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Trois jeunes oratrices célèbrent les droits humains par leur verbe

À l’occasion du 77e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Team Europe et l’Université protestante d’Afrique centrale, UPAC ont organisé la finale des Joutes oratoires 2025. Huit candidats ont plaidé pour un monde plus juste. Trois jeunes femmes se sont distinguées par la force de leurs arguments et la qualité de leur engagement.
La finale 2025 du concours des Joutes oratoires, organisée le 10 décembre à l’Université protestante d’Afrique centrale (UPAC), a offert une tribune de choix à huit jeunes orateurs de trente ans au plus. Pour cette troisième édition, la deuxième placée sous le parrainage de la Team Europe, les candidats ont été invités à présenter en quatre minutes un enjeu majeur lié aux droits humains au Cameroun, en Afrique ou dans le monde, en respectant les plus hauts standards académiques.
Trois voix féminines pour défendre l’essentiel des droits humains
Parmi les finalistes, trois jeunes femmes ont remporté les premiers prix. Marie Nadine Biloa Masse, malvoyante, arrive en tête grâce à une plaidoirie saisissante sur la « cécité numérique ». « Il n’existe pas d’égalité si un malvoyant ne peut accéder au numérique », a-t-elle rappelé, soulignant une exclusion silencieuse mais profonde dans l’accès aux technologies.
La deuxième place ex æquo revient à Fransueza Scheideman Bell Nleng, qui a défendu avec force le « Droit à la santé des femmes rurales ». Elle a dénoncé la vulnérabilité persistante des Camerounaises vivant loin des structures sanitaires : « Elles repassent constamment en donnant la vie faute de prise en charge », a-t-elle martelé.
La troisième lauréate ex æquo, Loveline Ndome Gouane, a choisi de revenir sur le « Droit de vie à Kumbo ». Elle a dépeint l’effondrement d’une ville autrefois perçue comme un havre de paix, aujourd’hui meurtrie par les exactions des groupes armés.
La Team Europe réaffirme l’urgence de protéger les droits fondamentaux
Pour le jury composé notamment de SE Jean-Marc Chataigner, Ambassadeur de l’Union Européenne, du représentant du Centre des Nations unies pour les droits de l’homme, de l’ambassade d’Allemagne, du recteur de l’Université protestante d’Afrique centrale, l’évaluation reposait sur 50 points, prenant en compte l’art oratoire, la pertinence du sujet, la structure argumentative et la gestion du temps.
Dr Frédéric Foka, présentant les objectifs du concours, a rappelé que ces joutes visent à encourager la prise de parole citoyenne et l’analyse critique des enjeux liés aux droits humains.
La Team Europe, heureuse de parrainer l’événement pour la deuxième année consécutive, a salué la puissance des voix jeunes dans un contexte mondial marqué à la fois par des avancées et des inquiétudes. « Le 10 décembre est l’occasion de mesurer nos progrès comme nos reculs », a souligné SE Jean-Marc Chataigner en évoquant l’héritage de la Déclaration universelle adoptée en 1948. Par la clarté de leurs arguments et leur engagement, les trois lauréates auront donné à cette journée commémorative une résonance toute particulière.
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« une forfaiture de plus du régime Biya »

Le président national du FSNC Issa Tchiroma Bakary affirme que la suspension de son parti est une provocation et une illustration des démarches antidémocratiques du régime.
En sa qualité de président national du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), Issa Tchiroma Bakary a réagi par un communiqué à la suspension de trois mois de son parti politique. Il condamne, dénonce et qualifie l’acte d’anti-démocratique.
« Dans une République qui se respecte, aucun individu ne peut se prévaloir d’un tel geste archaïque et inédit dans l’histoire du Cameroun indépendant, notre pays ayant prévu de protéger par voie constitutionnelle la liberté d’association et le droit des partis politiques de bien mener leurs activités en toute liberté et selon les politiques définies par leurs organes dirigeants », a-t-il écrit.

À titre de rappel, le FSNC a été suspendu pour une période de trois mois par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Il a évoqué dans son arrêté les motifs suivants: appel à l’insurrection, atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
Réagissant à cette suspension dans les colonnes du quotidien gouvernemental Cameroon tribune, le ministre Paul Atanga Nji a parlé du fait qu’Issa Tchiroma Bakary se soit autoproclamé président du Cameroun.
« Le Front pour le salut national du Cameroun est un parti qui a violé de manière grave les lois de la République […] Non seulement ce parti s’est rendu coupable de ces faits graves, mais aussi, vous avez un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur », déclare le Minat, dans une interview accordée à Cameroon Tribune.
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Pacte historique à Benghazi : Niger et Libye unissent leurs forces pour sécuriser leur frontière
Face aux menaces terroristes et aux réseaux criminels qui prolifèrent dans le désert, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine et le général Saddam […]
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174,6 milliards FCFA annoncés pour la reconstruction de 47 km et un second pont sur la Dibamba

Un financement de 266,2 millions d’euros, soit environ 174,6 milliards de FCFA, est annoncé pour la reconstruction de la section Édéa-Douala (47 km) et la construction d’un second pont sur la Dibamba.
Cet engagement a été présenté au ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, par une mission conduite par Adrien Veron Okamoto, spécialiste principal des Transports au siège de l’AFD, en présence de Jérôme Notebaert, directeur AFD Cameroun, au cours d’une audience de restitution le 2 novembre 2026, à la suite d’une mission technique menée du 28 au 30 octobre 2026.
Le projet prévoit également la réhabilitation du pont existant, l’aménagement du carrefour Édéa-Kribi, le prolongement des travaux sur environ 700 mètres vers Douala et la construction d’une station de pesage digitalisée à Missolé 2. Une provision de 5 % du coût des travaux est par ailleurs prévue pour améliorer la connectivité des voies communales, avec l’implication des petites et moyennes entreprises locales.
Le financement mobilise l’Agence française de développement (125 millions d’euros), la Banque européenne d’investissement (100 millions d’euros) et l’Union européenne (39,2 millions d’euros), avec une contribution du Fonds routier. Les parties entendent accélérer les procédures afin de permettre le démarrage des travaux en juin-juillet 2027.
Pour le ministre des Travaux publics, la réalisation de ce projet est un investissement stratégique pour améliorer la circulation sur le corridor Douala-Bangui, faciliter les échanges et soutenir l’économie nationale.
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