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Centenaire de l’Église Notre‑Dame des Sept Douleurs d’Akono

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Centenaire de l’Église Notre‑Dame des Sept Douleurs d’Akono
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Il y a un siècle, dans les collines rouges d’Akono, un geste s’est levé comme une aurore. FOUDA MENDOUMOU et son frère ESSOMBA Ngoandi, chef, mémoire, gardien de la terre où les ancêtres marchent encore dans la poussière rouge, remirent au Père Antoine Stoll une grande part de leur domaine. les Mvog Dzou de la grande lignée Tsoung’Mballa rassemblèrent les fonds et la volonté et le génie du père Stoll firent le reste.

Lire le texte de Vincent Sosthène Fouda :

Ce n’était pas une cession : c’était un rite.Un acte où la terre, le lignage et la foi se nouaient dans un même souffle.

Il demanda seulement que son corps repose dans la crypte de l’église à venir, comme pour dire que l’histoire d’un peuple pouvait s’écrire dans la pierre autant que dans le sang.

Ainsi naquit Notre‑Dame des Sept Douleurs d’Akono, au cœur de la forêt, sur cette route de la foi qui reliait Mariemberg à Mvolyé.

Une route où les missionnaires avançaient avec leurs livres et leurs doutes, et où les populations locales portaient leurs chants, leurs généalogies, leurs rites de passage.

Une route où deux mondes se frôlaient, se questionnaient, se reconnaissaient parfois.

Une route où l’Église devenait halte, seuil, respiration.

Autour d’Akono, Minlaba en pays Benê et d’autres paroisses formaient un archipel de communautés où la foi chrétienne se mêlait aux rythmes du terroir. Là, les gestes anciens trouvaient de nouvelles formes dans la liturgie. Là, les catéchistes devenaient des passeurs, traduisant non seulement des mots, mais des univers.

Aujourd’hui, Notre‑Dame des Sept Douleurs est un lieu de mémoire, un lieu où les strates du temps se superposent comme les couches d’un sol fertile. Un lieu où l’histoire n’est pas seulement récit, mais présence. Un lieu où les pierres gardent la trace des mains qui les ont portées, où les murs retiennent les voix de ceux qui ont prié, pleuré, espéré.

Cette église a vu des enfants plongés dans l’eau du baptême, des couples s’unir, des familles confier leurs morts à la paix de Dieu.

Elle a entendu les chants des femmes, les confidences des anciens, les murmures des voyageurs revenus chercher le fil de leur origine.

Elle a traversé les bouleversements politiques, les migrations silencieuses, les renaissances discrètes.

Elle est restée debout, comme une mère qui veille même lorsque la nuit est longue.

Notre‑Dame des Sept Douleurs : un nom qui dit la vérité de la vie.

Dans la tradition EKANG comme dans la tradition chrétienne, la douleur n’est pas un mur : elle est un passage.

Elle ouvre à la compassion, à la solidarité, à la force intérieure.

Ici, Marie n’est pas lointaine : elle marche avec les siens, elle porte, elle console, elle relève.

Mais l’église d’Akono est aussi un monument historique, témoin d’une époque où la mission, la colonisation et les dynamiques locales s’entremêlaient.

Construite sans fer, entièrement en béton armé, elle défie le temps.

Son font baptismal placé à l’arrière, ses cloches immenses — les plus grandes d’Afrique centrale —, son chœur capable d’accueillir trois messes simultanées, disent l’audace d’un homme et la générosité d’un peuple.

Le Père Antoine Stoll fut cet homme.

Alsacien, germanophone, apprenant le français et l’éwondo sur le bateau qui le menait au Cameroun, il incarne ces existences traversées par les interférences culturelles. Missionnaire, linguiste, bâtisseur, il devint l’un des meilleurs locuteurs d’éwondo parmi ses confrères.

Son œuvre fut si audacieuse que Mgr René Graffin refusa de la bénir, estimant qu’une colonie ne devait pas posséder un tel édifice. Ce refus, paradoxalement, fit entrer l’église dans la légende.

Aujourd’hui, alors que Notre‑Dame de Paris attire des millions de visiteurs, l’église d’Akono — majestueuse, gothique, enracinée dans la forêt — pourrait devenir un phare culturel du Cameroun.

Elle élève l’image du pays.

Elle appelle à être protégée, restaurée, reconnue.

Elle mérite un engagement national, comme celui qui a reconstruit Notre‑Dame de Paris après l’incendie de 2019.

« La cathédrale d’Akono doit être une priorité », confie un visiteur émerveillé. Et il dit vrai : ce lieu n’est pas seulement un héritage colonial, c’est un héritage camerounais, un patrimoine vivant, un récit partagé.

En célébrant ce centenaire, nous honorons :

  • les missionnaires, catéchistes et bâtisseurs qui ont posé les premières pierres ;
  • les familles qui ont transmis la foi, parfois dans la fragilité, toujours dans la fidélité ;
  • la communauté chrétienne d’Akono, qui a fait de cette église un lieu ouvert, hospitalier, habité ;
  • la présence de Dieu, discrète, tenace, dans les chemins parfois difficiles de notre histoire.

Un centenaire n’est pas un point final.

C’est un seuil.

Un passage.

Une invitation.

À continuer de bâtir.

À transmettre.

À ouvrir des chemins nouveaux.

À faire de cette église un espace de paix, de réconciliation, de fraternité.

À porter ensemble les douleurs du monde pour les transformer en espérance.

Que Notre‑Dame des Sept Douleurs continue de veiller sur Akono.

Qu’elle accompagne ses enfants dans leurs routes d’exil et de retour.

Qu’elle garde vivante la flamme de la foi, de la dignité et de la solidarité.

Et que ce centenaire soit pour tous un moment de gratitude, de mémoire et de renouveau.

Hymne à Notre‑Dame des Sept Douleurs

1.

Dans la poussière rouge où marchent nos ancêtres,

Tu poses ton silence comme un souffle de paix.

Mère aux mains ouvertes,

Tu accueilles nos blessures

Et tu fais de nos larmes

Une eau qui nous relève.

Refrain

Notre‑Dame des Sept Douleurs,

Chemin de nuit, lumière du cœur,

Garde nos pas dans la forêt profonde,

Et porte nos vies vers le jour de Dieu.

2.

Tu connais nos chemins d’exil et de retour,

Nos maisons dispersées, nos mémoires qui tremblent.

Tu marches avec les pauvres,

Tu veilles sur les enfants,

Tu tiens debout les mères

Quand la vie se déchire.

Refrain

Notre‑Dame des Sept Douleurs,

Chemin de nuit, lumière du cœur,

Garde nos pas dans la forêt profonde,

Et porte nos vies vers le jour de Dieu.

3.

Sous les voûtes d’Akono, tu rassembles nos voix,

Les vivants et les morts, les proches et les lointains.

Tu fais de nos faiblesses

Un lieu pour la tendresse,

Et de nos pauvretés

Un berceau pour l’Espérance.

Refrain

Notre‑Dame des Sept Douleurs,

Chemin de nuit, lumière du cœur,

Garde nos pas dans la forêt profonde,

Et porte nos vies vers le jour de Dieu.

4.

Quand nos routes s’assombrissent, tu demeures debout,

Comme un arbre ancien qui connaît le vent du monde.

Tu nous apprends la force

Qui naît dans le pardon,

Et tu fais de nos croix

Un passage vers la vie.

Refrain

Notre‑Dame des Sept Douleurs,

Chemin de nuit, lumière du cœur,

Garde nos pas dans la forêt profonde,

Et porte nos vies vers le jour de Dieu.

5.

Mère d’Akono, veille encore sur tes enfants,

Sur nos villages dispersés, nos familles en marche.

Que ton regard nous guide

Vers la paix retrouvée,

Et que ton nom demeure

Comme un chant dans nos nuits.

Refrain final

Notre‑Dame des Sept Douleurs,

Chemin de nuit, lumière du cœur,

Garde nos pas dans la forêt profonde,

Et porte nos vies vers le jour de Dieu.

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Appel des Fons à Nganou Djoumessi

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Appel des Fons à Nganou Djoumessi
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Le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a reçu en audience le 25 juin 2026 une délégation de huit dignitaires traditionnels du département de la Momo, conduite par le Président de l’Union des Fons de Meta, S.M. Pr Fombo.

Venus porter la voix des populations des arrondissements de Mbengwi, Njikwa, Batibo et Widikum, les chefs traditionnels ont salué les avancées dans le domaine des infrastructures routières, malgré le contexte sécuritaire auquel fait face la région du Nord-Ouest.

Au cours des échanges, ils ont relevé les effets positifs de l’amélioration de la circulation sur les activités économiques, la mobilité des populations et le retour progressif des investisseurs ainsi que des membres de la diaspora dans leurs localités d’origine.

Tout en exprimant leur satisfaction, les dignitaires traditionnels ont plaidé pour la poursuite des efforts de désenclavement à travers l’aménagement d’environ 55 kilomètres de routes supplémentaires destinées à relier plusieurs bassins de production à fort potentiel économique. Ils ont également insisté sur l’importance de l’axe Bamenda–Mbengwi–Acha, stratégique pour l’accès aux services sociaux de base, le tourisme et les échanges commerciaux.

Le Ministre des Travaux Publics a renouvelé l’engagement du gouvernement à poursuivre ses efforts pour améliorer la mobilité sur l’ensemble du territoire.

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Modernisation des infrastructures de transport

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Modernisation des infrastructures de transport
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Dans un contexte marqué par le désir de développement et de compétitivité de ses infrastructures, le Cameroun déploie une batterie d’actions visant à moderniser ses infrastructures routières, ferroviaires, urbaines et aéroportuaires.

A cet effet, s’est tenu les 24 et 25 juin 2026 un atelier de restitution des études de faisabilité respectivement de la création d’une Agence de régulation des Transports Terrestres (ARTT) et de l’élaboration de la Stratégie Logistique Nationale (SLN) et d’un plan d’action à l’horizon 2035.

Les travaux ont réuni Mbamome Nkendong Divine, Directeur des Transports Routiers (DTR), Claude Misse Ntone, Directeur des Transports Ferroviaires (DTF), une équipe du consultant Idea Consult International/TRT Studi Cameroun, ainsi que les représentants de plusieurs administrations partenaires et partenaires financiers tels que la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement.

Dans son discours d’ouverture, le DTR a invité les participants à accorder une attention particulière aux conclusions de ces études préliminaires dont les résultats devraient permettre d’orienter éfficacement la poursuite de ces projets. Au cours des échanges, les consultants ont fait des exposés exhaustifs des conclusions des travaux réalisés.

Il ressort de ces études que l’ARTT devrait être implantée à Yaoundé, avec un périmètre d’intervention initial centré sur le transport routier, avec une extension progressive de ses missions. La mise en place de cette structure nécéssiterait un investissement initial estimé à 260 millions de FCFA, couvrant notamment la mise en place du cadre institutionnel, l’aménagement et l’équipement des locaux, ainsi que l’acquisition du matériel informatique nécéssaire à son fonctionnement.

L’étude relative à la Stratégie Logistique Nationale du Cameroun (SLN) quant à elle fait une analyse des principales caractéristiques du système logistique camerounais retraçant les enjeux stratégiques, les défis à relever et les objectifs stratégiques et conclu donc à la proposition d’un plan d’action à 8 axes avec des investissements ferroviaires dominants dont les coûts seraient estimés à 40 milliards d’euros et la création d’un Conseil National de la Logistique avec un rôle de coordination interministérielle et d’arbitrage.

Au terme des travaux, le Directeur des Transports Routiers a salué la qualité des contributions et la richesse des échanges. Il a invité l’ensemble des parties prenantes à maintenir leur engagement afin de mener à bien les prochaines étapes de ces projets structurants pour l’avenir du secteur des transports terrestres au Cameroun.

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Révélations sur les primes FIFA et le Mondial

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Révélations sur les primes FIFA et le Mondial
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Dans une récente sortie, le journaliste de sport explique comment une qualification pour la Coupe du monde peut financer une fédération pendant quatre ans.

Selon Martin Camus Mimb, l’enjeu de la qualification n’est pas que sportif. Chaque équipe qualifiée pour les huitièmes de finale, empoche 15 millions de dollars. Un vrai trésor de guerre pour les fédérations sportives en difficulté.

« L’ARGENT DU MONDIAL…

Chaque équipe qualifiée pour les huitièmes de finale, empoche 15 millions de dollars. L’enjeu de la qualification n’est pas que sportif. Les petites fédérations qui obtiennent une qualification pour le second tour, font les emplettes pour quatre ans. Un vrai trésor de guerre. Pour celles qui sont éliminées au premier tour, l’enveloppe n’est pas négligeable.

Du 17ème au 32ème, c’est 11 millions de dollars et du 32ème au 48ème, c’est 9 millions de dollars. Il faut y ajouter pour les 48 équipes qualifiées, la somme d’un milliard 500 millions de dollars, pour la logistique de déplacement. En clair, une équipe qui a disputé le mondial 2026, rentre avec un minimum de 10,5 millions de dollars. Personne ne rentre les mains vides. Au moins sur le Prize Money, la FIFA qui fait une augmentation à chaque édition, affirme son autorité. Un vrai trésor de guerre pour les fédérations sportives en difficulté. Le Mondial, c’est le Mondial ! », écrit Martin Camus Mimb.

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