Actualités locales
Sangmélima ouvre une nouvelle ère pour les patients rénaux

L’inauguration du centre d’hémodialyse de l’hôpital de référence de Sangmélima constitue une avancée majeure pour l’amélioration de l’offre de soins spécialisés dans la région du Sud.
Au ministère de la Santé publique, l’on explique que si cette infrastructure redonne espoir aux patients souffrant d’insuffisance rénale chronique, elle ouvre également un chantier de fond : celui de la pérennité du service, de la sécurisation des ressources humaines et de l’accessibilité réelle des soins.
Longtemps contraints de se rendre dans les grands centres urbains pour bénéficier de séances de dialyse, les patients de la région du Sud disposent désormais d’un centre de proximité. L’ouverture du centre d’hémodialyse de Sangmélima répond à un besoin sanitaire pressant, dans un contexte marqué par l’augmentation des maladies chroniques telles que l’hypertension artérielle et le diabète, principales causes de l’insuffisance rénale chronique.
Cette infrastructure marque ainsi une étape importante dans la décentralisation des soins spécialisés et le renforcement du plateau technique des hôpitaux régionaux.
Lors de l’inauguration de ce centre, le Ministre en charge de la Santé a insisté auprès des personnels sur l’importance du professionnalisme, de la rigueur et du respect de l’éthique médicale. Dans un service aussi sensible que l’hémodialyse, où la vie des patients dépend de gestes techniques précis et de protocoles stricts, ces valeurs constituent un pilier essentiel de la qualité des soins.
Au-delà des équipements et des effectifs, le défi réside donc également dans l’instauration d’une culture professionnelle fondée sur la responsabilité, la discipline et le respect des normes, conditions indispensables pour garantir la sécurité des patients et la confiance des usagers.
L’inauguration du centre d’hémodialyse de Sangmélima est bien plus qu’un acte symbolique. Elle engage durablement les autorités sanitaires, les professionnels de santé, les partenaires techniques et financiers ainsi que les communautés locales.
Au-delà du ruban coupé, c’est désormais la capacité à assurer la continuité des soins, la sécurisation des ressources humaines, le respect de l’éthique professionnelle et de l’équité d’accès qui déterminera l’impact réel de ce centre sur la santé des populations de la région du Sud.
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« Maurice Kamto n’a jamais dirigé un parti. Il a présidé sa cour »
«Maurice Kamto a démissionné comme il démissionne de tout, sauf de lui-même. On nous dit : « acte de sacrifice ». On nous dit : « pour sauver le parti ». La belle histoire ! Non, ce n’est pas un sacrifice. C’est une fuite. La fuite d’un homme qui a compris que le costume était trop grand pour lui», analyse notre confrère.
«Regardons les faits. Froidement. Le MRC, c’était quoi ? Un espoir. En 2012, des universitaires, des avocats, des jeunes qui croyaient qu’on pouvait faire de la politique autrement. Et puis est arrivé l’homme providentiel. L’agrégé. Le Prof. Et petit à petit, le parti est devenu l’homme. Et l’homme est devenu le parti. C’est ça, le péché originel de Kamto. Il n’a jamais dirigé un parti. Il a présidé une cour. Sa cour», poursuit-il.
«Onze ans de règne sans partage. Onze ans où toute contradiction était une trahison. Willy Mengue exclu. Okala Ebode exclu. Ndjamen exclu. Bibou Nissack marginalisé. Une génération entière d’élites de l’opposition – brillante, formée, combative – passée au cimetière des ambitions brisées. Pourquoi ? Parce qu’il fallait que personne ne dépasse le maître. Et quelle est la feuille de route ? 2018 : il perd l’élection, crie à la victoire, appelle à la résistance. Résultat : 7 mois de prison pour lui, 2 ans de misère pour ses militants qui croupissent à Kondengui. 2020 : il boycotte les élections. Résultat : le RDPC rafle tout, le MRC disparaît des mairies, des conseils régionaux, de l’Assemblée. 2025 : il organise une convention en visioconférence, dans le salon de quelqu’un, qu’il fait valider à 95% à la soviétique. Et il s’étonne que le MINAT la retoque ?», questionne-t-il.
«Et aujourd’hui, la dernière pirouette : il démissionne avec Mota pour laisser la place à Tiriane Noah. Une femme respectable, mais qui n’a jamais été préparée à diriger. Et le peuple, plus de 10 ans à attendre un messie qui ne savait que démissionner», poursuit Ruben Malick Djoumbissié.
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Cacao : les volumes de fèves transformées reculent de 13 % à 95 946 tonnes en 2025-2026

(Investir au Cameroun) – Les unités industrielles et artisanales en activité au Cameroun ont transformé 95 946 tonnes de fèves au cours de la campagne cacaoyère 2025-2026, clôturée le 15 juillet 2026. Selon le bilan de l’Office national du cacao et du café (ONCC), ce volume diminue de 14 442 tonnes par rapport aux 110 388 tonnes enregistrées en 2024-2025. Le recul atteint précisément 13,08 %, arrondi à 13 % par l’Office. La campagne précédente avait permis au pays de franchir pour la première fois le seuil de 100 000 tonnes transformées.
Cette baisse intervient dans une campagne marquée par une contraction de l’ensemble des volumes. La production commercialisée est tombée de 309 518 à 247 914 tonnes, soit une diminution de 20 %. Les exportations de fèves ont reculé de 34,7 %, à 125 469 tonnes, tandis que les stocks de fin de campagne ont augmenté de 13 947 à 40 447 tonnes.
L’ONCC ne précise pas les causes propres au recul de la transformation. Rapportés arithmétiquement à la production commercialisée, les volumes transformés représentent néanmoins 38,7 % en 2025-2026, contre 35,7 % la saison précédente. Cette progression relative tient au fait que la production commercialisée a diminué plus rapidement que les volumes transformés.
Le bilan évalue à 140 000 tonnes la capacité industrielle installée. Il ne publie toutefois pas de taux d’utilisation, le volume global de 95 946 tonnes intégrant également la transformation artisanale. Les livraisons aux industriels restent concentrées : SIC Cacaos en a absorbé 41,8 %, Neo Industry 29,3 % et Atlantic Cocoa 20,1 %. Ces trois entreprises totalisent ainsi 91,2 % des fèves livrées aux unités industrielles.
Le recul des broyages intervient après l’entrée du Cameroun dans le classement des dix premiers exportateurs mondiaux de certains produits dérivés. Selon le rapport du Comité de compétitivité du ministère de l’Économie, le pays s’est classé en 2024 au 7e rang mondial pour les exportations de pâte de cacao et au 9e rang pour le beurre de cacao. Ces positions concernent cependant les exportations de l’année civile 2024 et ne permettent pas de déterminer le classement du Cameroun après la baisse enregistrée en 2025-2026.
Des capacités supplémentaires encore en projet
La progression de la transformation au cours de la dernière décennie repose sur l’extension des unités existantes et l’arrivée de nouveaux broyeurs. En 2015, SIC Cacaos, filiale camerounaise du groupe suisse Barry Callebaut, a investi 4,8 milliards de FCFA dans de nouveaux équipements. L’opération devait porter sa capacité annuelle d’environ 32 000 à 50 000 tonnes.
Neo Industry a ensuite construit une usine d’une capacité annoncée de 32 000 tonnes à Fondjomoko, dans l’arrondissement de Kékem. La première pierre a été posée le 16 juin 2016 et l’unité inaugurée le 26 avril 2019, selon l’entreprise. Neo Industry prévoit à terme d’étendre cette capacité, mais cette augmentation ne peut être comptabilisée comme déjà réalisée.
Au cours de l’année 2020, le milliardaire ivoirien Koné Dossongui a lancé dans la zone industrielle du port de Kribi, dans le Sud du Cameroun, les activités de Atlantic Cocoa, une unité de broyage d’une capacité annuelle de 48 000 tonnes. Le 27 juin 2025, cette unité de transformation de fèves a organisé le kick-off meeting de son projet d’extension. Grâce à un nouvel investissement avoisinant 10 milliards de FCFA, apprend-on de sources proches du dossier, Atlantic Cocoa entend porter les capacités de son usine à 64 000 tonnes dans les années à venir.
Africa Processing a, pour sa part, inauguré le 28 novembre 2025 une deuxième unité à Ngolambélé, dans la région de l’Est. Ni la capacité de cette nouvelle usine ni le montant de l’investissement n’ont été rendus publics. Les 12 000 tonnes évoquées lors de l’inauguration correspondent au potentiel annuel de cacao présenté par l’entreprise pour cette zone et non à la capacité de l’usine. Africa Processing revendique par ailleurs une production annuelle de 8 000 tonnes de dérivés dans son premier site de Mbankomo.
À Baré-Bakem, la première pierre de l’usine de Samen Industry a été posée le 27 février 2026. Sa capacité projetée est de 32 000 tonnes par an, mais l’unité était encore en construction pendant la campagne étudiée. Elle ne peut donc pas être additionnée aux capacités opérationnelles retenues par l’ONCC pour expliquer les volumes effectivement transformés en 2025-2026.
Brice R. Mbodiam
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le terrain, seul véritable juge du sélectionneur

Les choix de David Pagou peuvent évidemment être discutés. L’absence de Nohou Tolo peut surprendre, certaines convocations peuvent susciter des interrogations et certains profils peuvent être jugés discutables. C’est le jeu du football et le débat est parfaitement légitime. Là où il faut en revanche s’arrêter, c’est lorsque la contestation prétend dicter au sélectionneur les joueurs qu’il devrait convoquer.
Car le patron de la sélection, c’est bien David Pagou. C’est à lui qu’il revient de construire son groupe, de définir ses équilibres et de choisir les profils correspondant à l’idée qu’il se fait de son équipe. Le technicien avait annoncé une rupture et un rajeunissement de la tanière. Il serait donc paradoxal de lui reprocher aujourd’hui de mettre cette orientation en application.
Un sélectionneur ne peut pas avoir de projet s’il doit, à chaque liste, céder aux attentes de l’opinion. Une équipe nationale ne se construit ni à l’émotion, ni à la popularité, encore moins au rythme des réactions sur les réseaux sociaux. L’absence d’un joueur réclamé par une partie du public ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’une erreur. Elle ne devrait pas non plus servir de prétexte aux procès d’intention.
Bien sûr, Pagou devra répondre de ses décisions. C’est même le principe. Mais il faut aussi accepter de lui laisser le temps de défendre ses choix et de mettre en place sa vision. Son véritable tribunal ne sera ni Facebook, ni X, ni les plateaux de télévision. Il sera beaucoup plus simple et beaucoup plus exigeant : le terrain.
Car toutes les listes de sélection finissent par rencontrer leur juge de paix sur la pelouse. C’est là que les choix d’un sélectionneur prennent leur véritable valeur. C’est là qu’ils peuvent être validés par les résultats ou, au contraire, sanctionnés par la réalité du jeu.
Alors, avant de condamner David Pagou sur la base d’une liste qui ne correspond pas aux préférences de chacun, accordons-lui au moins le droit d’assumer son projet. Le football aura le dernier mot.
En attendant le verdict du seul juge qui ne souffre d’aucune complaisance, fichons un peu la paix à David Pagou.
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