Actualités locales
lettre ouverte à Jean Kuete

Dans une lettre au Secrétaire général du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) Aboui Akouma Ânhtyfy, lance un appel au vice-premier ministre pour le respect des textes de la République.
Lire ici sa sortie :
Objet : Pour le respect des textes et des principes démocratiques dans l’élection du Président du Conseil régional de l’Est
Monsieur le Secrétaire Général,
Des informations persistantes et largement relayées font état d’une prétendue discipline du parti qui imposerait la composition du Bureau du Conseil régional, notamment celle du Président, à travers un « pli fermé » transmis par un mandataire.
Si ces informations venaient à être avérées, elles poseraient un grave problème de conformité avec les principes démocratiques et les textes en vigueur dans notre pays.
En effet, le Code électoral relatif aux collectivités territoriales décentralisées est sans équivoque :
le Président du Conseil régional est élu par les conseillers régionaux, issus eux-mêmes du suffrage, et non désigné par une quelconque instance, fût-elle Politique
Cette disposition n’est ni symbolique ni facultative : elle est l’expression même de la décentralisation, pilier fondamental de notre Constitution.
La discipline d’un parti politique, aussi structurant soit-il, ne saurait se substituer à la loi, encore moins à la Constitution de la République du Cameroun.
Lorsqu’un parti confond orientation politique et imposition administrative, il fragilise les institutions, affaiblit la confiance des citoyens et vide la décentralisation de sa substance.
La région de l’Est, riche de sa diversité humaine, culturelle et économique, traverse des défis majeurs.
Sa jeunesse, longtemps reléguée au rang de spectatrice, est aujourd’hui déterminée à prendre toute sa place dans le développement régional, dans le respect des lois et par les mécanismes démocratiques prévus par la République.
Toute manœuvre visant à confisquer leur voix, sous couvert de discipline partisane, ne peut qu’alimenter frustrations et désillusions.
À quelques jours de l’élection du Président du Conseil régional prévue le 16 décembre, nous en appelons à votre responsabilité politique et républicaine.
Nous vous demandons solennellement de veiller à ce que cette élection se déroule conformément aux textes, dans la transparence, la liberté de choix des conseillers régionaux et le respect scrupuleux de l’État de droit, particulièrement dans la région de l’Est.
La démocratie ne se décrète pas, elle se pratique.
La discipline d’un parti ne gagne en légitimité que lorsqu’elle s’exerce dans le cadre de la loi et au service de l’intérêt général.
Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de notre attachement aux valeurs républicaines, à la démocratie locale et au développement harmonieux de la région de l’Est.
Pour la jeunesse engagée de la région de l’Est
Pour le respect des textes de la République
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Actualités locales
le Pr Aba’a Oyono réclame 3 milliards de FCFA à la DGRE

L’enseignant de droit public à Université de Yaoundé II, Aba’a Oyono, a introduit un recours gracieux préalable auprès du directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure. Il demande une indemnisation de trois milliards de FCFA après ce qu’il qualifie de « kidnapping » suivi de 42 jours de détention au Secrétariat d’État à la Défense.
Le professeur Aba’a Oyono, spécialiste de droit public et enseignant à Université de Yaoundé II, engage un bras de fer juridique avec l’État du Cameroun. L’universitaire a saisi le directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) d’un recours gracieux préalable afin d’obtenir réparation pour ce qu’il considère comme une « faute administrative » ayant conduit à sa privation de liberté pendant 42 jours.
Dans sa requête, l’enseignant évoque les faits remontant au 25 octobre 2025. Selon lui, des agents de la DGRE, cagoulés et lourdement armés, auraient fait irruption à son domicile sans mandat de perquisition ni mandat d’amener. Il affirme avoir été embarqué de force dans un véhicule de type Pajero, encagoulé puis transporté vers une destination inconnue, avant d’être placé en détention au Secrétariat d’État à la Défense (SED).
Le professeur affirme avoir subi des traitements inhumains durant son transfert et dénonce une détention arbitraire de 42 jours. Il estime que l’ordre donné aux agents constitue un acte administratif fautif susceptible d’engager la responsabilité de l’administration, au regard notamment des dispositions de la Constitution et des textes réglementaires encadrant les missions de la DGRE.
Dans son argumentaire juridique, Aba’a Oyono soutient que cette interpellation visait à le réduire au silence dans le contexte des tensions post-électorales liées à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Il indique avoir soutenu les opposants Maurice Kamto et Issa Tchiroma Bakary durant ce scrutin.
Par ailleurs, l’universitaire souligne que son arrestation est intervenue au même moment que celles de Djeukam Tchameni et Anicet Ekani, également engagés dans la plateforme politique Union pour le changement 2025.
Estimant avoir subi un important préjudice lié notamment à l’interruption de ses activités académiques et professionnelles, le professeur réclame une indemnisation de trois milliards de FCFA. À défaut de réponse favorable, il annonce son intention de saisir le tribunal administratif compétent, tout en engageant des poursuites devant le tribunal militaire contre les agents de la DGRE impliqués dans son interpellation.
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La police camerounaise rend hommage aux policiers morts en service

La Délégation générale à la Sûreté nationale a organisé, le 7 mars à Yaoundé, une cérémonie d’hommage aux policiers décédés en service. L’événement s’inscrit dans la campagne commémorative mondiale initiée par INTERPOL.
La police camerounaise a honoré, samedi 7 mars, la mémoire des fonctionnaires de police morts dans l’exercice de leurs fonctions. La cérémonie s’est tenue à la cour d’honneur de l’immeuble siège de la Délégation générale à la Sûreté nationale à Yaoundé.
La rencontre était présidée par le Délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé. Elle s’inscrivait dans le cadre de la campagne commémorative mondiale organisée par Organisation internationale de police criminelle, plus connue sous le nom d’INTERPOL, en hommage aux policiers décédés en mission.
Plusieurs autorités administratives ont pris part à cette cérémonie de recueillement. Parmi elles figuraient le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, le préfet du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, ainsi que le sous-préfet de Yaoundé 1er, Harouna Nyandji Mbgatou.
À travers cette commémoration, la police nationale a salué le sacrifice des agents tombés dans l’accomplissement de leur devoir et réaffirmé son engagement à poursuivre la mission de protection des citoyens et de maintien de l’ordre public.
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Donald Trump «L’Iran va être très durement frappé aujourd’hui»

Le président américain Donald Trump a menacé samedi d’accentuer les attaques contre l’Iran, alors que de nouvelles frappes aériennes ont visé la capitale Téhéran. De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian affirme que son pays « ne se rendra jamais ».
La tension reste vive entre États-Unis et Iran. Samedi, le président américain Donald Trump a menacé d’intensifier les frappes contre la République islamique, après une nouvelle série d’attaques aériennes ayant ciblé la capitale Téhéran.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, le locataire de la Maison-Blanche a averti que « l’Iran sera frappé très durement aujourd’hui ». Il a également laissé entendre que les prochaines opérations pourraient viser de nouvelles zones ainsi que des groupes de personnes qui n’avaient jusque-là jamais été considérés comme des cibles.
Face à ces menaces, le président iranien Massoud Pezeshkian a affiché la détermination de son pays. Selon lui, l’Iran ne capitulera pas malgré les frappes et la pression militaire américaine.
Les hostilités ont débuté le 28 février, lorsque Donald Trump a appelé la population iranienne à se soulever contre la République islamique instaurée après la Révolution iranienne de 1979.
Officiellement, les États-Unis affirment que leur objectif est de neutraliser les capacités balistiques de l’Iran et d’empêcher le pays de se doter de l’arme nucléaire. Une accusation que Téhéran continue de rejeter, affirmant que son programme nucléaire poursuit des objectifs civils. Plus de mille personnes ont déjà perdu la vie dans ce conflit.
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