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le RHDP de Ouattara écrase l’opposition avec 197 sièges

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le RHDP de Ouattara écrase l’opposition avec 197 sièges
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Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a remporté une victoire écrasante aux élections législatives du 27 décembre 2025 en Côte d’Ivoire. Avec 197 sièges sur 255, le parti présidentiel consolide largement sa majorité à l’Assemblée nationale, dans un contexte de faible participation électorale.

Sans réelle surprise, le RHDP du président Alassane Ouattara s’est assuré une large majorité absolue à l’issue des élections législatives organisées samedi 27 décembre 2025 sur l’ensemble du territoire ivoirien. Selon les résultats provisoires proclamés par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Coulibaly Kuibiert, le parti au pouvoir a remporté 197 sièges, dépassant largement le seuil des 128 députés nécessaires pour contrôler l’Assemblée nationale.

Cette victoire confirme la domination politique du RHDP, au pouvoir depuis 2011, et renforce son emprise sur l’institution parlementaire pour les années à venir.

Le scrutin a toutefois été marqué par une participation relativement faible. Sur environ 8 millions d’électeurs inscrits, seuls 3 012 094 se sont rendus aux urnes, soit un taux de participation de 35,04 %. Les suffrages valablement exprimés s’élèvent à 2 943 569. Cette faible mobilisation s’explique en partie par l’absence de plusieurs acteurs politiques majeurs, qui n’ont pas pris part au processus électoral.

Sur le plan sécuritaire, le président de la CEI a indiqué que les opérations de vote se sont globalement déroulées dans le calme, malgré quelques incidents isolés signalés dans certaines localités, sans conséquence notable sur le déroulement du scrutin.

Derrière le RHDP, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), principal parti d’opposition engagé dans ces législatives, arrive loin derrière avec seulement 32 sièges. Les candidats indépendants réalisent en revanche une percée remarquée, décrochant 23 sièges dans plusieurs circonscriptions. Le Front populaire ivoirien (FPI) et la coalition Buffle obtiennent chacun un siège.

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Universités d’État : le gouvernement débloque plus de 6,6 milliards de FCFA pour les enseignants-chercheurs

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Le ministère de l’Enseignement supérieur annonce de nouveaux paiements en faveur des enseignants-chercheurs et fait le point sur l’apurement de la dette académique des universités […]

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Lions Indomptables : le MINSEP lance les préparatifs des prochaines échéances

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Le ministère des Sports a réuni ce vendredi 18 septembre 2026 les administrations concernées par l’organisation des prochains rendez-vous des Lions Indomptables, notamment face aux […]

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Jeanne Nsoga répond aux critiques et défend la complexité de la gestion de l’État

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Jeanne Nsoga répond aux critiques et défend la complexité de la gestion de l’État
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Le dossier du complexe sportif d’Olembé continue de susciter des réactions au Cameroun. Dans une publication consacrée aux difficultés de la gestion publique, la femme politique Jeanne Nsoga défend une lecture fondée sur les contraintes auxquelles sont confrontés les décideurs et appelle à davantage de recul dans les critiques adressées aux responsables publics.

Pour Mme Nsoga, ancienne militante du FSNC d’Issa Tchiroma Bakary, il existe un écart important entre le regard porté de l’extérieur et la réalité de la prise de décision. « De l’extérieur, tout paraît simple. De l’intérieur, tout est systémique », écrit-elle, évoquant notamment les arbitrages budgétaires, les procédures administratives et la nécessité de préserver certains équilibres sociaux.

Elle prend notamment l’exemple du complexe sportif d’Olembé, dont le marché initial avait été confié à l’entreprise italienne Gruppo Piccini. Le projet, lancé dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations, reposait notamment sur des financements apportés par Intesa Sanpaolo et UBA. Le contrat avec Piccini a ensuite été résilié et la poursuite des travaux confiée à l’entreprise canadienne Magil Construction.

Lire la tribune de Jeanne Nsoga :

« Bonjour mes gens,

Tout le monde sait comment diriger une entreprise, sauf ceux qui la dirigent. Et tout le monde sait comment diriger un pays, sauf ceux qui le font.

Dans une entreprise comme dans un État, celui qui regarde de l’extérieur ne voit que le résultat final. Il ne voit pas la contrainte. Il ne voit pas les arbitrages budgétaires, les procédures, la nécessité de ménager les équilibres sociaux.

De l’extérieur, tout paraît simple. De l’intérieur, tout est systémique. C’est pour cela que beaucoup de critiques brillants deviennent des gestionnaires moyens quand on leur confie les clés. Ce n’est pas de l’incompétence, c’est la découverte de la complexité.

Le cas d’Olembe illustre bien cette différence entre le commentaire et la commande. En 2015, le projet de 163 milliards est financé par deux prêts, 138,5 milliards de la banque italienne Intesa Sanpaolo et 24,5 milliards d’UBA, et confié à l’italien Gruppo Piccini.

Ce que beaucoup n’ont pas compris, c’est que c’était un prêt lié. Le prêteur impose son entreprise. Sans Piccini, pas de financement italien. De l’extérieur, on a critiqué le choix de l’entreprise comme si quelqu’un au Cameroun l’avait choisi par plaisir. À l’intérieur, on sait que c’était la condition pour avoir le prêt.

Quand Piccini accumule les retards à l’approche de la CAN, l’État résilie en 2019 et fait appel en urgence au canadien Magil, avec un nouveau prêt de 55 milliards. Magil encaissera 42 milliards sur ces 55 sans achever l’hôtel et le centre commercial, et le chantier finira en arbitrage à

Paris et Washington. Bilan : 218 milliards pour un complexe inachevé, quand la Côte d’Ivoire livre Ebimpe en 4 ans pour 143 milliards. (C’est l’exemple qu’on prend trop souvent et qui me fait sourire).

Les commentateurs ont dit qu’on a mal géré. Celui qui a géré sait qu’il a dû choisir entre perdre l’organisation de la CAN et décider vite. (On sait tous ce que le Cameroun a subi comme chantage sous les quolibets de notre diaspora matango qui avait cru voir en cela une occasion de positionner un politique inachevé en quête de pouvoir).

Ce phénomène de commentateur sabitou n’est pas exclusivement camerounais. En Grèce en 2015, Yanis Varoufakis était le critique le plus brillant de l’Europe. Théoricien redouté, il expliquait comment il fallait gérer la crise. Une fois nommé ministre des Finances, il a découvert la même contrainte : un prêt lié aux conditionnalités de la Troïka et un plafond de verre à Bruxelles et Berlin. En six mois, il a démissionné. Non par incompétence, mais parce que de l’intérieur, on ne gère pas une théorie, on gère des contraintes.

Le Cameroun évolue dans un système mondial qui n’a pas toujours intérêt à voir un pays africain stratégique aller vite. Plus que d’autres, le Cameroun est craint pour ses prises de position géostratégiques. Soumis encore au Franc CFA, il subit des « arbitrages orientés » qui lui sont défavorables, en plus des conditionnalités des bailleurs.

Il est au cœur du Golfe de Guinée, avec 400 km de côte, du pétrole, du gaz, et une position qui fait le lien entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Une telle position ne nous attire pas que des amitiés. Elle attire les convoitises, les ingérences et les jeux d’influence des grandes puissances. Chaque grande décision – un port, une route, un stade, un contrat minier – se prend donc sous le regard, et parfois la pression, d’acteurs qui n’ont pas toujours intérêt à nous voir aller trop vite.

Quand je vous lis cracher sur votre pays pour les condamnations qu’il subit, je souris de voir autant de superficialité s’étaler, mais je le dis souvent, c’est de la faute de ceux qui vous ont formés en mystifiant le savoir. Pourtant on leur a dit qu’en transmettant le savoir, il faut en donner la clé de lecture.

Ce que le commentateur appelle lenteur est souvent le temps de la défense de la souveraineté. Quand à cela s’ajoutent le manque de civisme, le manque de patriotisme, l’illettrisme diplômé et la corruption, le pays est sous pression.

Critiquer est utile. Mais juger sans avoir porté la charge est TROP facile.

ATTERRISSONS ».

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