Actualités locales
« le Top 5 des gros mensonges auxquels Issa Tchiroma m’a fait croire pendant la campagne »

Selon cet auteur camerounais, le candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 a dit qu’il « donnerait sa vie » pour les camerounais.
Lire ici sa tribune :
Mes chers compatriotes,
Je vais être honnête avec vous. Moi aussi, j’y ai cru.
Il y a encore quelques semaines, je regardais Issa Tchiroma Bakary parler avec une assurance quasi biblique, micro en main, boubou blanc éclatant, et je me laissais emporter par ses proclamations :
« Je libérerai ce pays. »
« Le peuple est avec moi. »
« Une partie de l’armée me soutient. »
« Tuez-moi si vous voulez, mais je ne fuirai pas. »
Il parlait comme un Messie politique.
Nous ses fidèles l’appelions déjà “Le Messie”, en référence à Issa qui signifie Jésus en arabe.
Et comme beaucoup de Camerounais, j’ai voulu croire — sincèrement, profondément — qu’un homme pouvait incarner le courage dans un pays où tout flanche.
Puis la réalité a frappé.
Et la presse internationale (BBC, Jeune Afrique, sources diplomatiques) a révélé ce que je refusais de voir : L’homme qui jurait vouloir mourir ic… ne se trouve plus ici. Il dîne avec Adama Barrow en Gambie. Il est escorté par la Garde républicaine gambienne.
Protégé par les services nigérians.
Soutenu par Macky Sall.
Courtisé par Tabital Pulaaku.
Observé par Emmanuel Macron.
Mais jamais — pas une seule fois — par le peuple qu’il a laissé derrière lui.
Voici donc, avec lucidité, les 5 mensonges auxquels moi-même j’ai cru… avant que la vérité ne me gifle.
1️⃣ « Tuez-moi si vous voulez, mais je ne fuirai pas. »
Il avait juré qu’il mourrait ici.
Qu’il ne fuirait jamais.
Qu’il appartenait au peuple.
Et moi, naïvement, j’ai cru qu’il tiendrait parole.
Aujourd’hui, il vit sous protection spéciale à Banjul.
Il dîne avec un président étranger.
Il est escorté par la NIA du Nigeria.
Il bénéficie d’un réseau diplomatique de luxe.
Pendant ce temps, son “peuple” subit la flambée des prix sur les marchés, arrestations, deuils.
Le martyr annoncé… a pris l’avion.
2️⃣ « Une partie de l’armée est avec moi. »
Il répétait sans cesse :
« Une partie de l’armée est avec moi. »
« J’ai des généraux qui me soutiennent. »
Et j’ai cru que l’histoire allait basculer.
Mais où sont-ils, ces fameux soutiens ?
Pendant qu’il se cache à Banjul :
ce sont des généraux nigérians, pas camerounais, qui viennent lui rendre visite ;
c’est la Garde républicaine gambienne, pas celle du Cameroun, qui le protège ;
et aucune faction de notre armée n’a levé le petit doigt.
Il avait promis la tempête.
Nous avons eu… le vent du désert.
3️⃣ “Je libérerai le Cameroun par tous les moyens”
Je l’ai entendu dire ces mots.
La BBC les a répétés.
Et je me suis dit : “Enfin un qui ira jusqu’au bout.”
Mais depuis qu’il a traversé la frontière :
plus de lives,
plus de discours,
plus rien.
Le seul terrain qu’il “libère” aujourd’hui…
… c’est la table à manger du palais gambien.
Sa révolution a traversé la frontière,
mais n’a jamais traversé la crise.
4️⃣ Le mensonge de la cohérence politique : du régime Biya au faux prophète
Et c’est sans doute celui qui m’a fait le plus mal.
Le même homme qui fut :
ministre de Paul Biya,
porte-parole du régime,
défenseur acharné du pouvoir,
allié fidèle jusqu’en juin 2025,
est soudain devenu :
le libérateur attendu,
le messie du Nord,
le champion de l’opposition.
Je voulais croire en sa rupture.
Mais son “reniement” n’était pas une révélation :
c’était une stratégie de survie.
Et dès que le sol a tremblé,
il a quitté la scène…
comme un acteur qui fuit l’incendie qu’il a lui-même allumé.
5️⃣ Le mensonge le plus cruel : me laisser espérer… avant de partir
Pendant la crise post-électorale, j’ai vu :
des jeunes mourir,
d’autres emprisonnés,
des tribunaux assiégés,
des familles traumatisées,
Garoua (presque) sous couvre-feu.
Et je pensais, comme beaucoup, que celui qui avait allumé cette flamme resterait jusqu’au bout.
Mais lui ?
Il dîne à Banjul.
Protégé, entouré, célébré.
Pendant que le Cameroun panse les plaies…
qu’il a contribué à ouvrir.
Le mensonge n’était pas dans ce qu’il disait.
Le mensonge était dans ce qu’il me faisait croire :
qu’il serait là jusqu’au bout.
En conclusion :
Issa Tchiroma Bakary est un homme rattrapé par ses propres contradictions.
Il avait promis la libération. Il a choisi l’exil.
Il avait promis le courage. Il a choisi la protection étrangère.
Et moi, comme beaucoup, j’ai appris une leçon :
Un pays peut survivre à la pauvreté, à l’injustice et à la corruption.
Mais il peine à survivre aux faux prophètes.
Car quand le voile tombe,
on réalise que le problème n’était pas qu’il ait menti…
Le problème,
c’est que nous voulions tellement croire.
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Actualités locales
« on était l’une des meilleures équipes de cette Coupe d’Afrique »

Dimitri Lipoff, le coordonnateur des Lionnes indomptables, affirme que la sélection nationale féminine de football mérite de gagner lors des CAF Awards 2026.
Dans un peu à peine d’un mois, la CAF Awards 2026 va se tenir. Les Lionnes indomptables font partie des nominées. Elles sont en course pour la catégorie de meilleure équipe nationale féminine de l’année. Dimitri Lipoff, le coordonnateur de la sélection, pense qu’elles méritent de gagner.
« Pour moi, c’est mérité. On avait les meilleures jeunes, la meilleure gardienne et les meilleures joueuses. On était l’une des meilleures équipes de cette Coupe d’Afrique, c’est tout simplement mérité », affirme-t-il.
Concernant la CAF Awards 2026, la gardienne des Lionnes indomptables Michaély BIHINA est aussi nominée dans la catégorie de meilleure gardienne de but de l’année. À côté d’elle, on a les deux Lionnes indomptables, Marie Gisèle Ngah Manga et Monique Ngock, qui figurent parmi les prétendantes au Ballon d’Or féminin.
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Actualités locales
Ciment : testé chez Mira, le basalte d’Ombé pourrait réduire les besoins en clinker importé (97,3 Md FCFA en 2025)

(Investir au Cameroun) – Une formulation expérimentale de ciment, testée dans le laboratoire de Mira Cement à Douala, permet de réduire de 50 kg la quantité de clinker utilisée par tonne de produit, par rapport au ciment industriel servant de référence. Ce résultat ressort d’une étude publiée le 25 septembre 2026 dans la revue scientifiqueDiscover Civil Engineering, par une équipe de chercheurs conduite par Franck Wilfried Nguimatsia Dongmo. Les travaux portent sur l’utilisation du basalte d’Ombé, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, comme matière première de substitution. Ils ouvrent une piste pour réduire les besoins en clinker des cimenteries, sans démontrer à ce stade une économie industrielle ou une diminution effective des importations.
L’intérêt économique de cette recherche tient au poids du clinker dans les achats extérieurs du Cameroun. Selon les statistiques provisoires de l’Institut national de la statistique (INS), le pays a importé 3,107 millions de tonnes de cet intrant en 2025, pour une valeur de 97,317 milliards de FCFA. Les volumes ont augmenté de 20,5 % sur un an, soit 529 488 tonnes supplémentaires. La facture a progressé de 14,7 %, contre 84,867 milliards de FCFA en 2024.
Une réduction de 50 kg de clinker par tonne, avec une résistance mécanique plus faible
Pour mesurer les possibilités de substitution, les chercheurs ont utilisé comme référence un ciment commercial présenté dans l’étude comme fabriqué par Mira Cement. Ce produit contient 75,5 % de clinker, 20 % de pouzzolane et 4,5 % de gypse. Trois autres formulations ont été préparées en remplaçant la pouzzolane, puis une partie du clinker, par des proportions croissantes de basalte d’Ombé : 20 %, 25 % et 30 %.
La formulation contenant 25 % de basalte présente le meilleur compromis entre réduction du clinker et résistance mécanique parmi les mélanges testés. La proportion de clinker y descend à 70,5 %, contre 75,5 % dans le ciment de référence. Pour une tonne de produit fini, les 250 kg de basalte incorporés remplacent ainsi 200 kg de pouzzolane et 50 kg de clinker.
Cette modification réduit de 6,6 % la quantité de clinker nécessaire par rapport à la formulation initiale. Elle s’accompagne toutefois d’une baisse de la résistance à la compression. Après 28 jours, celle-ci atteint 47,7 mégapascals (MPa), contre 53,2 MPa pour le ciment témoin, soit un recul d’environ 10,3 %. Le résultat reste supérieur au seuil de 42,5 MPa retenu à cette échéance pour la classe de résistance étudiée.
Les deux autres formulations montrent les limites de la substitution. Avec 20 % de basalte, la proportion de clinker demeure inchangée à 75,5 % : le basalte remplace uniquement la pouzzolane. À 30 % de basalte, la quantité de clinker tombe à 65,5 %, mais la résistance moyenne à 28 jours descend à 41,6 MPa, sous le seuil de 42,5 MPa.
Ces résultats proviennent d’essais réalisés sur des lots de ciment de 5 kg, avec trois répétitions par formulation pour les mesures mécaniques. Ils ne permettent pas, à eux seuls, d’établir la conformité industrielle complète du produit à la classe 42,5R, qui impose notamment des exigences de résistance à deux jours.
Pour Mira Cement, la recherche concerne une matière première dont l’entreprise s’est déjà approvisionnée à l’étranger. Le 5 janvier 2022, le Port autonome de Kribi annonçait le déchargement de 21 000 tonnes de clinker destinées au cimentier installé à Douala. Cette opération documente son recours aux importations, sans permettre d’en établir les volumes actuels.
Sur une base purement arithmétique, un million de tonnes de ciment fabriquées selon la formulation expérimentale à 25 % de basalte nécessiteraient 50 000 tonnes de clinker de moins que le même volume produit selon la recette de référence. Il ne s’agit ni d’un objectif de production annoncé par Mira, ni d’une estimation des importations qui pourraient effectivement être évitées.
Des économies potentielles encore impossibles à chiffrer
L’étude ne démontre pas que l’utilisation du basalte d’Ombé serait moins coûteuse que les matières premières actuellement employées. Les chercheurs indiquent ne pas disposer des données nécessaires sur les prix du clinker, du basalte et de la pouzzolane, les dépenses d’extraction, les distances de transport et les besoins énergétiques liés à la préparation du matériau.
Ils précisent avoir retiré de leur manuscrit une première estimation d’économies financières, faute de données suffisantes pour la justifier. Le recours à une matière première locale ne garantit donc pas, à lui seul, une réduction des coûts de fabrication. Celle-ci dépendrait notamment des conditions d’exploitation du basalte, de son acheminement vers les cimenteries et des dépenses de concassage et de broyage.
Cette piste de réduction de la consommation de clinker se distingue de celle consistant à produire cet intrant localement. Cimencam a notamment inauguré, le 12 juin 2025 à Figuil, dans la région du Nord, une nouvelle unité industrielle de production de ciment et de clinker. Les deux approches peuvent contribuer à réduire la dépendance aux approvisionnements extérieurs, mais leurs effets respectifs ne peuvent être déterminés à partir de la seule étude sur le basalte.
Sur le plan environnemental, les chercheurs estiment que la formulation à 25 % de basalte pourrait réduire les émissions d’environ 45 kg de CO₂ par tonne de ciment, au titre de la diminution du clinker utilisé. Ce calcul reste partiel. Il ne prend pas en compte les émissions liées à l’extraction, au transport et à la transformation du basalte.
Les résultats scientifiques nécessitent également des vérifications complémentaires. Bien que la composition chimique du basalte présente des caractéristiques compatibles avec celles recherchées pour les matériaux pouzzolaniques, son activité pouzzolanique n’a pas été directement démontrée. Les chercheurs recommandent des essais supplémentaires sur la résistance à long terme et la durabilité du ciment.
À ce stade, l’étude ne fait état d’aucune décision de Mira Cement d’adopter cette formulation, ni d’un programme de commercialisation. Le passage à la production industrielle nécessiterait des essais à plus grande échelle et une évaluation des coûts de fabrication et d’approvisionnement.
Baudouin Enama
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