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le Cameroun consolide son partenariat avec la Banque mondiale

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le Cameroun consolide son partenariat avec la Banque mondiale
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Jean Ernest Masséna Ngallè Bibehè, Ministre des Transports (MINT), a reçu en audience, ce mardi 20 janvier 2026, une délégation de la Banque mondiale (BM). Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité du partenariat existant et ont réaffirmé leur engagement commun à œuvrer pour une mise en œuvre efficace et diligente des projets en cours et en préparation.

Selon un compte rendu de la rencontre, dans son mot liminaire, le MINT a souligné que cette audience s’inscrit dans un désir commun de consolider les liens du partenariat bilatéral entre le Cameroun et la BM, en vue d’améliorer durablement l’offre en infrastructures et les services de transport, au bénéfice du développement socio-économique économique du pays.

Les échanges ont porté sur plusieurs axes.

En ce qui concerne la sécurité routière, il a été rappelé que la BM finance plusieurs activités dans ce domaine, notamment dans le cadre du PDST, du PACRI et des facilitations en ce qui concerne le Projet Régional pour l’Amélioration de la Performance du Corridor Rail/Route Douala–N’Djamena (PCDN). Les deux parties ont salué les avancées enregistrées et réaffirmé leur engagement à intensifier les actions visant à réduire durablement l’insécurité routière.

Un point détaillé a ensuite été fait sur l’état d’avancement du PCDN, entré en vigueur le 13 juin 2024, notamment en ce qui concerne la réhabilitation d’une partie de l’infrastructure ferroviaire existante, la facilitation des opérations de commerce et de transit sur le corridor intermodal Douala–N’Djamena, ainsi que la mise en œuvre progressive du volet facilitation, marquée par la publication des avis de manifestation d’intérêt et la signature des premiers contrats.

Il a toutefois été relevé que le démarrage effectif de certaines activités demeure tributaire de la finalisation des études techniques et des procédures de passation des marchés, dont l’achèvement est attendu au courant de l’année 2026. À cet égard, la Banque mondiale a réitéré sa disponibilité à accompagner les parties prenantes afin de contribuer à la réduction des retards et d’assurer l’atteinte des objectifs communs.

Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité du partenariat existant et ont réaffirmé leur engagement commun à œuvrer pour une mise en œuvre efficace et diligente des projets en cours et en préparation. L’audience a ainsi permis de faire un point d’ensemble sur les projets bénéficiant de l’accompagnement technique et financier de la BM, d’identifier les défis à relever et de dégager des perspectives de renforcement de la coopération dans le secteur des transports.

Au terme des échanges, le MINT a remercié la délégation de la BM pour son appui constant au développement des infrastructures de transports au Cameroun et a instruit la poursuite sereine des projets en cours, ainsi que la bonne maturation des projets à venir, dont les retombées socio-économiques ne sont plus à démontrer.

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Coopération : Washington privilégie les projets offrant des débouchés aux entreprises américaines au Cameroun

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Coopération : Washington privilégie les projets offrant des débouchés aux entreprises américaines au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Washington privilégie au Cameroun les projets prêts à démarrer, associant une entreprise américaine et offrant à celle-ci des débouchés directs. Sophia Lalani, conseillère principale auprès de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, l’a expliqué le 22 octobre 2026 à Douala devant la Chambre de commerce américaine au Cameroun (AmCham), selon le compte rendu de la chambre.

Selon l’AmCham, Lalani a expliqué que les réformes de gouvernance soutenues de longue date par Washington avaient davantage profité aux entreprises d’autres pays qu’aux entreprises américaines.

Cette politique prolonge la doctrine « Trade, not aid » (« Le commerce plutôt que l’aide »), présentée le 14 mai 2025 à Abidjan par Troy Fitrell, alors responsable des affaires africaines au département d’État de Donald Trump. Objectif : accroître les exportations et investissements américains en Afrique. Selon Fitrell, les ambassadeurs sont évalués sur la défense des entreprises américaines et les contrats conclus, la diplomatie commerciale devenant prioritaire. Washington veut lever, avec les États africains, les obstacles réglementaires aux marchés publics et investissements signalés par le secteur privé.

Près de 4 000 milliards de FCFA d’opportunités

Le premier Dialogue économique et commercial bilatéral, tenu le 27 août 2026 à Yaoundé, a recensé environ 7 milliards de dollars (près de 4 000 milliards de FCFA) d’opportunités. Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, et Sarah Troutman, sous-secrétaire d’État adjointe américaine aux affaires africaines, ont coprésidé la rencontre. Selon le ministère, neuf entreprises américaines y ont exprimé des intentions de financement : barrage de Grand Eweng (3,5 milliards de dollars), aéroport moderne à Douala (2 milliards), minerais critiques et infrastructures numériques.

Ces montants ne sont pas des investissements réalisés. Études, financements et accords restent, selon les projets, à finaliser. Les deux pays ont convenu d’échanger sur la fiscalité, les infrastructures logistiques et la réglementation minière avant un nouveau dialogue prévu aux États-Unis en 2027.

Santé : l’aide doit aussi ouvrir des marchés aux fournisseurs américains

Dans « America First Global Health Strategy » (septembre 2025), le département d’État veut utiliser l’aide sanitaire pour ouvrir des marchés aux produits et technologies américains. Pendant l’exercice budgétaire 2024, Washington a acheté plus de 120 millions de dollars de tests diagnostiques à des entreprises américaines, dont Abbott, Cepheid et Hologic. Ce chiffre est mondial, non camerounais. La stratégie favorise les partenariats entre fabricants et laboratoires publics ou privés des pays aidés.

À Douala, selon l’AmCham, un groupe pharmaceutique a présenté un modèle associant équipements de diagnostic, contrats de service avec les ministères de la Santé, formation du personnel et transport des échantillons. Ces plateformes servent notamment au dépistage du VIH, de la tuberculose, des hépatites et du cancer du col de l’utérus. Ce modèle fonctionnerait déjà dans plusieurs pays africains avec l’appui du PEPFAR et du Fonds mondial.

Ce partenariat reste à négocier au Cameroun. L’AmCham envisage des échanges avec les équipes locales du PEPFAR et des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Aucun financement, contrat ou calendrier de déploiement n’a été précisé.

La priorité commerciale n’exclut pas les dons. Le 1er octobre 2026, les deux pays ont signé un accord de don relatif aux objectifs stratégiques de leur coopération sanitaire jusqu’en 2030. Selon le ministère de l’Économie, près de 510 milliards de FCFA pourraient être mobilisés de 2026 à 2030 : environ 240 milliards de contribution américaine et jusqu’à 270 milliards de ressources camerounaises. Il vise les laboratoires, la surveillance épidémiologique et l’approvisionnement pharmaceutique, sans financement établi pour le projet présenté à l’AmCham.

Fiscalité, formalités et visas : les obstacles

Le 22 octobre, des participants ont évalué à 15 000-20 000 dollars l’installation d’un investisseur étranger, sans détailler les coûts. Ils ont aussi signalé les déclarations trimestrielles obligatoires, même sans activité, et des lois difficiles à appliquer faute de textes réglementaires. Le guide du département américain du Commerce (10 avril 2026) cite, au Cameroun, fiscalité complexe, lenteurs administratives, marchés publics difficiles d’accès et retards de paiement de l’État.

Les difficultés d’obtention de visas américains ont été soulevées ; l’ambassade a rappelé les règles migratoires américaines. L’AmCham recommande une expertise locale dès la préparation des projets. Restent à définir pour le projet pharmaceutique : partenaires publics, contrats, financement des équipements et organisation des diagnostics.

Ludovic Amara

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