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le décret de Fofé, ou l’art du suspense politique

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le décret de Fofé, ou l’art du suspense politique
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Annoncé par Paul Biya lui même dans son discours de fin d’année, le 31 décembre 2025, le remaniement gouvernemental continue d’être attendu. Cette longue attende rappelle « le décret de Fofé ».

C’est l’histoire du ministre Joseph Fofé qui après une phrase de Paul Biya lors de la présentation des vœux au Palais de l’Unité a attendu 4 ans pour voir son décret de nomination comme ambassadeur.

« Le décret de Fofé

C’était un jour de janvier, au mitan des années 2000. Ce jour-là, le président Paul Biya recevait « les corps constitués de la République » pour la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux. Un interminable ballet de personnalités de toute allégeance serrant la pince au président de la République.

Au cours de cette cérémonie diffusée à la télévision publique, les moindres faits et gestes du président Biya sont scrutés à la loupe et interprétés : ses silences, son sourire, sa mimique, ses grimaces, quelques traîtres mots ânonnés à telle ou telle personnalité, etc. Il le sait et il en joue.

Puis vint le tour de Joseph Fofé. C’est un moment de gloire pour cet ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, disparu des radars il y a bien longtemps. Belle occasion de rappeler son visage un peu vieilli par l’oisiveté au bon souvenir de Paul Biya. Sait-on jamais.

L’homme avance lentement et, une fois à la hauteur du président Biya, il lui serre la main en affichant un large sourire. Et Paul Biya le lui rend bien et lâche quelques mots : « Bonne année, monsieur l’ambassadeur ! »

À ces mots, Fofé est surpris. Il se sent revivre. Mille questions se bousculent dans sa tête. Lui qui n’est à ce moment-là ambassadeur de rien et nulle part. Comment Paul Biya peut-il donc lui donner du « monsieur l’ambassadeur » ? L’a-t-il pris pour quelqu’un d’autre ? Et si Paul Biya, espiègle, venait simplement de lui faire une confidence sur un acte de nomination futur ?

Le président de la République a fini de serrer les mains de ses hôtes. Les happy few de cette cérémonie profitent à présent des succulents petits fours et de quelques bouteilles précieuses offertes par le couple présidentiel. Joseph Fofé, lui, n’a pas le cœur à la mangeaille. De cette affaire d’ambassadeur, il veut en avoir le cœur net.

Trapu et un peu affaibli par l’âge, il trouve tout de même la force de jouer des coudes dans cette salle bondée pour retrouver le secrétaire général de la présidence de la République. Une fois nez à nez avec Jean-Marie Atangana Mebara, il l’apostrophe en ces termes :

— Où est mon décret ?
— De quel décret parles-tu, grand-frère ?
— Je t’ai fait quoi ? reprend Fofé. Pourquoi vous, les jeunes de maintenant, vous êtes méchants comme ça ? Sors-moi mon décret, dis donc.

Le secrétaire général de la présidence de la République est confu. Il ne comprend rien à ce que lui raconte Joseph Fofé. Il le prend en aparté et Fofé lui raconte qu’au moment de saluer le président Paul Biya, celui-ci lui a dit : « Bonne année, monsieur l’ambassadeur » …

Jean-Marie Atangana Mebara lui promet d’en parler avec le président de la République le lendemain au bureau et de rendre public ledit décret si jamais il existe. Le lendemain, lors de sa rencontre quotidienne avec son patron, le SG/PR lui fait part de cet échange étrange avec l’ancien ministre Joseph Fofé. « Ah bon ?! Il vous a dit ça ? », sourit Paul Biya sans rien dire de plus.

Dans l’attente de son « décret », Joseph Fofé écoutera inlassablement les journaux de 13 h et de 17 h de la CRTV pendant trois ou quatre ans, jusqu’au jour où le président Paul Biya consentira enfin à le nommer ambassadeur du Cameroun en… RCA !

Il faut espérer que le remaniement ministériel prévu « dans les prochains jours », annoncé par le président de la République et qui excite tant de Camerounais, ne ressemble pas au fameux décret de Fofé. Paul Biya a certes vieilli, mais il n’a rien perdu de son espièglerie et même carrément de son vice.

Jean-Bruno Tagne »

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le lieutenant-colonel Engoulou Médard prend les commandes du COMCISA

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Le lieutenant-colonel Engoulou Médard Maximilien Galilée a officiellement pris ses fonctions de commandant du Centre d’Instruction des Spécialités des Armées (COMCISA), mercredi 9 septembre 2026 à Yaoundé. La cérémonie d’installation a été présidée par le général de brigade Nka Valère, Commandant des Écoles et Centres d’Instruction Interarmées.

Nommé par arrêté présidentiel du 31 août 2026, le lieutenant-colonel Engoulou Médard succède à son prédécesseur à la tête de cette structure spécialisée de formation militaire. La cérémonie, organisée dans la cour d’honneur de la Brigade du Quartier Général, a été marquée par la lecture de l’acte de nomination, suivie du rituel de prise de commandement et de la revue des troupes.

Le COMCISA assure le perfectionnement des personnels issus des différents corps de l’Armée à travers des formations sanctionnées par le Certificat d’Aptitude Technique (CAT 1 et 2) et les Brevets de Spécialité (BS 1 et 2). D’une durée de cinq à six mois, ces stages couvrent notamment des domaines techniques tels que la comptabilité, l’armement, la musique militaire et d’autres spécialités.

La cérémonie s’est achevée par un défilé militaire, avant les félicitations du général de brigade Nka Valère au nouveau commandant, désormais chargé de poursuivre la mission de formation et de perfectionnement des spécialistes des Forces armées.

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« Jouer la Ligue des champions est une immense récompense »

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Bryan Mbeumo s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa carrière. Après avoir gravi les échelons du football français, l’attaquant camerounais mesure pleinement l’importance de cette nouvelle aventure, marquée par la découverte de la Ligue des champions. Une perspective qui suscite déjà son enthousiasme.

« C’est une grande étape pour moi. Passer de la Ligue 2 française à un club aussi prestigieux ici et jouer en Ligue des champions est une immense récompense et j’ai vraiment hâte d’y être », a confié Mbeumo, visiblement impatient de se mesurer à l’élite européenne.

Le Camerounais voit cette compétition comme une nouvelle occasion de démontrer ses qualités et de poursuivre sa progression au plus haut niveau. Une première en Ligue des champions qu’il attend désormais avec une grande ambition.

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« Maurice Kamto a coupé l’herbe sous le pied des persécuteurs de son parti »

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Pour Jean-Bruno Tagne, Maurice Kamto a coupé l’herbe sous le pied des persécuteurs de son parti en décidant de rendre le tablier.

Le mardi 8 septembre, contre toute attente, Maurice Kamto a démissionné de la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Une démission très commentée sur la toile. Pour le journaliste Jean-Bruno Tagne, «en décidant de démissionner de ses fonctions de président du MRC, Maurice Kamto a coupé l’herbe sous le pied des persécuteurs de son parti« .

«Il redonne ainsi une chance à ses braves militants qui, depuis 2012, se battent avec détermination, courage et une fidélité rare, pour le changement« , a-t-il clarifié. Le journaliste fait sans doute allusion au bras de fer entre le Ministre de l’administration territoriale, Paul Atanta Nji et la direction démissionnaire du MRC.

Le membre du gouvernement dit « ne pas juger opportun de prendre acte de la convention » de décembre dernier consacrant la réélection de Maurice Kamto à la tête du MRC, laissant planer la menace d’une invalidation de la participation du parti aux prochaines élections municipales et législatives de 2027.

Un argumentaire appuyé par Mamadou Yacouba, Vice-président démissionnaire du parti. «Moi, je ne voulais pas servir d’instrument au ministre de l’Administration pour opposer toutes les fois une procédure folle à l’endroit d’un parti politique qui ne cherche qu’à exercer son devoir. C’est donc pour cette raison que je décide de me mettre de côté et de permettre au parti de continuer ses activités normalement« , a-t-il déclaré.

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