Actualités locales
un objectif record de 1 200 milliards FCFA de recettes en 2026
Les responsables des services centraux et décentralisés de la Direction générale des douanes ont élaboré une stratégie pour mobiliser plus de 1 200 milliards de FCFA de recettes pour l’exercice 2026.
Ces responsables se sont réunis lors de leur première réunion hebdomadaire du comité de gestion pour le nouvel exercice. Cette réunion hybride, qui s’est tenue le lundi 5 janvier 2026 dans la salle de conférence de la Direction générale des douanes, s’est déroulée par visioconférence.
Elle était présidée, au nom du directeur général des douanes, Edwin Fongod Nuvaga, par le chef de la division Législation et Contentieux (DGD3), Tchami Yves Patrick.
Au cours de la réunion, les responsables ont passé en revue les principaux faits marquants de l’exercice qui vient de s’achever et se sont globalement déclarés satisfaits des stratégies élaborées, des actions mises en œuvre et des résultats obtenus.
Le représentant du directeur général des douanes a félicité le personnel pour les résultats obtenus, soulignant que les recettes avaient été mobilisées pour financer le budget de l’État et garantir la sécurité aux frontières et sur le territoire national.
Il a également mentionné les progrès réalisés dans la lutte contre le trafic, la fraude, la contrefaçon et la contrebande, tout en soulignant le soutien apporté aux entreprises locales et le développement harmonieux de l’économie.
Avec des recettes douanières attendues de 1 243,2 milliards de FCFA pour l’exercice 2026, M. Tchami a indiqué que des stratégies avaient été mises en œuvre dès le 1er janvier 2026 afin de maximiser les recettes, dans la continuité pragmatique des actions qui ont porté leurs fruits par le passé.
Il a été révélé que le contrôle de certaines opérations commerciales, notamment les exportations de minéraux et de fèves de cacao, constituerait également une priorité en 2026.
Il a été révélé que, grâce à cette mesure, le service des douanes vise à affiner les statistiques sur les marchandises, à lutter plus efficacement contre la fraude et la contrebande, ainsi qu’à accroître la perception des droits de douane et des taxes.
Objectifs de l’enveloppe budgétaire 2026
Sous la supervision du directeur des ressources et de la logistique des douanes, le commandant Louis Pagou, le chef du département des équipements, Engelbert Elock, a indiqué que l’enveloppe budgétaire de la Direction générale des douanes pour l’exercice 2026 repose sur quatre objectifs.
Dans sa présentation, M. Elock a mis en lumière les différents aspects du budget de la Direction générale des douanes : son évolution, ses différentes composantes économiques et sa répartition entre les diverses structures centrales et décentralisées.
Outre les principales innovations du budget 2026 de la Direction générale des douanes, le chef du département des équipements a présenté les principaux responsables de la Direction générale des douanes, les agents habilités et les gestionnaires de crédit, l’enveloppe budgétaire allouée, sa ventilation et sa répartition, ainsi que leurs nouvelles responsabilités et obligations.
Il a également rappelé à tous les cadres et superviseurs de la Direction générale des douanes leur implication et leur rôle de suivi rigoureux du processus budgétaire, en insistant sur la priorité à accorder à l’amélioration des conditions de travail de leur personnel, en adéquation avec les activités douanières.
Journée internationale des douanes, Soirée des partenaires
La célébration de la Journée internationale des douanes (JID) et la Soirée des partenaires de l’administration douanière (SPD) figuraient toutes deux à l’ordre du jour.
Selon Kwedi Samuel, chef de la Division de la coopération internationale et des bases fiscales et président du comité d’organisation de ces événements, les activités de la JID seront lancées le lundi 19 janvier 2026 à Bafoussam, tandis que la 15e édition de la SPD se tiendra à Douala le vendredi 23 janvier 2026.
Kwedi a assuré que tout est mis en œuvre pour garantir le succès de ces événements, avec des séances de travail régulièrement organisées par le comité d’organisation et les commissions spécialisées mises en place par le directeur général des douanes.
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Actualités locales
Agriculture : les 200 000 hectares sécurisés par l’État pour doper la production ne font pas courir les investisseurs

(Investir au Cameroun) – Sur les 200 000 hectares sécurisés par l’État du Cameroun pour accueillir de grandes exploitations agricoles dans les régions du Centre et de l’Adamaoua, la mise en valeur opérationnelle n’a commencé que sur un premier périmètre de 3 000 hectares. Cette superficie représente 1,5 % de l’assiette foncière mobilisée pour accroître la production locale de riz, de maïs, de blé et d’autres cultures vivrières dans le cadre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah).
Cette première réalisation est révélée par le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2027-2029, présenté le 3 juillet 2026 par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale.
« Sur un bloc initial de 200 000 hectares de terres sécurisées par l’État, les premiers noyaux d’exploitations agro-industrielles privées ont engagé la mise en valeur opérationnelle d’un premier périmètre de 3 000 hectares, amorçant un saut qualitatif de productivité agricole », indique le document.
La formulation du gouvernement appelle toutefois une nuance : le DPEB ne dit pas que les 3 000 hectares sont déjà entièrement cultivés. Il indique que leur mise en valeur a commencé. Le document ne révèle par ailleurs ni l’identité et le nombre des opérateurs engagés, ni le montant de leurs investissements, les cultures retenues ou le calendrier d’exploitation des 197 000 hectares restants.
L’écart observé ne suffit donc pas à conclure à un rejet du projet par les investisseurs. Il montre néanmoins que la sécurisation juridique des terres, présentée comme l’une des principales réponses aux difficultés d’investissement agricole, ne s’est pas encore traduite par un déploiement agro-industriel à l’échelle attendue.
Le foncier sécurisé, l’investissement reste à déclencher
Les 200 000 hectares concernés s’étendent sur le corridor Yoko-Lena-Tibati, entre les régions du Centre et de l’Adamaoua. Ils constituent la première moitié d’un objectif gouvernemental de 400 000 hectares destinés à la réalisation de grands projets agropastoraux.
Cette politique vise à réduire la dépendance du Cameroun aux importations alimentaires, qui pèsent sur sa balance commerciale et ses disponibilités en devises. Elle doit également permettre de répondre à la demande croissante des ménages, des industries agroalimentaires, des élevages et des exploitations aquacoles.
Pour le gouvernement, la constitution de réserves foncières doit notamment faciliter le passage d’une agriculture dominée par les exploitations familiales à des unités de production de plus grande taille. Le ministre de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, en exposait la logique dès mai 2023.
« 90 % de notre production proviennent des exploitations familiales. Mais aujourd’hui, avec la demande croissante des populations, suite à la démographie galopante, suite à la demande des agro-industries et suite à la demande de l’élevage, de l’aquaculture, de l’élevage porcin et de l’aviculture, il faut passer à une autre dimension », expliquait-il sur les antennes de la radio publique.
Selon le ministre,« cette dimension nous impose de promouvoir l’émergence des moyennes et grandes exploitations agricoles avec un rendement élevé et une productivité avérée ». D’où la décision de lever l’un des verrous régulièrement dénoncés par les promoteurs : l’accès à de grandes superficies juridiquement sécurisées.
Les premiers résultats montrent cependant que la disponibilité du foncier est une condition nécessaire, mais pas suffisante pour déclencher rapidement des investissements agricoles de grande ampleur.
Des causes encore insuffisamment documentées
Le ministère des Finances n’explique pas pourquoi la mise en valeur ne porte, à ce stade, que sur 3 000 hectares. Le DPEB ne permet donc pas de déterminer si ce démarrage limité résulte d’un nombre insuffisant d’investisseurs, de la durée des procédures d’attribution, des difficultés de financement ou simplement du calendrier technique du projet.
Plusieurs contraintes peuvent néanmoins ralentir le développement de grandes exploitations : la prudence des banques vis-à-vis des cultures vivrières, le coût des équipements et des intrants, la disponibilité de l’eau et de l’énergie, l’état des voies d’accès ou encore les délais administratifs. Mais aucune donnée publiée dans le DPEB ne permet de mesurer le poids respectif de ces facteurs dans le projet Plaine centrale.
Les questions foncières elles-mêmes ne sont pas totalement réglées par la seule constitution de réserves. Lors d’une mission conduite du 22 au 24 juillet 2024 sur le corridor Batchenga-Ntui-Yoko-Tibati-Ngaoundéré, les populations avaient formulé plusieurs réserves sur la conduite du projet.
À Meiganga, des représentants communautaires avaient notamment dénoncé leur faible association aux procédures de constitution des réserves foncières. Ils demandaient« la reconsidération de ces titres fonciers en tenant compte des droits des villageois, préalable à toute implémentation du projet Plaine centrale ». À Tibati, les populations avaient réclamé une réduction des superficies destinées aux agro-industries, une révision des indemnisations et une meilleure prise en compte des communautés susceptibles d’être déplacées. À Yoko, les préoccupations portaient notamment sur la protection de la forêt communale et l’immatriculation des terres.
Un précédent dans la Vallée du Ntem
Ces préoccupations rappellent les difficultés déjà rencontrées par d’autres projets agro-industriels au Cameroun. Le 5 mai 2021, le Premier ministre Joseph Dion Ngute avait annulé un texte pris en 2016 et portant constitution de réserves foncières sur plus de 66 000 hectares dans le département de la Vallée du Ntem, dans la région du Sud.
Cette décision était intervenue après la contestation, par les populations, d’un bail portant sur 26 000 hectares attribué à Neo Industry. L’entreprise projetait d’y développer des cacaoyères destinées à approvisionner son usine de transformation de Kekem, dans la région de l’Ouest.
Le projet Plaine centrale constitue ainsi un test plus large que la seule sécurisation des terres. Son succès dépendra de la capacité de l’État à transformer les réserves foncières en périmètres effectivement aménagés, accessibles, finançables et socialement acceptés.
Le démarrage de la mise en valeur sur 3 000 hectares marque une première étape. Mais, rapporté aux 200 000 hectares déjà sécurisés, il montre surtout que la levée du verrou foncier n’a pas encore provoqué le changement d’échelle recherché dans la production agricole camerounaise.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
19-12-2024 – Riz, maïs, blé… : déjà 200 000 hectares sécurisés pour de potentiels investisseurs, afin de doper la production locale
05-04-2022-Agriculture : le Cameroun envisage de constituer une réserve foncière de 400 000 ha au bord de l’axe Ntui-Yoko-Tibati
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How Xi takes Chinese porcelain culture to the world
BEIJING, July 28 (Xinhua) — The kilns of the eastern Chinese city of Jingdezhen have transformed mounds of humble clay into exquisite porcelain that has traveled across oceans, transcended cultural boundaries and fostered bonds between civilizations for over 2000 years.
On Saturday, the Jingdezhen Handicraft Porcelain Industry Sites were inscribed on the UNESCO World Heritage List, marking global recognition of a living tradition that remains a treasured gem of Chinese civilization.
The inscription also reflects China’s years of efforts to preserve and make alive this centuries-old craft — a cause that Chinese President Xi Jinping has consistently championed.
PASSING ON
Porcelain has been widely taken as one of the most representative symbol of Chinese civilization. For years, Xi has remained deeply committed to China’s cultural heritage and emphasized its preservation as a way to promote the finest traditional Chinese culture.
In October 2023, Xi visited Jingdezhen, globally renowned as the « Porcelain Capital, » where the glow of kiln fires has illuminated 2,000 years of ceramic history. At the Taoyangli Historical and Cultural Block, he toured the Nanlu Ruins, the Ceramic Museum, and the Ming and Qing Dynasty (1368-1911) kiln complex, learning about the intricate processes and cultural legacy behind the city’s celebrated porcelain craft.
During the visit, Xi met Sun Lixin, a fourth-generation craftsman carrying forward his family’s porcelain-making tradition. Admiring the craftsmanship, Xi asked, « Do you paint according to a design, or do you rely on your sense of touch? »
« It’s all in my heart, » Sun replied.
« Devoting one’s entire life to a single craft, with generations of a family committed to the same pursuit, is no simple undertaking, » Xi said.
« The fine traditional culture passed down by our ancestors is something we must continue to hold in our hands, adapt to the times, and carry forward, » he added.
This file photo taken on Aug. 28, 2024 shows a craftsman making the clay body on the wheel at a studio in Jingdezhen, east China’s Jiangxi Province. (Xinhua/Wan Xiang)Xi’s long-standing commitment to preserving Chinese porcelain culture can be traced back to his years working in east China’s Zhejiang province in the early 2000s, when he placed great importance on protecting and promoting the country’s rich ceramic heritage.
Xi made several visits to Longquan, a city in southwestern Zhejiang known for its centuries-old celadon tradition. He emphasized that Longquan celadon was a Chinese cultural treasure and called for the establishment of a museum to preserve and showcase this valuable heritage.
In 2009, the museum was officially opened. That same year, the traditional firing techniques of Longquan celadon were inscribed on UNESCO’s Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity.
Longquan would become one illustration of a much broader agenda. Over the years, Xi has made cultural heritage protection a recurring theme of his domestic inspections, visiting sites ranging from the Forbidden City and the Grand Canal to Jiayuguan Pass and the Yin Ruins. With his push, more Chinese cultural sites have been added to UNESCO’s World Heritage List.
« Protecting, preserving and making good use of these invaluable treasures is our shared responsibility, » Xi once said. « It is also essential to ensuring the continuity of human civilization and advancing sustainable development around the world. »
TRAVERSING CIVILIZATIONS
Beyond its artistic value, porcelain has long served as a bridge fostering mutual learning among civilizations. Through the ancient Silk Road, porcelain vases, jars and bowls adorned the royal courts of Europe, becoming collectors’ highly coveted items.
For Xi, porcelain is more than a craft; it is a cultural ambassador that carries China’s artistic traditions and civilizational heritage to the world. From presenting porcelain as state gifts to foreign dignitaries to showcasing historic masterpieces at major international gatherings, Xi has used the timeless art form to tell the story of China’s rich cultural legacy.
This combo photo shows porcelain wares unearthed from the imperial kiln site in Jingdezhen, east China’s Jiangxi Province. (Xinhua)In May 2019, Xi highlighted a rare Yuan Dynasty (1271-1368) blue-and-white porcelain vase to foreign leaders while touring a cultural exhibition ahead of the Conference on Dialogue of Asian Civilizations held in Beijing.
He noted that very few blue-and-white porcelain vases from the Yuan Dynasty have survived, describing the precious artifact as « the panda of ceramics. »
Xi, on many occasions, has also used porcelain to illustrate the transformative power of exchanges between civilizations. In a signed article published ahead of his state visit to Portugal in 2018, Xi wrote, « China’s blue and white porcelain, which was first shipped to Portugal centuries ago, inspired a fusion of Chinese and local techniques, producing a unique form of art Azulejo. »
Chinese ceramics have had a wide influence on art throughout the world and the artistic trends in the West, like Europe, and other places, said Jad Tabet, a Franco-Lebanese architect and former representative to the UNESCO World Heritage Committee.
The enduring vitality of China’s ceramic art and the global growth of the porcelain industry offer a vivid example of how civilizational exchange can promote common development and progress. As Xi once noted in a speech at UNESCO headquarters, civilizations have become richer and more colorful with exchanges and mutual learning.
« Such exchanges and mutual learning form an important drive for human progress and global peace and development, » he said.■
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