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Microfinance : le Cameroun concentre 57,6% des crédits dans la Cemac, malgré une légère baisse des dépôts

(Investir au Cameroun) – En 2024, les établissements de microfinance (EMF) en activité dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA ont distribué 1 039,3 milliards FCFA de crédits aux agents économiques, selon le rapport annuel de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). Sur ce total, les EMF du Cameroun ont engagé 659,4 milliards FCFA, en hausse d’environ 41 milliards FCFA sur un an, soit 57,6 % des parts de marché du crédit de la microfinance dans la sous-région.
Les données compilées par la Cobac montrent que le volume de crédits accordés par les EMF camerounaises au cours de la période est trois fois supérieur à celui des EMF du Congo et six fois supérieur aux concours financiers octroyés par les EMF du Gabon. Cette position dominante s’accompagne toutefois d’une dégradation plus marquée de la qualité du portefeuille. La place du Cameroun a le plus contribué à la dégradation de la qualité du portefeuille de crédits des EMF de la sous-région, avec une part de 81 %. Le Congo et le Gabon y ont contribué respectivement à hauteur de 9 % et 7 %, relève la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) dans son rapport d’activités 2024.
Ce dynamisme du crédit, corrélé à un risque accru, intervient alors même que les dépôts de la clientèle reculent légèrement. L’encours des dépôts des EMF camerounaises est passé de 925,4 milliards FCFA en 2023 à 914,4 milliards FCFA en 2024, soit une baisse de 11,1 milliards FCFA (-1,2 %). Malgré ce repli, ces établissements concentrent 65,7 % de l’encours des dépôts de la microfinance en Cemac au 31 décembre 2024, confirmant la centralité du marché camerounais dans le secteur.
Un secteur névralgique pour le financement de l’économie
Le Cameroun dispose du réseau de microfinance le plus dense de la sous-région : sur les 521 EMF agréés en 2024, 384 sont recensés dans le pays, soit 73,7 % du réseau global. L’essor du secteur s’inscrit dans le poids de l’économie camerounaise, présentée comme la locomotive de la Cemac, avec environ 40 % du tissu industriel sous-régional, selon les données officielles. Ce tissu industriel, le plus diversifié de la Cemac, élargit la base de clientèle des acteurs financiers, qu’il s’agisse des EMF ou des banques commerciales.
Ce rôle est particulièrement visible dans le financement des petites entreprises et des ménages, notamment dans les zones rurales où les banques sont inexistantes ou peu présentes. Malgré ce dynamisme, le secteur fait face à plusieurs difficultés structurelles : depuis quelques années, les liquidations et les décisions de placer des EMF sous administration provisoire se succèdent au Cameroun, nourrissant les inquiétudes des clients quant à la sécurité de leurs dépôts et à la continuité du service de crédit.
Pour les experts, la multiplication de ces sanctions découle du renforcement du cadre réglementaire opéré par la Cobac depuis la réforme de 2015, qui a élargi la supervision au-delà des seuls ratios prudentiels. Jusqu’en 2015, un établissement respectant ses ratios financiers était considéré comme sain. Or, certains affichaient de bons chiffres tout en étant minés par des conflits de gouvernance ou un contrôle interne défaillant, explique David Kengne, directeur général de Microfinance Academy.
La réforme a instauré des normes plus strictes en matière de surveillance des EMF : contrôle opérationnel, conformité, gestion des risques et audit interne renforcé. Après une période de transition jusqu’en 2020, la Cobac a intensifié ses contrôles à partir de 2021, entraînant la fermeture ou la mise sous tutelle d’établissements jugés non conformes au Cameroun comme dans le reste de la Cemac. Ce durcissement traduit la volonté des autorités publiques d’assainir un secteur devenu stratégique pour le financement de l’économie sous-régionale.
Brice R. Mbodiam
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« chaque féminicide est un aveu de faiblesse de notre justice »

Le premier vice-président du MRC Mamadou Mota appelle à la mise en place des cadres juridiques pour sanctionner tout acte de féminicide.
Mamadou Mota dénonce le traitement des cas de féminicides au Cameroun. Le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Mamadou Mota n’admet pas que ces cas de féminicide soient expliqués en mettant en avant la tradition. Car pour lui, rien ne saurait expliquer le meurtre des femmes.
« Au Cameroun, aujourd’hui, une femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou les assauts d’un prédateur n’est plus un drame : c’est une statistique que l’on classe, un fait divers que l’on consomme entre deux gorgées de bière, dans une normalité glacée qui est le véritable crime de notre siècle. On nous parle de tradition ? Je n’y vois que de la barbarie. On nous parle de passion ? Je n’y vois que de la pathologie. La femme camerounaise n’est pas, et ne sera jamais, un animal de sacrifice sur l’autel d’une virilité en déroute ou d’une insécurité galopante », peut-on lire dans sa publication.
L’homme politique Mamadou Mota question l’action de la justice pour ce problème. Il appelle à la mise sur pied de cadres juridiques qui devraient protéger la femme camerounaise.
« Assassinées dans l’intimité de leur foyer, là où elles devraient être reines.- Kidnappées sur les chemins de l’école ou du marché.- Violées dans un silence assourdissant, sous le regard détourné d’une société qui préfère juger la longueur d’une jupe plutôt que la main qui tient le couteau. Je pose la question : où est l’État ? Où est la Loi quand elle ne protège plus la vie ? Protéger la femme, ce n’est pas faire preuve de galanterie, c’est faire preuve de civilisation. Un pays qui laisse ses filles se faire égorger dans l’impunité n’est pas un pays en développement, c’est un pays en décomposition. Chaque féminicide est un aveu de faiblesse de notre justice. Chaque corps retrouvé est une balafre sur le visage de la nation. Nous ne demandons pas la charité, nous exigeons la sanction. Nous exigeons des cadres juridiques qui ne tremblent pas devant les « arrangements familiaux ». Le silence des victimes est le terreau des bourreaux. Mais le silence des autorités est leur complice », peut-on lire dans sa publication.
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« je veux qu’on se souvienne de moi comme d’un homme intègre »

En plus d’être vu comme un homme intègre, le maire adjoint de la commune de Douala 5e Joseph Espoir Biyong voudrait qu’on garde de lui, l’image de quelqu’un pour qui la vérité n’a pas eu de prix.
Le maire adjoint de Douala 5e Joseph Espoir Biyong prône les valeurs entre autres d’intégrité, sincérité. Annonçant sa décision de ne plus se présenter aux prochaines élections législatives et municipales, l’homme politique voudrait démontrer par là, que la défense de la vérité n’a pas de prix.
« Je veux qu’on se souvienne de moi comme d’un homme intègre, juste, sincère et honnête, prêt à tout perdre plutôt que de renoncer à la vérité. Je ne veux pas être un homme craint, je préfère être aimé, adulé et célébré », a-t-il écrit.
Dans une de ses récentes publications, le maire adjoint de la commune de Douala 5e Joseph Espoir Biyong dresse deux portraits de personnes qu’on retrouve dans notre nation : l’homme ambitieux et un grand homme.
« Un homme ambitieux est comme un feu qui consume tout sur son passage. Rien ne l’arrête, ni la morale, ni la peur, ni même l’amour. Il est prêt à tout pour atteindre son but, quitte à piétiner les valeurs qui lui sont chères. Sa seule obsession est la réussite, son unique ligne de mire, l’objectif fixé. Il n’a pas de limites, pas de pudeur, juste une détermination sans faille qui le pousse à avancer, coûte que coûte. Alors qu’un grand homme est plutôt humble et ouvert, il s’ouvre au monde et s’ajuste au rythme de son destin. Guidé par la vérité et la transparence, il avance avec confiance et sérénité. L’échec n’est pas un obstacle, mais un pas vers la réussite. Il ne cherche pas à tricher ou à manipuler, car il sait que son chemin est déjà tracé. Il est authentique, intègre et vrai, voilà les marques d’un grand homme. Et vous, quel type d’homme êtes-vous ? La réponse se trouve en vous. Les ambitieux laissent des tyrannies, les grands hommes, des démocraties. Quel héritage pour l’histoire de notre pays ? Laissons la postérité juger. Chaque choix forge l’avenir : tyrannie ou démocratie, oppression ou liberté. Le Cameroun attend son choix », a-t-il écrit.
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Issa Tchiroma « a-t-il floué les camerounais »

L’ancien militant du MRC Armand Noutack II soulève des interrogations sur l’attitude de l’opposant Issa Tchiroma Bakary qui a promis apporté le changement au Cameroun.
L’ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Armand Noutack II questionne la sincérité de l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui s’est présenté au peuple, comme étant l’homme par qui le changement arriverait. Dans une publication disponible sur sa page Facebook, il passe en revue l’attitude du président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC).
« Il y a quand-même un truc qui m’intrigue depuis l’élection présidentielle, qui m’intrigue sérieusement. L’élection s’achève. Issa Tchiroma se proclame Président ÉLU. Le conseil constitutionnel proclame le Président Biya vainqueur. Tchiroma lance en fanfare les villes MORTES, la mayonnaise semble prendre, puisque toutes les activités sont au ralenti, tout le pays semble lui obéir…La prestation de serment du Président Biya est fixée pour le 6 novembre 2025 et puis biiim, Issa Tchiroma demande d’arrêter les villes MORTES le 4 novembre et de les reprendre le 7 novembre », peut-on lire dans la publication.
L’ancien militant du MRC Armand Noutack II demande à connaître la raison pour laquelle, le président du FSNC Issa Tchiroma Bakary a choisi de suspendre le mouvement des villes mortes, pourtant de son point de vue, celui-ci semblait être suivi.
« Une seule question : pourquoi ? Oui Monsieur Issa Tchiroma pourquoi ? Pourquoi alors que la mayonnaise des villes MORTES semblait prendre, vous avez décidé de stopper le mouvement, de l’affaiblir en laissant le Président Paul Biya prêter TRANQUILLEMENT, SEREINEMENT serment le 6 novembre ? Et puis il va falloir quand-même que le » Président élu » nous explique comment il a fait pour quitter le pays alors même que des soldats campaient autour de son domicile nuit et jour ? A-t-il été aidé ? Si oui par qui ? Pourquoi ? Pourquoi personne n’a été sanctionné officiellement jusqu’ici ? Pourquoi aucune autorité militaire ou administrative du Nord n’a jusqu’ici été blâmée officiellement ? C’est quand-même étrange que jusqu’ici le gouvernement camerounais n’ait pas manifesté ouvertement son courroux vis à vis de la Gambie qui héberge ce compatriote qui se revendique toujours Président du Cameroun », peut-on lire dans sa publication.
Armand Noutack II questionne aussi le silence d’Issa Tchiroma Bakary et son inaction. Le peuple doit-il comprendre que cela marque la fin du combat.
« Dernière remarque, pourquoi est-il si silencieux depuis quelque temps ? Que signifie ce silence ? FIN DU COMBAT ? Si tout est fini dites-le nous Monsieur Tchiroma, car de nombreux Camerounais, de nombreuses familles, de nombreux amis se déchirent à cause de vous, parce qu’ils croient ou ne croient pas en vous. Mais ma véritable question est la suivante : POURQUOI AVOIR ARRÊTÉ LES VILLES MORTES POUR LE 6 NOVEMBRE DATE DE LA PRESTATION DE SERMENT DU PRÉSIDENT PAUL BIYA ? », peut-on lire dans sa publication.
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