retraite ou de prorogation».

Ce qui soulève de sérieuses interrogations sur la sécurité juridique et la validité des décisions rendues par des magistrats dont le lien légal avec l’État aurait normalement pris fin. «À l’autre extrémité de la chaîne judiciaire, le contraste est frappant. Environ 400 auditeurs de justice, formés à l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), attendent depuis 2020 leur intégration officielle. Sans nomination ils ne peuvent pas exercer, ils ne perçoivent aucun salaire, ils restent bloqués malgré les besoins criants des juridictions. Un véritable gaspillage de capital humain, dans un système pourtant en manque de personnel», explique Shance Lion.

Le cœur du problème se situe au plus haut niveau institutionnel. Le Conseil Supérieur de la Magistrature, seul organe compétent en la matière. Ledit conseil est : présidé par le président de la République, Paul Biya avec pour vice-président le ministre de la Justice. Son silence prolongé a pour effet de figer l’ensemble de l’appareil judiciaire, sans mécanisme alternatif de régulation. Cette situation entraîne une démotivation généralisée des personnels judiciaires, un engorgement accru des tribunaux, une désorganisation durable des juridictions, une dégradation de l’image et de la crédibilité de la justice.

«Entre magistrats retraitables maintenus malgré eux et jeunes magistrats laissés à la porte, la justice camerounaise fonctionne depuis quelques années au ralenti. La convocation urgente du Conseil Supérieur de la Magistrature apparaît aujourd’hui comme une nécessité absolue. Libérer les postes occupés par les magistrats retraitables et intégrer les nouvelles générations n’est pas une simple formalité administrative, c’est une condition essentielle à la survie, à l’efficacité et à la crédibilité de la justice camerounaise, la survie de notre nation, car sans justice aucune nation ne peut prospérer», conclut Shance Lion.

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Lions indomptables : Enzo Ebosse retrouve la tanière après quatre ans d’absence

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Bonne nouvelle pour Enzo Ebosse ! Le défenseur d’Udinese fait son retour en équipe nationale du Cameroun. Le sélectionneur David Pagou a retenu son nom […]

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une femme revient enceinte après 11 mois de traitement chez un tradipraticien

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une femme revient enceinte après 11 mois de traitement chez un tradipraticien
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Marie-Madeleine N., commerçante de 32 ans, est revenue lundi d’un long traitement mystique enceinte, selon elle, des œuvres du tradipraticien basé dans le Centre. Lire le récit de Cameroon Tribune.

La police et un huissier pour des retrouvailles. C’est le tableau sur lequel est tombée Marie-Madeleine N., 32 ans, commerçante au marché New Deido, en rentrant lundi dernier chez elle à Bonabassem (Douala 1ᵉʳ). Les forces de l’ordre et l’auxiliaire de justice avaient été invités par son mari Simon-Pierre, après qu’il a reçu une information troublante.

D’après les éléments obtenus par CT, tout commence il y a 11 mois, quand Simon-Pierre accompagne son épouse dans un village du Nyong-et-Kelle, région du Centre. Sur recommandation d’un ami, le couple se rend chez un guérisseur capable, selon ledit ami, de soigner la plaie persistante que notre commerçante traîne au pied. Johannes M., quasi quadra, accepte la mission, contre 150 000 F. Il en perçoit les deux-tiers comme avance, et Simon-Pierre se rend à Eséka pour acheter du « matériel » de travail.

À partir de ce moment, Simon-Pierre N. passera une fois par mois dans ce village, pour de brefs séjours. Sur instruction du guérisseur, le couple s’abstient de tout batifolage : à la moindre relation sexuelle, prévient-il, le traitement sera « gâté ». Le dernier séjour du mari sur les installations de Johannes remonte à début septembre.

L’homme, qui voyait la plaie de son épouse sécher de manière prometteuse, est rentré pour la rentrée scolaire des deux enfants du couple, et depuis lors ne communiquait plus que par téléphone avec son épouse. Pour parler et lui envoyer de l’argent. Jeudi dernier, Marie-Madeleine a appelé, annonçant son retour pour le lundi suivant. Simon-Pierre dira à la police que, tout à sa joie, il a failli demander une permission au boulot pour l’accueillir. Avant de se raviser.

Descendue du bus à Mboppi, l’ex-patiente de Johannes M. appelle sa sœur aînée Salomé, qui vit à Nkolmintag (Douala II). Marie-Madeleine lui dira être tombée enceinte. Comment ? Certaines nuits, dans son sommeil, elle avait l’impression d’avoir quelqu’un sur elle. À son réveil, elle ne voyait personne. C’est arrivé au moins quatre fois…

Selon toute vraisemblance, c’était l’œuvre du guérisseur, crédité de pouvoirs mystiques. Salomé décide d’appeler Hélène, la sœur aînée de Simon-Pierre. Il s’agit d’amener le dossier en douceur vers le mari. Mais sa sœur s’énerve une fois informée, et appelle aussitôt son cadet. « Ta femme qui arrive, là… elle est doublée. Je ne sais pas si quand tu allais là-bas vous avez… ».

Simon-Pierre assure que non, mentionnant l’interdit du traitant. Une certaine tension naît. Cette nuit-là, Marie-Madeleine dort à Nkolmintag. Le lendemain, après un appel de son époux, elle débarque en milieu d’après-midi à Bonabassem, accompagnée de sa sœur. C’est durant leur échange que l’huissier et les policiers arriveront. Le ventre de Marie-Madeleine est assez éloquent, et l’huissier n’a aucun mal à la constater gravide. Les policiers sont priés de porter l’affaire sur leur main courante.

Dans la foulée, Simon-Pierre appelle Johannes, et met le téléphone sur haut-parleur. « Docta, je te dois quelque chose ? ». La réponse est non. « Comment ma femme rentre avec la grossesse ? ». À ces mots, le traitant clame son innocence. « Demandez à votre femme. Les malades restaient de leur côté. Ce n’est pas moi ». Marie-Madeleine a été invitée par son mari à quitter le foyer, le temps d’accoucher et de remettre l’enfant à son géniteur.

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OM : Faris Moumbagna poussé vers la sortie, le mercato de janvier en ligne de mire

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L’aventure marseillaise de Faris Moumbagna pourrait bientôt prendre fin. Arrivé à l’Olympique de Marseille en 2024, l’attaquant camerounais n’a jamais réussi à s’imposer et semble […]

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