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Réseau routier : Paul Biya annonce un programme spécial de réhabilitation dès 2026

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Réseau routier : Paul Biya annonce un programme spécial de réhabilitation dès 2026
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(Investir au Cameroun) – Le président de la République a annoncé, dans son discours de vœux à la nation du 31 décembre 2025, la mise en œuvre « dès cette année » d’un programme spécial visant la réhabilitation des axes routiers dégradés. Le chef de l’État a précisé que l’initiative intégrerait aussi la construction de nouvelles routes. Selon lui, « [ce programme] permettra notamment d’améliorer la mobilité urbaine et interurbaine, ainsi que l’accès aux bassins de production ».

La réhabilitation et l’agrandissement du réseau routier restent une préoccupation récurrente des pouvoirs publics, tandis que l’état des routes alimente l’inquiétude des populations. Les principaux axes, notamment ceux reliant les plus grandes villes, sont fortement dégradés. Conséquence : ralentissement des échanges, allongement des temps de trajet et multiplication des accidents.

L’axe Yaoundé–Douala illustre ces difficultés : il faut compter 5 à 6 heures pour parcourir les 230 km séparant les deux principales villes du pays. D’autres corridors sont cités parmi les plus affectés, notamment Édéa–Kribi, Garoua–Ngaoundéré, ainsi que Douala–Bafoussam.

Un bilan 2025 contrasté, des objectifs à préciser

Selon les données les plus récentes du ministère des Travaux publics, 75 % (91 404,7 km) du réseau routier camerounais est en état médiocre ou mauvais, contre 25 % (30 468,2 km) en bon ou moyen état. En 2025, l’État a bitumé 384 km de routes, pour un objectif annuel de 754 km, soit « moins de la moitié » de la cible.

Les contours du programme présidentiel ne sont pas encore détaillés, mais sa mise en œuvre suppose des financements robustes, alors que la contrainte budgétaire est au cœur du dossier. Le Fonds routier estimait que le Cameroun avait besoin de 1 097 milliards de F CFA en 2025 pour l’entretien du réseau national. Or, sur cette même période, seuls 100 milliards de F CFA étaient prévus pour le secteur.

Pour financer ce programme spécial, Paul Biya pourrait à nouveau solliciter les partenaires du Cameroun. Le président avait déjà, lors d’une visite officielle à Pékin le 4 septembre 2024, appelé à une intensification des investissements chinois dans les infrastructures routières du pays.

Ludovic Amara

Lire aussi :

BTP : faute de financements, le Cameroun compte moins de 10% du réseau routier bitumé (Gouvernement)

05-09-2024 - Le Cameroun en quête de financements chinois pour ses projets d’infrastructures routières

02-09-2025 - Malgré les investissements publics, 75% du réseau routier camerounais reste à réhabiliter (Mintp)

07-03-2025 – Infrastructures routières : près de 2 000 milliards FCFA investis au Cameroun en 5 ans (Mintp)

04-03-2025 – Routes à financements conjoints : 35 marchés passés en 2024, pour un coût de 73 milliards FCFA

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les enseignants tirent la sonnette d’alarme

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les enseignants tirent la sonnette d’alarme
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À l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, le Collectif des organisations des enseignants du Cameroun dénonce des célébrations réduites au folklore. Il réclame des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail et le statut des personnels de l’éducation.

Yaoundé, 5 octobre 2026 (Panorama Papers) – Le Collectif des organisations des enseignants du Cameroun (Corec) appelle ses membres à faire de la Journée mondiale des enseignants un moment d’évaluation des engagements gouvernementaux et de revendications. Face à la presse nationale et internationale lundi à Yaoundé, le regroupement syndical s’est insurgé contre la transformation de cette journée en une simple occasion de réjouissances.

Le Corec dénonce une « tentative de hold-up » d’un événement qui devrait, selon lui, permettre de mesurer les progrès accomplis dans la protection de la profession. Son secrétaire général à la coordination, Edward Ngefack Azem, invite les enseignants à boycotter les cérémonies organisées autour des autorités et à remettre leurs préoccupations professionnelles au centre des célébrations.

Cette édition intervient soixante ans après l’adoption de la Recommandation OIT/Unesco de 1966 concernant la condition du personnel enseignant. Pour le collectif, cet anniversaire contraste avec les difficultés persistantes de l’école camerounaise.

« L’école camerounaise traverse, ces dernières années, l’une des pires crises de son histoire », affirme Edward Ngefack Azem. Il évoque les insuffisances des infrastructures, les difficultés d’adaptation aux évolutions pédagogiques et, surtout, la dégradation des conditions de vie et de travail des enseignants.

Le responsable syndical dénonce un déclassement social qui, selon lui, alimente les départs à l’étranger. Il avance une estimation de 10 500 enseignants partis vers l’Occident, notamment au Canada, au cours des cinq à six dernières années, et évoque plus de 42 500 départs supplémentaires possibles d’ici à 2029. Ces chiffres et projections sont ceux du Corec ; leur méthode de calcul n’est pas précisée dans les éléments communiqués.

Le collectif réclame des actions urgentes pour enrayer cette situation. « L’école camerounaise ne peut pas donner le meilleur de son potentiel quand l’acteur clé est lui-même démotivé, déconsidéré et socialement largué », soutient son secrétaire général à la coordination.

Le Corec rappelle également les engagements pris lors de la rencontre entre le gouvernement et les syndicats, le 26 mars 2025 à Yaoundé.

Selon le regroupement, ils concernaient notamment la signature et l’application du statut spécial des enseignants, la prise en compte des personnels d’éducation physique et sportive, l’organisation d’un forum national de l’éducation et la poursuite des discussions sur une convention collective pour les enseignants du privé.

Dix-huit mois plus tard, le collectif estime que ces engagements restent sans traduction concrète. Il rappelle aussi les promesses présidentielles de revalorisation de la profession et les objectifs internationaux de financement de l’éducation inscrits dans le cadre d’action Éducation 2030.

Au-delà des questions salariales, les syndicats dénoncent les risques auxquels les enseignants sont exposés. Ils citent des décès, des violences et des arrestations, notamment le cas de Tousse Jackson, qu’ils présentent comme détenu à la prison centrale de Yaoundé à la suite des manifestations postélectorales de 2025.

Pour le Corec, la célébration du 5 octobre doit ainsi déboucher sur des réponses aux revendications professionnelles. Le collectif attend du gouvernement des actes permettant de restaurer la considération accordée aux enseignants et d’améliorer durablement leurs conditions d’exercice.

Serge Aimé BIKOI

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Ligue des champions CAF : Tengueth FC et Colombe du Sud fixés sur leur double confrontation

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Le calendrier est désormais connu pour la double confrontation entre Tengueth FC et Colombe du Sud, comptant pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue […]

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500 kg saisis dans plusieurs quartiers d’Obala

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500 kg saisis dans plusieurs quartiers d’Obala
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Environ 500 kg de cannabis saisis et cinq suspects interpellés : c’est le bilan d’une opération menée par la Compagnie de gendarmerie de Monatélé à Obala.

Exploitant un renseignement sur un ravitaillement présumé en stupéfiants, les gendarmes ont simultanément investi les quartiers Mboa, Haoussa et Chauffeur. À Mboa, cinq sacs de 100 kg de cannabis auraient été découverts dans une chambre aménagée pour la vente.

Au quartier Chauffeur, les forces de l’ordre indiquent avoir démantelé un fumoir et saisi divers accessoires de consommation de stupéfiants. L’opération a été conduite par le capitaine Malick Baourou, sous la coordination du colonel Désiré Joseph Nguele. Les cinq suspects devraient être présentés à la justice à Monatélé.

Les chiffres de la consommation de drogue chez les jeunes grimpent au Cameroun. Les dernières statistiques du Comité national de lutte contre la drogue parlent de 15 % des jeunes Camerounais qui sont consommateurs. Et d’après le Comité la situation peut s’empirer dans les jours qui suivent. Pour lutter contre ce fléau, il pense qu’il faut miser sur la sensibilisation.

Il faut indiquer qu’en 2025, à la faveur de la journée internationale contre l’abus et le trafic des drogues, célébrée le 26 juin, la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) rapportait que « 21 % de la population camerounaise en âge scolaire a déjà consommé de la drogue ». De ces chiffres, 10 % des jeunes étaient des consommateurs réguliers de drogue, dont 60 % âgés de 20 à 25 ans, « avec une prévalence de 15 % plus élevée en milieu scolaire ».

La CDHC indiquait par ailleurs que les « substances primaires » les plus utilisées sont : le cannabis (58 %) associé au tabac, le tramadol (44 %) « devenu incontournable pour les conducteurs de motos-taxis (…) à l’origine de graves accidents de circulation », la cocaïne (12 %) ; les solvants (7 %), et l’héroïne (5 %). La Commission s’inquiétait donc de ce que « Cameroun est considéré comme un importateur majeur et un point de transbordement pour le cannabis produit localement et acheminé vers d’autres pays africains, notamment vers le Nigeria ».

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