Actualités locales
Jean Claude Mbede écrit à Nouhou Tolo et aux lions indomptables

Aux joueurs de cette cuvée pour la coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, le journaliste en retrait souligne que le Cameroun a toujours gagné contre l’adversité, contre l’arbitre, et parfois même contre le sort.
Lire ici sa sortie:
LETTRE OUVERTE AUX LIONS INDOMPTABLES : LA CUVÉE DE LA CAN 2025 AU MAROC
À l’attention de Nouhou Tolo, Capitaine, et à l’ensemble du groupe.
Par Jean Claude Mbede Fouda – Senior Journaliste
Le Cameroun vient de quitter la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au stade des quarts de finale.
Pour une nation quintuple championne d’Afrique, ce résultat n’est pas seulement insuffisant : il est inacceptable.
On ne va pas à une CAN pour « participer », on y va pour imposer sa loi.
- UNE COMMUNICATION PUÉRILE FACE À L’EXIGENCE PROFESSIONNELLE
Entendre vos discours sur la « construction d’un groupe » OU SUR «UN NOUVEAU DÉPART» » est une insulte à l’intelligence des Camerounais.
Vous êtes des professionnels. On ne construit pas un groupe pendant une phase finale ; on y vient pour gagner.
Votre communication est enfantine.
Si vous avez accepté de monter dans l’avion pour le Maroc, c’est que vous prétendez au titre. Prétendre aujourd’hui que l’objectif était de «bâtir l’avenir» est un aveu de faiblesse et d’égoïsme.
- LE MÉPRIS DE L’ HÉRITAGE ET DE LA CONTINUITÉ
Vous semblez oublier que vous n’êtes pas arrivés là par miracle. Ce pays n’était ni organisateur, ni qualifié d’office.
C’est un groupe de professionnels passionnés, PATRIOTES et aujourd’hui écartés, qui ONT arraché la qualification dans la douleur.
Souvenez-vous d’André Onana, dont les arrêts héroïques contre le Burundi à Garoua nous ont ouvert les portes du Maroc.
Vous avez bénéficié d’une sérénité et de moyens qui ont été systématiquement refusés à ceux qui vous ont qualifiés.
Pendant que vos prédécesseurs luttaient contre une fédération qui confisquait ballons et équipements, et qui affichait une xénophobie décomplexée envers le staff technique, ils ont fait le job.
Vous, vous avez échoué dans le luxe. AVEC UN TRAITEMENT PRINCIER ET FES MOYENS COLOSSAUX. le jour où vous aurez la Fureur de la fédération, vous sortirez avec zéro points.
- L’ALIBI DE L’ARBITRAGE : UNE FAIBLESSE INDIGNE DU CAMEROUN
Se plaindre d’une touche ou d’un corner mal interprété PAR L’ARBITRE est indigne de la crinière que vous portez. Le Cameroun a toujours gagné contre l’adversité, contre l’arbitre, et parfois même contre le sort:
* Italie 90 : À 9 contre 11, nous avons terrassé l’Argentine de Maradona.
* Mali 2002 : Avec un staff en cellule, nous avons corrigé le pays hôte 3-0.
* Sydney 2000 : À 9 contre 11 face au Brésil de Ronaldinho, nous avons gagné.
* A Bamako en 2002, le staff technique du Cameroun avait été arrêté durant l’échauffement. Les images de la légende Thomas Nkono menotté ont fait le tour du monde. Cela n’avait pas empêché Patrick Mboma, Olembe et Pius Ndieffi de vaincre le Mali à domicile : 3-0 en demi-finale et de rempo la Can.
Contre le Maroc, vous avez eu zéro tir cadré. C’est une première historique dans un match à élimination directe. L’arbitre n’a pas sifflé deux penalties flagrants pour le Maroc ; vous devriez le remercier plutôt que de pleurnicher sur un contact de Bryan Mbeumo.
- ERREURS DE CASTING ET GESTION TECHNIQUE
Comment peut-on parler de « futur » en alignant des joueurs comme Bassogog ou Epassy qui frisent la quarantaine, tout en se passant des meilleurs ?
Le football moderne exige un gardien qui construit le jeu. Avec André Onana, ce Cameroun technique, bien que moyen, aurait pu aller au bout. On ne gagne pas une CAN avec un gardien qui attend le tir pour plonger.
LA FAUTE DE DAVID PAGOU
Quant à l’entraîneur David Pagou, il s’est mué en outil de règlement de compte au lieu d’exiger les mains libres. En arrivant à deux semaines d’une compétition, on s’appuie sur le socle qui a qualifié l’équipe.Il a choisi le populisme de ses patrons FÉDÉRAUX plutôt que la compétence du terrain.
- UN APPEL À LA REFONDATION
La FECAFOOT doit cesser l’amateurisme. Où sont les stages de perfectionnement ? Pourquoi ignorer nos ressources humaines en Europe (Webo, Epalle, Mimpo, MeYONG ZE) ?
Pourquoi, avec une star à la tête de la fédération, ne jouons-nous pas de matchs amicaux de prestige (France, Brésil, Portugal) pour remplir les caisses et aguerrir le groupe ?
CHERS LIONS INDOMPTABLES DU MAROC,
Exigez le retour des meilleurs. Exigez la sérénité. Ne vous laissez pas bercer par les amitiés de circonstance avec la présidence de la fédération ; elles ne durent que le temps de sa gloire éphémère. Aucun de vous n’est sûr d’être là dans cette équipe dans un an, lorsque la prochaine campagne des éliminatoires va commencer.. Si rien ne change, si l’État ne reprend pas ses responsabilités face au désordre actuel, vous subirez le même sort que ceux du Qatar : l’oubli.
Le maillot des Lions ne se porte pas, il se mérite par la gagne.
Jean-Claude Mbede Fouda
Senior Journaliste
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Universités d’État : le gouvernement débloque plus de 6,6 milliards de FCFA pour les enseignants-chercheurs
Le ministère de l’Enseignement supérieur annonce de nouveaux paiements en faveur des enseignants-chercheurs et fait le point sur l’apurement de la dette académique des universités […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Lions Indomptables : le MINSEP lance les préparatifs des prochaines échéances
Le ministère des Sports a réuni ce vendredi 18 septembre 2026 les administrations concernées par l’organisation des prochains rendez-vous des Lions Indomptables, notamment face aux […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Jeanne Nsoga répond aux critiques et défend la complexité de la gestion de l’État

Le dossier du complexe sportif d’Olembé continue de susciter des réactions au Cameroun. Dans une publication consacrée aux difficultés de la gestion publique, la femme politique Jeanne Nsoga défend une lecture fondée sur les contraintes auxquelles sont confrontés les décideurs et appelle à davantage de recul dans les critiques adressées aux responsables publics.
Pour Mme Nsoga, ancienne militante du FSNC d’Issa Tchiroma Bakary, il existe un écart important entre le regard porté de l’extérieur et la réalité de la prise de décision. « De l’extérieur, tout paraît simple. De l’intérieur, tout est systémique », écrit-elle, évoquant notamment les arbitrages budgétaires, les procédures administratives et la nécessité de préserver certains équilibres sociaux.
Elle prend notamment l’exemple du complexe sportif d’Olembé, dont le marché initial avait été confié à l’entreprise italienne Gruppo Piccini. Le projet, lancé dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations, reposait notamment sur des financements apportés par Intesa Sanpaolo et UBA. Le contrat avec Piccini a ensuite été résilié et la poursuite des travaux confiée à l’entreprise canadienne Magil Construction.
Lire la tribune de Jeanne Nsoga :
« Bonjour mes gens,
Tout le monde sait comment diriger une entreprise, sauf ceux qui la dirigent. Et tout le monde sait comment diriger un pays, sauf ceux qui le font.
Dans une entreprise comme dans un État, celui qui regarde de l’extérieur ne voit que le résultat final. Il ne voit pas la contrainte. Il ne voit pas les arbitrages budgétaires, les procédures, la nécessité de ménager les équilibres sociaux.
De l’extérieur, tout paraît simple. De l’intérieur, tout est systémique. C’est pour cela que beaucoup de critiques brillants deviennent des gestionnaires moyens quand on leur confie les clés. Ce n’est pas de l’incompétence, c’est la découverte de la complexité.
Le cas d’Olembe illustre bien cette différence entre le commentaire et la commande. En 2015, le projet de 163 milliards est financé par deux prêts, 138,5 milliards de la banque italienne Intesa Sanpaolo et 24,5 milliards d’UBA, et confié à l’italien Gruppo Piccini.
Ce que beaucoup n’ont pas compris, c’est que c’était un prêt lié. Le prêteur impose son entreprise. Sans Piccini, pas de financement italien. De l’extérieur, on a critiqué le choix de l’entreprise comme si quelqu’un au Cameroun l’avait choisi par plaisir. À l’intérieur, on sait que c’était la condition pour avoir le prêt.
Quand Piccini accumule les retards à l’approche de la CAN, l’État résilie en 2019 et fait appel en urgence au canadien Magil, avec un nouveau prêt de 55 milliards. Magil encaissera 42 milliards sur ces 55 sans achever l’hôtel et le centre commercial, et le chantier finira en arbitrage à
Paris et Washington. Bilan : 218 milliards pour un complexe inachevé, quand la Côte d’Ivoire livre Ebimpe en 4 ans pour 143 milliards. (C’est l’exemple qu’on prend trop souvent et qui me fait sourire).
Les commentateurs ont dit qu’on a mal géré. Celui qui a géré sait qu’il a dû choisir entre perdre l’organisation de la CAN et décider vite. (On sait tous ce que le Cameroun a subi comme chantage sous les quolibets de notre diaspora matango qui avait cru voir en cela une occasion de positionner un politique inachevé en quête de pouvoir).
Ce phénomène de commentateur sabitou n’est pas exclusivement camerounais. En Grèce en 2015, Yanis Varoufakis était le critique le plus brillant de l’Europe. Théoricien redouté, il expliquait comment il fallait gérer la crise. Une fois nommé ministre des Finances, il a découvert la même contrainte : un prêt lié aux conditionnalités de la Troïka et un plafond de verre à Bruxelles et Berlin. En six mois, il a démissionné. Non par incompétence, mais parce que de l’intérieur, on ne gère pas une théorie, on gère des contraintes.
Le Cameroun évolue dans un système mondial qui n’a pas toujours intérêt à voir un pays africain stratégique aller vite. Plus que d’autres, le Cameroun est craint pour ses prises de position géostratégiques. Soumis encore au Franc CFA, il subit des « arbitrages orientés » qui lui sont défavorables, en plus des conditionnalités des bailleurs.
Il est au cœur du Golfe de Guinée, avec 400 km de côte, du pétrole, du gaz, et une position qui fait le lien entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Une telle position ne nous attire pas que des amitiés. Elle attire les convoitises, les ingérences et les jeux d’influence des grandes puissances. Chaque grande décision – un port, une route, un stade, un contrat minier – se prend donc sous le regard, et parfois la pression, d’acteurs qui n’ont pas toujours intérêt à nous voir aller trop vite.
Quand je vous lis cracher sur votre pays pour les condamnations qu’il subit, je souris de voir autant de superficialité s’étaler, mais je le dis souvent, c’est de la faute de ceux qui vous ont formés en mystifiant le savoir. Pourtant on leur a dit qu’en transmettant le savoir, il faut en donner la clé de lecture.
Ce que le commentateur appelle lenteur est souvent le temps de la défense de la souveraineté. Quand à cela s’ajoutent le manque de civisme, le manque de patriotisme, l’illettrisme diplômé et la corruption, le pays est sous pression.
Critiquer est utile. Mais juger sans avoir porté la charge est TROP facile.
ATTERRISSONS ».
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














