Actualités locales
le quatuor ministériel qui défie le temps au Cameroun

Cela fait déjà plus de 16 ans que Thomas Ephraim Inoni a occupé l’immeuble Étoile en tant que Premier ministre, quittant ses fonctions le 30 juin 2009. Son nom est presque tombé dans l’oubli, comparé à celui des membres du gouvernement nommés le 8 décembre 2004, lorsque le président Paul Biya a dévoilé son programme « Les grandes ambitions ».
Fait choquant, au regard des records internationaux, et caractéristique des absurdités qui ont marqué la mentalité camerounaise, un bon nombre de ministres, nommés le même jour que l’ancien Premier ministre Inoni, n’ont pas changé de portefeuille !
Le 8 décembre 2025 marque exactement 21 ans que le chef de l’État a confié certains ministères à ces mêmes membres du gouvernement.
Beaucoup de choses se sont passées dans la vie du pays en 21 ans, et le monde lui-même a connu de profondes mutations, mais le président Biya n’a jugé bon ni de nommer ces personnes à d’autres postes, ni de les contraindre à la retraite politique.
Parmi ces ministres ayant battu des records de longévité, quatre noms se distinguent particulièrement lorsqu’il s’agit d’occuper le même poste, une chose que l’on sait surtout des directeurs généraux.
Il s’agit du ministre d’État et ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Jacques Fame Ndongo ; de la ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, Hélène Pierre ; du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana ; et de la ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, la docteure Madeiline Tchuente. Ces quatre personnes dirigent leurs ministères respectifs depuis 21 ans sans interruption.
Les observateurs soulignent que, dans un style typiquement camerounais, le lundi 8 décembre 2025 est un jour particulier pour eux, puisqu’ils célèbrent 21 ans au même poste.
Quant à savoir si leur longévité est le fruit de leur productivité, les analystes estiment que c’est un débat que les Camerounais sont invités à mener collectivement et individuellement.
Ils ont servi sous trois Premiers ministres et survécu à plusieurs remaniements ministériels
En plus d’avoir occupé les mêmes fonctions ministérielles pendant 21 ans – un fait que beaucoup considèrent comme inédit depuis l’indépendance –, ces membres du gouvernement ont survécu à plusieurs remaniements ministériels.
Ils servent également sous un troisième Premier ministre successif, occupant le même poste de chef du gouvernement. Ils ont débuté leur carrière politique sous le mandat d’Inoni.
Bien que le mandat d’Inoni ait pris fin après plus de cinq ans, le quatuor est resté en place, survivant à trois remaniements et entamant un nouveau chapitre avec Philemon Yunji Yang comme Premier ministre.
Yang a passé neuf ans et demi à la tête du gouvernement, le plus long mandat sous Paul Biya, avec quatre remaniements ministériels, mais les quatre ministres n’ont pas changé de ministère.
Aujourd’hui, alors que certains n’ont que quelques années d’ancienneté dans la fonction publique, ils entament une troisième décennie de service, sauf exception. Ils travaillent également avec le Dr Joseph Dion Ngute comme Premier ministre et chef du gouvernement depuis près de sept ans.
Les archives attestent qu’ils sont les seuls ministres de l’histoire du pays à avoir occupé les mêmes fonctions sans interruption pendant une période aussi longue. Ils l’ont fait sous trois Premiers ministres différents et malgré de nombreux remaniements ministériels.
Ils ont vécu trois élections présidentielles au même poste
Outre la durée de leur mandat, les quatre personnes qui occupent leurs fonctions actuelles depuis l’élection présidentielle d’octobre 2004 ont également vécu trois autres scrutins présidentiels. Ils étaient en poste lors de l’élection présidentielle de 2011.
Selon les analystes, si la Constitution n’avait pas été modifiée en 2008, suite à la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels, ces ministres n’auraient passé que sept ans à leurs postes actuels.
Aujourd’hui, certains les considèrent comme des ministres soutenant le projet de présidence à vie du président Paul Biya.
Ils ont vécu les élections présidentielles de 2011, 2018 et 2025, occupant les mêmes ministères depuis le 8 décembre 2004.
Alors que le président Biya cumule 43 ans à la tête de l’État et ce n’est pas fini, Madeleine Tchuente, Jacques Fame Ndongo, Hele Pierre et Luc Magloire Mbarga Atangana entameront, dès demain, le 9 décembre 2025, leur 22e année en tant que ministres dans les mêmes ministères !
Les jeunes, les dirigeants de demain, doivent-ils encore attendre ?
Même si le chef de l’État a toute latitude pour choisir ses collaborateurs, les critiques estiment que le maintien prolongé de certaines personnes aux mêmes postes envoie un message défavorable à la jeunesse.
Ils affirment que le régime de Biya ne peut pas clamer haut et fort que les jeunes sont les dirigeants de demain sans rien faire concrètement pour mettre en œuvre cette déclaration politique.
Ceux qui évoquent la question de la jeunesse tiennent compte de l’âge de certains citoyens occupant actuellement de hautes fonctions. Ils affirment qu’au moment de la nomination de ce quatuor en 2004, l’actuel ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, aujourd’hui âgé d’environ 51 ans, en avait 31 ; le secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé de la Gendarmerie nationale, Yves Landry Etouga Galax, avait 29 ans, tandis que Bertrand Sombo Angoula, directeur général de l’École nationale supérieure d’administration et de magistrature (ENAM), avait à peine 18 ans.
À titre d’information, le professeur Fame Ndongo, né le 15 novembre 1950 et aujourd’hui âgé de 75 ans, a pris ses fonctions actuelles à l’âge de 54 ans.
Hèle Pierre, 79 ans, est né en 1946. Il est donc arrivé au ministère de l’Environnement à l’âge de 58 ans.
Luc Magloire Mbarga Atangana, 71 ans, né en 1954, dirige quant à lui le ministère du Commerce depuis l’âge de 50 ans.
Biya mettra-t-il fin à ce record ou le prolongera-t-il ?
Plusieurs projections concernant la formation d’un nouveau gouvernement n’ayant pas abouti, l’opinion publique reste partagée quant à la date de départ de ces quatre ministres.
Leur destination – un poste au sein du gouvernement ou un autre ministère – relève de la compétence exclusive du chef de l’État.
Nombreux sont ceux qui anticipent que, compte tenu du stress lié à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, Biya pourrait décider de nommer de nouveaux ministres ou de maintenir en poste les ministres en place, prolongeant ainsi leur long mandat.
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« je veux qu’on se souvienne de moi comme d’un homme intègre »

En plus d’être vu comme un homme intègre, le maire adjoint de la commune de Douala 5e Joseph Espoir Biyong voudrait qu’on garde de lui, l’image de quelqu’un pour qui la vérité n’a pas eu de prix.
Le maire adjoint de Douala 5e Joseph Espoir Biyong prône les valeurs entre autres d’intégrité, sincérité. Annonçant sa décision de ne plus se présenter aux prochaines élections législatives et municipales, l’homme politique voudrait démontrer par là, que la défense de la vérité n’a pas de prix.
« Je veux qu’on se souvienne de moi comme d’un homme intègre, juste, sincère et honnête, prêt à tout perdre plutôt que de renoncer à la vérité. Je ne veux pas être un homme craint, je préfère être aimé, adulé et célébré », a-t-il écrit.
Dans une de ses récentes publications, le maire adjoint de la commune de Douala 5e Joseph Espoir Biyong dresse deux portraits de personnes qu’on retrouve dans notre nation : l’homme ambitieux et un grand homme.
« Un homme ambitieux est comme un feu qui consume tout sur son passage. Rien ne l’arrête, ni la morale, ni la peur, ni même l’amour. Il est prêt à tout pour atteindre son but, quitte à piétiner les valeurs qui lui sont chères. Sa seule obsession est la réussite, son unique ligne de mire, l’objectif fixé. Il n’a pas de limites, pas de pudeur, juste une détermination sans faille qui le pousse à avancer, coûte que coûte. Alors qu’un grand homme est plutôt humble et ouvert, il s’ouvre au monde et s’ajuste au rythme de son destin. Guidé par la vérité et la transparence, il avance avec confiance et sérénité. L’échec n’est pas un obstacle, mais un pas vers la réussite. Il ne cherche pas à tricher ou à manipuler, car il sait que son chemin est déjà tracé. Il est authentique, intègre et vrai, voilà les marques d’un grand homme. Et vous, quel type d’homme êtes-vous ? La réponse se trouve en vous. Les ambitieux laissent des tyrannies, les grands hommes, des démocraties. Quel héritage pour l’histoire de notre pays ? Laissons la postérité juger. Chaque choix forge l’avenir : tyrannie ou démocratie, oppression ou liberté. Le Cameroun attend son choix », a-t-il écrit.
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Issa Tchiroma « a-t-il floué les camerounais »

L’ancien militant du MRC Armand Noutack II soulève des interrogations sur l’attitude de l’opposant Issa Tchiroma Bakary qui a promis apporté le changement au Cameroun.
L’ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Armand Noutack II questionne la sincérité de l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui s’est présenté au peuple, comme étant l’homme par qui le changement arriverait. Dans une publication disponible sur sa page Facebook, il passe en revue l’attitude du président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC).
« Il y a quand-même un truc qui m’intrigue depuis l’élection présidentielle, qui m’intrigue sérieusement. L’élection s’achève. Issa Tchiroma se proclame Président ÉLU. Le conseil constitutionnel proclame le Président Biya vainqueur. Tchiroma lance en fanfare les villes MORTES, la mayonnaise semble prendre, puisque toutes les activités sont au ralenti, tout le pays semble lui obéir…La prestation de serment du Président Biya est fixée pour le 6 novembre 2025 et puis biiim, Issa Tchiroma demande d’arrêter les villes MORTES le 4 novembre et de les reprendre le 7 novembre », peut-on lire dans la publication.
L’ancien militant du MRC Armand Noutack II demande à connaître la raison pour laquelle, le président du FSNC Issa Tchiroma Bakary a choisi de suspendre le mouvement des villes mortes, pourtant de son point de vue, celui-ci semblait être suivi.
« Une seule question : pourquoi ? Oui Monsieur Issa Tchiroma pourquoi ? Pourquoi alors que la mayonnaise des villes MORTES semblait prendre, vous avez décidé de stopper le mouvement, de l’affaiblir en laissant le Président Paul Biya prêter TRANQUILLEMENT, SEREINEMENT serment le 6 novembre ? Et puis il va falloir quand-même que le » Président élu » nous explique comment il a fait pour quitter le pays alors même que des soldats campaient autour de son domicile nuit et jour ? A-t-il été aidé ? Si oui par qui ? Pourquoi ? Pourquoi personne n’a été sanctionné officiellement jusqu’ici ? Pourquoi aucune autorité militaire ou administrative du Nord n’a jusqu’ici été blâmée officiellement ? C’est quand-même étrange que jusqu’ici le gouvernement camerounais n’ait pas manifesté ouvertement son courroux vis à vis de la Gambie qui héberge ce compatriote qui se revendique toujours Président du Cameroun », peut-on lire dans sa publication.
Armand Noutack II questionne aussi le silence d’Issa Tchiroma Bakary et son inaction. Le peuple doit-il comprendre que cela marque la fin du combat.
« Dernière remarque, pourquoi est-il si silencieux depuis quelque temps ? Que signifie ce silence ? FIN DU COMBAT ? Si tout est fini dites-le nous Monsieur Tchiroma, car de nombreux Camerounais, de nombreuses familles, de nombreux amis se déchirent à cause de vous, parce qu’ils croient ou ne croient pas en vous. Mais ma véritable question est la suivante : POURQUOI AVOIR ARRÊTÉ LES VILLES MORTES POUR LE 6 NOVEMBRE DATE DE LA PRESTATION DE SERMENT DU PRÉSIDENT PAUL BIYA ? », peut-on lire dans sa publication.
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Samuel Eto’o affiche publiquement son soutien à Joan Laporta

À la veille d’une élection présidentielle décisive au sein du FC Barcelona, une voix emblématique de l’histoire du club s’est fait entendre. L’ancienne légende blaugrana Samuel Eto’o a publiquement apporté son soutien au président sortant Joan Laporta, candidat à sa propre succession face à Víctor Font.
Le scrutin, prévu ce dimanche 15 mars 2026, oppose officiellement les deux dirigeants après validation de leurs candidatures. Un duel attendu par les socios et les observateurs du football européen, dans un contexte où l’avenir institutionnel et sportif du club catalan suscite de nombreuses attentes.
Eto’o affiche son choix
À quelques heures du vote, Samuel Eto’o — aujourd’hui président de la Fédération Camerounaise de Football — a publié un message fort sur ses réseaux sociaux pour encourager les supporters et membres du club à soutenir Joan Laporta. L’ancien attaquant camerounais, qui a marqué l’histoire du Barça durant la grande époque des années 2000, a tenu à rappeler le rôle majeur joué par l’actuel président dans cette période dorée.
Dans une déclaration empreinte d’émotion, Eto’o n’a pas caché son admiration pour celui qu’il considère comme un mentor et un ami :
« Mon Président à vie,
Mon frère,
Mon ami,
Demain est un jour important pour tous ceux qui aiment le FC Barcelone.
Je suis un témoin vivant de l’histoire extraordinaire que tu as contribué à écrire dans ce club légendaire. Ta passion, ton travail et ton amour pour ces couleurs ont marqué une génération entière. »
L’ancien buteur blaugrana poursuit en saluant l’homme avec lequel il dit avoir partagé des moments inoubliables :
« Je suis fier de toi et honoré d’avoir eu la chance de travailler à tes côtés dans le plus grand club du monde.
À tous les amoureux de notre belle équipe : l’heure est venue de soutenir celui qui incarne cette histoire et ces valeurs. Votez pour Joan Laporta. My President for life. »
Un soutien symbolique
Le soutien de Samuel Eto’o n’est pas anodin. Arrivé au club en 2004, l’attaquant camerounais avait été recruté sous la présidence de Joan Laporta et avait participé activement à l’une des périodes les plus glorieuses du Barça, avec notamment deux Ligues des champions remportées en 2006 et 2009.
À la veille du vote, ce message renforce l’image d’un Laporta soutenu par plusieurs figures historiques du club. Reste désormais à savoir si ce soutien symbolique pèsera dans les urnes lorsque les socios trancheront entre continuité et changement face à Víctor Font. Verdict ce dimanche.
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