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Marchés publics : comment l’État entend sécuriser la dépense publique en 2026

L’environnement réglementaire reste marqué par trois évolutions majeures : la poursuite de la vulgarisation des nouveaux textes, l’obligation de catégorisation des entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP), et la transition vers la passation des marchés par voie électronique à travers la plateforme Coleps (Cameroon Online E-Procurement System). Cette plateforme permet la soumission et le traitement en ligne des offres, avec pour objectif de réduire les délais, de limiter les interventions humaines et de renforcer la traçabilité des procédures.
Parmi les rappels jugés structurants figure l’obligation faite aux maîtres d’ouvrage et maîtres d’ouvrage délégués de mettre à jour, en lien avec le Minmap, leurs plans de passation des marchés et leurs journaux de programmation. Cette exigence s’applique notamment en cas d’inscription de nouveaux projets ou de modification de projets existants, afin d’éviter les ajustements tardifs qui perturbent l’exécution budgétaire en cours d’exercice.
La Cirex 2026 fixe également des échéances strictes. La signature des marchés devra intervenir au plus tard le 30 avril 2026. Le recours à l’exécution des travaux en régie, c’est-à-dire réalisés directement par l’administration sans entreprise privée, reste autorisé mais soumis à une autorisation préalable du ministre des Marchés publics. Les marchés passés par entente directe, communément appelés gré à gré, sont encadrés par une date butoir : les demandes d’autorisation devront être déposées avant le 15 octobre 2026. Les demandes d’actualisation des dossiers, elles, sont limitées au 15 août 2026.
L’APPROCHE HIMO AU CŒUR DE LA COMMANDE PUBLIQUE
Autre point mis en avant est l’intégration des approches à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO). Inscrites dans la loi de finances 2026, ces méthodes privilégient le recours à la main-d’œuvre locale, en particulier les jeunes et les femmes, plutôt qu’aux équipements lourds. L’objectif est de favoriser l’emploi direct dans les communautés et de renforcer l’impact social des projets publics, tout en réduisant les coûts liés à la mécanisation excessive.
Conformément au décret de 2014, elles doivent être prises en compte dès la maturation des projets, au moment de la passation des marchés et durant l’exécution des travaux. Le Minmap a par ailleurs insisté sur les mesures de promotion des matériaux locaux et des petites et moyennes entreprises. Les marchés dits « réservés » sont désormais destinés aux artisans, aux PME nationales, aux organisations communautaires de base et aux organisations de la société civile. Les seuils sont clairement définis. Ils sont fixés à 15 millions de FCFA pour les très petites entreprises et artisans, 30 millions pour les organisations communautaires, et 50 millions pour les PME.
Les critères d’évaluation tiennent compte de la localisation du soumissionnaire et de ses références, avec une prise en considération de l’expérience du promoteur lorsque l’entreprise est récente.
LE RÉGIME DES CAUTIONS EST RENFORCÉ
Sur le volet de l’exécution, les consultations par anticipation sont autorisées sous conditions, notamment l’existence d’un plan de travail annuel ou d’un journal de projets. Toutefois, aucun visa budgétaire ne peut être accordé sans financement effectivement disponible. Le régime des cautions a été renforcé.
Les cautions de soumission, de bonne exécution et de retenue de garantie doivent désormais être consignées à 100 % auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDEC). Seules les avances de démarrage sont consignées à hauteur de 40 %. L’absence de récépissé entraîne l’élimination du soumissionnaire, et des mécanismes de vérification de l’authenticité des cautions sont mis en place, y compris pour les soumissions en ligne.
RECETTES NON FISCALES : CLARIFICATION DES FRAIS LIÉS AUX MARCHÉS PUBLICS
Enfin, le département en charge des Marchés publics a précisé le cadre des recettes non fiscales liées aux marchés publics. Il s’agit notamment des frais de catégorisation des entreprises, des frais d’acquisition des certificats électroniques nécessaires à l’utilisation de Coleps, des frais d’examen des recours et de ceux relatifs à la levée de suspension des acteurs de la commande publique. Ces frais sont désormais encadrés par des plafonds définis par la loi de finances.
À travers ces rappels et ajustements, l’administration des marchés publics entend resserrer les règles de gestion, réduire les marges d’interprétation et mieux sécuriser l’exécution du budget 2026, dans un contexte où la maîtrise des procédures conditionne directement l’efficacité de la dépense publique. Dans le cadre de sa mission régalienne visant à garantir le bon fonctionnement du système des marchés publics, le ministère des Marchés publics (Minmap) entend maintenir son accompagnement technique auprès des acteurs tout au long de l’exercice 2026. « Le MINMAP continuera, comme par le passé, à accompagner les acteurs afin que la passation et l’exécution des marchés publics soient optimales au cours de l’exercice 2026 à travers les cinq principaux piliers de performance », a déclaré Théophile Tsala Eloundou, conseiller technique n°2 du ministère, lors de sa présentation.
Ces piliers incluent la finalisation et la signature des textes d’application du Code des marchés publics, la poursuite de la professionnalisation des intervenants du secteur, l’appui à la dématérialisation des procédures via la plateforme Coleps, le renforcement des contrôles sur la passation et l’exécution des marchés, ainsi qu’un durcissement des sanctions à l’encontre des pratiques irrégulières et des acteurs reconnus coupables de manquements.
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Lutte contre le blanchiment des capitaux : Ces mesures préconisées par Cyrano Tchekouo

Le juriste/écrivain pense que le Cameroun doit exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes.
Depuis le 23 juin 2023, le Cameroun est inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Malgré la batterie de mesures prises pour en sortir, le pays a toujours du mal à mettre en œuvre un dispositif institutionnel et légal efficace de lutte contre le blanchiment de financements du terrorisme et la prolifération des armes pour satisfaire aux exigences du GAFI.
Après l’inscription du pays sur ladite liste, les pouvoirs publics ont créé en octobre 2023, le Comité de coordination regroupant en son sein, des représentants de l’Etat et des ordres professionnels (banques, notaires, avocats, assureurs) et chargé de piloter les politiques nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.
Malheureusement, toutes ces mesures se sont avérées insuffisantes pour sortir le pays de cette liste. Dans une tribune récemment publiée, Cyrano Tchekouo, juriste/écrivain donne quelques pistes de solutions pour aider le Cameroun.
Le juriste précise tout d’abord que le GAFI n’étant pas une juridiction, aucune sanction officielle n’est infligée aux pays inscrits sur cette liste grise du GAFI. Toutefois rappelle l’écrivain, le fait d’être publié peur avoir des conséquences tant politiques qu’économiques.
Comme solutions, Cyrano Tchekouo propose aux gouvernement de renforcer les pouvoirs de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et de la Commission nationale anticorruption (CONAC) en leur permettant de prononcer des sanctions financières ne serait-ce qu’à titre conservatoire, afin de ne pas se limiter uniquement aux simples déclarations de soupçons.
Le juriste préconise également de promouvoir davantage la culture de ka digitalisation afin de limiter la circulation de l’argent liquide et contrôler les transferts de fonds internationaux. En outre, il faut exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes. A ces mesures s’ajoute le renforcement de la surveillance des frontières afin de limiter le flux de transactions suspectes et douteuses.
Pour mémoire, le GAFI publie trois fois par an, un document intitulé «Déclaration publique du GAFI», dans lequel il présente les Etats considérés comme étant à haut risque et/ou non coopératifs en raison des lacunes stratégiques dans leur dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Ainsi, de nouveaux pays sont ajoutés, tandis que d’autres sont retirés une fois leur plan d’action achevé. Il s’agit en effet des pays considérés comme « juridictions sous surveillance » c’est-à-dire qu’après analyse des mesures prises par le pays, le GAFI conclut à l’existence de carences stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme.
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Secteur bancaire : Le bilan de General Bank of Cameroon progresse de 10% au premier semestre 2026

Depuis le 15 juillet dernier, l’entreprise est guidée par trois valeurs fondamentales impulsées par son nouveau directeur général, Victor Noumoue.
Depuis la mi-juillet 2026, General Bank of Cameroon a un nouveau directeur général, Victor Noumoue. Il a été nommé le 15 juillet dernier, à la suite de la clôture du rachat de Société générale par l’Etat du Cameroun. Dans une interview accordée au journal l’Economie, le banquier évoque trois valeurs fondamentales qui vont diriger son action.
D’abord, l’intégrité et la transparence. Pour le nouveau directeur général de General Bank of Cameroon, la conformité rigoureuse, l’éthique et la probité ne sont pas négociables parce qu’elles garantissent selon lui, la sécurité de l’institution et la confiance des parties prenantes de la banque.
Ensuite, la banque entend renforcer la proximité, l’écoute avec sa clientèle et ses partenaires, afin de construire des relations durables. Enfin, il est question pour l’actuel staff de mettre l’accent sur l’orientation de sa clientèle et la culture du résultat. «Nous devons cultiver une agilité de tous les instants pour anticiper les besoins du marché, innover et viser l’excellence opérationnelle au quotidien» indique Victor Noumoue dans les colonnes du journal l’Economie.
Performances
Au premier semestre 2026, le bilan de General Bank of Cameroon affichait une progression de 10% par rapport à fin décembre 2025 avec un produit net bancaire en hausse de 7,2%, tandis que le résultat net affiche une croissance de 6,8% par rapport à juin 2025. Les fonds nets de l’entreprise atteignent le chiffre de 138 milliards FCFA au 31 mars 2026.
«Ce niveau exceptionnel de capitalisation n’est pas qu’un simple chiffre, il est le témoignage d’une gestion financière, d’une rigueur absolue et le reflet indéniable d’une institution en très grande forme financière. De plus, sur le plan réglementaire, les ratios prudentiels de SG Cameroon ne se contentent pas de respecter les normes COBAC (Commission bancaire de l’Afrique Centrale Ndlr). Ils les surpassent, démontrant une prudence et une solidité bien au-delà des attentes» se targue Victor Noumoue.
La feuille de route de l’entreprise s’articule autour de plusieurs axes prioritaires. L’intensification du dynamisme commercial avec pour objectif de se positionner comme acteur majeur de financement en accompagnant les projets à valeur.
«Nous continuerons également à assurer une qualité de service irréprochable à nos clients. Nous sommes dans un marché bancaire en mutation, la différence se fera par la satisfaction et la proximité que nous avons avec nos clients à travers des parcours plus simples, plus rapides et davantage digitalisés» indique le directeur général de General Bank of Cameroon.
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Miss Cameroun 2026: Maellys NGO Mboui succède à Audrey Moutongo

La femme la plus belle du Cameroun est connue depuis cette nuit. Il s’agit de Maellys Ngo Mboui. Âgée de 20 ans, celle qui succède à Audrey Moutongo (il s’agit de l’ex première dauphine qui avait succédé à Josiane Golonga, élue en mai et destituée après une brouille avec le Comité Miss Cameroon (Comica), le 25 février 2025. C’est une confirmation pour celle qui avait déjà été élue Miss Cameroon diaspora en mars dernier. Franco-Camerounaise, Maellys Ngo Mboui est originaire de la région du Nord-Ouest.
Maellys Ngo Mboui est étudiante en Économie-gestion et Mathématiques-Informatiques, en France. Le jury est donc allé trouver la plus belle femme du Cameroun hors du territoire national.
Miss Cameroon 2026 est porteuse d’un projet baptisé Cameroonian girls in stem. Lequel vise à encourager et former les jeunes filles à devenir des leaders dans l’innovation et la cyberdéfense, des actrices de la transformation sociale et des ambassadrices culturelles du Cameroun.
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