Actualités locales
L’Etat recherche 106 milliards FCFA auprès des Bailleurs de fonds pour dynamiser l’emploi féminin et jeune


Ce montant vise à soutenir le Projet de Promotion de l’Inclusion Économique et de l’Employabilité des Femmes et des Jeunes.
Le 27 novembre 2025, le SG du ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), Jean Tchoffo, et le ministre de l’emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), Mounouna Foutsou, ont coprésidé à Yaoundé, la Conférence des Bailleurs de Fonds (COBAF) dédiée au Projet de Promotion de l’Inclusion Économique et de l’Employabilité des Femmes et des Jeunes (PROPIEJ).
Cette rencontre stratégique avait pour objectif d’échanger avec les partenaires techniques et financiers en vue de la mobilisation des financements nécessaires au déploiement du PROPIEJ dont le financement global est évalué à 106 milliards de FCFA sur 6 ans.
Objectifs clés du PROPIEJ :
- Accompagner plus de 20 000 TPE, PME et Organisations de l’Économie Sociale ;
- Créer plus de 65 000 emplois directs et indirects pour les femmes, les jeunes et les groupes vulnérables ;
- Accroître d’au moins 20% la production et la transformation locale dans les filières prioritaires;
- Promouvoir un entrepreneuriat durable et inclusif.
Soutenu par le ministère de l’Économie, le PNUD et la Banque mondiale, le Projet de l’inclusion et de l’employabilité des femmes et des jeunes (Propiej), logé au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, vise à dynamiser l’entrepreneuriat local à travers l’injection de ressources dans des initiatives à fort impact socio-économique.
L’ambition de ce programme est de doper la production agropastorale et halieutique nationale afin de réduire la dépendance coûteuse qui pèse sur la balance commerciale.
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Actualités locales
un collectif appelle à démanteler le réseau de recrutements de Camerounais envoyés combattre en Ukraine

Des acteurs de la société civile camerounaise ont lancé lundi à Yaoundé le mouvement « Ramenez Nos Fils Et Nos Frères » pour dénoncer le recrutement présumé de jeunes Camerounais envoyés combattre aux côtés des forces russes en Ukraine et demander des réponses sur le sort de plusieurs d’entre eux.
Le collectif affirme être en contact avec une dizaine de familles dont les proches auraient été recrutés, parfois sur la base de promesses d’emploi, de formation ou de rémunération, avant d’être envoyés sur le front russo-ukrainien.
« Certaines sont sans nouvelles de leurs proches depuis des mois. D’autres ont appris leur décès (…) sans informations précises sur les circonstances de la mort ni sur le rapatriement des dépouilles », affirme le mouvement dans un communiqué transmis à la presse.
Les témoignages recueillis par le collectif soulèvent, selon ses promoteurs, des interrogations sur les conditions de recrutement et le niveau d’information des personnes concernées sur la nature des engagements proposés et les risques liés à leur participation au conflit.
« Notre démarche vise à attirer l’attention de l’opinion publique sur un phénomène préoccupant et encore insuffisamment documenté », a déclaré Yannick Elessa, juriste et cofondateur du mouvement. Il appelle les pouvoirs publics à « exercer pleinement leur mission de protection de la jeunesse ».
Le collectif dit vouloir documenter les cas signalés, identifier les éventuelles responsabilités et prévenir de nouveaux recrutements qu’il qualifie de frauduleux. Il demande également un accompagnement des familles ainsi que le rapatriement des dépouilles des Camerounais décédés.
« Nous sommes déjà en contact avec une dizaine de familles éprouvées qui souhaitent s’organiser et obtenir des réponses », a indiqué Paul Silver Yede, autre cofondateur du mouvement.
Le phénomène du recrutement d’étrangers pour combattre aux côtés des forces russes en Ukraine a fait l’objet de plusieurs signalements internationaux. Les circonstances précises dans lesquelles des Camerounais auraient été recrutés et envoyés sur le front, ainsi que leur nombre, restent toutefois à établir.
Créé en août 2026, le mouvement « Ramenez Nos Fils Et Nos Frères » entend notamment obtenir des informations sur les personnes portées disparues ou décédées, accompagner leurs familles et plaider pour le démantèlement des réseaux de recrutement opérant, selon lui, depuis le Cameroun.
Le collectif appelle enfin les autorités camerounaises à enquêter sur ces recrutements et à prendre des mesures afin d’éviter que d’autres jeunes ne soient exposés au conflit en Ukraine.
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Paul Biya adresse ses vœux de paix à l’Ukraine à l’occasion de sa fête nationale

À l’occasion de la fête nationale de l’Ukraine, célébrée le 24 août, le président Paul Biya a adressé un message de félicitations à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Le Chef de l’État camerounais y formule également des vœux de paix, de concorde et d’unité pour la nation ukrainienne.
Dans un télégramme daté du 19 août 2026, depuis Yaoundé, le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a adressé ses « vives et chaleureuses félicitations » au président ukrainien Volodymyr Zelensky à l’occasion de la célébration de la fête nationale de l’Ukraine, le 24 août.
Dans son message, le locataire du Palais d’Etoudi associe à ses félicitations des vœux de « paix, de concorde et d’unité » pour la nation ukrainienne. Une formulation qui intervient alors que l’Ukraine reste confrontée aux conséquences de la guerre sur son territoire.
Paul Biya a par ailleurs renouvelé à Volodymyr Zelensky les assurances de sa « très haute considération », réaffirmant ainsi les relations diplomatiques entre Yaoundé et Kyiv.
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le Cameroun perd sa « bibliothèque vivante »

Le journaliste et historien Ananie Rabier Bindzi s’est éteint ce lundi 24 août 2026 en début d’après-midi à Paris, des suites d’une longue maladie. Figure emblématique du paysage médiatique camerounais, il laisse derrière lui une œuvre immense.
C’est une triste nouvelle qui secoue le monde des médias camerounais ce lundi 24 août 2026. Ananie Rabier Bindzi, journaliste, historien et figure incontournable de Canal 2 International, s’est éteint en début d’après-midi à son domicile du quartier Bonaberi à Douala, des suites d’une longue maladie.
Surnommé la « bibliothèque vivante » du Cameroun, il était bien plus qu’un simple journaliste. Il était un passeur de mémoire, un témoin privilégié des grandes heures de l’histoire du pays, un homme dont la voix et la plume ont éclairé des générations de Camerounais.
Alors que les hommages commencent à affluer, retour sur le parcours exceptionnel de celui qui fut à la fois témoin et narrateur de l’histoire du Cameroun contemporain.
Né à Douala au début des années 1940, dans une famille où, selon ses propres mots, « on avait dépassé le cap de la pauvreté pour arriver à celui de la misère », il fut le septième et le seul enfant survivant d’une mère qui avait vu partir tous les autres.
Enfant du marché central, grandi au marché des chèvres, il se qualifiait lui-même, sans fard, d’« enfant de la rue ». De cette rue, il fit un tremplin. Le Collège Libermann, cette pépinière d’élites camerounaises. Puis l’école militaire de Brazzaville, où l’embarque le bateau Jean Mermoz en 1956. La France ensuite, l’EFAP, l’école de communication qui allait faire de l’ancien militaire un homme de plume.
Et enfin Jeune Afrique, à une époque où l’on comptait à peine une vingtaine d’Africains dans la presse internationale. Il en fut. Pendant trente ans, sa signature courut de Jeune Afrique à Africa International, d’Afrique-Asie aux chroniques historiques du Cameroun.
C’est pourtant à la télévision, chaque dimanche soir, sur les antennes de Canal 2 International, qu’Ananie Rabier Bindzi accomplit son œuvre la plus remarquable. La Tribune de l’Histoire fut un rendez-vous, presque un sacrement laïc, où un peuple venait s’asseoir pour écouter le récit de ce qu’il avait été. Une première dans les médias au Cameroun.
Il exhumait les pans occultés de l’histoire du Cameroun et de l’Afrique, il convoquait les témoins de la décolonisation et des premières années de l’indépendance, il tendait le micro à ceux qui avaient vu, touché, vécu. Sa mémoire, cette « mémoire d’éléphant » que tous lui reconnaissaient était une archive vivante. On l’appelait, à juste titre, une « bibliothèque vivante ».
Même certaines émissions ont soulevé des controverses, il fut à la fois témoin et narrateur. Il a contribué à réconcilier les Camerounais avec leur histoire.
« Ananie Rabier Bindzi a passé sa vie à rendre hommage à des centaines de figures oubliées de notre histoire. Il nous appartient de lui rendre la pareille. De ne pas laisser s’éteindre ce qu’il a allumé. À sa famille, à son épouse qui fut son pilier jusqu’au bout, à toute la corporation des journalistes camerounais, je présente mes condoléances les plus émues.
Père Bindzi, vous pouvez reposer. Le fil que vous teniez, d’autres mains sont là pour le reprendre. L’oubli est la ruse du diable ! » écrit Arol KETCH.
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